Jammie Thomas condamnée à 220.000 $ d'amende pour 24 titres
Cédric L. -
publié le Vendredi 05 Octobre 2007 à 12h05 -
posté dans Peer-to-Peer
Suite et fin de l'affaire Jammie Thomas contre Capitol Records. Comme on pouvait s'y attendre vu la tournure du procès hier, c'est la RIAA qui l'emporte. Et la peine de Jammie Thomas s'élève à 222.000 dollars pour ... 24 morceaux incriminés. Une victoire pour les majors du disque aux articulations ankylosées, mais pour combien de temps encore ? Dernier épisode dans le procès Capitol Records contre Jammie Thomas. L'affaire avait fait grand bruit dans la communauté du peer-to-peer car elle fut la première à finir devant un tribunal après 4 ans de persécutions menées par la RIAA. Le verdict tant attendu est d'autant plus important que son impact serait considérable sur la stratégie adoptée par l'association défendant l'intérêt des majors. Si elle l'emporte, cela ne ferait que légitimer encore plus sa chasse aux sorcières aveugle et bornée. Mais en cas d'échec, c'est tout son système de poursuite qui serait mis en cause et l'opportunité offerte pour ses "victimes" de venir réclamer leur dû. Mais n'est-il pas étrange de renverser le tableau en désignant sous le terme "victimes" les personnes qu'elle poursuit ? Car, après tout, d'un point de vu juridique, ce sont les majors qui ont subi le préjudice et les P2Pistes les fautifs. Mais dans les faits, ce sont surtout 20.000 américains qui font les frais d'un modèle économique qui se cherche, et qui se crispe sur ses acquis pendant que les nouvelles technologies offrent des possibilités d'accès à la culture jamais égalées. Dans un tel contexte, comment considérer comme victime un puissant lobby orchestrant une campagne de terreur afin de tenir la tête hors de l'eau, et comme criminels ces 20.000 internautes qui ont pour seul péché le fait d'avoir voulu écouter de la musique ou regarder un film. De tous temps la création a existé, et ce n'est pas le fait de lui couper ses vivres qui la fera disparaitre. C'est ce que tente de faire croire les majors mais ce discours a autant de crédibilité que celui d'un halluciné annonçant à grand coups de cloche le retour prochain de l'homme à l'état animal. Bien sûr, cela ne justifie en rien une absence totale de contribution à des oeuvres qui ont nécessité des moyens financiers pour exister. Mais l'équilibre entre moyens de production et fruit artistique, de par son caractère abstrait, a toujours été instable ; et cela depuis l'époque même où les artistes de rue lorgnaient sur la générosité des mécènes. L'art n'a pas de définition mais si on peut bien lui accorder un trait récurrent, c'est bien dans cette inégalité persistante entre ce qui est reconnu, et ce qui ne l'est pas. Le point nouveau qu'ont apporté les majors dans l'histoire de la musique, c'est un haut parleur comme jamais les artistes ont pu en avoir ; et cela a contribué à renforcer encore plus cette inégalité entre le petit rien et le grand universel. Doit-on les blâmer pour ça ? Surement pas. Mais si il y a bien une chose qu'on peut leur reprocher, c'est d'avoir réagi de manière aussi pernicieuse quant aux possibilités offertes par les nouvelles technologies ; comme finalement à chaque fois qu'un nouveau dispositif technique faisait son apparition, depuis la diffusion radiophonique jusqu'à l'invention du magnétoscope. Comme par le passé, après la stupeur vient le temps de l'adaptation. Mais en attendant, sa machine à faire tomber les têtes, la RIAA (entre autres), continue de tourner. 220.000 dollars pour 24 morceaux
Après s'être renseignés auprès du juge afin de connaître la peine minimale pour une infraction de copyright, les jurés se sont concertés pour d'établir le verdict. Ce minimum s'élève à 750 $. Sachant que seuls 24 morceaux sur les 1.700 soupçonnés ont été portés dans l'affaire, la peine minimale pour Jammie Thomas aurait donc dû s'élever à 18.000 $, tandis que la maximale aurait pu se chiffrer à 3,6 millions de dommages. Après cinq heures de délibérations, c'est une peine de 222.000 $ qui a été prononcée. Jammie Thomas aurait sans doute pu être moins sévèrement punie si elle avait reconnue ses fautes mais la stratégie choisie a été de se déclarer non coupable en misant sur le fait que la RIAA ne possédait pas son adresse IP. C'est le jeu du quite ou double. Peut être cela aurait-il pu marcher, si du moins son avocat avait été à la hauteur de Richard Gabriel...
à lire aussi
Prix indiqués avec livraison
25
Commentaires à propos de «Jammie Thomas condamnée à 220.000 $ d'amende pour 24 titres»
Répondre
Goldy
le 05/10/2007 à 19:56
Juste pour savoir, quelqu'un a la liste des morceaux en question ? Il pourrait être intéressant de demander aux artistes en question ce qu'ils pensent du fait que leur musique a certain ruiné la vie d'une famille.
il à était sanctionner si lourdement pour avoir mis a disposition ~1700 musiques, surement pas à cause des 24 titres télécharger.
Un petit rappel, à part le relevé d'ip fournis par la Riaa, il n'y aucune preuve d'un quelconque échange de fichiers sur le disque dur de l'accusée (on a bon dos de vouloir faire valoir une manœuvre de diversion mais c'est lors d'une opération de maintenance faite par la magasin ou l'ordinateur à été acheté que ce composant à été remplacé).
Dans un pays ou il faut un corps humain pour pouvoir accuser quelqu'un d'un meurtre, il est étonnant qu'un tel manque de preuve permette de de poursuivre dans cette affaire. Enfin une seule preuve apporté par l'un des protagoniste, c'est bien peu.
|
A LA UNE
LES + COMMENTÉS
9 offres à partir de 262 €
12 offres à partir de 228 €
4 offres à partir de 431 €
Télécharger
adobe flash player,
my torrent client,
virtualgirl hd,
online tv adult,
vdownloader mac,
emule islande,
torrent,
windows live messenger,
Accès rapide :
Graver ou numériser |
Communication |
Encoder ou convertir |
Personnalisation |
Diagnostic |
eMule (et mods eMule) |
Photo numérique |
|