Les salles de cinéma indépendantes s'opposent à l'Hadopi

Guillaume Champeau - publié le Mardi 28 Avril 2009 à 16h21 - posté dans TV Numérique

Dans une lettre ouverte dont nous publions l'intégralité, l'association Indépendants Solidaires et Fédérés (ISF), qui regroupe des salles de cinéma indépendantes en France, critique la loi Création et Internet qu'il juge "liberticide, réactionnaire et inefficace". Redoutant un contrôle de la diffusion des oeuvres, il demande la mise en place de la contribution créative, la solution proposée par les députés socialistes et inspirée de la licence globale.

La lettre :

Hadopi, la stratégie de la rupture entre les créateurs et leur public.

Nous, salles de cinéma, sommes opposées à la loi Hadopi car elle est liberticide, réactionnaire et inefficace. Nous sommes opposés à cette loi car elle ne résoudra en rien les difficultés du secteur de la création, elle tend à opposer les créateurs et leur public et semble totalement ignorante des implications des mutations technologiques actuelles sur nos pratiques culturelles. Si les salles de cinéma ont encore un avenir, c'est pour être un lieu d'échange et de partage, et non un lieu où on surveille les spectateurs avec des jumelles infra-rouge, et ou devant chaque film ont diffuse un texte demandant à chacun de dénoncer son voisin (il est vrai que nous vivons des temps troublés où l'on en revient à interd ire les réunions sous couvert de protéger le citoyen...). La salle de cinéma a une raison d'être, c'est d'être le lieu de l'expérience collective, et de s'inscrire pleinement dans la vie de la cité.

Comment avons-nous pu perdre le sens de ce que nous faisons au point de restreindre les libertés individuelles et la diffusion des oeuvres au nom de la préservation de la création ? En opposant les artistes à leur public, la loi Hadopi vide de son sens l'objet de toute création : être vue, écoutée et partagée. De quelle culture s'agit-il en fait ? Assurément pas celle des Lumières, mais plus probablement celle de l'argent. L'industrialisation de la diffusion des oeuvres fut un moyen efficace dans les siècles précédents, depuis l'invention de l'imprimerie, de diffuser la culture au plus grand nombre. Aujourd'hui, la dématérialisation des oeuvres remet en cause ce mode de diffusion et offre aux créateurs des possibilités de diffusion et d'émancipation sans précédent. Encore faut-il ne pas louper le coche...

Le numérique pourrait être pour nous une opportunité extraordinaire de jouer ce rôle de lieu d'échanges et d'émulation artistique, si l'on avait la possibilité de diffuser à la fois des créations locales à petit budget, et à la fois des productions plus ambitieuses. Or les matériels que l'on nous propose aujourd'hui sont trop chers et ne permettent pas de diffuser tout ce que le numérique peut offrir. Nous sommes pour l'heure cantonnés dans une norme de fichiers difficiles à mettre en oeuvre. Une plus grande souplesse nous permettrait de diffuser plus aisément des créations locales, sans coûts supplémentaires, et de favoriser ainsi l'émergence de nouveaux talents. C'est avant tout ce qui nous intéresse, nous exploitants citoyens, dans le passage à la projection numérique. Un matériel plus adapté aux petites salles permettrait de surcroit un renouveau des salles de quartier et d'ainsi revitaliser le tissu social. Internet et le numérique ont libéré partout dans le monde des énergies créatrices extraordinaires. Il est essentiel de ne pas brider ces énergies comme le propose cette loi qui ne favorisera en rien la diversité culturelle et n'anticipe en rien les mutations de la société, et l'évolution des pratiques. L'objet de cette loi est de préserver les structures pyramidales issues de l'ancien monde, de maintenir sous perfusion des modèles sans avenir.

