La Quadrature du Net discréditée auprès des députés anti-Hadopi
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 22 Avril 2009 à 11h55 -
posté dans Société 2.0
![]() Selon un courrier dont Numerama a eu connaissance, rédigé par un haut responsable de la Sacem et de l'industrie musicale, la Quadrature du Net utiliserait des méthodes qui ne "sont rien de moins que totalitaires" pour s'opposer à la loi Création et Internet. Il demande aux députés de ne plus reprendre leurs arguments.
En effet, selon nos informations, un courrier circule actuellement parmi des signataires de la pétition, pour les appeler à s'indigner des pratiques de la Quadrature du Net auprès de certains députés, en particulier du socialiste Patrick Bloche qui préside le groupe socialiste pendant les débats sur l'Hadopi. "Cette association qui prône la défense des libertés individuelles et la protection des données personnelles nous a mis en fiche afin de savoir qui nous sommes, pour qui nous travaillons, quelle est votre nationalité, et in fine si votre signature est "ACCEPTABLE" ou "CONTESTABLE" !!!", peut-on lire dans l'e-mail dont Numerama a eu connaissance. Il fait référence, bien sûr, au wiki de la Quadrature du Net par lequel les internautes peuvent contribuer à la vérification de la liste des signataires. L'e-mail est accompagné d'un courrier type signé du président du Fonds pour la Création Musicale (FCM) Bruno Lion, par ailleurs vice-président de la Chambre Syndicale de l'Edition Musicale (CSEM) et membre du Conseil d'administration de la Sacem, où il fut président de la Commission des Variétés. Parmi les lignes d'un CV bien rempli, on découvre qu'il fut également chargé de mission au cabinet de l'ancien ministre de la culture Jack Lang. Mais lui-même se présente humblement comme simple "éditeur de musique indépendant". "Peu regardante, cette association qui dit défendre « les libertés individuelles, les droits fondamentaux et le développement économique et social à l'ère du numérique », constitue une base de données sur des personnes dont je doute qu’elle ait été déclarée à la CNIL, elle n’hésite pas à publier les coordonnées personnelles des intéressés, et si vous tentez de corriger votre fiche (droit de rectification), on vous prévient que « Votre adresse IP sera enregistrée dans l’historique de cette page ». Bien sûr l’auteur des commentaires sur votre fiche reste lui courageusement anonyme…", s'indigne la lettre type, qui reproche à la Quadrature d'utiliser abusivement les termes "acceptable" ou "inacceptable" pour qualifier les signataires. "Résumons : Flicage généralisé, délation et fichage, remise en cause de la liberté d’expression, non respect de l’opinion d’autrui et des principes du droit, tri des individus en fonction de leur métier, ou de leurs origines…. Les méthodes de la QUADRATURE DU NET sont rien de moins que totalitaires…". "Quelles que ne soient nos divergences de vue, je vous remercie de bien vouloir dénoncer ces pratiques avec la verve qu’on vous connait, et apprécierait que vous vouliez bien ne plus reprendre les arguments de ce collectif", conclut la lettre. "L'emploi du terme 'totalitaire' fait sourire" Contacté par Numerama, le porte-parole de la Quadrature du Net Jérémie Zimmermann estime que "ce genre de réactions agressives montre bien le désemparement des acteurs des filières musicales". "Leur peur du changement devant la disparition de leur modèle économique est compréhensible", reconnaît-il, compatissant. Sur le fond, il précise que "nos travaux en cours sur la pétition SACEM n'avait pas vocation à être publics avant que les résultats ne soient publiés, mais nous avons l'habitude de travailler sur des wiki". "Une fois les résultats statistiques obtenus, nous effacerons évidemment les données nominatives de notre wiki", veut-il rassurer. Selon Jérémie Zimmermann, "l'emploi du terme "totalitaire", évidemment déplacé et disproportionné, fait sourire, surtout lorsque l'on envisage les glissements pour la démocratie que représentent la loi HADOPI avec ses polices privées, sa justice parallèle d'exception, et ses condamnations sans preuves valables !". Sur le même sujet
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Commentaires à propos de La Quadrature du Net discréditée auprès des députés anti-Hadopi
Wedge
Le 22 Avril 2009 à 16h59
