EMI se lance à son tour dans la musique financée par la presse

Guillaume Champeau - publié le Mercredi 30 Janvier 2008 à 13h57 - posté dans Musique Numérique

Ils ont bien raison de refuser la licence globale. L'avenir de la musique en ligne est tellement plus radieux et assuré dans les solutions trouvées par "le marché"... Les maisons de disques signent des accords de distribution avec des services qui ne semblent avoir aucun modèle économique viable fondé sur la publicité... Coca-cola finance des téléchargements gratuits par millions pour vendre ses bouteilles de boisson gazeuse. Nokia se sert de la musique pour vendre ses mobiles, tout comme son rival Sony Ericsson. Même les FAI, qui ne voulaient pas faire supporter aux abonnés le coût d'une licence globale, acceptent sans broncher de payer pour tous leurs abonnés des abonnements à des services de musique très restrictifs...

Toujours dans cette mode du cadeau Bonux, Prince s'était fait payer par un grand journal britannique la diffusion gratuite de son dernier album en Grande-Bretagne avec le quotidien (une opération promotionnelle pour le journal), un modèle suivi ensuite au Canada par le label Nettwerk Music.

EMI a annoncé dans cette lignée un accord avec le New York Daily News, pour imprimer dans le journal des codes de téléchargements gratuits pour 120.000 morceaux disponibles sur le site du quotidien new-yorkais. La major bénéciera de cette opération dans deux éditions majeures, celle du Super Bowl le 3 février, et celle des Grammy le 10 février. "Nous souhaitons bénéficier de partenariats similaires dans l'avenir", indique un responsable marketing du journal.

Reste quand même une question, surtout en France. Avec la montée des journaux gratuits comme Metro ou 20 Minutes, qui va payer pour la musique bonux ?

 
 
10
Commentaires à propos de EMI se lance à son tour dans la musique financée par la presse
 
bile666
Le 30 Janvier 2008 à 14h18
Ils sont où les anti-LG ? ils ont rien à dire ? Sont-ils pour ce genre de méthode de financement de la musique ?

C'est donc ca l'avenir du secteur pour eux ?
Natasha
Le 30 Janvier 2008 à 14h48
'bile666', le 01/01/1970 - 01:00
Ils sont où les anti-LG ? ils ont rien à dire ? Sont-ils pour ce genre de méthode de financement de la musique ?

C'est donc ca l'avenir du secteur pour eux ?



Tu ne les verras pas pour la simple et unique raison que tout n'est qu'un problème de répartition financière des sommes générées par cette LG, pour les anti LG.

Dans l'exemple objet de ce topic, ce sont les Majors qui décident eux-même de permettre le téléchargement fondé sur la publicité.

On peut facilement supposer qu'ils toucheront le maximum sur les titre en question pour lesquels les titulaire leur ont, sans doute, abandonné la gestion de leurs droits patrimoniaux...(ce qui est obligatoire dans plus de 90% des cas pour signer chez eux). Et les titulaires du Droit d'Auteur de cette musique ne diront rien, bien qu'ils détiennent encore pourtant leur droit moral (incessible) sur les titres en question, car ils sont pieds et poings liés par leur contrat avec leur maison de disques.

Les Majors ne veulent surtout pas que leur échappe le contrôle de la distribution, ce qui serait le cas si une LG venait à être crée ...

L'avenir du secteur, pour moi, est de protéger le Droit d'Auteur, mais à la condition qu'ils soit effectivement encaissé par les Auteurs Compositeurs, ce qui est loin d'être actuellement le cas, et surtout en ce qui concerne la diffusion de leurs œuvres sur internet ...


[Edit Typo]
pleindeuss
Le 30 Janvier 2008 à 15h40
'Natasha', le 01/01/1970 - 01:00
'bile666', le 01/01/1970 - 01:00
Ils sont où les anti-LG ? ils ont rien à dire ? Sont-ils pour ce genre de méthode de financement de la musique ?

