La France ne veut plus entendre parler du 'podcasting'
Guillaume Champeau -
publié le Lundi 18 Décembre 2006 à 13h54 -
posté dans Musique Numérique
Voilà qui devrait faire plaisir à Microsoft qui préfèrait le mot "blogcasting", pour éviter toute référence à l'iPod. La très sérieuse et officielle Commission générale de terminologie et de néologie souhaite bannir le mot "podcasting" au profit d'un terme beaucoup plus groove : "diffusion pour baladeur". "Seuls les mots diffuser, diffusion... correspondent à la notion exprimée en anglais par podcast et par ses dérivés to podcast, podcasting...", a conclu la Commission, qui n'a pourtant pas retenu le mot "baladodiffusion" employé au Québec. "Dès qu'il s'agit de l'opération de transfert de fichier sur un baladeur, la Commission générale recommande de s'en tenir aux termes en usage : télécharger, téléchargement, téléchargeable... seuls corrects et suffisamment explicites", a précisé l'organisme créé en 1996. Dont acte. Le Premier ministre, à qui la Commission est attachée, respectera-t-il la recommandation sur ses propres
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Commentaires à propos de «La France ne veut plus entendre parler du 'podcasting'»
'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Rapport? Hein36.gif Le déclin est un fait économique, social, qui n'a rien par grand chose à voir avec l'usage des langues. D'ailleurs, si l'anglais se répand, c'ets 1) de part la domination économique et culturelle des Usa, et 2) parce que l'informatique a pour langage central l'anglais. Et puis, cela dépend aussi de ce qu'est pour toi le déclin: pour certains, on est mieux aujourd'hui à certains points de vue. Prenons un exemple: depuis la fin de la 2ème guerre mondiale les États-Unis ont la meilleure économie et la meilleure recherche du monde. Les chercheurs européens apprennent donc l'anglais pour pouvoir lire les publications des américains. De plus avec la mondialisation, un besoin de standardisation se fait sentir et de plus en plus de chercheurs européens publient en anglais. Donc un français sera moins à l'aise pour écrire une publication qu'un anglais ou qu'un américain. Décrire une expérience ne lui demandera cependant pas un effort surhumain mais il aura du mal à exprimer de nouveaux concepts dans la langue de Shakespeare. Souvent il n'osera même pas les introduire par manque de confiance. Un français mettra également plus de temps à se faire publier qu'un anglo-saxon car la grande majorité des revues scientifiques sont américaines et qu'il y peut avoir de petits problèmes de traduction. Pendant ces délais on peut même se faire voler des exclusivités par des américains. Ce désavantage linguistique devient également un désavantage économique. Cela est d'autant plus vrai aujourd'hui où la croissance de l'économie est plus que jamais liée à l'innovation. En résumé, les américains développent leur économie, ce qui leur permet de propager leur langue, ce qui leur permet de développer leur économie... C'est un cercle vertueux. Prenons un autre exemple: La recherche mathématique française est une des meilleures. Par conséquent les mathématiciens français écrivent leur publications dans leur langue maternelle. Mais est-ce qu'on ne peut pas aussi raisonner d'une autre façon? Si les mathématiciens français sont si bons, est-ce ce n'est pas parce qu'ils écrivent leurs publications en français? 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Non pas "convaincu", car il manque un -e-. smile.gif 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Et les exemples que tu donnes sont certes vrais mais anciens. A l'heure d'internet et de la mondialisation, des Sms et du "toujours plus vite", ce genre de décrets qui mettent du temps à s'imposer n'ont guère d'avenir.http://www.granddictionnaire.com/ 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Et je ne vois pas en quoi prendre quelques mots à une langue étrangère pose problème. C'est ce qui fait évoluer une langue, cela a toujours marché comme cela. On croit que cela en fait disparaître, mais les spécificités locales en créent d'autre. L'uniformisation est apparente (chacun veut parler aussi l'anglais pour avoir une langue commune avec le reste du monde), mais chaque région gardera sa façon de parler. Une langue mondiale, ce n'est pas pour demain. Tu acceptes ces "intrusions" dans la langue française sans broncher? Je n'arrive pas à m'y résoudre. 