Asus a fait le choix de verrouiller le bootloader de sa tablette tactile Transformer Prime. Cette décision, souvent justifiée par la volonté de maîtriser au mieux le système d'exploitation, enferme les utilisateurs qui ne peuvent plus, par exemple, installer d'OS alternatif. Les premiers acheteurs de la tablette sont d'ailleurs nombreux à s'en plaindre.

Alors que l’Asus Transformer Prime semble être une tablette tactile très intéressante, notamment grâce à sa carte graphique NVIDIA Tegra 3 qui lui confère des graphismes impressionants, le constructeur pourrait s’attirer les foudres des utilisateurs désireux de contrôler leur machine en profondeur.

En effet, le bootloader de la tablette serait protégé par une clé de cryptage AES 128 bits. Pourtant, l’accès à ce bootloader permet aux développeurs et autres bidouilleurs de débloquer certaines fonctionnalités, la plus répandue étant d’installer une version alternative de l’OS.

Ce blocage est généralement justifié par la volonté du constructeur de contrôler au mieux sa machine en modifiant le système d’exploitation, et donc en empêchant le remplacement de celui-ci. Si les utilisateurs y gagnent en stabilité, en fréquence de mises à jour et en sécurité, cela les enferme dans une machine dont ils n’ont pas le contrôle total.

Comme le note Blogeee, ces décisions sont souvent prises par des entreprises en bonne santé, qui souhaitent étendre leur contrôle pour s’assurer que leurs choix stratégiques seront respectés. A l’inverse, HTC, en moins bonne posture, vient par exemple d’abandonner le verouillage de ses bootloaders. Les relations avec les communautés de développeurs ne peuvent être que meilleures et les apports pour les utilisateurs finaux sont indéniables. Ces protections finissent de toute façon par être outrepassées et la marque a tout à y perdre. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire les retours des premiers clients qui se sentent enfermés.

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