Non contente d'être inefficace, la loi Hadopi aura pour conséquence directe de rémunérer non pas les artistes, mais les différentes sociétés offrant des services payants permettant de télécharger anonymement (les fournisseurs d'accès aux newsgroups, les hébergeurs de fichiers volumineux, les serveurs de proxys ou autres tunnels cryptés et sécurisés). Il est temps de mettre en place cette contribution créative que nous appelons de nos voeux. Car si elle n'est pas mise en place, la prochaine étape sera la fin de la neutralité d'Internet. Et c'est là que la diversité culturelle est en réel danger.

Les fournisseurs d'accès ne doivent pas devenir des fournisseurs de contenus. Internet, c'est la décentralisation et la possibilité donnée à tout un chacun de produire et diffuser du contenu. Or c'est ce qui se profile actuellement, et pas seulement pour Internet mais aussi pour le passage au numérique des salles de cinéma.
Dans un futur proche, les films sont amenés à être acheminés dans nos salles par le biais des fournisseurs d'accès. Or si ceux-ci deviennent fournisseurs de contenus, quelle liberté de programmation aura-t-on ? Si les fournisseurs d'accès deviennent fournisseurs de contenus, le filtrage des réseaux sera la prochaine étape, et ce sera la mort de la diversité culturelle. On veut nous transformer en télévision câblée, au même titre qu'on veut transformer Internet en un media comme un autre, c'est-à-dire contrôlable. Ne nous y trompons pas, la loi Hadopi n'est là que pour maintenir les pouvoirs en place et favoriser une concentration des médias encore plus grande.

À l'ère numérique, la notion d'intermédiaire technique est essentielle. Comment expliquer la montée fulgurante de l'iTune Store d'Apple ? Cela a-t-il favorisé une meilleure rémunération des artistes ? Certainement pas. Il est temps que les créateurs prennent la mesure des possibilités d'émancipation que leur offre le réseau, qu'ils n'échangent pas une servitude pour une autre. La contribution créative semble être un bon moyen pour y parvenir. Mais il est également temps que les millions de gus dans leurs garages, ceux qui innovent chaque jour sur le réseau, prennent conscience qu'ils doivent travailler avec les artistes pour inventer des nouveaux modèles pour rémunérer la création. La diversité culturelle, nos libertés et la bonne santé de nos démocraties sont en jeu. Sommes-nous encore des êtres hu mains, ou sommes-nous devenus des fourmis pour vouloir, quelles que soient les circonstances, sans aucune réflexion et à n'importe-quel prix, préserver la structure immuable de la fourmilière ? La révolution de l'âge numérique aura-t-elle lieu ?

Indépendants, Solidaires et Fédérés (ISF)
Association de salles de cinéma indépendantes

Publié par Guillaume Champeau, le 28 Avril 2009 à 16h21
 
 
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Commentaires à propos de «Les salles de cinéma indépendantes s'opposent à l'Hadopi»
 

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Kad tu peut donner un lien ver le communiquer sur le site source si cette structure a un site web merci.

Je l'ai reçu par mail
oui enfin si plus personne ne va voir le cinéma d'auteur c'est pas de la faute de l'hadopi ...
On peut noter qu'un des cinémas signataire de la lettre (Utopia) est justement un des grands défenseurs du cinéma d'auteur.

Et chez eux... les salles sont souvent pleines... parce qu'ils choisissent bien leurs films, et qu'ils leur laissent le temps d'exister (souvent 3-4 semaines mini de projection).
enter, le 01/01/1970 - 01:00
La graine et le mulet, Be kind rewind, La première étoile, Persepolis, La visite de la Fanfare, Little Miss Sunshine, De l'autre côté, La vie des autres, ... Des films qui pour certains sont sortis du ghetto des salles Arts et Essai. Mais qui n'auraient jamais éclaté au grand jour sans ces petites salles.
Euh je ne me souviens pas avoir vu ces films (dont certains excellents) dans de "petites salles" mais plutôt dans des Gaumont, Pathé, UGC... :shifty:

enter, le 01/01/1970 - 01:00
Allez dans ces salles indépendantes ! Elles sont le creuset d'un autre cinéma, dans lequel il y a rarement des explosions de comètes, mais qui produisent du cinéma inventif et souvent plein d'humour.
Là je suis d'accord.

