Parleriez-vous à votre bibliothèque Billy ou à votre table Stornäs ? C'est la question posée, parmi d'autres, par Ikea à ses clients. Le géant suédois envisagerait d'intégrer un assistant artificiel dans ses meubles, selon le dernier sondage réalisé par la firme.

Space10 est une division du géant suédois Ikea. Au sein de ce studio, il n’est pas question des lignes des prochaines collections de la marque, mais bien des technologies qui amélioreront, demain, notre rapport à l’ameublement. Le sujet n’est pas pris à la légère par la firme suédoise, qui a déjà commercialisé des tables de nuit équipées de connexion Qi pour la recharge sans fil des smartphones, ou encore des lampes connectées.

Avec l’arrivée de la maison connectée qui se dessine, la société a compris qu’elle pouvait être partie prenante de cette révolution de nos foyers et y tirer un avantage évident.

Constatant que l’objet technologique qui concentre aujourd’hui le plus l’attention des consommateurs pour le foyer est l’assistant domestique — Assistant ou Alexa –, Ikea semble en avoir conclu que ces derniers pourraient très bien arriver dans nos maisons, tel un cheval de Troie, emmitouflés dans un canapé.

Pour s’assurer que ses clients pourraient acheter dans les années à venir un placard parlant, la firme a tenu un large sondage. Nommée Do You Speak Human ?, l’étude porte sur notre acceptation de ces auxiliaires domestiques.

Une voix robotique ou naturelle pour votre lampe bavarde ?

Les questions d’Ikea portent de fait autant sur notre besoin de confidentialité que sur l’utilité des assistants. Présenté sous la forme d’un chatbot, le sondage est toujours en cours à l’heure où sont écrites ces lignes et disponible ici.

Au fur et à mesure des questions, vous devrez livrer vos impressions et ressentis face aux intelligences artificielles en répondant à des questions simples mais déterminantes. Ainsi, Ikea nous demande si nous préférons les voix robotiques aux voix humanisées pour notre assistant virtuel, une interrogation qui rappelle celle d’Amazon avec ses chuchotements pour Alexa.

Le questionnaire s’approche même de celui d’une agence matrimoniale lorsqu’il nous demande si nous préférons une intelligence artificielle maternelle et protectrice à un assistant autonome et provocateur.

Ikea assure mener cette étude seulement par curiosité, pour comprendre comment ses clients se sentent face aux assistants virtuels qui émergent. Néanmoins le géant n’exclut pas de travailler sur un assistant domestique caché dans votre sofa. Vous voilà prévenus.

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