Japon : brider les fonctionnalités audio d'un mobile pour lutter contre le piratageC'est le genre de mesures que les Occidentaux ne connaissent pas encore. Le Japon, véritable pionnier dans la téléphonie mobile, envisage de brider les capacités audio d'un téléphone mobile si jamais des fichiers musicaux récupérés de façon illicites sont repérés sur le terminal mobile. Selon El Mundo, ce système de surveillance pourrait être déployé dès l'année prochaine.
Ces appareils étant devenus tellement sophistiqués et performants que les Japonais les utilisent de plus en plus pour surfer sur le web afin de dénicher du contenu en tout genre. Et parmi les activités favorites, on retrouve bien entendu le téléchargement illicite de musique... au grand dam de l'industrie du disque locale, qui avait déjà fort à faire avec la surveillance des ordinateurs nippons. Ainsi, pour endiguer une tendance qui finira tôt ou tard par arriver sur le Vieux Continent et chez nos voisins outre-Atlantique, le gouvernement japonais et les ayants droit locaux souhaitent déployer au plus vite un nouveau système "pionnier" conçu pour empêcher la copie illicite de musique sur les terminaux mobiles. C'est le quotidien espagnol El Mundo qui dévoile ce projet, qui rappelle d'ailleurs que les estimations chiffrent à 400 000 le nombre de titres piratés chaque année dans l'archipel. Assez proche du principe de la riposte graduée, cette mesure proposerait dans un premier temps l'envoi de messages d'avertissement sur les mobiles des Japonais suspectés de télécharger ou d'échanger des titres protégés par le droit d'auteur. En cas de récidive, le nouveau système pourrait dès lors agir directement sur les fonctionnalités audio de l'appareil . Si les détails ne sont pas encore tout à fait connus, on imagine aisément que la qualité sonore serait dégradée ou certaines paramètres tout simplement inaccessibles. Probablement lancé dès le mois d'avril de l'année prochaine, ce système reposerait en fait sur une base de données centrale qui contiendrait des informations précises sur les musiques protégées et sur les musiques librement partageables, afin de vérifier le contenu de l'appareil. Cette mesure doit avoir pour conséquence d'inciter les Japonais à se diriger plus massivement sur les plates-formes légales de téléchargement, où le prix moyen constaté est de 2,24 euros l'unité (environ 300 yens). à lire aussi
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Commentaires à propos de «Japon : brider les fonctionnalités audio d'un mobile pour lutter contre le piratage»
Pour relativiser avec les plateformes non telephones mobiles: mp3 sur iTunes au Japon = 150 Yens (1 euros et des poussieres).
wololo a completement raison sur la location de cd au Japon, cela coute une misere, on loue le cd pour quelques heures seulement, on le rippe et voila! Ce qu'il faut ajouter egalement, c'est qu'au dela des fichiers brides, beaucoup de telephones au Japon ne peuvent lire que les formats m4a/aac et wma, pas mp3. Vous me direz, ca se convertit, ou pas de problemes quand on rippe depuis le cd, oui mais voila ce n'est pas le plus simple (telechargement direct d'un mp3). Egalement a noter l'impossibilite de mettre une musique mise sur le telephone en tant que sonnerie sur beaucoup de mobiles... Faut acheter la sonnerie :/ En résumé : Japon, pays des avancées technologiques mais aussi des bridages technologiques les plus avancés...
@wololo --> En France et aux USA, les DRM ont complètement disparu des plates-formes de téléchargement de musique, iTunes y compris. Cependant, tu m'arrêteras si je me trompe mais d'après ce que j'ai lu, les japonais cautionnent indirectement ce système en achetant à gogo des contenus (musique, vidéos...) DRMisés, bien qu'ils louent également en parallèle des CD pour les ripper... Quant à la J-Pop euh... Je me contenterai de préférence de la soupe française ! et donc, outre les aspects sphère publique/sphère privée, le grand public va finalement se poser la question du logiciel équipant les téléphones portables... enfin si le monde libre parvient à pondre une alternative crédible, sinon on l'aura tous dans l'os.
Comme quoi le mot privateur pour parler de format ou technologie propriétaire est tellement bien trouvé.
Darklite, le 07/09/2009 - 20:48 la copie est autorisé dans une optique de sauvegarde ...C'est déjà interdit en France. Je n'imagine même pas au Japon Non non, la copie privée est bel et bien autorisée en France dans le cadre du cercle familial. societe-equitable, le 08/09/2009 - 13:42
la copie est autorisé dans une optique de sauvegarde ... Si j'ai envie de distribuer à mes parents et mon frère une copie (CD gravé, MP3) à chacun d'un CD que j'ai acheté, j'en ai parfaitement le droit puisque la loi ne l'interdit pas. Et elle autorise explicitement la représentation dans le cercle de famille, sans préciser s'il doit s'agir de l'original ou d'une copie. EDIT : avant que tu ne la ramènes, voici un court extrait de l'article L122-5 du Code de la Propriété Intellectuelle, modifié par la loi n°2009-669 du 12 juin 2009 - art. 21 : Lorsque l'oeuvre a été divulguée, l'auteur ne peut interdire : 1° Les représentations privées et gratuites effectuées exclusivement dans un cercle de famille ; 2° Les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, à l'exception des copies des oeuvres d'art destinées à être utilisées pour des fins identiques à celles pour lesquelles l'oeuvre originale a été créée et des copies d'un logiciel autres que la copie de sauvegarde établie dans les conditions prévues au II de l'article L. 122-6-1 ainsi que des copies ou des reproductions d'une base de données électronique IL faut égallement préciser que contrairement à l'europe, le reseau mobile japonais est une version fortement modifiée du GSM, dans laquelle l'utilisateur n'a strictement AUCUN contrôle sur son appareil, l'ensemble du système étant verrouillé.