C'est donc ca l'avenir du secteur pour eux ?



Tu ne les verras pas pour la simple et unique raison que tout n'est qu'un problème de répartition financière des sommes générées par cette LG, pour les anti LG.

Dans l'exemple objet de ce topic, ce sont les Majors qui décident eux-même de permettre le téléchargement fondé sur la publicité.

On peut facilement supposer qu'ils toucheront le maximum sur les titre en question pour lesquels les titulaire leur ont, sans doute, abandonné la gestion de leurs droits patrimoniaux...(ce qui est obligatoire dans plus de 90% des cas pour signer chez eux). Et les titulaires du Droit d'Auteur de cette musique ne diront rien, bien qu'ils détiennent encore pourtant leur droit moral (incessible) sur les titres en question, car ils sont pieds et poings liés par leur contrat avec leur maison de disques.

Les Majors ne veulent surtout pas que leur échappe le contrôle de la distribution, ce qui serait le cas si une LG venait à être crée ...

L'avenir du secteur, pour moi, est de protéger le Droit d'Auteur, mais à la condition qu'ils soit effectivement encaissé par les Auteurs Compositeurs, ce qui est loin d'être actuellement le cas, et surtout en ce qui concerne la diffusion de leurs œuvres sur internet ...


[Edit Typo]



ce que permettrait une plateforme publique de dl avec une licence globale en somme...
maided
Le 30 Janvier 2008 à 16h46
De plus en plus pathétique, mais je ne sais pas qui je plains le plus :

Les artistes qui décidément et pour parler cruement, doivent aimer certaines pratiques sexuelles où on enfonce son poing dans un orifice (génital le plus souvent) humain.

Ou bien nous le publique (je préfère ce terme à celui de consomateur) qui subissons la loi des majors...
Philgri
Le 30 Janvier 2008 à 19h31
'bile666', le 01/01/1970 - 01:00
Ils sont où les anti-LG ? ils ont rien à dire ? Sont-ils pour ce genre de méthode de financement de la musique ?

C'est donc ca l'avenir du secteur pour eux ?



Bonjour Bile666,

Mettant en doute une LG, je me permets de te répondre.

D'abord, je doute que ces opérations sauvent l'industrie musicale.

La LG serait une solution simple et pratique pour l'internaute, mais super perverse pour les artistes !

Cela donnerez carte blanche a des instances culturelles en mal de reconnaissance ! La star ac fonctionnarisée !!! La vie de château n'a jamais créé un artiste...

De plus, il y a beaucoup trop d'acteurs. Un grand ménage s'impose, il se fera de grès ou de force... Comme au PS...

Mais surtout, nous ne sommes pas égaux suivant nos abonnements, nos débits, nos activités, nos pratiques, nos goûts, nos couleurs...

Une LG surmesure, c'est la porte ouverte à plein de dérives et le triple play risque de devenir Le multi emmerdes...+ une redevance spéciale presse, +une taxe pour programme gratuit + supplément films 3D + impôts sur recette perdue+ Intertelecon pour bonnes œuvres +J'en veux encore + j'en ai jamais assez...

Et les Fai deviendraient des collecteurs du fisc et la création serait vite oubliée.

La musique est faite pour partager des sensations, des émotions. Mais nos sociétés ont détourné le sens premier. Consomation oblige, il faut une image tout les trois secondes, et un petit cul toutes les cinq minutes... rien à voir avec un travail de compo, de recherche...

Mais nous sommes des milliards à produire, et l'art de demain c'est l'underground d'aujourd'hui... Aujourd'hui ce sont les hackers les vrais artistes ! Nous avons changé d'ère... Fini les groupes qui rassemblent 150 000 personnes dans un stade, et qui vendent 10 millions d'albums, nous sommes rentrées dans l'époque de la musique sur mesure, personnalisée, à la demande, remixée à volonté...suivant l'humeur ! Cela s'appelle l'évolution.