'saturnien', le 01/01/1970 - 01:00 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Non pas "convaincu", car il manque un -e-. smile.gif Et c'est vrai, je suis une rareté sur un forum d'info, mais ça a ses avantages. Les québécois arrivent bien à traduire les nouveaux mots anglais, alors je ne vois pas pourquoi nous n'en serions pas capables. Parce qu'on s'y prend trop tard! Eux le font d'entrée de jeu, avant que le mot anglo-saxon n'entre dans les usages. Après, tu peux toujours courir...surtout si le mot proposé est plus long que l'original. Sinon, il y a aussi et surtout une volonté, autant sociale que politique, des Québécois de se distinguer des envahissants voisins parlant anglais (de chez eux et de l'autre côté de la frontière). Donc tout ce qui crée une spécificité francophone est approuvé par la population. En France, par contre, la vindicte "anti-rosbifs" étant de l'histoire ancienne, et ceux-ci n'ayant pas comme au Canada une tendance à vouloir uniformiser l'Europe avec leur propre langue, on a moins cette tendance à vouloir se distinguer des anglophones. Cqfd. La volonté du peuple est faible. Les français préfèrent la pseudo-branchitude des mots anglais aux mots français. Assez vrai. Et dire que pour des étrangers (Américains, Japonais, Russes, etc.) c'est le français qui fait "classe". Comme quoi, l'herbe est toujours plus verte ailleurs. Tu acceptes ces "intrusions" dans la langue française sans broncher? Toutes les langues sont nées de ces mélanges, fait par les peuples en dehors de toute volonté politique. Et la convergence n'est pas possible: il y aura toujours des création nouvelles de mots et des spécificités locales. On perd des langues, oui, mais on en crée d'autres, ça marche comme ça et je ne vois pas le problème. Vouloir l'empêcher, c'est se battre contre des moulins à vent: voué à l'échec. Je n'arrive pas à m'y résoudre. Exemple historique: Le latin antique avait deux formes: le latin "vulgaire" et le latin plus soigné. Or, à force de vouloir préserver et figer le latin haut de gamme, il a disparu de l'usage populaire. Le français, et d'autres langues latines, sont nées du latin vulgaire, par évolution et emprunts de mots d'origine diverses (germanique, celtique, arabe, etc.). Parce que c'était la langue du peuple, tout simplement. Résultats: combien de langues latines ou influencées par elles aujourd'hui? Je ne sais pas, mais il ne me semble pas que ces langues soient en danger. Au fait, juste au crois où tu penserais que je dis cela par recherche de la facilité ou paresse: je parle ou apprends 5 langues (dont une particulièrement corsée ! Avec tout ça, je peux bien dire que la diversité linguistique n'est pas en danger pour quelques mots anglo-saxons. Sinon, que penses-tu du vocabulaire des jeunes qui invente des mots inconnus des dicos? Eux aussi délaissent les termes français corrects pour faire à leur sauce, mais personne ne dit rien. 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Et c'est vrai, je suis une rareté sur un forum d'info, mais ça a ses avantages. 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Eux le font d'entrée de jeu, avant que le mot anglo-saxon n'entre dans les usages. Après, tu peux toujours courir...surtout si le mot proposé est plus long que l'original. 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Sinon, il y a aussi et surtout une volonté, autant sociale que politique, des Québécois de se distinguer des envahissants voisins parlant anglais (de chez eux et de l'autre côté de la frontière). Donc tout ce qui crée une spécificité francophone est approuvé par la population. En France, par contre, la vindicte "anti-rosbifs" étant de l'histoire ancienne, et ceux-ci n'ayant pas comme au Canada une tendance à vouloir uniformiser l'Europe avec leur propre langue, on a moins cette tendance à vouloir se distinguer des anglophones. Cqfd. china.gif Les anglais ne veulent pas uniformiser l'Europe avec leur propre langue? Alors il faudra que ce pays arrête de vouloir imposer l'anglais comme une langue officielle de l'union. Il faudra également qu'il cesse sa pression pour qu'un brevet déposé dans une langue européenne (sur 3 choix possibles) soit valable dans tous les pays de l'union européenne (aujourd'hui les brevets doivent être traduits dans la langue officielle de chaque pays pour être valides), ce qui conduirait au bout de quelques temps au choix obligatoire de l'anglais. 