"Les méthodes de la QUADRATURE DU NET sont rien de moins que totalitairesâ€ï¿½"Alors, Godwin ou pas point Godwin ? Ouais... J'y ai pensé... Je dirai que oui, même si c'est indirect, l'idée du point godwin est quand même présente. ![]() Woufi
Le 22 Avril 2009 à 16h59
>>>Pour un artiste, les chances de trouver des coordonnées ou autres sur le net Encore un qui croit aux âneries débitées par Albanel et la Quadrature, complices pour faire croire que cette liste ne contient que des artistes.>>>si jamais tout les partis concernés sont réunis et discutent d'un projet de loi autour d'une table , avec TOUT les acteurs, un consensus qui bénéficiera à tous ( sauf aux majors, jamais content) pourra se créer. TOUS les acteurs ... sauf. Donc ce n'est pas tous. Je remarque un truc et je ne suis probablement pas le seul : les artistes que tout le monde prétend défendre, à part une poignée de pour et une poignée de contre, ils sont où ? Tout le monde parle en leur nom, tout le monde sait ce qui est bon pour eux. Mais eux, curieusement, ils ne disent rien. Est-ce qu'ils sont satisfaits de la situation actuelle, est-ce qu'ils sont satisfaits des projets gouvernementaux ? On n'en sait rien. Et en plus, ils ne proposent rien (je parle dans la globalité) : ils n'expliquent pas quels sont leurs souhaits, il n'y a pas de propositions concrètes qui pourraient servir de base à quelque chose.On a l'impression que chacun est plus ou moins satisfait de son sort, soit dans des grandes maisons de disques, soit dans des plus petites. Sauf quelques uns qui tentent (et parfois réussissent) des expériences différentes. Je suis assez d'accord sur le fait que beaucoup parle des artistes a tort et a travers, et en leur nom. Je ne pense pas que le projet de loi vienne d'eux, mais je pense qu'elle vient plutôt de certains producteurs/distributeurs qui pensent, a tort ou a raison, que le téléchargement réduit leur ventes. Je crois que c'est sans compter la diversification des dépenses "culturelles et ludiques", par exemple les jeux vidéos, assez chers, les ipods et autres gadgets qui réduisent d'autant la part liée a la vente de médias culturels. Maintenant la lutte contre la contrefaçon/téléchargement doit se faire, "Création et internet" n'est juste pas la bonne manière de procéder, techniquement, et par son imposition a la va vite, pour répondre probablement a des pressions diverses. Répression du téléchargement sauvage et de la contrefaçon oui, par hadopi, non. ![]() RoadRash
Le 22 Avril 2009 à 17h01
J'ai bien peur que Patrick Bloche ne se laisse abuser par le courrier de la sacem, il est tellement naïf. C'est sous-estimé ce député. c'était déjà l'un des plus virulents sur DADVSI, et il est passé puissance 10 pour l'hadopi. T'inquiètes pas pour lui... Eh ! Oh ! C'était de l'humour ! D'ailleurs, je fini par "Pauvre sacem, ils finiraient presque par faire pitié." de croire que Patrick Bloche pourrait se laisser prendre à leurs pauvres arguments. La prochaine fois je mettrai plein de smiley ![]() BBR
Le 22 Avril 2009 à 17h02
@'Nono65
Encore une fois, voilà quelqu'un qui se trompe de combat. Ou d'adversaires, au choix. Cette loi ne garanti en rien la sauvegarde de l'Art. Elle ne prévoit rien pour améliorer les revenus (ou leur répartition) des artistes. Cette loi ne défend pas l'Art. Elle ne s'attaque pas au problème de la diffusion de l'Art. Elle ne cherche pas des moyens plus efficaces de rétribuer les artistes et l'Art, en général. Cette loi est avant tout justifiée par un raisonnement économique hautement improbable, lui même basé sur des données chiffrées largement contestables. il faut que ce soit clair pour les ayant droits qui pensent que cette loi est légitime: au départ, elle est faite car l'on suppose que le téléchargement de morceaux de musique ou de films (il ne s'agit en vérité que de cela, car pour ce qui est des livres, c'est extrêmement marginal et pour le reste de la pratique de l'Art, s'il s'agit de production matérielle, il n'y a évidement pas de téléchargement...) nuit au financement général de l'industrie audio-visuelle. or, cela n'est absolument pas prouvé. Par aucune étude statistique fiable et qui remporterait un large consensus. Au contraire, ce genre d'étude est généralement contradictoire selon les commanditaires, la méthodologie, la destination de l'étude, etc. En fait, il n'y a qu'un seul fait rigoureusement avéré: