Dassault Aviation a effectué avec la Direction générale de l'armement (DGA) une première démonstration publique du nEUROn, le drone de combat mis au point pour l'armée.

Était-ce un coup d’essai avant le grand défilé du 14 juillet sur les Champ- Élysées ? Dassault Aviation a annoncé samedi avoir fait évoluer le drone de combat nEUROn lors d’un meeting organisé par l’armée de l’air à Istres, ce qui constitue «  la première fois dans l’histoire de l’aéronautique mondiale qu’un appareil furtif contrôlé depuis le sol évolue en public ».

Présenté au public pendant une quinzaine de minutes, le drone avait été rejoint en vol par un Rafale et un Falcon 8X, l’ensemble évoluant dans une formation parfaitement coordonnée, comme le veut l’exercice. Déjà en mars 2014, l’appareil qui mesure 12,5 mètres d’envergure pour 10 mètres de long avait été le premier du genre au monde à voler ainsi en formation avec d’autres appareils, au dessus de la mer Méditerranée.

Un projet européen

Les trois avions se sont rejoints à 150 mètres d’altitude et volaient à 350 km/h au-dessus de la piste d’Istres. Les spectateurs ont pu les apprécier à moins de 400 mètres de distance. La performance implique une grande vigilance des pilotes qui doivent constamment surveiller la position des deux autres appareils, y compris pour le pilote du drone qui agit depuis une station de contrôle basée sur le sol, à travers des écrans. Le drone était toutefois à l’avant de la formation, ce qui imposait que les autres pilotes s’adaptent à lui, plutôt que l’inverse.

Comme la casse de son nom l’indique, le nEUROn est une initiative européenne, dont Dassault Aviation est maître d’œuvre. Le projet lui avait été confié en 2006 et est réalisé en concertation avec les gouvernements d’Italie, de Suède, d’Espagne, de Grèce et de Suisse. « Il a pour mission de valider l’acquisition de techniques complexes et représentatives de la totalité des systèmes de mission : fonction pilotage et furtivité de haut niveau, tir d’armements air-sol réels depuis une soute interne, insertion dans un environnement C4I, processus novateurs en matière de coopération industrielle, etc. », rappelle l’avionneur.

Le projet avait abouti à un premier essai en vol le 1er décembre 2012.

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