enter, le 01/01/1970 - 01:00
Et s'il vous plaît, ne téléchargez pas illégalement ces films. Les salles ont déjà beaucoup de mal à survivre avec parfois juste moins d'une dizaine de spectateurs. Si les salles disparaissent, ces cinéastes n'auront plus aucun circuit de distribution. Ce sera leur mort et il ne restera plus que les grandes productions hollywoodiennes (sur lesquelles il ne faut pas cracher non plus).
Je ne crois pas que le cinéma d'Art et d'Essai soit beaucoup diffusé sur le P2P. Et si c'est le cas, l'effet peut être l'inverse de ce que tu dis : ça peut contribuer à faire sortir de l'ombre certains films inconnus au bataillon car non-médiatisés.

enter, le 01/01/1970 - 01:00
les grandes productions hollywoodiennes (sur lesquelles il ne faut pas cracher non plus)
Certaines mériteraient qu'on leur vomisse dessus tant elles sont insipides et prennent leurs spectateurs pour des cons...

soma78, le 01/01/1970 - 01:00
d'ailleurs il y a le film "Be Kind Rewind" de Michel Gondry qui traite indirectement du sujet. Ce n'est pas mon film préféré de Gondry, mais il a le mérite d'exprimer réellement ce qu'est la culture.
!!!!PS et spoiler!!!! D'ailleurs Il y a une scène hallucinante ou Sigourney Weaver se lâche dans un rôle de représentante des majors.
Hilarant ce film :bienvu: Etonnant d'ailleurs qu'il ait été produit par EuropaCorp, la société de production de Luc Besson ! :Hein:
Hilarant ce film Etonnant d'ailleurs qu'il ait été produit par EuropaCorp, la société de production de Luc Besson !

Moi ça ne m'étonne pas, car Luc Besson aime se donner bonne conscience. Puis Gondry a traité le sujet assez intelligemment dans ce film (peut être trop pour ce bon vieux Luc).
La réaction de ces exploitants est intéressante car elle montre que pour le monde culturel cette loi ne protégera pas la création ou les petits "commerçants" (si je puis me permettre cette expression), comme l'ont d'ailleurs dit les écrivains de SF français et des labels musicaux indépendants.

Plutôt que d'aller supporter un texte liberticide, les "z'artistes" feraient mieux de réfléchir à la mise en place de véritables plateformes où, pour le moins, faire découvrir leurs musiques, leurs vidéos et, au plus, pouvoir ramasser plus d'argent (faut pas déconner non plus) qu'en laissant des gestionnaires se goinfrer sur leur dos.

Pour exemple : les films de Pierre Etaix ne sont pas visibles car une société en bloque les droits. Est-ce que cet artiste se fait dépouiller par l'internaute lambda ou par un ayant-droit ? :Hein:
Salut,

enfin un plus grand mot sur la « culture » défendue ! Peut-être va-t-on commencer à appeler un chat un chat, et admettre qu'HADOPI ne défend pas la Culture, mais un simple divertissement souvent trop prétentieux au point de s'appeler « culture » parfois avant même de paraître au grand jour.

Mais malheureusement, ils ne seront pas entendus, car leur poids est insuffisant comparé aux mastodontes grotesques qui veulent brider l'Art pour plus grand nombre...
Leur mort n'est plus qu'une question de temps : on ne peut discipliner la Culture, car elle cherchera à renaître d'une forme de résistance. Les Lumières, qu'on cite ici, en sont un exemple historique.

Le renouveau de l'Art est en marche, et ce n'est pas le muselage des réseaux qui l'empêchera. Mais enter, bien que je comprenne ton sentiment, je pense que le vrai problème est de pouvoir inciter les gens à sortir pour savourer ces films dans les conditions évoquées : ensemble. Il faut donner aux gens le goût de la sortie dans ces salles, et le téléchargement ou le streaming peut être un bon moyen de promotion. Certains jeunes cinéastes utilisent Internet pour se faire de la pub (j'en conais un).

