RMC et BFM soupçonnés de piratage, la police débarque

Guillaume Champeau - publié le Lundi 19 Octobre 2009 à 16h27 - posté dans Peer-to-Peer

Sans mise en demeure préalable selon les stations, la police et un huissier ont fouillé ce matin les locaux de BFM et RMC pour mettre la main sur des versions piratées d'un logiciel dédié aux journalistes.

Selon les informations du Point, le siège des radios et télévisions RMC et BFM ont reçu ce lundi matin à 7 heures la visite d'un huissier accompagné d'agents de police. AII, un éditeur de logiciels, a souhaité régler de manière forte un conflit de licences avec Nextradio, la société d'Alain Weill éditrice de BFM et RCM. "Les policiers se sont déployés dans les rédactions afin de compter le nombre de logiciels "e-news" présents dans les ordinateurs des journalistes", raconte Le Point.

La société souhaitait vérifier si le nombre de licences du logiciel achetées par Nextradio correspondait bien au nombre de logiciels installés sur les PC de l'entreprise. Dans le cas contraire, il s'agirait d'un cas de contrefaçon passible de 3 ans de prison et 300.000 euros d'amende, et du paiement de dommages et intérêts.

Toute la matinée et sur l'heure de déjeuner, les policiers ont contrôlé les ordinateurs des journalistes sous l'oeil vigilant de l'huissier, venu constater les éventuelles infractions. Le Point estime "un peu limite" une intrusion policière "au regard du secret des sources protégeant les journalistes et leurs interlocuteurs".

De son côté, Nextradio ne nie pas une probable responsabilité. "Il se peut que nous ayons un dépassement entre les licences achetées et les logiciels installés", admet Franck Lanoux, directeur général des deux stations. Mais il met ça sur le compte d'un "litige commercial", et s'étonne que la société n'ait même pas reçu au préalable un courrier recommandé d'AII. "Ce sont des choses qui se régularisent au fil du temps", estime M. Lanoux.

A priori, il s'agit d'un banal conflit de propriété intellectuelle. Mais Le Point laisse entendre que là encore, le droit d'auteur aurait pu servir de prétexte à un conflit plus personnel : "Le directeur technique de Nextradio, Philippe Espinet, est un ancien salarié de AII...". Débauché avec des méthodes qui n'ont pas plu à l'éditeur du logiciel ?

Publié par Guillaume Champeau, le 19 Octobre 2009 à 16h27
 
 
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Commentaires à propos de «RMC et BFM soupçonnés de piratage, la police débarque»
 

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Vous vous étonnez de ce comportement , mais regardez autour de vous et vous remarquerez que la liberté petit à petit s'amenuise et la police elle , voit son autorité grandir avec l'assentiment du gouvernement ; dans un premier temps on nous à fait croire que c'était pour enrayer la délinquance sans nous dire que c'était tout simplement pour nous avoir TOUS ( à l'oeil )alors de quoi ce plein t'on ON récolte ce que l'on a semé dans tout les domaines.
ils sont incompetants ! je parle du gouvernement un adolescent est aussi competant de faire les reformes dont ils se gargarise
c'est minable dr controler ainsi les journalistes
Radios pirates, le retour ?

Toujours à la pointe de l'actualité, RMC et la chaîne d'info continue BFM n'en ont pas parlé : normal, ça les concerne. Le 10 mai prochain, le groupe Next Radio TV et cinq de ses filiales, RMC, RMC Sport, RMC Régie, BFM et BFM TV, sont assignés à comparaitre devant le tribunal de Nanterre pour " contrefaçon ". AdeuxI, un éditeur de logiciels, ne leur réclame pas moins de 3 222 689,60 euros de dommages et intérêts. " C'est une petite affaire, minimise Alain Weill, pédégé du groupe Next Radio TV, un dossier qui a été mal géré par notre direction technique, qui a fait preuve de négligence dans le suivi d'un fournisseur. " Ce fournisseur, leader français dans son domaine, a travaillé de 2001 à 2005 avec le groupe Next Radio TV. Du jour au lendemain, il se retrouve sur la touche. " Ce n'est qu'en juin 2009, quand ils nous ont rappelés pour la première fois depuis quatre ans, à cause de soucis techniques, que nous nous sommes aperçus qu'un de nos logiciels prévu au maximum de 80 utilisateurs était en fait utilisé par 440 personnes, explique Jérôme Gahery, le fondateur d'AdeuxI. On a compris que ce n'était pas forcément un acte isolé. " Saisi de l'affaire, le président du TGI de Nanterre délivre aussitôt des ordonnances de saisie pour contrefaçon. Et le 19 octobre, à 7 heures du matin, huissiers et experts informatiques s'engouffrent dans les locaux du groupe et des cinq sociétés. Pendant treize heures, ils fouinent dans les ordinateurs, prennent des photos de leurs pages écrans, recensent le nombre de logiciels utilisés ou stockés. " On nous reproche un nombre plus élevé d'utilisateurs que de logiciels déclarés, se justifie Alain Weill. S'il y a une quinzaine de postes qui ont utilisé des logiciels sans contrat, c'est vraiment le maximum. " Sauf que les huissiers ont découvert un total de 1 597 logiciels (de la compta à la gestion des droits d'auteurs, de l'habillage sonore à la gestion des décrochages locaux : tout ce qui permet à une radio de fonctionner), alors que, selon la société AdeuxI, seules 296 licences ont été vendues aux groupes de presse†Mieux, les gens de Next Radio TV ont bricolés des " masters ", histoire de multiplier les logiciels comme des petits pains et à la vitesse grand V. Une contrefaçon industrialisée ? " Non, rétorque Alain Weill, Next Radio TV ne s'est pas transformé en machine de contrefaçon de logiciels. Ou alors ça me dépasse et je ne suis pas au courant. " Dans cette affaire, déjà reportée deux fois, le patron du groupe de médias risque, en plus des dommages et intérêts, 3 ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende. Mais bon : on savait que c'était un champion de télé et de radio pas chères et vide bricolées sur le gaz, mais on n'imagine pas qu'il aille jusqu'à se faire du gras sur le dos de ses fournisseurs.
Radios pirates, le retour ?

