Sony a toujours jalousé le succès d'Apple dans la musique en ligne. Vaincue sur ce terrain, la firme japonaise espère réussir à s'imposer sur celui de la vidéo à la demande.

Le doyen vice-président de Sony Pictures a fait son petit effet lors de la première journée de la conférence Digital Hollywood qui se tiendra à Santa Monica jusqu’à vendredi. Sous forme d’hommage ou de menace à l’encontre du patron d’Apple, Steve Jobs, Michael Arrieta annonçait les intentions de son groupe : « Nous voulons mettre en place des modèles économiques, des modèles de fixation des prix, des modèles de distribution comme Jobs l’a fait pour la musique, mais pour l’industrie du film« .

Sony, rappelons-le, est le créateur de cette étrange plateforme légale appelée « Sony Connect » qui selon nos tests demandait plus de 30 minutes de préparation avant de pouvoir télécharger un premier morceau. Ce fût un échec, et personne ne s’en étonnera.

La firme japonaise possède déjà le service de vidéo en ligne Movielink, conjointement avec MGM, Paramount, Universal et Warner. Mais Sony Pictures veut son propre service, avec un catalogue beaucoup plus étendu. Arrieta a ainsi annoncé ses intentions de voir les 500 plus gros succès du studio disponibles en ligne, d’ici l’année prochaine.

Les films seront bien sûr disponibles en téléchargement, mais également sous forme de mémoires flash pour appareils mobiles.

Nous ignorons pour le moment la politique de prix qui sera exercée, ni quelles sont les technologies DRM prévues. Sur ce dernier point, Arrieta s’est bien énervé de voir la question des compatibilités créer un véritable goulot d’étranglement pour le développement de l’industrie, mais il n’en souhaite pas moins un « environnement sécurisé » pour proposer sans risque des téléchargements illimités sur abonnement…

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