la baisse du chiffre de la vente de cd et, dans une moindre mesure, du dvd. Bien. mais ces données sont elles réellement les même d'un pays à l'autre, d'un contexte à l'autre? On sait que le pays où l'industrie audio-visuelle brasse le plus gros chiffre d'affaire est l'Inde. Quelqu'un s'est il penché sur le cas indien? Y a t-il une baisse des ventes aussi là-bas? Y a t-il des chiffres sur le téléchargement en Inde? En fait, personne ne cherche à le savoir. Ce qui est amusant dans ce débat, c'est qu'effectivement, à partir de ces chiffres de ventes de cd, les producteurs ont immédiatement compris comment ils pouvaient les utiliser pour justifier des propos alarmistes. Mais à vouloir offrir cette liberté-là, on assassine l’Art. Pas l’expression artistique, pas la consommation artistique, l’Art en tant que tel et l’artiste en particulier. Je ne comprend pas. Si l'expression artistique n'est pas menacée, l'Art ne l'est pas. Il me semble que l'Art ne vit que par l'expression que lui donnent les artistes. Si cette expression n'est pas supprimée, l'Art ne l'est pas non plus. Quant aux artistes qui vivent d'une certaine forme d'expression de l'Art, ils sont pas assassinés par la fin de l'Art, mais par le système de rémunération auquel ils souscrivent et qui est incapable de s'adapter aux nouveau modes d'expressions de l'Art, comme vous dites. Sinon, ce que vous revenez à dire, c'est que pour sauver ce système de rémunération (et pas l'Art ou l'artiste), vous considérez qu'il faut conserver un seul moyen de diffusion (et pas expression) de l'Art. C'est marrant, mais il me semble plutôt que l'Art, justement, n'a cessé de se réinventer en permanence par la recherche de nouveau modes d'expression et de diffusion... Mais ce qui différencie l’amateur du professionnel, c’est l’obligation de gagner sa vie avec son art. S'il vous plait, ouvrez les yeux: certains y arrivent. Les architectes par exemple. Ils ne sont pas rémunérés à chaque entrée dans un immeuble qu'ils ont créé? Si? Et non. Et d'ailleurs, dans le monde de l'architecture, comme dans le monde en général, finalement, certains réussissent, d'autres mettent la clé sous la porte et personne ne s'en émeut, on accepte cette règle. Ce n'est pas pour autant que l'on fait une loi stipulant qu'il faut sauver les architectes de la faillite. Comme partout en fait. Diffuser à tout va, piller la musique en ligne, c’est non seulement tuer sa valeur artistique et en faire un produit consommable. L’Art n’a jamais été aussi capitaliste que depuis qu’il s’échange gratuitement sur le Net. Le blog n’est pas un journal. Car à ce jeu-là, tout se vaut. Si tout se vaut, rien n’a de valeur réelle. Oui, la reconnaissance et le respect de l’Artiste passent par la rémunération de son Å“uvre. Et pas de façon globale, mais de manière particulière. Ce sont toujours les défenseurs de la consommation qui défendent les thèses de la globalité, jamais les artistes. L’Art n’est ni un produit consommable ni une globalité. Quelles approximations! Quelles imprécisions! Et quelles contradictions dans un si petit paragraphe! Allons y: Piller? Il ne s'agit pas de pillage, mais d'échange. Tuer sa valeur artistique? Il faut se mettre d'accord: soit il s'agit de valeur pécuniaire, économique, marchande, soit il s'agit de valeur artistique (qualité, intérêt, beauté, etc) auquel cas, le raisonnement est inversé puisque plus un objet à une valeur artistique élevée, plus il s'échangera. L'Art n'a jamais été aussi capitaliste? Une économie est capitaliste ou un système marchand, mais pas l'Art. Mais si vous voulez dire que l'Art est devenu marchand ou marchandisé, ce n'est pas là la faute aux "téléchargeurs" qui eux, dans ce cas, passent pour essayer de contourner le sytème marchand. Que condamnez vous alors? Le fait que l'Art soit marchandisé ou que des (et pas Les) gens contournent le système marchand? Si tout se vaut, rien n'a de valeur réelle? Et bien si justement: tout est de valeur égale. Ce qui, d'ailleurs n'est pas le cas, puisque certains fichiers s'échangent plus que d'autres, autrement dit, il y a bien une échelle de valeur qui sous-tend ces échanges. On peut alors se poser la question de cette valeur: si elle n'est pas basé sur la valeur marchande de l'oeuvre (puisque tout est gratuit) reflète-t-elle la valeur artistique et donc l'intérêt de l'oeuvre? Dans ce cas, pourquoi