Toujours à la pointe de l'actualité, RMC et la chaîne d'info continue BFM n'en ont pas parlé : normal, ça les concerne. Le 10 mai prochain, le groupe Next Radio TV et cinq de ses filiales, RMC, RMC Sport, RMC Régie, BFM et BFM TV, sont assignés à comparaitre devant le tribunal de Nanterre pour " contrefaçon ". AdeuxI, un éditeur de logiciels, ne leur réclame pas moins de 3 222 689,60 euros de dommages et intérêts. " C'est une petite affaire, minimise Alain Weill, pédégé du groupe Next Radio TV, un dossier qui a été mal géré par notre direction technique, qui a fait preuve de négligence dans le suivi d'un fournisseur. " Ce fournisseur, leader français dans son domaine, a travaillé de 2001 à 2005 avec le groupe Next Radio TV. Du jour au lendemain, il se retrouve sur la touche. " Ce n'est qu'en juin 2009, quand ils nous ont rappelés pour la première fois depuis quatre ans, à cause de soucis techniques, que nous nous sommes aperçus qu'un de nos logiciels prévu au maximum de 80 utilisateurs était en fait utilisé par 440 personnes, explique Jérôme Gahery, le fondateur d'AdeuxI. On a compris que ce n'était pas forcément un acte isolé. " Saisi de l'affaire, le président du TGI de Nanterre délivre aussitôt des ordonnances de saisie pour contrefaçon. Et le 19 octobre, à 7 heures du matin, huissiers et experts informatiques s'engouffrent dans les locaux du groupe et des cinq sociétés. Pendant treize heures, ils fouinent dans les ordinateurs, prennent des photos de leurs pages écrans, recensent le nombre de logiciels utilisés ou stockés. " On nous reproche un nombre plus élevé d'utilisateurs que de logiciels déclarés, se justifie Alain Weill. S'il y a une quinzaine de postes qui ont utilisé des logiciels sans contrat, c'est vraiment le maximum. " Sauf que les huissiers ont découvert un total de 1 597 logiciels (de la compta à la gestion des droits d'auteurs, de l'habillage sonore à la gestion des décrochages locaux : tout ce qui permet à une radio de fonctionner), alors que, selon la société AdeuxI, seules 296 licences ont été vendues aux groupes de presse†Mieux, les gens de Next Radio TV ont bricolés des " masters ", histoire de multiplier les logiciels comme des petits pains et à la vitesse grand V. Une contrefaçon industrialisée ? " Non, rétorque Alain Weill, Next Radio TV ne s'est pas transformé en machine de contrefaçon de logiciels. Ou alors ça me dépasse et je ne suis pas au courant. " Dans cette affaire, déjà reportée deux fois, le patron du groupe de médias risque, en plus des dommages et intérêts, 3 ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende. Mais bon : on savait que c'était un champion de télé et de radio pas chères et vide bricolées sur le gaz, mais on n'imagine pas qu'il aille jusqu'à se faire du gras sur le dos de ses fournisseurs.

Source : Le Canard Enchaîné du 28/04/10
Pratiquement toutes les entreprises ont des logiciels contrefaits (attention, je n'ai pas dit que l'employeur était au courant dans 100% des cas).

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