Quand Internet apporte une déconcentration des médias, c'est la censure qui recule. Mais la Chine ne se déclare pas vaincue. Elle vient de publier de nouvelles régulations qui visent entre autres à contrôler la musique créée par les amateurs et diffusée sur Internet.

Le ministère de la Culture chinois a publié des réformes touchant la musique en ligne en Chine. Elles sont réunies sous le titre « Plusieurs Avis sur le Développement de la Musique en Réseau et la Gestion du Ministère de la Culture. Pour pouvoir vendre ou importer de la musique sur Internet en Chine, il faudra désormais obtenir une approbation ministérielle, sous peine de sanctions administratives et de perquisitions. Protectionnisme oblige, seules les entreprises chinoises et qui ne sont pas financées par des entités étrangères auront le droit de vendre de la musique en ligne sur le territoire chinois.

Surtout, les nouvelles réformes posent un frein considérable aux musiques créées par des amateurs et mises en ligne sans l’aide d’un intermédiaire. Selon les termes de la réforme, les « produits de musique domestique » (produits en Chine) qui visent à être distribués uniquement en ligne devront être enregistrés auprès du Ministère de la Culture. Le gouvernement chinois appelle les autorités à surveiller de plus près les musiques copiées et composées par des amateurs à des fins non lucratives. Officiellement, il s’agit de promouvoir un « développement sain de l’industrie de la culture en ligne« .

Bien sûr, il s’agit surtout de contrôler les idées subversives qui pourraient être véhiculées par les œuvres en ligne, y compris en censurant les blogs qui proposeraient des musiques étrangères. Déjà cet été, la presse chinoise avait fait état d’un projet qui visait à obliger les sites comme YouTube à obtenir pour chaque vidéo l’approbation des autorités chinoises avant de valider sa mise en ligne. Un travail titanesque qui semble avoir été abandonné mais qui pourrait refaire surface à tout moment.

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