L'administration américaine enquête sur les liens entre Apple et Google

Guillaume Champeau - publié le Mardi 05 Mai 2009 à 18h34 - posté dans High-Tech

La Commission Fédérale du Commerce (FTC), l'organe américain de régulation de la concurrence, a annoncé l'ouverture d'une enquête pour mettre à jour la sincérité de la concurrence entre Google et Apple.

C'est une curiosité qui surprend les observateurs depuis longtemps. Eric Schmidt, le PDG de Google, est également membre du conseil d'administration d'Apple. Or les deux sociétés sont concurrentes à plus d'un titre : Android contre l'iPhone (voire contre Mac OS), Chrome contre Safari, Google Apps contre iLife ou Mobile Me, YouTube contre iTunes... Dans ces conditions, Eric Shmidt défend-t-il les intérêts d'Apple lorsqu'il est au conseil d'administration de Google, et vice-versa ?

Selon le Clayton Antitrust Act de 1914, la présence d'un même administrateur aux conseils d'administration de sociétés distinctes n'est tolérée qu'à la condition que ça ne puisse pas remettre en cause la libre concurrence entre ces sociétés.

Membre du conseil d'administration de Google depuis 2001, Eric Schmidt avait rejoit Apple en 2006, six mois avant la sortie de l'iPhone, alors que Google a annoncé la sortie d'Android un an plus tard. Mais plutôt que de s'affronter ouvertement, les deux sociétés ont privilégié des partenariat, avec l'intégration de la recherche Google, de YouTube et de Google Maps directement sur l'iPhone. Les publicités Google Adsense sont également intégrées sur la suite iLife, tandis que Quicktime X permettra d'envoyer des vidéos directement sur YouTube.

En lançant son enquête, la FTC ne veut donc pas seulement assurer la concurrence entre les deux sociétés, mais également à l'égard des tiers. Apple aurait pu nouer ces partenariats avec d'autres partenaires que Google, et conforte la position dominante de Google sur le marché, au détriment de nouveaux entrants ou de concurrents moins puissants.

L'enquête vise également Arthur Levinson, le président de Genentech, qui siège lui aussi aux conseils d'administration de Google (depuis 2004) et Apple (depuis 2000). Bill Campbell, président de Intuit, est quant à lui administrateur d'Apple depuis 1997, et consultant de Google.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les liens croisés entre les administrateurs des grandes entreprises américaines, consultez le site Theyrule.net, qui a établi une cartographie basée sur des données de 2004 (malheureusement le site ne semble plus à jour).

Publié par Guillaume Champeau, le 5 Mai 2009 à 18h34
 
 
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Commentaires à propos de «L'administration américaine enquête sur les liens entre Apple et Google»
 

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C'est sûr que pour un professionnel de l'informatique, il préfère vendre un Mac car les gens sont prisonniers des applis/matériel Apple et leur bécane tourne sans encombre, d'ici à dire que c'est la panacée... D'autant que les prix sont exhorbitants. Je préfère faire ce que je veux sur un PC, OS au choix, je l'ouvre, le tripatouille, achète le matériel de la marque qui me plait. Faudrait me payer pour que j'ai un ipod ou un iphone quand d'autres marques font trois fois mieux pour moins cher. Quand à Google je l'ai beaucoup utilisé au début mais maintenant on trouve également de nombreux sites qui proposent les même services sauf que les gens se sont habitués et bientôt tous les blogs seront Google, les emails, les vidéo etc. Je comprends très bien que l'on enquète sur ces magouilles de dirigeants, sinon demain le web leur appartient !
Beaucoup de gens se sont battus (avec raison) contre Microsoft, parce que Microsoft trustait la majorité des logiciels.

Il faut voir qu'avec Google, ce n'est pas beaucoup mieux, car Google truste l'information.

Quelques points :
Il y a quelques années, certains journaux belges avaient porté plainte contre Google pour une utilisation sans autorisation de leurs articles dans Google News. La justice belge leur avait donné raison. En représailles, Google avait blacklisté tous ces journaux dans son moteur de recherche (et pas uniquement dans les news). Du jour au lendemain, l'audience de ces sites a chuté, donc les recettes publicitaires également. Et ces journaux ont été obligés de transiger.
Qui sait qui parlait de neutralité du Net ?

Google n'est pas en situation de quasi-monopole partout. En Europe, Inde, Australie, ... Google tourne à plus de 90% des parts de marché dans les moteurs de recherche. Aux USA, Google est beaucoup moins hégémonique avec seulement 60%. En Chine, au Japon, à Taiwan ou en Russie Google plafonne à 20% et est devancé soit par Yahoo, soit par des moteurs locaux.

Un peu de prospective : Vous faites des recherches avec Google Map. A votre avis, si Google repère que la majorité de vos demandes d'itinéraire partent de la rue Quincampoix à Paris ou arrivent à cette même rue, combien de temps il faudra pour que cette information soit transmise au service de publicité en ligne géolocalisée de Google ? Si en plus, il peut savoir ce que vous consultez sur YouTube ou ce que vous recherchez dans Google, alors là, c'est le vrai panard pour vendre votre profil.
enter, le 01/01/1970 - 01:00
Beaucoup de gens se sont battus (avec raison) contre Microsoft, parce que Microsoft trustait la majorité des logiciels.

