Candidat à l'investiture pour la campagne présidentielle, le sénateur républicain George Pataki accuse Edward Snowden de traîtrise, et demande à Twitter de bannir le lanceur d'alertes.

Le sénateur Républicain et ancien gouverneur de New York, George Pataki, qui se présente à la primaire pour la campagne présidentielle de 2016, a trouvé un moyen de faire parler de lui aux Etats-Unis, alors qu'il peine à faire son trou dans les sondages. L'élu a appelé Twitter à bannir de ses services l'ancien de la CIA Edward Snowden, qui a rejoint cette semaine le réseau social pour troller la NSA.

"Twitter est une grande entreprise américaine qui ne devrait pas offrir une plateforme aux terroristes ou aux traîtres", a-t-il écrit avec un art consommé de la nuance. "Fermez [le compte] @Snowden aujourd'hui", a intimé le sénateur en s'adressant directement à Jack Dorsey, le président-fondateur de Twitter.

Selon Pataki, Edward Snowden n'est qu'un "traître qui met les Américains en danger, se cache en Russie", dont la place devrait être "derrière les barreaux". Un avis partagé par l'administration américaine qui a engagé de longue date des poursuites pénales contre Snowden, mais qui s'est bien gardée d'appeler à réduire au silence celui qui est vu comme un héro moderne par des millions d'internautes du monde entier. 

Ni Edward Snowden ni Twitter n'ont réagi à la provocation du candidat, mais le réseau social n'a pas vu du tout comme un embarras l'arrivée d'un fugitif sur ses services. Bien au contraire. Jack Dorsey a publiquement accueilli l'arrivée d'Edward Snowden, tandis que le compte officiel de Twitter a présenté une infographie animée pour montrer la vitesse avec laquelle @snowden a gagné 1,18 millions en quelques jours :

Edward Snowden a tout de même réagi indirectement en répondant à une question du célèbre astrophysicien Neil deGrasse Tyson, qui lui demandait ce qu'il pensait des étiquettes de "héro" ou de "traître".

"Je suis juste un citoyen avec une voix".

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