Primo, impossible de desimlocker un tel, car les cartes sim n'existent pas. Chaque téléphone est conçu spécialement pour un opérateur, et intègre en eeprom les identifiants de la ligne. A part une poignée de modéles anciens, il est donc IMPOSSIBLE de changer d'operateur sans changer de mobile, y compris si l'appareil a été payé plein pot. Meme pour changer de formule chez le meme operateur, il n'est pas rare de devoir changer de tel. Ensuite, les opérateurs ont toute latitude pour imposer tel ou tel forfait sur certains produits, en général les modèles intéressant exigent un forfait dedié, et le prepayé se limite à des tel trés chers et bas de gamme. Niveau opérateur c'est pire que le cartel français, NTT DoCoMo domine outrageusement et dicte sa loi à tout le monde, que ce soit les consommateurs, fabricants de mobiles, distributeurs de contenu ou même l'état japonais (qui est actionnaire majoritaire et n'a donc pas intérêt à affaiblir la boite). Pour avoir un équivalent, il faudrait que orange ait 80% des abonnés internet, 70% des tel mobiles et 90% des lignes fixes, et ne soit en aucun cas gené dans ses man?uvres par l'ACERP. au niveau du contennu c'est le ponpon: le téléphone n'est qu'un "terminal" (ce qui permets de proposer des tel sophistiqués et pas cher), mais 100% dépendants des serveurs de l'opérateur, que ce soit pour les contacts, les mails (qui remplacent complètement les sms), les photos, musiques ou tout autre contenu, tout est stocké à distance. Puisque tout transite par leurs serveurs, il n'y aurait donc pas de problème pour que les opérateurs n'autorisent que des fichiers provenant de sources "officielles", voire de leur propre plateforme. Ce serait un bon moyen de verouiller encore plus le consommateur, si il change d'operateur, il perds sa musique. Le japon ayant toujours été un des pays les plus liberalistes au monde, ca n'a rien d'impossible. AU pays du soleil levant, la rentabilité des entreprises locales passe largement au dessus de l'intérêt du consomateur. Pour info, le japon est un des rares pays démocratiques ou la droite conservatrice a pu garder le pouvoir durant plus de 50 ans sans interruption. IL faut égallement préciser que contrairement à l'europe, le reseau mobile japonais est une version fortement modifiée du GSM, dans laquelle l'utilisateur n'a strictement AUCUN contrôle sur son appareil, l'ensemble du système étant verrouillé.
Primo, impossible de desimlocker un tel, car les cartes sim n'existent pas. Chaque téléphone est conçu spécialement pour un opérateur, et intègre en eeprom les identifiants de la ligne. A part une poignée de modéles anciens, il est donc IMPOSSIBLE de changer d'operateur sans changer de mobile, y compris si l'appareil a été payé plein pot. Meme pour changer de formule chez le meme operateur, il n'est pas rare de devoir changer de tel. Ensuite, les opérateurs ont toute latitude pour imposer tel ou tel forfait sur certains produits, en général les modèles intéressant exigent un forfait dedié, et le prepayé se limite à des tel trés chers et bas de gamme. Niveau opérateur c'est pire que le cartel français, NTT DoCoMo domine outrageusement et dicte sa loi à tout le monde, que ce soit les consommateurs, fabricants de mobiles, distributeurs de contenu ou même l'état japonais (qui est actionnaire majoritaire et n'a donc pas intérêt à affaiblir la boite). Pour avoir un équivalent, il faudrait que orange ait 80% des abonnés internet, 70% des tel mobiles et 90% des lignes fixes, et ne soit en aucun cas gené dans ses man?uvres par l'ACERP. au niveau du contennu c'est le ponpon: le téléphone n'est qu'un "terminal" (ce qui permets de proposer des tel sophistiqués et pas cher), mais 100% dépendants des serveurs de l'opérateur, que ce soit pour les contacts, les mails (qui remplacent complètement les sms), les photos, musiques ou tout autre contenu, tout est stocké à distance. Puisque tout transite par leurs serveurs, il n'y aurait donc pas de problème pour que les opérateurs n'autorisent que des fichiers provenant de sources "officielles", voire de leur propre plateforme. Ce serait un bon moyen de verouiller encore plus le consommateur, si il change d'operateur, il perds sa musique. Le japon ayant toujours été un des pays les plus liberalistes au monde, ca n'a rien d'impossible. AU pays du soleil levant, la rentabilité des entreprises locales passe largement au dessus de l'intérêt du consomateur. Pour info, le japon est un des rares pays démocratiques ou la droite conservatrice a pu garder le pouvoir durant plus de 50 ans sans interruption. @lionel --> Merci pour ces précisions !
Ca ne fera que pousser les gens a "cracker" leurs téléphone rien d'autre. Il ne font que scier la branche sur laquelle ils sont assises. Du moins c'est valable pour nous, peut être pas au japon si on en croit les infos données par Lionel
Un bon lecteur de Mp3 ou un DAP et alors tu te fais plus chier avec les désidératas de l'opérateur de téléphonie.
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Amazon ne peut pas installer la vente de mp3 la bas a cause de la forte pression des maisons de disques.
Bref, 300 yens le titre sous DRM pour telephone portable, ca ne m'etonne pas.
Le resultat? Les gens vont beaucoup plus au video/audio club, pour louer des CD, et les ripper directement. C'est presque mois illegal que de retirer les DRM d'un fichier musical, et c'est beaucoup plus facile a faire.
10 ans de retard, ce qui est regrettable vu ce que permettent les telephones ici.