Le fondeur AMD commence à mettre à disposition des développeurs des outils et des kits de développements afin de faciliter la création et le portage des jeux consoles vers les PC.

Les jeux sont toujours plus beaux et immersifs, mais en contrepartie, ils consomment toujours plus de ressources graphiques. Cela n’est pas près de changer avec l’arrivée de la VR, pour laquelle il faudra parfois renouveler complètement son matériel. Face à cette surenchère de l’équipement, certains joueurs préfèrent se tourner vers les consoles de dernières générations qui coûtent désormais le prix d’une carte graphique de moyenne gamme.

Mais les constructeurs préparent de leur côté des solutions qui pourraient faciliter le jeu sur PC. On pense par exemple à Razer qui, lors du CES 2016, avait présenté son Core, un boitier graphique externe dans lequel on peut glisser une carte graphique. En permettant aux joueurs  d’utiliser leur machine de tous les jours, les amplificateurs pourront potentiellement doper le marché du jeu PC.

Vers des cartes graphiques plus ouvertes

Aujourd’hui, le fondeur AMD a communiqué une initiative qui pourra également améliorer l’expérience de jeu sur PC. Dans un billet, Nicolas Thieroz, le responsable de l’ingénierie des jeux chez AMD a annoncé GPUOpen, un ensemble de libraires, d’outils, d’effets et de kits de développement mis à disposition des développeurs sur GitHub, grâce auquel ils pourront exploiter tout le potentiel des GPU de la firme.

Pour Nicolas Thieroz « les consoles de jeux offrent des accès de bas niveau au GPU, qui ne sont pas aussi accessibles sur PC ». GPUOpen devrait donc permettre aux développeurs d’optimiser leurs jeux pour l’architecture graphique de AMD, mais également faciliter les portages des consoles vers les PC.

Reste à savoir si cette nouvelle philosophie permettra au fondeur, à la traîne derrière son concurrent NVIDIA, d’attirer plus de développeurs vers sa plateforme. Si cette mesure facilitera la tâche des développeurs, elle semble quelque peu opportuniste puisqu’elle intervient seulement quelques mois après le licenciement par la firme de 500 personnes.

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