condamner un système qui à au moins pour mérite de ne fonctionner que sur la valeur artistique d'une oeuvre? Et pas de façon globale mais particulière, Intéressant comme point de vue, en revanche, par la moindre trace d'un argument étayant ce que vous affirmez. je veux bien vous croire, mais donnez moi concrètement des exemple prouvant qu'une rémunération particulière et nécessairement meilleure qu'une globale. Vous ne pouvez pas? C'est normal, cela oblige à réfléchir aux potentialité d'une rémunération globale, ce que personne ne veut faire. Vous ne pouvez pas affirmer que quelque chose est meilleur qu'autre chose simplement parce que c'est déjà en place. Ce sont toujours les défenseurs de la consommation qui défendent les thèses de la globalité, jamais les artistes. L’Art n’est ni un produit consommable ni une globalité. La vacuité de cette phrase est abyssale. Primo, les "ce sont toujours" tombent souvent à coté puisque ce sont des généralités sans fondement chiffré et facilement invalidables. Secundo, qui sont ces consommateurs? Tous les mêmes? Qui défend des thèses? Ceux qui les échafaudent, ceux qui les lisent? Et quelles thèses? La globalité? C'est marrant, il y a quelques années, des économistes défendaient l'idée que l'économie allait devenir mondiale, globalisée... Jamais les artistes? Ah bon, aucun? Pas le moindre? A aucun moment? Si l'Art n'est ni un produit consommable, ni une globalité (ce qui, déjà me paraît assez fumeux comme interprétation) alors comment le rémunérer? D'une seule façon, celle qui existe aujourd'hui? Cela voudrait dire que l'Art est bien consommable, puisqu'on lui trouve un seul système de diffusion et que celui-ci, précisément, est un système marchand qui prétend faire de l'Art un bien de consommation. Peut-être qu'alors, l'Art peut être rémunéré de diverses façons? D'accord, alors pourquoi ne pas envisager un autre système que celui qui existe? Les intenautes libertaires sont comme le boulanger de mon histoire. Ils ne comprennent pas. Il ne viendrait à l’idée de personne de ne pas payer son pain, son train, son essence. L’Art, lui, doit être gratuit. Il ne vaut rien. Ou alors une somme globale, comme on jette des restes aux chiens affamés. Les boulangers ne sont pas payés par la redistribution globale et indistincte des baguettes vendues en France chaque années. Ahurissant. Tout est confondu là-dedans, tout est mis en vrac et mélangé. C'est impressionnant. J'en ai mal à la tête rien qu'en pensant à l'argumentation que je devrait fournir pour descendre ces inepties. je me contenterais donc d'une seule chose: votre mère aurait tout aussi bien pu tomber sur un boulanger qui lui file une baguette en échange. Cela existe encore des systèmes éd'échanges non-marchands. Qu'aurait fait votre mère face à ce boulanger? Lui jeter sa monnaie à la gueule en lui disant qu'on achète pas des places de théâtre avec une baguette de pain? Mais la conclusion est splendide: Le professionnel n’est pas un amateur. L’Art n’est pas un produit. Deux phrases accolées pour produire du sens mais qui n'ont pas le moindre lien logique entre elles. Les termes de professionnel et d'amateur n'ont rien à voir avec la condition de l'artiste. L'artiste exerce un art. Parfois il en vit, parfois non, ça n'a rien à voir avec le fait de gagner sa vie (de l'argent) avec une activité. Enfin, si l'Art n'est pas un produit comme s'est magnifiquement dit, alors comment justifier un prix? PS; j'espère sincèrement que vos productions "artistiques" sont d'une tout autre qualité et rigueur intellectuelle que cette ersatz d'argumentaire que vous nous avez soumis. Sinon, c'est bien triste hommage que vous faites à l'Art... ![]() ![]() Kad Redal
Le 22 Avril 2009 à 17h02
Pour répondre à Enter, peu importe que ce que fait la Quadrature soit ou non légal. La seule question qui compte, si c'est illégal, c'est pourquoi faut-il en arriver à des méthodes illégales pour avoir un impac sur le débat et mettre au jour les pratiques de ces lobbys ? C'est ça qui n'est pas normal dans notre démocratie, pas que les manifestants bloquent illégalement des trains, saccagent illégalement une sous-préfecture ou bloquent illégalement des bâteaux dans des ports. L'illégalité fait très souvent partie de la contestation, et c'est malheureux pour ce que ça veut dire sur la difficulté d'établir un dialogue en France.