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Toutes les langues sont nées de ces mélanges, fait par les peuples en dehors de toute volonté politique. Et la convergence n'est pas possible: il y aura toujours des création nouvelles de mots et des spécificités locales. On perd des langues, oui, mais on en crée d'autres, ça marche comme ça et je ne vois pas le problème. Vouloir l'empêcher, c'est se battre contre des moulins à vent: voué à l'échec. http://www.radioblog...0-%20les%20mots 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Exemple historique: Le latin antique avait deux formes: le latin "vulgaire" et le latin plus soigné. Or, à force de vouloir préserver et figer le latin haut de gamme, il a disparu de l'usage populaire. Le français, et d'autres langues latines, sont nées du latin vulgaire, par évolution et emprunts de mots d'origine diverses (germanique, celtique, arabe, etc.). Parce que c'était la langue du peuple, tout simplement. Résultats: combien de langues latines ou influencées par elles aujourd'hui? Je ne sais pas, mais il ne me semble pas que ces langues soient en danger. smile.gif 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Au fait, juste au crois où tu penserais que je dis cela par recherche de la facilité ou paresse: je parle ou apprends 5 langues (dont une particulièrement corsée ! wallbash.gif ) 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Plus toutes celles, nombreuses, qu'on connaît et pratique dans mon entourage très cosmopolite et que j'entends parler. 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Avec tout ça, je peux bien dire que la diversité linguistique n'est pas en danger pour quelques mots anglo-saxons. 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Sinon, que penses-tu du vocabulaire des jeunes qui invente des mots inconnus des dicos? Eux aussi délaissent les termes français corrects pour faire à leur sauce, mais personne ne dit rien. Les néologismes peuvent avoir leur charme. Ce qui me fait bondir par contre, c'est la langue des journalistes et des hommes politiques: la LQR ou Lingua Quintae Respublicae comme la désigne Éric Hazan. Elle est d'une pauvreté affligeante. Elle essaie de tout euphémiser. Les chômeurs deviennent des demandeurs d'emplois, les sourds des malentendants, les personnes colorées des minorités visibles, les syndicats des salariés et des patrons des partenaires sociaux... La liste est très très longue. Les mots sont utilisés n'importe comment. Ils finissent essorés et perdent tout sens. Comme pour le mot social. Peux-tu m'en donner une définition sans regarder dans le dictionnaire. Je parie qu'il va te falloir un moment avant d'y arriver. 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Et c'est vrai, je suis une rareté sur un forum d'info, mais ça a ses avantages. Regarde un peu dans le café, j'y ai déjà mon chevalier servant. Nous avons également des raisons de nous distinguer de nos voisins anglais (et de leurs compères américains, plus éloignés géographiquement mais non moins présents). Ce n'est pas pareil: nous avons une façon de penser différente et agissons en fonction. Ce qui ne veut pas dire que l'on prenne des décisions exprès pour se distinguer des anglo-saxons ou pour créer de la différence, comme ce qui se fait au Canada francophone. Et la rivalité franco-anglaise actuelle, quoique réelle, n'a rien à voir avec le nationalisme québécois qui est très fort. Ne serait-ce que parce que le Québec fait partie intégrante du Canada, au même titre que des anglophones. La France, elle, est pratiquement indépendante du Royaume Uni, à part pour certaines décisions européennes qui sont uniformes dans toute l'union. Donc je maintiens que la situation n'est pas la même. Et si l'anglais s'impose, c'est pour des raisons de commodités, et sous l'influence économique américaine. D'ailleurs, dans les faits, l'anglais est déjà la langue internationale. Ce