Des flashs infrarouges pour lutter contre le piratage au cinéma

Julien L. - publié le Jeudi 24 Septembre 2009 à 19h12 - posté dans High-Tech

La lutte contre le piratage passe aussi par l'utilisation de la technologie. Après la saga des DRM, voilà que l'institut national de recherche japonais, en association avec Sharp, a mis au point un dispositif très particulier pour lutter contre l'enregistrement illégal des films projetés au cinéma : la diffusion de flashs infrarouges à travers l'écran. Un système dont l'efficacité n'est pas certaine, mais dont le coût sera gigantesque s'il faut le déployer partout dans le monde.

Si la lutte contre le piratage repose principalement sur un socle législatif favorable, comme la DADVSI ou Hadopi en France, les ayants droit s'appuient aussi sur la technologie pour tenter de refréner ce phénomène. L'exemple le plus fameux reste le DRM (Digital Right Management - Gestion des Droits Numériques), véritable cas d'espèce de la technologie conçue pour brider l'utilisateur. Or, cette fois, l'institut national de recherche japonais (le National Institute of Informatics) a mis au point un système assez novateur en coopération avec Sharp. Celui-ci permettrait ni plus ni moins de saboter n'importe quel enregistrement réalisé dans une salle de cinéma.

En effet, la technologie mise au point par l'institut et la société japonaise se base sur les rayonnements infrarouges. Ces flashs traversent l'écran blanc en profitant des minuscules trous répartis sur la surface de la toile. Si ces trous avaient été initialement réalisés pour permettre au son de parvenir correctement au public, désormais ils serviront d'arme anti-piratage. Les concepteurs ont indiqué par ailleurs que ces flashs pourront atteindre la vitesse de 10 flashes par seconde, tout en restant imperceptible pour un l'oeil humain.

Néanmoins, rien indique que l'opération est absolument sans risque pour le cinéphile. Si l'oeil ne capte pas les rayonnements infrarouges, ce procédé peut néanmoins affecter la vue en provoquant une fatigue visuelle. Par ailleurs, l'utilisation d'ondes infrarouges peut conduire à l'émission de chaleur dans la salle. Enfin, quid des filtres à infrarouges sur les caméscopes ou les appareils photo ?

Certes, les films directement enregistrés en salle sont généralement marqués numériquement d'une façon ou d'une autre. Mais jusqu'à présent, il n'y a eu aucune méthode fiable pour arrêter ce phénomène d'enregistrement en salle. Selon l'American Film Institute, les dommages économiques causées par les films issus de CAM ou TELESYNC seraient évalués à trois milliards de dollars par an.

On n'ose alors imaginer le coût d'une telle technologie, qui pour être vraiment efficace devra être déployée dans tous les cinémas du monde, même ceux des petites bourgades ou spécialisés dans les films d'art et d'essai... un déploiement sans aucun doute vain, car des matériels insensibles aux infrarouges existent, comme certains capteurs photographique.

Publié par Julien L., le 24 Septembre 2009 à 19h12
 
 
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Commentaires à propos de «Des flashs infrarouges pour lutter contre le piratage au cinéma»
 

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:mdr: :mdr: :mdr: DU CAMCORDING ? ? ? :mdr: :mdr: :mdr:
J'ai essayé une fois, j'ai dû perdre 1/10 à l'oeil gauche et 2/10 au droit, sans moi :vomi:

Toujours une décennie de retard, ces industriels de la culture :D
Ca fait déjà 15 ans que je me suis aperçu que le tout premier caméscope de mon père enregistrait un flash lumineux sur n'importe-quelle télécommande infrarouge actionnée, alors que je ne le voyais pas (Forcément :D).
Maintenant que le CAM est de plus en plus remplacé par du CD-RIP, BR-RIP, ou des fuites internes au studios, ils sortent une technologie arrière-gardiste, ultra-couteuse, et inutile ! Z'ont des milliards à perdre, eux, et pour de bon cette fois :mdr:

Obé.
Quand je vois la qualité générale des cam, je peux parier sans trop de risque que les producteurs de ces fichiers ainsi que ceux qui les regarde n'en auront pas grand chose à foutre de ces traits et regarderont le film quand même.

Bref, vu leur potentiel pragmatique, ils feraient mieux de supprimer directement les écrans des salles de ciné, comme ça plus de cam, plus de piratage :)
Comptez pas sur moi pour aller voir un film au ciné si c'est pour me balancer des ondes supplémentaires dans la gueule.
On a nous a déjà assez envoyé d'électrons depuis 50 ans, et d'ondes micro ondes depuis une dizaine d'années... Le piratage vaincra. Un point c'est tout.
J'ai une proposition plus simple et gratuite pour les majors. Avant la projection, les clients sont mis nus et enchainés sur leur siège. Plus moyen de dissimuler une webcam et de s'en servir. Elle est pas belle la vie?
Sinon, ceux qui nous louent la salle, c'est pas possible d'y faire un tour et repérer les caméscopes dans la salle sérieux ??? ça ferait de la surveillance pour la salle, même en ne restant qu'en haut de la salle pour ne pas emmerder personne, et puis aussi, ça éviterait qu'on nous gâche le film à cause d'abrutis qui font les cons quand on paye le ciné pour voir un film, et qu'on voit pas la fin car y des bandes de crétins qui foutent le bordel, ça m'est arrivé 2 fois de partir en colère avant la fin du film.

