Ca commence à ressembler à une politique générale de groupe. Au début du mois, nous rapportions cette affaire abracadabrantesque d’un cinéphile arrêté par la police dans une salle du cinéma UGC Ciné Cité Les Halles à Paris, parce qu’il avait osé emmener avec lui un sandwich. Le responsable du cinéma avait prétexté que la baguette de pain dérangerait les voisins. Quelques jours plus tard, une autre intervention plus médiatisée a eu lieu dans le même cinéma UGC à l’encontre d’une famille qui avait fait entrer une fillette de moins de trois ans pour assister à la projection du dernier dessin animé Disney. Ce qu’interdit une loi de 1927. Puis voilà que l’on apprend cette semaine que c’est une affaire de coca qui provoque une nouvelle fois l’intervention des forces de police dans un cinéma UGC.

Cette fois-ci, c’est au cinéma UGC situé à l’Opéra à Paris que la scène s’est jouée. Un jeune homme qui se rendait samedi soir au cinéma avec sa petite amie a refusé d’obtempérer aux instructions du gérant qui demandait à sa belle de déposer à la consigne une bouteille de Coca Cola 50ml à demi entamée. Motif : elle risquerait de salir la salle et ses beaux fauteuils rouges. Le jeune homme conteste en demandant en toute logique si le Coca vendu par UGC, autorisé en salle, salit moins. Réponse affirmative du directeur de l’établissement, qui s’en remet au règlement intérieur.

Après avoir forcé le passage au contrôle pour s’installer dans la salle, le jeune couple a vu trois policiers débarquer, aussi étonnés que circonspects. Compréhensifs et agacés d’être mobilisés pour une bouteille de coca illégale, ils ont simplement procédé à un relevé d’identité, et laissé les amoureux regarder tranquillement le film qu’ils auraient sans doute pu choisir de pirater.

Comme au cinéma des Halles, les autres spectateurs ont prié la police de laisser les fraudeurs en paix. Et ils choisiront peut-être, la prochaine fois, un autre établissement.

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