que les anglais peuvent dire pour ou contre cela ne pèse plus guère, c'est un fait accompli. Même s'il est vrai que cela les arrange. Nous sommes en train de brader un héritage de plus de 1000 ans. Et crois-tu que cela s'empêche? On ne décrète pas une langue quand l'usage décide autrement. Regarde l'ancien français: ton héritage de mille est en fait une perpétuelle évolution. La langue change, de nouveaux mots arrivent et d'autres tombent en désuétude. Ca a toujours été comme ça et je ne vois pas où est le problème. Je n'y suis pas indifférente, car je sais qu'une langue est un trésor, mais la figer n'est ni possible ni souhaitable. Eviter quelques excès, soit: on peut créer des mots qui sonnent "bien français", mais il faut bien savoir qu'ils sont bien plus fantaisistes par nature que les mots d'emprunts, puisque l'on les crée de toutes pièces. 'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00 Au fait, juste au cas où tu penserais que je dis cela par recherche de la facilité ou paresse: je parle ou apprends 5 langues (dont une particulièrement corsée ! wallbash.gif ) Et pour le Russe, demande à ma mère, qui n'a aucun problème dans cette langue. Erasmus, fille de diplomate, frontalière de 3 pays, ex-gagnante du tour du monde de Jacques Martin? Non, simplement intéressée par les cultures du monde et issue d'un milieu cosmopolite eureopéano-méditerranéen. Les néologismes peuvent avoir leur charme. Curieux...des mots inventés ne te gênent pas, mais en emprunter te pose problème? Où vois-tu de différence? Si c’est la consonance, prends l’exemple de l’Espagnol, où la prononciation anglaise des mots empruntés est adaptée et retranscrite de façon plus « locale ». Mais il s’agit pourtant bien d’emprunts. Ce qui me fait bondir par contre, c'est la langue des journalistes et des hommes politiques: la LQR ou Lingua Quintae Respublicae comme la désigne Éric Hazan. Elle est d'une pauvreté affligeante. Elle essaie de tout euphémiser. Les chômeurs deviennent des demandeurs d'emplois, les sourds des malentendants, les personnes colorées des minorités visibles, les syndicats des salariés et des patrons des partenaires sociaux... C'est vrai, mais le problème vient des politiques, qui veulent utiliser des termes qui ne fâchent personne, quitte à employer des mots qui ne vont pas. Et là, pas besoin d'inventer: les vrais mots existent déjà. Mais pour faire "correct", on les évite...pour ne pas froisser l'électorat !La liste est très très longue. Les mots sont utilisés n'importe comment. Ils finissent essorés et perdent tout sens. Comme pour le mot social. Peux-tu m'en donner une définition sans regarder dans le dictionnaire. Je parie qu'il va te falloir un moment avant d'y arriver.
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la plupart des gens ont un mot précis, en font usage, et personne ne peut leur interdire
Le déclin est un fait économique, social, qui n'a rien par grand chose à voir avec l'usage des langues. D'ailleurs, si l'anglais se répand, c'ets 1) de part la domination économique et culturelle des Usa, et 2) parce que l'informatique a pour langage central l'anglais.
Et puis, cela dépend aussi de ce qu'est pour toi le déclin: pour certains, on est mieux aujourd'hui à certains points de vue.
Et les exemples que tu donnes sont certes vrais mais anciens. A l'heure d'internet et de la mondialisation, des Sms et du "toujours plus vite", ce genre de décrets qui mettent du temps à s'imposer n'ont guère d'avenir.
Et je ne vois pas en quoi prendre quelques mots à une langue étrangère pose problème. C'est ce qui fait évoluer une langue, cela a toujours marché comme cela. On croit que cela en fait disparaitre, mais les spécifités locales en créent d'autre. L'uniformisation est apparente (chacun veut parler aussi l'anglais pour avoir une langue commune avec le reste du monde), mais chaque région gardera sa façon de parler. Une langue mondiale, ce n'est pas pour demain.
Et pour nous français, prendre des mots anglo-saxons est une sorte de revanche, puisque la majorité du vocabulaire de base anglais vient de l'ancien français, et a été apporté par Guillaume le conquérant en 1066 (j'ai étudié l'histoire du français
Comme disait notre excellentissime prof de la fac (que je salue d'ailleurs