![]() Biguanide
Le 22 Avril 2009 à 17h02
'Piratomane', le 01/01/1970 - 01:00 >>>Il est mpossible de te répondre, tellement tu persistes à quoter comme un goret et que tes posts, sont de ce fait, illisibles ! Tu as tout à fait raison. N'essaye surtout pas de me répondre. Et utilise tous les prétextes possibles et imaginables pour ne pas le faire. Tu vois, je suis vachement sympa : je te laisse une possibilité de t'en sortir avec les honneurs en critiquant la forme plutôt que le fond. T'es CON ou tu le fais exprès ? Il y a un lien CITER en bas à droite de chaque billet. Trop dur pour ta caboche de cliquer dessus et de recopier la balise pour une multicitation ? Comme il a toujours fait preuve d'intelligence (pour ceux qui n'ont pas de notions d'ironie, rajouter un lol ou un smiley à la place de cette parenthèse), il n'utilise peut-être que la fonction pour commenter un article, qui ne permet pas la citation et l'oblige à quoter Si oui: @Enter: va faire un tour sur le Forum Si non: ![]() ssj4gokusama
Le 22 Avril 2009 à 17h10
J'ai bien peur que Patrick Bloche ne se laisse abuser par le courrier de la sacem, il est tellement naïf. C'est sous-estimé ce député. c'était déjà l'un des plus virulents sur DADVSI, et il est passé puissance 10 pour l'hadopi. T'inquiètes pas pour lui... Eh ! Oh ! C'était de l'humour ! D'ailleurs, je fini par "Pauvre sacem, ils finiraient presque par faire pitié." de croire que Patrick Bloche pourrait se laisser prendre à leurs pauvres arguments. La prochaine fois je mettrai plein de smiley tu as raison fais le ( ou met une fausse balise "joke") Mais en même temps, ce que j'ai dit n'est pas faux, et il y avait besoin de le re-préciser. Genre cette lettre va faire changer d'avis. Et pareil à ceux qui sont réservés sur cette loi, le fait que 30 artistes privilégiés signent une lettre n'atténura pas leurs craintes, quand à ceux qui sont con vaincus par la loi(jeu de mot), pas besoin, déjà on leur balances 100 contre-arguments, ils ne posent pas de questions... ![]() ![]() Silver974
Le 22 Avril 2009 à 17h19
La véhémence et la virulence du "courrier" est, a lui seul, suffisant, pour comprendre qu'ils sont aux abois ! Le "voleur" pris la main ds le pot de confiture, crie tjs son innocence ... n'ayant pas compris, il y a 10 ans, le tournant technologique qui arrivait, ils sont encore plus désemparé devant la reactivité des opposants et leur efficacité ! Desormais, ils crient "au tricheur", comprenant péniblement qu'ils sont en passe de perdre cette lutte, qu'ils ont eux même inicié en insultant des millions de personnes !
Je l'avais dit ds un post précédent, "ne jamais engager une guerre que l'on ne peut pas gagner" !! Desormais, qu'ils periclitent ds leur tour d'ivoire, ces anorexiques de la culture, ces atrophiés du bulbe, a qui seul le mot benefice peut encore tirer un sourire ... ![]() ![]() Natasha
Le 22 Avril 2009 à 17h21
'enter', le 01/01/1970 - 01:00 >>>Pour un artiste, les chances de trouver des coordonnées ou autres sur le net Encore un qui croit aux âneries débitées par Albanel et la Quadrature, complices pour faire croire que cette liste ne contient que des artistes. >>>si jamais tout les partis concernés sont réunis et discutent d'un projet de loi autour d'une table , avec TOUT les acteurs, un consensus qui bénéficiera à tous ( sauf aux majors, jamais content) pourra se créer. TOUS les acteurs ... sauf. Donc ce n'est pas tous. Je remarque un truc et je ne suis probablement pas le seul : les artistes que tout le monde prétend défendre, à part une poignée de pour et une poignée de contre, ils sont où ? Tout le monde parle en leur nom, tout le monde sait ce qui est bon pour eux. Mais eux, curieusement, ils ne disent rien. Est-ce qu'ils sont satisfaits de la situation actuelle, est-ce qu'ils sont satisfaits des projets gouvernementaux ? On n'en sait rien. Et en plus, ils ne proposent rien (je parle dans la globalité) : ils n'expliquent pas quels sont leurs souhaits, il n'y a pas de propositions concrètes qui pourraient servir de base à quelque chose. On a l'impression que chacun est plus ou moins satisfait de son sort, soit dans des grandes maisons de disques, soit dans des plus petites. Sauf quelques uns qui tentent (et parfois réussissent) des expériences différentes. Il est impossible de te répondre, tellement tu persistes à quoter comme un goret et que tes posts, sont de ce fait, illisibles ! Quel manque de respect pour les autres membres du forum ! ![]() BBR
