Passage à vide ou véritable mouvement de fond ? Face à la montée en charge impressionnante des services de partage de musique et de vidéo en ligne en HTTP, les protocoles P2P reculent dans leur part totale de bande passante et deviennent désormais minoritaires.

Graphique Ellacoya

En septembre 2005, le spécialiste réseau Ellacoya Networks indiquait que 65 % du traffic mondial sur Internet était monopolisé par les réseaux P2P. C’était alors l’heure de gloire d’eMule, de LimeWire et de BitTorrent. C’était avant l’arrivée de YouTube ou de DailyMotion et le développement des sites d’écoutes de musique en ligne comme Radioblog ou Pandora. C’était il y a moins de deux ans, et à cette époque le traffic HTTP (le surf sur Internet) représentait uniquement 27,5 % du traffic mondial.

Aujourd’hui, la donne a considérablement changé. Le peer-to-peer est repassé sous la barre des 50 %, avec seulement 37 % de P2P dans la bande passante mondiale. Au contraire, le surf a explosé, pour passer à 46 % de HTTP. Dans le détail, l’audio et la vidéo (sur les YouTube, MySpace, DailyMotion et consorts) représentent 41 % de tout le traffic HTTP. Ce qui correspond, grosso modo, à l’augmentation ressentie en deux ans pour ce vieux protocole qui s’offre une cure de jouvance. Plus dans le détail encore, la moitié du traffic audio/vidéo en HTTP provient du seul YouTube  !

Si le P2P a baissé, les newsgroups en revanche ont pris la relève. Alors qu’ils représentaient moins de 5 % en 2005, on compte désormais 9 % de traffic Usenet.

Que faudrait-il selon vous pour redonner de la vitalité aux logiciels d’échange en P2P ?

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