L'Electronic Frontier Foundation (EFF) est partie en lutte contre un brevet détenu par Clear Channel qui revendique un monopole sur les solutions tout-en-un d'enregistrement de concerts sur supports numériques.

Ceux qui ont déjà assisté à un concert Jamendo ont pu apprécier le fait de repartir de la salle avec un enregistrement sur clé USB du spectacle auquel ils viennent d’assister. Un serveur se charge d’enregistrer et de numériser le concert et des bornes sont ensuite mises à disposition pour transférer les fichiers MP3 obtenus sur une clé USB. L’initiative est sympathique, mais elle serait illégale aux Etats-Unis.

Le géant du divertissement Clear Channel y brandit un brevet acheté en mai 2004 pour revendiquer le monopole sur un « système et une méthode pour enregistrer les exécutions publiques (par ex . des concerts de musique), les éditer en plusieurs pistes pendant l’exécution, et les enregistrer sur des médias (par ex. des CDs) dans les quelques minutes qui suivent la fin de l’exécution« . Bref, un monopole sur l’enregistrement sur CD ou clé USB du concert qui vient d’avoir lieu.

Certains groupes comme les Pixies qui souhaitaient enregistrer leur concert et le diffuser aux spectateurs ont ainsi été contraints d’utiliser la technologie de Clear Channel, et de payer le montant exigé par la firme. En réaction, l’EFF a placé le brevet de Clear Channel en numéro deux d’une liste de dix brevets à abattre, établie en juin 2004.

Hier, l’EFF a finalement annoncé qu’elle avait réuni assez de preuves pour démontrer que le brevet de Clear Channel était invalide. Des technologies similaires ont été crées et publiées avant le dépôt de la demande de brevet de Clear Channel, et ce « prior art » (ou antériorité en bon français) devrait suffit à annuler la délivrance du titre, indique l’EFF. La fondation a donc officiellement saisi le bureau des brevets par une plainte déposée mardi.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés