Libre Accès : " Ni SACEM, Ni Jamendo ! "

Guillaume Champeau - publié le Mardi 10 Février 2009 à 12h43 - posté dans Musique Numérique

Le collectif Libre Accès, qui organise jeudi ses Assises Liberté, Création et Internet, a souhaité réagir à l'initiative de Jamendo de proposer aux commerces des licences payantes pour l'exploitation de son catalogue de musique libre. Numerama publie en exclusivité une tribune dans laquelle le collectif demande à rejeter à la fois les méthodes de la Sacem et celles de Jamendo, et à trouver une troisième voie :

À l'heure où certaines menaces planent sur la neutralité d'internet, des modèles économiques de rémunération de la création commencent à s'affronter. Récemment, l'entreprise luxembourgeoise Jamendo a lancé un pavé dans la mare en annonçant son projet de sonoriser des lieux commerciaux avec de la musique provenant de sa plateforme. Ce projet entre directement en conflit avec la SACEM, qui jusqu'ici, en France était la seule interlocutrice de ces lieux.

Nous assistons à une nouvelle forme de libéralisation de la culture, où une plateforme de musique en vient à commercialiser des œuvres en libre diffusion, en se posant comme concurrente d'une société de gestion de droits d'auteurs.

Cette attaque d'une société commerciale démontre certainement le grand désarroi d'auteurs qui ne font plus confiance à une société de gestion censée les représenter.

Il est dommageable que la politique de certaines Sociétés de Gestion en Europe ne semble pas plus morale que le business d'une startup internet.

Nous nous posons une question : qu'apportera cette vision des choses à la culture libre, si on entend celle-ci comme une " autre culture " ?

En effet, reproduire à l'infini les " mêmes modèles ", est-ce là le projet ? N'est-ce pas le moment au contraire d'être créatifs, et d'innover ?

Cela fait plus de 150 ans que la SACEM fait son travail de collecte des droits de ses sociétaires, comment va-t-elle considérer cette entreprise qui la concurrence à partir de cette année ? Assiste-t-on à une fragilisation du statut des compositeurs qui n'arrivent plus à se fédérer autour de la libre diffusion des œuvres sur Internet ?

Si l'on s'en tient au strict "business plan" développé par Jamendo :

  1. Jamendo propose aux bars, etc. un " forfait " moins onéreux que celui de la SACEM.
  2. Jamendo prélève 50% des revenus générés pour en reverser l'autre moitié aux artistes qui ont souscrit à ce programme (qui est optionnel).
  3. Le nombre de titres proposés dépendra du nombre d'artistes qui y souscriront, sur la base d'un catalogue 10 fois moins important que celui de la SACEM.
  4. Notons cependant un problème : sur Jamendo, un certain nombres d'artistes qui utilisent les " licences ouvertes " sont en fait préalablement sociétaires de la SACEM, ce qui rend nulle et non avenue leur utilisation des " licences ouvertes ", et ne manquera pas de poser problème un jour ou l'autre.
  5. et sur Jamendo, un bouton " acquérir une licence commerciale " est présent sur les pages des albums, y compris les albums de musiciens préalablement sociétaires de la Sacem (ou la Suisa, ou la Siae...) ; cela signifie-t-il que Jamendo va percevoir de l'argent pour l'utilisation de ces musiques ? (et donc, Jamendo reverserait à la SACEM pour la diffusion commerciale des sociétaires d'icelle ?)

Et du côté de la SACEM :

  1. La SACEM propose un catalogue bien plus vaste que celui de Jamendo
  2. La SACEM prélève pour ses frais de fonctionnement entre 15 et 17% sur les droits reversés, ce qui est " moins cher " que Jamendo
  3. La SACEM a une position de " monopole de fait ", qui lui assure un réseau considérable (environ 750 M d'€ de droits collectés dans une année).
  4. La SACEM est reconnue par les pouvoirs publics et inscrite au Code de la propriété Intellectuelle.
  5. La répartition des droits par le SACEM à ses sociétaires se fait de manière très inégalitaire, avec des modes de calcul favorisant exagérément quelques centaines d'artistes les plus diffusés dans les mass-media classiques.
  6. La SACEM ne reconnaît pas actuellement les auteurs utilisant les licences ouvertes.
  7. La SACEM soutient des lois liberticides, comme la loi DADVSI ou la future loi " Création et internet ".

C'est le pot de terre contre le pot de fer...

D'une part, nous avons du mal à comprendre qu'il faille utiliser les mêmes modèles économiques pour développer la musique et la culture libre, qui reposent sur des principes philosophiques, économiques totalement différents, pour ne pas dire diamétralement opposés au système classique incarné par les maisons de disques (la créativité n'est pas inféodée au marché dans la culture libre) ; d'autre part, nous ne considérons pas la SACEM comme " l'ennemi à abattre ", ne serait-ce que parce qu'elle joue depuis longtemps un rôle important et souvent très positif dans la vie de nombreux artistes, et qu'elle est efficace là où les licences ouvertes ne le sont pas encore (la rémunération des diffusions radio et télé notamment).

