En 2007, l'administrateur d'OiNK était arrêté par la police pour infraction au droit d'auteur. Trois ans plus tard, la justice britannique l'a relaxé. La police britannique a finalement révélé le coût de l'opération. Elle a coûté plusieurs dizaines de milliers d'euros, pour un résultat mi-figue, mi-raisin.

C’était une opération que la BPI (l’équivalent du SNEP au Royaume-Uni) et la Fédération Internationale de l’Industrie Phonographique (IFPI) voulaient spectaculaire. En 2007, grâce à un tuyau transmis à la BBC, les médias britanniques purent suivre l’arrestation d’Allan Ellis. Celui-ci avait été accusé administré le site OiNK.cd, un site de liens BitTorrent spécialisé dans la musique.

Présenté comme le chef d’une véritable organisation criminelle, Allan Ellis avait néanmoins reçu le concours de témoignages nuançant très nettement les descriptions fournies par la BPI et l’IFPI. Certains artistes comme Trent Reznor ont même salué l’intérêt d’OiNK.cd pour permettre à des musiciens d’être plus efficacement mis en avant. En début d’année, ces témoignages ont payé puisque le jeune homme a été relaxé. Et OiNK.cd a définitivement fermé ses portes.

Mais la fermeture du site est-elle une vraie victoire pour les ayants droit ? The Register a obtenu quelques chiffres de la police sur l’opération Ark Royal, nom de l’opération qui a conduit à l’arrestation de l’administrateur. d’OiNK.cd. À en croire les données présentées par la police, l’investigation conjointe entre les forces de l’ordre et les ayants droit a duré trois ans et a couté au moins 29 000 livres sterling (environ 34 700 euros).

Dans cette somme est inclus les heures supplémentaires de la police (7 800 livres sterling), l’analyse forensique (15 200 livres sterling) et les dépenses de trajet et de nourriture des enquêteurs (4 300 livres sterling). Des dépenses importantes, mais qui n’auront pas permis de prouver la culpabilité du jeune homme et qui auront entrainé l’apparition d’autres sites du même acabit.

C’est le cas de What.CD qui a vu le jour lors de la fermeture d’OiNK.cd, toujours sur le principe du modèle d’accès restreint sur invitation. Un coup d’épée dans l’eau ?

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