C'est la leçon du jour. Selon les données révélées par le magazine hors-ligne Music Week dans son numéro 17, la plateforme musicale britannique Wippit vendrait bien moins de disques à â£0.29 qu'elle n'en vend à â£0.79. Les utilisateurs semblent préférer la qualité au prix. Doit-on en déduire qu'un abaissement de la TVA sur les disques aurait moins d'effet qu'une hausse de qualité des oeuvres proposées ?

Sur Wippit, le prix des titres s’échelonnent entre 0,39€ et 1,39€. Si l’on aurait pu penser que les titres à 0,39 euros auraient fait fureur, en réalité ils ne représentent que 1.4 % des ventes du service. Les titres à 0.79⣠(1,19€) représent quant à eux 66.2 % des ventes. Dès lors, chacun arrivera à la conclusion fort logique que les consommateurs ne veulent pas nécessairement de la musique moins cher, mais surtout de la musique de meilleure qualité.

Même si le modèle économique actuel de la musique, qu’elle soit en ligne ou hors-ligne, est sans aucun doute dépassé par les réalités technologiques et sociales actuelles, il ne faut pas en oublier les valeurs fondamentales de nos chers MP3 : il s’agit d’œuvres artistiques. Et comme toute œuvre, avant son prix, c’est la qualité qui compte.

Dès lors, comme nous l’avons répéter à plusieurs reprises, il est ridicule et stupide de vouloir baisser la TVA sur les disques. La réduction d’une taxe qui sert à traiter les malades dans les hôpitaux et à améliorer l’état des routes sera de toute façon rattrapée sur les autres impôts. Sa disparition ne profitera donc qu’à l’industrie du disque qui, comme en 1987, ne répercutera qu’une partie de la baisse sur le prix aux consommateurs.

L’industrie du disque ne doit pas chercher à baisser ses prix pour rattraper dans le marché la valeur attribuée aux CD par les consommateurs. Mais plutôt chercher à augmenter cette valeur attribuée pour que le marché, en chute libre depuis bientôt 5 ans, remonte enfin.

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