Il est donc stupide de focaliser sur une LG, le libre propose déjà des kilomètres de bandes en tout genre. Fini les starlettes en mal d'amour, place show permanent... aux concerts live improvisés...

Le catalogue des majors finira par tomber dans le domaine public, et au lieu de payer pour les artistes morts vous aiderez ceux qui vous donne de good vibrations... Les auteurs-compositeurs ne vont pas tarder à s'organiser en fondation, avec des comptes aux Luxembourg...

Alors la LG, c'était hier, si le Midem attend après Olliviennes, c'est que la faillite n'est plus très loin... Les plouks!
Natasha
Le 30 Janvier 2008 à 20h18
'Philgri', le 01/01/1970 - 01:00
Une LG surmesure, c'est la porte ouverte à plein de dérives et le triple play risque de devenir Le multi emmerdes...+ une redevance spéciale presse, +une taxe pour programme gratuit + supplément films 3D + impôts sur recette perdue+ Intertelecon pour bonnes œuvres +J'en veux encore + j'en ai jamais assez...


Sais-tu que Jacques Attali à répondu à certains Députés qui critiquaient son rapport :

"Si vous aviez des idées plus originales, ça se saurait !"

J'ai bien envie de répondre la même chose, en ce qui concerne les réponses faites par les Majors et ceux qui les soutiennent, qui critiquent cet article 57 du rapport Attali, et qui refusent d'entendre parler d'une quelconque LG, qui règlerait, sans doute, un certain nombre de problèmes que rencontrent actuellement tous les acteurs de la filière musicale, et non seulement les éditeurs de musique...


:shifty:



[Edité Typo]
bile666
Le 30 Janvier 2008 à 20h28
'Philgri', le 01/01/1970 - 01:00
..

Merci pour ta réponse concernant la LG, mais j'ai peut-être maladroitement posé mes questions, car j'aurai préféré avoir un avis sur la musique financée par la presse et sur l'avenir de la musique vu par les majors càd financée par la pub.

Qu'on m'explique ce que cette vision a de plus qu'une LG.
Philgri
Le 31 Janvier 2008 à 09h01
'bile666', le 01/01/1970 - 01:00
'Philgri', le 01/01/1970 - 01:00
..

Merci pour ta réponse concernant la LG, mais j'ai peut-être maladroitement posé mes questions, car j'aurai préféré avoir un avis sur la musique financée par la presse et sur l'avenir de la musique vu par les majors càd financée par la pub.

Qu'on m'explique ce que cette vision a de plus qu'une LG.



Pour ma part, je pense que nous marchons sur la tête, et ce n'est ni un plus, ni un moins de chercher à préserver un modèle erroné, en faillite de surcroît, c'est un contre sens, voir une aberration !

Ce n'est pas parce que Attali n'a pas d'idées, que les solutions n'existent pas! L'Open Source répond en partie au problème posé.

1)une des premières erreurs d'appréciations et d'ordre philosophiques : Qu'est-ce que la culture ? Qu'est-ce la création artistique ?... Le language? Si nous considérons la culture comme un vulgaire produit consommable, nous avons tout faux...

2)dans les années 90 nous avons eu la World musique. Aujourd'hui nous avons la World culture. Nous sommes dans la mondialisation, impensables de revenir en arrière, de l'ignorer, où que sais-je...

3)trop d'acteurs et différences d'appréciations, trop d'intérêts, trop de pouvoirs... Bref impossible de mettre d'accord tout ce beau monde. Faire des lois pour défendre des intérêts privés ne fonctionnera pas.

Avant de parler de solutions :

Il y aura toujours des artistes ! Et des enfoirées de première pour les utiliser... Un marché énorme se profile, avec la multiplication des médias, ne laissons plus l'art au service du développement, mais utilisons l'art comme moteur du développement.

Faisons le ménage dans nos institutions culturelles. La Sacem et autres filiales ne sont plus représentatives par manque d'adaptation. De plus, il y en a dans chaque pays ce qui rend complexe la situation. Simplifions règles, procédures et harmonisons le droit international. (brevet, copyright, droit d'auteur, droits voisins, exception culturelle...)