En tout cas, je suis heureux que les vrais défenseurs de l'Art se montrent via cette lettre.
Kad tu peut donner un lien ver le communiquer sur le site source si cette structure a un site web merci.
Je l'ai reçu par mail

Ok merci.

en fait c'était pour l'envoeyer aux députés avec un lien de référence mais ils on du peut être le recevoir faudrait demander a ce collectif si ce courriel a aussi était adressé aux parlementaires.
oui enfin si plus personne ne va voir le cinéma d'auteur c'est pas de la faute de l'hadopi ...

anéfé
ouais c'est la faute des gens qui se font une course a celui deviens le plus cons.et franchement en france c'est serrer y a bien 40 millions de personne qui peuvent prétendre a la victoire.Au fait c'est risible ou pas ce constat ?
>>>Faut peut-être qu'ils remettent en cause leur production industrielle Faudrait peut-être se renseigner sur la programmation de ces salles. Et faudrait peut-être aller au cinéma plutôt que de passer son temps à télécharger les blockbusters.La graine et le mulet, Be kind rewind, La première étoile, Persepolis, La visite de la Fanfare, Little Miss Sunshine, De l'autre côté, La vie des autres, ... Des films qui pour certains sont sortis du ghetto des salles Arts et Essai. Mais qui n'auraient jamais éclaté au grand jour sans ces petites salles.Allez dans ces salles indépendantes ! Elles sont le creuset d'un autre cinéma, dans lequel il y a rarement des explosions de comètes, mais qui produisent du cinéma inventif et souvent plein d'humour.Et s'il vous plaît, ne téléchargez pas illégalement ces films. Les salles ont déjà beaucoup de mal à survivre avec parfois juste moins d'une dizaine de spectateurs. Si les salles disparaissent, ces cinéastes n'auront plus aucun circuit de distribution. Ce sera leur mort et il ne restera plus que les grandes productions hollywoodiennes (sur lesquelles il ne faut pas cracher non plus).
Je pense que ce genre de salle ne pâtit pas du téléchargement illégal. Au contraire, je pense qu'il en bénéficie puisque le téléchargement a permis à nombre d'internautes de découvrir les joies de la VOST et de ne plus se cantonner aux films doublés.
Par ailleurs, quelque chose me dit que les amateurs d'un cinéma authentique et moins polissé sont moins réfractaires à dépenser quelques euros (généralement 5 ou 6, chez moi 4,50 pour les étudiants) pour financer ce genre de créations qu'à verser 15€ pour voir un blockbuster.
J'ai un ami, par exemple, qui télécharge des films grand public pour tuer le temps (pour s'endormir, pour remplacer les téléfilms de la 6, etc.) mais qui court au cinéma d'art et d'essai (même si j'aime pas trop ce terme, qui a une connotation élitiste complètement inappropriée) dès qu'un film intéressant pointe le bout de son nez (y compris "blockbusters" sous-titrés).
Et j'ajoute qu'il est plus agréable de fréquenter une petite salle qu'une salle du groupe UGC ou Gaumont.

D'abord, on ne vous reluque pas derrière les trous de nez à l'entrée en vous soupçonnant d'avoir usurpé la carte de votre voisin. Ensuite, vous n'avez pas le déplaisir de lire sur la porte de la salle une affiche vous insultant et vous accusant de nuire à la création artistique. Enfin, on ne vous traite pas comme du bétail à la fin du film en vous dirigeant vers la sortie la plus rapide, pressé que l'on est de vous voir débarrasser le plancher.

Et on a vraiment l'impression que l'argent que l'on dépense va à ceux qui le méritent.
Belle lettre, et tellement vrai !!!!! mort à Hadopi!!!!!
>>>Euh je ne me souviens pas avoir vu ces films (dont certains excellents) dans de "petites salles" mais plutôt dans des Gaumont, Pathé, UGC..