Mais non, ça c'est trop pour eux, il faut s'en remettre à des technologies à 2 balles qui bizarrement coutent très cher.
Pour lutter efficacement contre le camcording, y'a aussi la technique Home hein, c'est à dire diffuser le film sur Internet en même temps que sa sortie au ciné !

Ah mais c'est vrai. Le lobby du cinéma n'acceptera jamais.
Bon déjà qu'avec un filtre, on peut ôter ce problème mineurs des infras-rouge, mais en plus, sommes nous sur qu'un visionnement d'infrarouge pendant plusieurs heures n'est pas nocifs ? (rappelez vous, les ultra sons pour éloigner les jeunes qui donnaient des maux de têtes à tous le monde)
Bon déjà qu'avec un filtre, on peut ôter ce problème mineurs des infras-rouge

Pas besoin de filtre, il y en a déjà un collé au CCD/CMOS de quasiment tous les appareils de prise de vue. Les CCD/CMOS sont sensibles à l'infra-rouge, sans filtre on peut photographier dans le proche infra-rouge à main levée.
Du coup, l'infrarouge viendrait polluer l'image et entrainement un massacre des couleurs. Par exemple, le feuillage est vert, mais en fait il réflechit *massivement* dans l'infrarouge. Si on ne filtrait pas, le feuillage apparaitrait comme un mélange de vert et de rouge (en gros, marron) en numérique.
Même chose pour la peau humaine qui réflechit très bien l'infrarouge. Sans filtre, tout le monde aurait un bon aspect de campagnard élevé au pinard. Donc, tous les fabriquants collent un filtre anti-IR directement sur le capteur; il faut tout démonter pour réussir à l'enlever (enfin, l'arracher, c'est collé).

Pour juger l'efficacité du filtre, un Nikon D300 débarasseé de son filtre fait de la photo IR à main levé. Par contre, il devient incapable de faire de la photo non-IR sans mettre un filtre devant l'optique : trop de pollution.
Si on tente de photographier en IR avec le filtre intégré au capteur et un filtre anti-lumière visible (filtre noir), il faut compter plus de 10 minutes de pause *en plein soleil de midi* pour obtenir une photo...

A mon avis, leur techno est un gros pipeau ou ne marche qu'avec l'utra bas de gamme (téléphones mobiles, camescopes premier prix)... Pour réussir à passer les filtres d'un dispositif haut de gamme, il faudrait balancer des dizaines de milliers de watt d'éclairage IR derrière l'écran...
Et pourtant, quand tu film/photographie une télécommande en action, tu vois bien que la del infrarouge s'éclaire.

Image IPB
@tutonic: Je pensais EXACTEMENT à la même chose! Obligation d'être à poil pour entrer au ciné! (les chaines en option). Problème réglé!

Et sinon, c'est sympa ce système, tu vas au ciné voir un film, tu en ressors avec un cancer du cerveau! "Tiens, dans ta gueule sale petit pirate!!"
C'est quoi cette pollution visuel ? Si je paye c'est pour voir le film SANS PROTECTION AUCUNE pour au moins 2 heures !
laskov, le 24/09/2009 - 22:35
ferai mieux de mieux fliqué les gens qui font les films car souvent c'est parmis eux que ce cache les pirates (tres souvent meme)

comme par exemple pour le film bienvenu chez les... dont le début d'une version que j'ai vue une fois chez un gars étais pris sur la bobine directement (le fait est qu'il y avait la mire absente des images cinéma diffusé en salle)

tout sort de chez eux, mais ca ils ne l'avait pas prévu..

ils sont passé du stade on fait une promo discrete pour accrocher au stade je m'en prends plein la gueule et ca vient de chez moi..

si ils n'exploitait pas au temps les artistes et autres gars travaillant pour eux , ils n'aurait pas ce genre de problème..

t'en a qui gagnent des sommes pire que le loto et d'autres qui sont intérimaires.. tu m'etonne que il y a des fuites..et la musique pareil....ca vient de chez eux.. d'ou le dernier muse est t'il sorti par ex ? faut arreter de prendre les gens pour des cons sérieux...

3 milliards.. le bon détournement encore.. je serait curieux de voir quelle société va s'occuper de ca, à creuser tient..
Même si cela est possible, cela posera quasi aucun problème pour les product américaines, cela renforcera un peu plus le R5.

Car les plus gros pirates sont bien les usa qui fournisses les copies de film même pas encore sortie chez eux, aux russes.

Et oui! pour ceux qui ne le savent pas, les R5 c'est le code région de la russie et comment peuvent-il sortir des R5 avant la sortie officiel du film? hein?...

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