L'INPI et la Cité des Sciences voulaient "éviter tout mélange des genres"

Guillaume Champeau - publié le Jeudi 22 Avril 2010 à 11h36 - posté dans Société 2.0

Hier, nous rapportions qu'à la demande de l'INPI, la Cité des Sciences avait décidé presque au dernier moment de ne pas présenter le petit texte qui était prévu à propos des les licences libres, dans son exposition sur la contrefaçon qui dure jusqu'au 13 février 2011. L'INPI avait été accusé de censure par l'auteur du texte. Contacté dans la matinée, l'Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) n'avait pas pu nous apporter d'explication, et avait promis de revenir vers nous. C'est chose faite, par la voie d'un communiqué.

"A quelques jours de l'ouverture de l'exposition, le comité de pilotage de l'exposition, a décidé collégialement que ce texte, qui prend la forme d'un sonore, ne figurerait pas dans l'exposition. Nous avons finalement choisi de ne pas aborder le thème du logiciel libre dans cette exposition sur la contrefaçon afin d'éviter toute confusion et
mélange des genres entre libre et contrefaçon, pour un public non-initié. Il ne s'agit donc en aucun cas d'une censure mais d'un souci légitime de clarté
", indiquent la Cité des Sciences et l'INPI qui co-signent le communiqué.

"De manière générale, le logiciel libre trouve sa place aussi bien à l'INPI, qu'à la Cité", assurent-ils.

L'INPI, qui ne veut pas être taxé d'anti-libre, apporte des preuves de bonne foi. L'Insittut "les utilise largement pour ses propres besoins", et a notamment "choisi le logiciel libre Typo3 pour la gestion des contenus de ses sites Internet et Intranet, OCS-Inventory et GLPI pour la gestion de son parc informatique, et Nagios pour la supervision informatique".

Quant à la Cité, elle rappelle qu'elle a depuis longtemps organisé des conférences et des démonstrations d'installations de logiciels libres, et qu'elle soutient le mouvement dans son Carrefour Numérique, tout au long de l'année. Une "Ubuntu Party" y sera organisée gratuitement les 29 et 30 mai prochain.

"Dans le cadre de l'expo " Contrefaçon ", le Carrefour numérique organise ainsi des démos sur la contrefaçon numérique : Comment protéger ses créations numériques ? Les oeuvres (création, logiciels). Qu'est ce que la propriété intellectuelle et droit de la création ? Comment les oeuvres sont analysées par un ordinateur ? Comment sont-elles numériquement "protégées" ?, où il est évidemment question des logiciels libres", concluent les deux partenaires.

Publié par Guillaume Champeau, le 22 Avril 2010 à 11h36
 
 
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Commentaires à propos de «L'INPI et la Cité des Sciences voulaient "éviter tout mélange des genres"»
 

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comme si le libre devait obligatoirement être mentionné
D'une part, effectivement il était prévu que le libre soit mentionné, d'autre part il aurait été logique que qu'on fasse mention de celui ci comme alternative à la contrefaçon de logiciel ou à la contrefaçon d'oeuvres artistique.
C'est leur expo, c'est leur droit
L'INPI a pour ministère de tutelle le ministère de l'industrie, ce n'est donc pas une initiative purement privée.
Pour ce qui est de
Et vous avez vraiment envie que le libre soit mélé à cette propagande des grand groupes industriels ?
Je vois pas l'interet de cet reflexion, à moins de considérer le libre dans sa globalité de façon caricaturale(les 5 gus dans leur garage qui codent une obcure distribution linux inutilisable pour les non geeks). Notons au passage que les grands groupes industriels en question n'hésitent pas a utiliser des logiciels libres dès que ça leur permet de faire des économies.
Un début d'explication?
->
http://www.progilibr...urce_a1099.html
Rappelons en effet que l'INPI vit de redevances substantielles payées à l'occasion des dépôts de marques, de brevets, des oppositions... des redevances qui disparaissent bien sur si un inventeur laisse à tous les libre disposition de ses créations.
qaruk.zurack, le 22/04/2010 - 14:16
Sauf que les gens qui ne connaissent pas le libre, ils connaissent pas le libre. Si je te parle enthalpie thermodynamique, je suppose que ça ne t'est jamais arrivé de le confondre avec la fabrication industrielle de la chaussette de laine. Parce que tu connais pas (sauf si tu connais, et dans ce cas tu confonds pas, de toi-même).
Les gens qui n'y connaissent rien, soit on leur dit tout de façon non ambigüe, soit on leur dit rien. Être à mi-chemin c'est le terreau fertile parfait pour l'amalgame, l'à-peu-près.
Justement, leur parler du libre, de ses avantages et ses inconvénients par rapport au modèle fermé leur aurait permis d'en prendre connaissance, d'en comprendre le principe, pour que son rayonnement ne reste pas confidentiel et réservé à des "initiés". Le "mi-chemin", selon moi, c'est connaître de façon partielle (en l'occurrence, le modèle propriétaire) les solutions qui existent pour le dépôt des oeuvres et des logiciels. Les informer du libre, c'est les informer des moyens d'éviter la contrefaçon.