Le 22 Avril 2009 à 17h29
>>>La Quadrature ne donne pas d'information violant la vie privée puisqu'elle ne se sert que d'informations tirées du domaine public. Il s'agit d'une compilation de données nominatives, recueillies à partir de diverses sources. Il ne s'agit pas de "viol" si ces données sont dans le domaine public. Elles sont, par définition, accessibles au public. Encore une fois, pas de divulgation de données confidentielles. >>>ce n'est pas la Quadrature qui est responsable, mais celui ou celle qui a divulgué, en amont, ce type d'informations. Relis bien ce qu'écrit la CNIL : chacun est libre de contrôler ses informations. Ce n'est pas parce que tu as donné au site A l'autorisation de diffuser des informations te concernant que tu as donné l'autorisation au site B. D'autre part, avant de collecter des informations, on doit s'assurer du consentement des personnes concernées. D'autant plus quand ces informations sont divulguées. En l'occurrence, l'autorisation n'a pas été donnée à un "site" en particulier, mais à la SACEM et dans le but, justement, de les diffuser publiquement. >>>Ils ne créent pas de fichier puisque celui ci existe. Il s'agit d'un fichier complètement différent. Il est la compilation d'un fichier rendu public par la Sacem et comportant une liste de noms et de données glanées dans différents autres fichiers. Non, ce n'est pas complètement différent. Le fichage est calqué sur celui de la SACEM, classée par noms. Seuls des liens ont été faits avec des données publiques, glanées dans le domaine public et ne relevant pas de la vie privée. >>>il me paraît légitime pour l'autre partie de chercher à vérifier cette liste. OK. Et cela passe par la divulgation des données nominatives ? Est-ce que tu n'as pas d'autre possibilité de vérifier une liste qu'en balançant les informations nominatives de 10.000 personnes dans un fichier public ? Les données nominatives ont été divulguées et "balancées" par la SACEM. De plus, elles étaient disponibles (rendues disponibles par la SACEM) sur le net. A part vérifier les noms un par un, non, je ne vois pas 36 solutions pour vérifier ce style de liste. >>>Après tout, n'est-il pas souhaitable que l'on puisse dénoncer la publicité mensongère d'une entreprise sur tel ou tel produit, dénoncer les malversations d'hommes politiques, dénoncer le coupable d'un accident, d'un sévice ou d'un viol? Ah bon ? Tu pense que pour dénoncer un violeur, il faut balancer ses coordonnées sur le Net ? Ben, il y a eu des cas comme ça. Et des mecs qui se sont suicidés parce que leur nom a été balancé alors qu'ils n'étaient pour rien dans ce qu'on leur reprochait. Personnellement, si je suis témoin d'un accident ou d'un viol, c'est au commissariat de police que j'irais le dénoncer. Pas dans la presse et pas sur un site Internet. Là, tu n'es pas dans la dénonciation de la publicité mensongère d'une entreprise, tu es dans la dénonciation de personnes. Ici, il ne s'agit en effet pas de délit, donc personne ne va être dénoncé au commissariat, on est d'accord. D'ailleurs, s'il y a dénonciation de ces signataires, c'est par la SACEM. Encore une fois, c'est bien la SACEM qui a diffusé cette liste. Je peux me tromper, mais ce n'est pas la Quardrature qui a fait une "chasse" aux artistes qui soutiendraient secrètement (sans avoir envie que le public le sache) la loi et qui auraient illégalement diffuser ces noms. La SACEM a PUBLIE PUBLIQUEMENT la liste des 10 000 noms. Il ne s'agit pas de pestiférés puisque se sont des soutiens officiels à une loi qu'ils trouvent juste. Très bien, ça ne fait pas d'eux des suppôts du démon ou des "collabos". En revanche, la vérification permet de dénoncer une éventuelle fraude de la SACEM si elle a menti sur les noms. Mais ce n'est pas répréhensible par la loi puisqu'une pétition n'a aucune valeur juridique. La liste est publiée publiquement pour montrer au public quel est le poids des soutiens à la lois, la Quadrature dénonce donc publiquement la duplicité de la SACEM. Si des artistes devaient se suicider suite à cette diffusion, ce n'est pas parce que la Quadrature à fait une liste