Changer de mentalité sur le sujet est impératif et se fera par la force des événements puisque nous sommes et restons incapables de devancer cette évolution majeure de nos sociétés.

L'innovation se doit d'être une priorité, donc tout conservatisme à déplorer. Rendons à César ce qui appartient à César, le fruit du travail artistique, à l'artiste. Point barre... Basta les profiteurs de la dernière heure... C'est avant qu'il fallût réfléchir.

La pub, presse, discothèques et autres consommateurs profiteurs passeront à la caisse, et ce n'est pas les tapis rouges du Festival de Cannes, ou les grands moralisateurs des critiques en mal de stars qui changeront quoi que ce soit !

Le public se doit d'être libre du choix de ses préférences. Faite lui confiance, et l'intérêt général sera préservé. Renversons la vapeur, et faisons comprendre aux médias, que c'est le public qui a le dernier mot, que la force de l'art et dans l'amour la passions et la vérité, le jeu,..., certainement pas dans un show-business qui sait tout juste appuyer sur le bouton d'un photocopieur... Et qui ose demander redevances, et encore des taxes pour assurer leur médiocrité!


Mais rassure-toi Bill, tout ceci se fera tranquillement, car le système est arrivé à un tel niveau d'incompétence, qu'il ne se rende même plus compte de sa nullité. En attendant, la jouissance d'une œuvre quel qu'elle soit reste la propriété de tous donc de personne... À consommer sans modération !
bile666
Le 31 Janvier 2008 à 11h07
Merci pour ta réponse. Je te rejoins sur plusieurs points mais je suis particulièrement d'accord avec toi sur le fait que la musique n'est pas un produit commercial comme un autre et ce n'est pas un objet.

La musique existe que parce quelle touche à notre émotion, elle touche au plus profond de l'Humain. Comme je l'ai dit récemment ici, la musique est perçue par les clients principalement comme un vecteur d'émotions.

Quand on parle de dématérialisation on évoque le passage du cd au mp3, moi j'ajouterai quelle a subit une 2ème dématérialisation : celle relative au fait que la musique est moins rattachée à un artiste maintenant quelle ne l'était par le passé.

Le principal responsable de cet état c'est la consommation à outrance direct ou indirect de musique. On en entend partout, mais surtout tout le monde à accès a des millions de titres. On peut écouter tous les styles en 2 clics de souris et passer d'un titre à un autre, partir à la recherche d'une synchronisation entre notre état d'âme du moment et les émotions ressenties par la musique qu'on écoute. On zapp comme des malades maintenant que ca soit entre des chaines de tv, des artistes et même entre les partenaires.

Je ne suis pas spécialiste du comportement des internautes, mais je pense que les p2pistes ont un réel plaisir à partager la musique qui leur procurent des émotions. D'ailleurs quel intérêt à un internaute à partager qqch qui ne lui inspire rien ?

L'internaute partage ce qu'il aime et il aime la musique comme jamais le public n'a aimé la musique.
 
31.914 avis de la presse (tests) référencés
1.394.093 produits détaillés
1.264.571 prix comparées
Derniers articles publiés
Trouver les meilleurs prix avec Numerama
1.394.093 produits comparés
1.264.571 prix actualisés
31.914 avis de la presse référencés !

à partir de 144.95 €
 

à partir de 334.00 €
 

à partir de 172.00 €
 
à partir de 354.00 €
 
à partir de 177.80 €
 

à partir de 822.39 €
 

à partir de 285.14 €
 
à partir de 846.46 €
 
à partir de 368.45 €
 
Logiciels à télécharger
Solution de conversion complète
 
Mod eMule en français
 
Un jeu mythique en téléchargement gratuit
 
Créer et personnaliser les curseurs de souris
 
Faites vos comptes facilement...
 
Numerama est un site du réseau PressTIC