Pour prendre un exemple : un membre de ma famille veut concevoir un site dédié à l'histoire de l'Art. Sachant pertinemment que beaucoup de représentations photographiques d'oeuvres du domaine public sont sous droit d'auteur (ce que je trouve totalement scandaleux, mais c'est un autre débat), il se demandait comment faire. J'ai dû l'informer de la solution des photos sous Creative Commons, dont il n'avait jamais entendu parler.

qaruk.zurack, le 22/04/2010 - 14:16
L'expo est sur la contrefaçon, je ne pense pas que les ½uvres de l'esprit (aka non industrielle) y prendront une place aussi importante, au point d'évoquer à Mme Michu et son fiston Kevin la notion de téléchargement et de droit d'auteur.
D'après le dossier de presse que j'ai lu sur le site de la Cité des Sciences, la place des oeuvres de l'esprit ne semble pas si anecdotique que ça. Le "piratage" y est évoqué, avec un soutien à peine masqué pour la loi Hadopi (clairement mentionnée comme "solution" !). Sans oublier que la SACEM est elle aussi sponsor de cette expo (en plus, fait plus réjouissant, d'une association qui prône le droit à la copie privée).

qaruk.zurack, le 22/04/2010 - 14:16
Et de toute façon, à l'heure actuelle la loi est claire sur le dl de musique : c'est de la contrefaçon. C'est une donnée technique en tant que telle. Autant ne pas mélanger cet exemple avec la notion de libre ou de CC (ou GNU etc.). Parce que l'amalgame est au coin du stand.
Là encore, justement, télécharger de la musique sous Creative Commons n'est en aucun cas de la contrefaçon, puisque l'autorisation de distribution est clairement mentionnée dans la (les) licence(s). Après, ce qui reste effectivement (très) difficile pour Madame Michu est de distinguer le contenu sous CC du contenu sous droit d'auteur "classique", de là pourrait provenir l'amalgame...

qaruk.zurack, le 22/04/2010 - 14:16
Bref, la question que je me pose c'est, au sein d'une telle exposition (c'est en dessous du niveau de C'est pas Sorcier, il faut l'indiquer tout de même), et donc en cible d'une telle population de profane, est-il réellement prudent d'injecter un sujet aussi sensible, technique quoiqu'on en dise, et sujet à mécompréhension ?
La prudence est à mon sens de mise.
Pour le niveau, c'est pas faux ! ^^ Mais tu me donnes des inquiétudes quant au niveau intellectuel des gens et à leur faculté de compréhension du distingo libre-propriétaire...:crazy:

Sinon, le dossier de presse relate l'intervention d'un directeur de recherche du CNRS quant à la perversité des brevets pharmaceutiques, à défaut de parler du libre, il y a quand même un bon point dans cette expo ! :)
L'argument de la confusion a éviter est de toutes façons ridicule. Pour éviter la confusion entre contrefaçon illégale et telechargement licite d'une oeuvre ou d'un logiciel sous licence libre, le mieux est il d'expliquer que des alternatives existent, ou bien d'ignorer l'existence de ces alternatives?
Du reste il était tellement logique d'en parler de cette alternative que c'était primitivement prévu de le faire, et que seule l'opposition de certains des partenaires de l'expo a rendu la chose impossible.
Quand à l'explication foireuse:
L'Insittut "les utilise largement pour ses propres besoins"
ça justifie rien du tout, c'est du niveau du gag:
On dit que je suis raciste, mais mon chien est noir(T Leluron)
et le neveux du gardien du parking de l'INPI il utilise linux et son beau frere il utilise firefox, alors hein...
Petite réflexion : il s'agit d'une expo sur le délit de contrefaçon (du préservatif à la fausse montre en passant par le médicament de contrebance), pas d'une expo sur l'opposition logiciel libre/logiciel propriétaire
zabre, le 22/04/2010 - 16:03
Petite réflexion : il s'agit d'une expo sur le délit de contrefaçon (du préservatif à la fausse montre en passant par le médicament de contrebance), pas d'une expo sur l'opposition logiciel libre/logiciel propriétaire
Et informer le public des alternatives au modèle fermé, afin qu'il évite justement de "contrefaire" des logiciels propriétaires, ce n'était pas une bonne idée ? :rolleyes: Qu'il peut réutiliser les contenus sous CC sans risque de contrefaçon ? Et ça ne répond pas à la question : en quoi est-ce à l'INPI de décider de quel exposant sera autorisé ou non ?