publique, mais parce que la SACEM l'a rendue publique. D'ailleurs, leurs noms ne sont pas associés à quelque chose pour lesquels 'ils ne sont pour rien" puisqu'ils ont choisi de signer (à part quelques uns, visiblement). >>>Encore une fois, si ici le travail "policier" des internautes permet de mettre à jour une malversation/mensonge, qu'est ce que tu condamnes? Je condamne tout d'abord l'amalgame qui est fait par les uns et par les autres qui, aussi malhonnêtes les uns que les autres, font croire que c'est une liste d'artistes, alors que la Sacem n'a jamais dit ça. Sur ce coup, Quadrature et Albanel sont dans le même panier. Tu peux me dire ce que veux dire le stampel "inacceptable" de la Quadrature ? Un employé de la Sacem n'a pas le droit de signer une pétition ? Il n'est pas acteur du monde de la musique ? Et le tampon "contestable" pour des "artistes peu visibles" ? Il faut avoir vendu plusieurs milliers d'album pour avoir le droit de s'exprimer. La SACEM n'ayant pas spécifié que c'était une liste "d'artistes" exclusivement, elle peut tout a fait justifier la présence de "non-artistes" dans sa liste. La Quadrature ayant tout a fait le droit de s'exprimer par rapport à cette liste, ils ont le droit de dire ce qu'ils en pensent et essaient d'étayer leur argumentation. Les tampons "acceptable" ou "contestables" sont établie de manière tout à fait partiale. Je ne vois pas en quoi, à partir du moment où on le sait bien, cela pose un problème. Aucune loi n'empêche les gens d'être partiaux. Et à partir du moment où l'on sait que dans cette affaire les uns ET les autres seront partiaux... Et enfin, toutes ses personnes qui font ce travail policier sont parfaitement persuadées d'être de bons citoyens qui oeuvrent pour la liberté et bla bla bla. A d'autres époques de l'Histoire, nous avons eu aussi de bons citoyens qui étaient tout autant persuadés d'oeuvrer pour la liberté et la grandeur de la France et qui se sont employés à dénoncer des ennemis de la Nation, des tricheurs, des malfaisants, ... Ici, les uns comme les autres pensent "oeuvrer pour la liberté des artistes/des internautes et la grandeur de la culture/de la gratuité en France. De plus, il ne s'agit pas d'une guerre, mais de rigueur intellectuelle. La liste est vraie ou elle fausse, point. Si on ne vérifie pas on ne sait pas. Sinon, tout le monde peut se mettre à invoquer des listes avec des millions de noms. Qui aura raison? Celui qui a une vraie liste ou celui qui invoque celle avec le plus de nom? Et aux autres époques de l'Histoire, il y avait d'autres contextes, d'autres enjeux. On peut invoquer l'Histoire, d'accord, mais alors prend un exemple précis et cohérent, sinon, ce compte là, n'importe qui peut l'invoquer pour n'importe quoi. ![]() engal
Le 22 Avril 2009 à 17h30
>>>Pour un artiste, les chances de trouver des coordonnées ou autres sur le net Encore un qui croit aux âneries débitées par Albanel et la Quadrature, complices pour faire croire que cette liste ne contient que des artistes.>>>si jamais tout les partis concernés sont réunis et discutent d'un projet de loi autour d'une table , avec TOUT les acteurs, un consensus qui bénéficiera à tous ( sauf aux majors, jamais content) pourra se créer. TOUS les acteurs ... sauf. Donc ce n'est pas tous. Je remarque un truc et je ne suis probablement pas le seul : les artistes que tout le monde prétend défendre, à part une poignée de pour et une poignée de contre, ils sont où ? Tout le monde parle en leur nom, tout le monde sait ce qui est bon pour eux. Mais eux, curieusement, ils ne disent rien. Est-ce qu'ils sont satisfaits de la situation actuelle, est-ce qu'ils sont satisfaits des projets gouvernementaux ? On n'en sait rien. Et en plus, ils ne proposent rien (je parle dans la globalité) : ils n'expliquent pas quels sont leurs souhaits, il n'y a pas de propositions concrètes qui pourraient servir de base à quelque chose.On a l'impression que chacun est plus ou moins satisfait de son sort, soit dans des grandes maisons de disques, soit dans des plus petites. Sauf quelques uns qui tentent (et parfois réussissent) des expériences différentes. http://pourlecinema.over-blog.fr/ Ne me remercie pas. ![]() ![]() eleanor
Le 22 Avril 2009 à 17h31
bah dis donc nono il etait plus gentil quand il etait avec ulysse 31.