Vérifie. Personnellement, le seul cinéma que je fréquente depuis 3 ans est LE cinéma indépendant de ma ville. Donc, je n'ai pu voir ces films que là et pas au multiplex. Maintenant, peut-être que Persepolis ou Little Miss Sunshine sont également passé dans des "grandes salles", je n'en sais rien.

>>>. Et si c'est le cas, l'effet peut être l'inverse de ce que tu dis : ça peut contribuer à faire sortir de l'ombre certains films inconnus au bataillon car non-médiatisés.

Je voudrais que tu m'expliques comment un "petit" film peut émerger d'une offre p2p avec des dizaines de milliers de films. Que tu ailles sur des sites spécialisés dans le cinéma indépendant, que tu ailles lire des critiques dans des revues, je veux bien. Mais les p2p ou les streaming comme YouTube, c'est essentiellement de vastes fourre-tout. Ces films, tu peux les trouver si tu les cherches. Mais je ne suis pas convaincu que Kevin tombera dessus par hasard.

>>>Certaines mériteraient qu'on leur vomisse dessus tant elles sont insipides et prennent leurs spectateurs pour des cons...

Je suis complètement opposé à tout élitisme en matière de culture. Cela entraîne obligatoirement à la censure et à un terrorisme intellectuel. A partir du moment où une majorité de gens qui ont vu tel ou tel film aiment ce film, il n'y a rien à dire quant à sa qualité. Quelque soit le genre du film. Pour faire caricatural, l'avis de Paulo qui va voir le dernier Besson a autant de validité que l'avis de Charles-Edouard qui va voir le dernier Robbe-Grillet. C'est uniquement si la majorité des spectateurs qui jugent que le film qu'ils ont vu est une daube que l'on peut légitimement penser que ça en est une.
Cela n'empêche pas bien sûr chacun d'aimer tels ou tels types de film et personne n'est obligé d'avoir les mêmes goûts que le voisin.

>>>Je pense que ce genre de salle ne pâtit pas du téléchargement illégal.
Il faut savoir que ces salles ne survivent que grâce à des subventions des collectivités locales (ce qui entraîne parfois des plaintes des multiplex pour concurrence déloyale - plainte de UGC et MK2 contre "Le Méliès"), voire par des rachats par les municipalités.
Faudra expliquer ça au cinéma indépendant de ma ville, qui s'est permis le luxe de racheter un UGC au centre-ville (les deux cinémas sont d'ailleurs très fréquentés) pour diffuser, outre des films typiques à ce type de salle (indiens, coréens, japonais, d'auteur, etc.), des films américains et blockbusters en VOST (et c'est d'ailleurs là qu'on voit qu'avant le massacre du doublage, certains sont de très bonne qualité).
Pour sûr, ils l'ont fait avec l'argent des collectivités.
oui enfin si plus personne ne va voir le cinéma d'auteur c'est pas de la faute de l'hadopi ...
Quelle belle phrase que tu viens de nous sortir là FCNA... Donc d'après toi, la vrai culture c'est celle qui se vend ?? Si ca se vend pas c'est donc de la merde ?? Quid de la diversité culturelle ??

Franchement alors là pour le coup, c'est vraiment une reflexion a la con, et je comprend mieu pourquoi on est rarement d'accord.
Et s'il vous plaît, ne téléchargez pas illégalement ces films. Les salles ont déjà beaucoup de mal à survivre avec parfois juste moins d'une dizaine de spectateurs...

@enter: Tu participes à entretenir l’idée qu’un téléchargement de film = une place de ciné en moins, ce qui est totalement faux, et c’est justement la dessus que jouent les pro-hadopi et les opposants aveugles à ce qu’ils nomment le piratage.