D'ailleurs, si tu avais lu le dossier de presse, tu aurais vu qu'un des intervenants, directeur de recherche au CNRS, fustige la perversité et les dérives des brevets portant sur le vivant, tandis qu'un autre les encense. Là aussi ce débat est plutôt porté sur le concept même des brevets plutôt que que la contrefaçon en tant que telle, non ? Le libre pouvait parfaitement s'inscrire dans le même contexte.
Utiliser typo3 c'est bien prouvé qu'on aime pas le libre....


Pourquoi utiliser un truc bien quand il y a un truc aussi dépassé et mal codé disponible ?
zabre, le 22/04/2010 - 16:03
Petite réflexion : il s'agit d'une expo sur le délit de contrefaçon (du préservatif à la fausse montre en passant par le médicament de contrebance), pas d'une expo sur l'opposition logiciel libre/logiciel propriétaire

Il s'agit d'une expo, montée par la cité des sciences, qui a voulu en consacrer une petite partie au libre (ce qui parait normal: comment parler de propriété intellectuelle sans parler des diverses licences existantes, libre comprises). C'est leur expo, pas celle de l'INPI, c'est pas à l'INPI de décider si c'est cohérent ou pas, s'il y a confusion ou mélange des genres ...

Les licences libres, et de façon plus générale l'esprit du libre régit une bonne partie de la recherche scientifique ... ne pas le mentionner c'est donner aux visiteurs une vision faussée de la propriété intellectuelle. C'est grave.
Le libre pouvait parfaitement s'inscrire dans le même contexte.
la question ne se pose même pas, le libre s'inscrivait dans ce contexte, c'est bien pour cette raison qu'il était initialement prévu qu'on en parle. Or les licences libres sont perçues comme un danger par une multitude d'intermédiaires qui vivent d'une rente de situation(C'est pas Laurent Petigirard qui dira le contraire). De plus la place qui était réservée au libre était relativement modeste:
Initialement, les commissaires de l’exposition avaient prévu de consacrer un modeste volet à la présentation du Libre ; cela leur paraissait incontournable et c’est bien la moindre des choses. Dans cette optique, j’avais été contactée en septembre 2009 par une des commissaires adjointes qui me demandait de rédiger un texte concis définissant le Libre, ses enjeux et ses perspectives. Le texte devait être diffusé dans une petite zone de l’exposition équipée de bornes audio avec la version écrite affichée à proximité.
http://www.transacti....php?article141
D'autre part quelque soit la cohérence de la présence de cette présentation c'est bien d'une opposition qualifiée de farouche de la part de l'INPI qui est à l'origine de la censure.
CounterFragger, le 22/04/2010 - 15:17
Justement, leur parler du libre, de ses avantages et ses inconvénients par rapport au modèle fermé leur aurait permis d'en prendre connaissance, d'en comprendre le principe, pour que son rayonnement ne reste pas confidentiel et réservé à des "initiés" (...)

Euh... toi, t'es clairement jamais allé à la Cité de Sciences de la Vilette. Non ?
C'est bien gentil, mais c'est pas là-bas, justement, que tu es sûr de mener une mission de communication éducative complète et claire. Ce qu'il faut faire par ailleurs, on est bien d'accord.
Mais à pas à la Villette. C'est Pas Sorcier, c'est BIEN MIEUX. (sans rire : tu te trompe pas de sens de la visite, tu as pas des mioches qui crient dans tous les coins, pas de salles mal éclairées ou mal organisée où tu sais même pas le thème général -- ah merde c'est la buvette, oups)

CounterFragger, le 22/04/2010 - 15:17
D'après le dossier de presse que j'ai lu sur le site de la Cité des Sciences, la place des oeuvres de l'esprit ne semble pas si anecdotique que ça. Le "piratage" y est évoqué, avec un soutien à peine masqué pour la loi Hadopi (clairement mentionnée comme "solution" !). Sans oublier que la SACEM est elle aussi sponsor de cette expo (en plus, fait plus réjouissant, d'une association qui prône le droit à la copie privée).

Bah c'est personnellement avec ça, que j'aurais peur que la place prise (ou laissée) au libre n'en soit justement qu'une mascarade...
Et puis encore une fois, je ne vois pas en quoi Libre et Piratage ont quoique ce soit à voir, de façon aussi directement antagoniste en tout cas. On peut faire de la contrefaçon de Libre, comme tu l'as dit toi-même, et le Libre n'est pas LA solution aux problèmes de piratage en général. Le problème est et a toujours été la valeur et le PRIX. L'argent, quoi.


