L'éditeur de p2pnet.net Jon Newton, avec qui nous échangeons désormais régulièrement nos points de vue respectifs sur le Peer-to-Peer, nous donne aujourd'hui son point de vue sur l'arrivée de Napster 2.0 en Angleterre :

Bernhard Warner, correspondant européen de Reuters pour Internet, écrit dans cet article que « le service de téléchargement numérique Napster a remporté une victoire majeure contre son principal opposant iTunes en lançant jeudi en Angleterre la première des boutiques musicales de haut-vol sur Internet à faire ses débuts européens ».

Mais quelles « boutiques musicales de haut-vol sur Internet » ? Les boutiques de musiques supportées et fournies par les cinq majors, extenuées de se battre pour donner l’impression qu’ils sont des acteurs de premier plan dans le monde de la musique en ligne ?

Si tel est le cas, il n’y en a qu’une avec tous types d’enregistrements sonores. Et c’est Apple, qui a été capable d’utiliser ses lecteurs iPod pour faire d’iTunes le seul véritable site de musique commercial utilisé par les amateurs de musique.

Quand bien même, il doit son succès bien plus largement à l’incroyable fidélité des amoureux d’Apple qu’à la qualité pitoyable de ses téléchargements.

Napster 2.0, qui n’a même pas fait de vague dans la mare de la musique nord américaine, « est lancé dans un marché européen brutalement concurrentiel », poursuit l’article de Reuters.

Il serait peut-être plus juste de dire « la campagne médiatique européenne brutalement concurrentielle », parce que lorsque l’on regarde les ventes effectives, il n’y a pas plus de concurrence en Europe qu’en Amérique du Nord.

Les différentes « boutiques » vendent toutes les mêmes vieux « produits » des mêmes vieux catalogues plafonnées au maximum entre 500.000 et 700.000 titres proposés plus ou moins aux mêmes vieux prix.

La seule gagnante est l’industrie musicale qui les fournie tous.

Et pire encore, Napster 2.0 propose ses « produits » à 1,09 livres, quand ils essayent en même temps (avec un échec cuisant) de vendre la même chose en Amérique du Nord pour 99 cents, ce qui vaut à peu près 0.56 livres. Joli.

En tout cas, si iTunes est la seule chose que l’on trouve en musique commerciale en Amérique du Nord, OD2 en est au même point en Europe, où ils creusent d’énormes tranchées. En France, OD2 est présent à travers Alapage.com, FNAC.com, MSN France, MTV France, NC Numéricablen, Tiscali et Wanadoo.

Mais en fin de compte, « malgré toute l’agitation qu’il y a autour, les téléchargements légaux ne sont toujours pas terriblement interessants », comme le résume précisemment Ashlee Vance.

« L’argent doit rentrer concrètement en utilisant le matériel pour compenser les musiques illégales, et ça va rester comme ça longtemps, très longtemps ».

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