La CNIL a annoncé l'organisation de 450 contrôles en 2012 sur des sujets concernant la protection de la vie privée et la sécurité des données personnelles. Les smartphones, les fichiers policiers, la sécurité des informations de santé ou encore les vulnérabilités sont au programme de la CNIL.

Le programme des contrôles de la Commission nationale de l’informatique et des libertés pour 2012 a été rendu public. Et celui-ci est conséquent. L’autorité administrative indépendante va en effet procéder à 450 contrôles sur des sujets liés à la protection de la vie privée. Sont concernés les mobiles, les fichiers de police, les fichiers de la vie courante, la sécurité des données de santé et les failles de sécurité.

Concernant le secteur de la téléphonie mobile, la CNIL explique que « ces contrôles viseront les modalités de traitement des données ainsi collectées par les opérateurs, mais aussi par les fournisseurs d’application« , en vérifiant « l’ensemble du processus d’acquisition d’un smartphone« . Cela doit dégager « une vision précise et globale des conditions de traitement des données » appartenant aux mobinautes, écrit la Commission.

Pour la santé, il est notamment question de vérifier les applications de santé en ligne et les hébergeurs dans la mesure où « 2012 va connaître de nouveaux développements avec la relance du dossier médical personnel et l’extension du dossier pharmaceutique« . Par ailleurs, la CNIL s’intéressera aux « problématiques liées aux solutions d’hébergement à distance des données par l’intermédiaire du cloud computing« .

La CNIL va aussi orienter son programme de façon à traiter le problème des vulnérabilités, face à l’augmentation des dossiers examinés sur la base de manquements à l’obligation de sécurité posée par la loi. « La sécurité des données des personnes est un enjeu central en matière de protection des données« , souligne l’autorité administrative.

La vidéosurveillance est également au programme, puisque « au moins 150 contrôles » sont prévus par la CNIL. « Ces contrôles porteront notamment sur des dispositifs dont l’ampleur est notoire, les communes utilisant la vidéo-verbalisation ou les établissements recevant un nombre très important de personnes« . Il s’agit, comme son nom l’indique, de procéder à des verbalisations basées sur des images vidéo.

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