![]() ![]() achab
Le 22 Avril 2009 à 17h32
La réponse de Boche au courrier de la Sacem http://www.pcinpact....rick-bloche.htm
![]() ![]() Natasha
Le 22 Avril 2009 à 17h40
'achab', le 01/01/1970 - 01:00 La réponse de Boche au courrier de la Sacem http://www.pcinpact....rick-bloche.htmOn peut citer cette réponse ici, non ? Cher Bruno Lion, j'ai pris connaissance de votre mail critiquant la manière dont la Quadrature du Net vérifie la validité de la liste des 10 000 personnes présentées comme apportant leur soutien à la loi dite Hadopi. Permettez moi tout d'abord de constater que la polémique actuelle n'aurait pas cours si cette liste des 10 000 n'avait pas été rendue publique à la veille de l'ouverture du débat parlementaire à l'Assemblée nationale. Je conteste fortement ces méthodes qui visent à faire pression sur la représentation nationale, au mieux en tentant d'impressionner les députés avec les noms de quelques célébrités, au pire en voulant tout simplement procéder pas intimidation. Cette vérification tire sa légitimité du fait que des artistes se soient exprimés pour contester la loi dite Hadopi alors que leurs noms figuraient en bonne place sur la liste des 10 000. Tout au plus, peut on s'interroger sur la pertinence de procéder à cette vérification de manière publique et participative. Je ne souhaiterais pas que la polémique actuelle s'apparente à une diversion alors que l'essentiel doit rester le débat de fond qui nous a déjà occupé pendant plus de 40 heures dans l'hémicycle et qui se poursuivra la semaine prochaine, suite au rejet du texte intervenu le 9 avril dernier. Je constate d'ailleurs que notre critique du texte, point par point, a souvent amené la ministre de la Culture et de la Communication à s'être trouvée à court d'arguments et à avoir fait référence, à plusieurs reprises, à la liste des 10 000 comme principale justification au projet de loi qu'elle défendait. Comme pour la loi dite DADVSI qui nous avait donné l'occasion de faire connaissance, je considère que la loi dite HADOPI est un pari perdu d'avance qui retarde, une nouvelle fois, bien inutilement, l'indispensable adaptation du droit d'auteur à l'ère numérique. Ce projet de loi ne rapportera pas un euro de plus à la création dans notre pays, n'aura eu comme effet d'opposer stérilement les créateurs aux internautes, c'est à dire les artistes à leur public. . Je constate d'ailleurs que l'opposition parlementaire, et tout particulièrement les députés socialistes, ont su porter au débat une proposition alternative et d'avenir avec la contribution créative, nouveau mode de rémunération de la création adapté aux réalités de l'internet et soucieux du respect des libertés individuelles. Seul ce débat argumenté, seule la confrontation d'opinions différentes doivent, à mes yeux, alimenter le débat parlementaire en cours. Avec mon cordial souvenir, Patrick Bloche PS : J'aimerais beaucoup que tous les sites qui s'opposent à ce projet de loi Hadopi, marchent de concert et main dans la main. L'enjeu est trop important pour que nous ne restions unis dans ce combat ... ![]() ssj4gokusama
Le 22 Avril 2009 à 17h41
La réponse de Boche au courrier de la Sacem http://www.pcinpact....rick-bloche.htm Bon, c'est rabaché ce qu'il dit, mais c'est bien envoyé ![]() ![]() Natasha
Le 22 Avril 2009 à 17h42
'ssj4gokusama', le 01/01/1970 - 01:00 La réponse de Boche au courrier de la Sacem http://www.pcinpact....rick-bloche.htm Bon, c'est rabaché ce qu'il dit, mais c'est bien envoyé Il ne se laisse pas intimider, par ce genre d'arguments, un point c'est tout. Tu t'attendais à quoi ? ![]() debiva
Le 22 Avril 2009 à 17h57
Que l'on sanctionne les pirates de films récemment produits me semblent tou à fait normal. En revanche le domaine public devrait être considérablement élargi et tous les films ou produits audio-visuels de plus de 30ans devraient être en libre accès. Je considère même qu'un état moderne devrait trouver un moyen public ou privé de permettre l'accès de tous à ces documents. Cela me semble une mission naturelle de "service public". Il est vrai qu'à droite comme à gauche il s'agit de bouffer de l'état, de bouffer du citoyen, comme l'on bouffe du fonctionnaire: les marchands du temple ont triomphé et les nobles idéaux que l'on pouvait avoir voici quelques décennies ont disparu aux oubliettes de l'Histoire en emportant avec eux les valeurs morales les plus essentielles. Car je crois bien que vu dans des termes raisonnables et acceptables c'est bien le rapport de l'Homme, de la Culture, de la Société Marchande qui est en balance. Mais pour certains semble-t-il lorsque l'on entend le mot Culture il faut sortir...
![]() ssj4gokusama
Le 22 Avril 2009 à 18h02
La réponse de Boche au courrier de la Sacem http://www.pcinpact....rick-bloche.htm Bon, c'est rabaché ce qu'il dit, mais c'est bien envoyé Il ne se laisse pas intimider, par ce genre d'arguments, un point c'est tout. Tu t'attendais à quoi ? A rien, je me doutais bien de ce qu'il allait dire (et qu'il ne serait pas intimidé par cette lettre). c'était juste une observation que j'ai faite, vu qu'evidemment c'est les mêmes arguments qu'il a lancé. ![]() pendrive
Le 22 Avril 2009 à 19h12
en fait ils décrivent le comportement de la quadrature comme la loi hadopi prévoit de se comporter envers les internautes.
comme dit le dicton : faites ce que je dis pas ce que je fais. ![]()
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