Un hacker israélien annonce avoir publié des coordonnées bancaires appartenant à des Saoudiens en réponse à la diffusion de plusieurs milliers d'informations confidentielles appartenant à des Israéliens.

C’est la réponse du berger à la bergère. Quelques jours après la diffusion sur Internet de coordonnées bancaires appartenant à plusieurs milliers d’Israéliens par un pirate se présentant comme saoudien, un hacker israélien a voulu venger ses compatriotes en publiant à son tour des informations de cartes de crédit appartenant à des Saoudiens.

Les données ont été mises en ligne sur Pastebin, un site à l’origine pour poster des morceaux de code informatique. On retrouve pour chaque fuite l’identité du porteur, l’adresse électronique, le numéro de téléphone, le numéro de la carte de crédit et la date d’expiration. En revanche, le CVC (Carte Verifiable Certification) n’apparaît pas dans le document.

Sur le profil Twitter ouvert pour l’occasion, baptisé 0xOmer en référence au pseudonyme du pirate saoudien, 0xOmar, il explique que la fuite avait pour seul objectif de mettre en garde les Saoudiens. Il ne compte donc pas diffuser le CVC des cartes concernées. Sur les 217 cartes de crédit listées dans le document, 168 ont encore une date d’expiration valide, note l’AFP.

Selon les informations obtenues par l’Associated Press, le hacker israélien se présente comme un soldat travaillant dans une unité de renseignement. La publication sur Pastebin a valeur de mise en garde, affirmant qu’Israël ne craint pas d’engager une « cyber-guerre » contre des hackers de la région. Reste à savoir si la diffusion de quelques 200 cartes de crédit les dissuadera de rentrer dans une logique d’escalade.

Lors de la première attaque, le pirate se présentant comme saoudien aurait réussi à obtenir des informations bancaires appartenant à pas moins de 400 000 Israéliens. Selon les établissements bancaires israéliens, 20 000 cartes auraient effectivement été compromises. L’auteur de la fuite aurait utilisé un serveur basé au Mexique pour brouiller les pistes.

Il n’en demeure pas moins que l’affaire avait été alors prise très au sérieux par le gouvernement israélien. Le vice-ministre des affaires étrangères avait prévenu que son pays était prêt à utiliser des moyens offensifs pour contrer les attaques de pirates.

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