Nous en verserions presque une petite larme. Cinquante organisations, de la Sacem à la Spedidam, en passant par la Ligue de l'Enseignement et Force Ouvrière, étaient présentes ce mercredi au Théatre de l'Athénée Louis Jouvet pour plaider devant un parterre de journalistes l'importance existentielle du droit à la copie privée. Elles ont même créé un logo pour symboliser leur union. Une seule absente de marque, la SCPP (Société Civile des Producteurs de Phonogrammes), qui défend les droits des majors de l'industrie. Toutes étaient réunies pour crier haro contre le projet de la Commission européenne d'interdire aux Etats membres la perception d'une taxe pour copie privée sur les supports vierges. Le système avait été mis en place en 1986 en France, et suivi depuis par 21 Etats membres de l'Union Europénne.