Il n’a jamais été démontré que ceux qui téléchargent les films illégalement sont des spectateurs en puissance, c’est souvent l’occasion qui fait le larron, et ça n’est pas parce que l’on trouve un film dispo sur le net que l’on peut en déduire que celui qui le télécharge provoque un manque à gagner pour l’industrie du cinéma. L’immense majorité des films téléchargés illégalement n’auraient de toutes façons pas été vus au cinéma par ceux qui les téléchargent, et c’est aussi ce qui me fait dire qu’hadopi est avant tout une question de principe, car nous avons à faire à un gouvernement beaucoup trop moralisateur, relayé par certains sur ce forum. . .
Oh mon dieu, que j'aime mes petites salles indépendantes préféres, plus encore ce soir que ce matin :love:
Nous sommes pour l'heure cantonnés dans une norme de fichiers difficiles à mettre en oeuvre. Une plus grande souplesse nous permettrait de diffuser plus aisément des créations locales, sans coûts supplémentaires, et de favoriser ainsi l'émergence de nouveaux talents. C'est avant tout ce qui nous intéresse, nous exploitants citoyens, dans le passage à la projection numérique. Un matériel plus adapté aux petites salles permettrait de surcroit un renouveau des salles de quartier et d'ainsi revitaliser le tissu social.
Ca c'est drôlement bien aussi.

Ce serait terrible que les cinémas organise des journées, soirées nouveaux talents, ou tout un chacun pourrait venir s'inscrire pour charger son film quasi-amateur ou semi-pro. Dans d'excellentes conditions.
Chrys77, le 01/01/1970 - 01:00
Et s'il vous plaît, ne téléchargez pas illégalement ces films. Les salles ont déjà beaucoup de mal à survivre avec parfois juste moins d'une dizaine de spectateurs...

@enter: Tu participes à entretenir l’idée qu’un téléchargement de film = une place de ciné en moins, ce qui est totalement faux, et c’est justement la dessus que jouent les pro-hadopi et les opposants aveugles à ce qu’ils nomment le piratage.

Il n’a jamais été démontré que ceux qui téléchargent les films illégalement sont des spectateurs en puissance, c’est souvent l’occasion qui fait le larron, et ça n’est pas parce que l’on trouve un film dispo sur le net que l’on peut en déduire que celui qui le télécharge provoque un manque à gagner pour l’industrie du cinéma. L’immense majorité des films téléchargés illégalement n’auraient de toutes façons pas été vus au cinéma par ceux qui les téléchargent, et c’est aussi ce qui me fait dire qu’hadopi est avant tout une question de principe, car nous avons à faire à un gouvernement beaucoup trop moralisateur, relayé par certains sur ce forum. . .
prenons comme exemple 'Bienvenu chez les chtis'

@Enter,
Rappelles toi que c'est actuellement la crise. Tout le monde n'a pas la possibilité d'aller au cinéma (surtout pour les familles nombreuse) alors oui tu as des cartes style 'PASS 5 PLACES' mais bon, maintenant on réfléchie à deux fois avant d'investir (surtout que les gamins vont vouloir popcorn & glaces) pour aller voir des bouzes à la 'Guerre des mondes'.
Il faut savoir que ces salles ne survivent que grâce à des subventions des collectivités locales (ce qui entraîne parfois des plaintes des multiplex pour concurrence déloyale - plainte de UGC et MK2 contre "Le Méliès"), voire par des rachats par les municipalités.
Personnellement, mon ciné art & essai se vante de ne bénéficier d'aucune subvention publique.
Après je n'ai pas été vérifié leur budget, mais je pense que dire que les petites salles ne vivent que de ça, c'est totalement faux.

Il y a aussi des cinémas art & essai qui ne se cassent pas trop la tête pour attirer du monde, qui ont des salles miteuses et où le personnel est antipathique.
J'en connais... et je n'y vais plus.

En revanche, les salles indépendantes qui ont une vraie programmation, qui n'ont pas de pub ni BA avant les films, et qui ne vendent pas de popcorn, là je m'y déplace souvent... je ne vais même quasi que là.
(même si je ne crache pas devant un gros film dans une grosse salle de temps en temps...)
Selon le "pseudo rapport" c'est meme bien mieux que ça : 1 telechargement = 1 place de ciné perdu + 1Dvd pas acheté + 1 VOD pas acheté ... le tout multiplié par le chiffre magique de connaissances a qui vous "preterez" le film !!!

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