Il faut voir qu'avec Google, ce n'est pas beaucoup mieux, car Google truste l'information.

Quelques points :
Il y a quelques années, certains journaux belges avaient porté plainte contre Google pour une utilisation sans autorisation de leurs articles dans Google News. La justice belge leur avait donné raison. En représailles, Google avait blacklisté tous ces journaux dans son moteur de recherche (et pas uniquement dans les news). Du jour au lendemain, l'audience de ces sites a chuté, donc les recettes publicitaires également. Et ces journaux ont été obligés de transiger.
Qui sait qui parlait de neutralité du Net ?

Google n'est pas en situation de quasi-monopole partout. En Europe, Inde, Australie, ... Google tourne à plus de 90% des parts de marché dans les moteurs de recherche. Aux USA, Google est beaucoup moins hégémonique avec seulement 60%. En Chine, au Japon, à Taiwan ou en Russie Google plafonne à 20% et est devancé soit par Yahoo, soit par des moteurs locaux.

Un peu de prospective : Vous faites des recherches avec Google Map. A votre avis, si Google repère que la majorité de vos demandes d'itinéraire partent de la rue Quincampoix à Paris ou arrivent à cette même rue, combien de temps il faudra pour que cette information soit transmise au service de publicité en ligne géolocalisée de Google ? Si en plus, il peut savoir ce que vous consultez sur YouTube ou ce que vous recherchez dans Google, alors là, c'est le vrai panard pour vendre votre profil.


+1, surtout pour l'anonymat (enfin bon, je n'ai pas de profil donc je vois mal ce qu'ils peuvent lister)
quoique le côté trust ne me dérange pas outre mesure, tant que l'outil est performant.
tout sa c'est que des magouilles de mecs qui veulent s'en mettre plein les poches!
Arte vient de rediffusé "google, la machine à penser"
ET comme le dit un intervenant du Wall street Journal, c est une société qui d un coté est extraordinaire, et de l autre, super flippante.

Google à su trouver un modele economique qui permet de fournir des services gratuits aux utilisateurs tout en étant rémunérés par la publicité.
Si les services sont de qualité et gratuit, comment ne pas devenir leader d un marché.
Ils ont reussi à satisfaire 2 choses recherchées par les utilisateurs/consommateurs : répondre favorablement à un besoin (voir à en créer) ; fournir cette satisfaction gratuitement (la barriere du cout est totalement balayée)
Pour cela, Google est extraodinaire.

Mais cela a une contrepartie.
Google est une entreprise tentaculaire qui balaie tout sur son passage. (j omet volontairemet l aspect "respect de la vie privée des utilisateurs" qui est pour moi LE probleme principal avec Google)

Ds le documentaire, les auteurs montraient bien que cette ambivalence (un coté génial/un coté sombre) existait meme dans la relation des employés de Google et l entreprise.
D un coté, Les employés ont tout les avantages que rêveraient n importe quels salariés (repas gratos, installation de malade, services divers)
De l autre coté, l organisation du travail en équipe, la notation des employés entre eux (etc...) fait que tout le monde controle tout le monde et donc, chacun a intéret de bosser comme un dingue et d etre sympa avec les autres.
ET dans tout les différents aspects du "côté sombre" de Google, on retrouvera :
- un danger pour autrui (respect de la vie privée des utilisateurs, vie du salarié au sein de l entreprise )
- des bénéfices (pas obligatoirement financiers) pour Google

En ce qui concerne la news d eric schmidt qui est administrateur d Apple, je me disais que c etait vraiment le genre de news qu on ne lirait pas sur des entreprises françaises. Chez nous, le conflit d intéret est désormais devenu une hanitude. Idem en politique. Souvenez vous de Mme Fourtou, qui défend des textes sur le droit d auteur à la Commission Européene, alors que son mari ést P-DG de Vivendi Universal.
Il y a quelques années, certains journaux belges avaient porté plainte contre Google pour une utilisation sans autorisation de leurs articles dans Google News. La justice belge leur avait donné raison. En représailles, Google avait blacklisté tous ces journaux dans son moteur de recherche (et pas uniquement dans les news). Du jour au lendemain, l'audience de ces sites a chuté, donc les recettes publicitaires également. Et ces journaux ont été obligés de transiger.

Tu déformes la réalité...
Certes Google avait fait disparaitre des résultats, ceux des journaux belges, mais à leur demandes !
Google News ne reprenait que les parties d'articles, pour illustrer le lien hypertexte du site du journal...
Tout comme lorsque l'on cherche un truc sur un moteur de recherche (donc fait pour cela), on a le lien et une partie du dit "lien" !
Exemple : http://fr.altavista....og/&kgs=1&kls=0
Oh merde, ils pompent le contenu des sites !!!

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