« Je reçois un jour un coup de fil, on m'explique que Devedjian me cherche. Je suis d'accord, on m'appelle de nouveau, on m'explique qu'ils cherchent une voix pour faire passer un message de prévention, parce qu'ils sont contre la répression. J'accepte, je vais en studio, je fais la voix sans vraiment bien comprendre. Je n'ai pas été payé, je n'ai eu aucun avantage, je n'ai même pas vu les mecs responsables de l'opé.
Quand la fronde a commencé, je me suis aperçu que j'avais déconné. Ils avaient fait de moi l'étendard de la lutte anti-piraterie, dont j'ai rien à foutre. Je ne suis ni pour ni contre, je trouve que leur politique par l'exemple est ignoble. Je ne suis pas cynique, et aujourd'hui je comprends que les gens soient déçus. J'ai un peu bêtement pensé qu'ils avaient besoin d'une voix, pas de la mienne.
Voilà, il ne faut pas que les gens pensent que je vais remplacer Pascal Nègre dans leur inconscient. J'ai appelé le ministère de l'Industrie, pour qu'ils corrigent tout ça ».