CounterFragger, le 22/04/2010 - 15:17
Pour le niveau, c'est pas faux ! ^^ Mais tu me donnes des inquiétudes quant au niveau intellectuel des gens et à leur faculté de compréhension du distingo libre-propriétaire...:crazy:

Sinon, le dossier de presse relate l'intervention d'un directeur de recherche du CNRS quant à la perversité des brevets pharmaceutiques, à défaut de parler du libre, il y a quand même un bon point dans cette expo ! :)

Le niveau des gens ? Mâte ma signature :roi: tu verras ma position en général, je ne suis pas tendre, mais c'est avec force et quotidienne expérience que j'étaie cette position qui est la mienne.

Et je plains le pauvre gars du CNRS, qui risque pas d'être l'attraction phare.
...Boaf, ou pas : après tout, ces passionnés que sont les chercheurs sont loin d'être stupides au point de faire des actions "bénévoles" qu'ils penseraient sans intérêt. Au moins passera-t-il deux trois info à deux trois personne, c'est toujours ça de pris.
Et puis encore une fois, je ne vois pas en quoi Libre et Piratage ont quoique ce soit à voir, de façon aussi directement antagoniste en tout cas.
Si tu as besoin d'un traitement de texte, soit tu achètes une solution proprio, soit tu la"pirates", soit tu te tournes vers une solution légale et pas chère, voire gratuite. C'est une alternative. Ca marche pas pour le cas d'un sac Hermes, on est d'accord.
Le fond du problème n'est de toute façon pas là. Le fond du problème est l'opposition de principe par l'INPI à la présence d'une voie médiane entre achat ou piratage qui rappelle la réaction de la SACEM face aux licences libres.
A ce propos, les comptes de l'INPI sont peut etre intéressant à consulter. Faudrait voir ce qu'en raconte la cour des comptes.
Y a un truc que je comprends pas moi : pourquoi l'inpi serait contre le libre ?
L'inpi fait son beurre sur les brevets, et c'est pas le libre qui va faire que les boites arrêtent d'en déposer.

Quand on voit les autres sponsors (sacem, alpa, microsoft, etc.), ça m'étonnerait pas que la plainte vienne d'un de ceux-la à la base et soit remontée par la voix de l'inpi, le seul ayant mot à dire étant donnée qu'il est le principal partenaire...
Y a un truc que je comprends pas moi : pourquoi l'inpi serait contre le libre ?
L'inpi fait son beurre sur les brevets, et c'est pas le libre qui va faire que les boites arrêtent d'en déposer.
Au contraire, imagine que demain toute la production de propriété intellectuelle soit faite sous licence libre : d'après toi, plus ou moins de brevets déposés (et donc de revenus pour l'INPI) qu'aujourd'hui ? Voilà t'as tout compris, beaucoup moins.

Beaucoup de logiciels libres existants aujourd'hui représentent des brevets qui auraient pu être déposés à l'INPI (ou des licenses d'utilisation de brevets déposés pour des logiciels utilisant des développements de logiciels libres antérieurs) s'ils avaient été conçus sur des modèles propriétaires. Le développement des logiciels libres est clairement un risque financier pour l'INPI compte tenu de ses sources de revenus.

Pour en revenir à l'article, l'INPI fait preuve comme la majorité des pourfendeurs du libre d'une grande capacité à utiliser un piotron pour leurs excuses. "Mon chien a bouffé pour devoir meudameuhhhh" est plus crédible et raisonable comme excuse, c'est pour dire...

À ceux qui disent que c'est une expo sur la contrefaçon et que les licenses libres n'y ont pas leur place : étant une expo sur la contrefaçon, elle traite très largement de la propriété intellectuelle, et traiter de la propriété intellectuelle sans traiter les licenses libres est faire preuve de malhonnêteté intellectuelle (ou d'une ignorance crasse).

De plus, les raisons données lors de l'annonce du retrait du texte (opposition farouche de leur partenaire l'INPI à la mention du libre) montrent clairement la réelle motivation. Et comme d'autres l'ont mentionné avant, le "non on est pas contre le libre d'ailleurs on l'utilise", ça me fait penser à nombres de partisans farouches du FN qui sortent "non je suis pas raciste, j'ai un très bon pote qui est un négro".
cumulonimbus, le 22/04/2010 - 13:22
c'est pas en évitant le sujet qu'ils vont lever la confusion chez les non initiés ...

C'est pas en en parlant qu'ils vont l'éviter. Par contre, à force d'y réfléchir, je me pose de plus en plus la question de savoir mais qu'est-ce que viendrait foutre un sujet sur le Libre dans une expo sur la contre-façon.

Car au fond, sérieusement, c'est quoi le rapport ? Le libre c'est légal, c'est authentique, c'est souvent gratuit et tout aussi fiable, bref c'est pour ainsi dire tout ce que la contrefaçon ne sera jamais.

Autant ne pas faire l'amalgame. Ou l'accentuer.

Un des moyens de lutter contre la contrefaçon peut-être d'expliquer aux non-initiés qu'il existe des logiciels libres plutôt que d'utiliser un logiciel payant illégalement.

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