Cet affrontement, qui plus est, nous le jugeons prématuré. Nous sommes persuadés qu'il n'aura d'autre conséquence que de stigmatiser un peu plus les licences ouvertes, alors que notre dessein est au contraire de faire en sorte que tout le monde en reconnaisse l'intérêt, la dignité, la pertinence. Scier la branche sur laquelle nous sommes assis, est-ce bien raisonnable ?

Le véritable danger pour la diversité culturelle, il est évident que c'est le puissant lobby des majors, qui écrase la créativité sous la botte du marché, et pousse les pouvoirs publics à voter des lois contraires aux droits de l'homme et du citoyen, dans le mépris total des ayant droits comme du public !

Comment la SACEM peut-elle encore prétendre défendre (tous) les auteurs, alors que la quasi totalité de ses revenus lui proviennent de l'industrie du disque et de ses artistes ? Bien qu'ils s'en défendent, il est évident que les représentants de la SACEM ne peuvent lutter à armes égales contre ceux qui la font vivre, et qui siègent à son Conseil d'Administration.

Pour preuve de ce que nous avançons sur ce point, le soutien sans faille de la SACEM à la loi " Creation et Internet " (et à la précédente loi DADVSI), que nous considérons comme une grave erreur de sa part, ou pire : une contradiction avec ses missions historiques. Cette loi en effet, n'aura d'autre conséquence que d'asseoir plus encore le monopole des Maisons de Disques, que la SACEM est censée combattre, puisque les intérêts des Majors/°diteurs/Diffuseurs/Distributeurs sont de tout temps entrés en conflit avec les intérêts des ayants droits (historiquement c'est même ce qui a motivé la création de la SACEM).

C'est pourquoi nous dénonçons le modèle de répartition actuel de la SACEM. Nous le trouvons totalement injuste et surtout inadapté aux nouvelles pratiques dont nous nous réclamons, induites par l'avènement d'internet et des licences ouvertes. D'autre part, comment défendre celui que Jamendo développe en ce moment, qui se contente d'imiter le premier, à la mode " esclavage 2.0 ", sans proposer de véritable représentation aux artistes ?

Toutefois, nous espérons qu'il sera possible d'entamer un (vrai) dialogue avec la SACEM, dont l'objectif serait de parvenir à avancer sur la reconnaissance des licences ouvertes (et surtout de ceux qui les utilisent aujourd'hui et les utiliseront demain). Cela suppose bien entendu que cette vieille dame accepte enfin d'évoluer, et qu'elle s'affranchisse de l'emprise des maisons de disques.

Personne n'a à gagner d'un affaiblissement de la représentation des auteurs en France !

Nous lui proposons humblement notre expertise, et verrons si nous serons entendus ! Si ce n'est pas le cas, nous aviserons, sans pour autant déroger à l'éthique que nous défendons...

L'exemple des Pays-Bas et du Danemark en matière d'utilisation des licences Creative Commons par des sociétés d'auteurs nous semble être une bonne base de travail. À la SACEM de tenir réellement compte d'évolutions qui semblent désormais inéluctables. À nous de l'aider à mieux les appréhender. L'important est que les artistes européens aient vraiment le choix en ce qui concerne leur mode de gestion des droits d'auteur. Nous n'aurons de cesse de défendre ce point de vue !

Aux antipodes de la démarche de Jamendo, nous faisons le choix de la diplomatie, plutôt que celui du conflit ouvert.

Il est vital de garantir la pérennisation de sociétés défendant les auteurs, tous les auteurs.

L'avenir proche dira si nous avons fait le bon choix... Les Assises " Liberté, Création et Internet " du 12 février seront une première occasion pour en débattre.

Pour Libre Accès : Eric Aouanès (président de l'association Musique Libre ! et co-fondateur de la plateforme Dogmazic) , Jérémie Nestel (MACAQ, Radio du Ministère de la Crise du Logement), bituur esztreym (co-fondateur de Musique Libre ! et de dogmazic.net), Didier Guillon-Cottard (Festival Artischaud)

Publié par Guillaume Champeau, le 10 Février 2009 à 12h43
 
 
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Commentaires à propos de «Libre Accès : " Ni SACEM, Ni Jamendo ! "»
 
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2899 messages publiés
entierement d'accord. il faut que la sacem retourne a sa mission d'interet public et non privé.
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40 messages publiés
Jamendo est une société ouverte au Luxembourg, par des résidant français. Ca démontre déjà une certaine mentalité (profitant de la France pour y vivre et du Luxembourg pour payer moins d'impôts).

De plus il suffit de lire le blog du fondateur de Jamendo pour voir que son but est en gros de devenir un acteur important dans le monde de la musique à tout prix, quitte à remplacer la SACEM ou les maisons de disques. Autrement dit, profiter de la philosophie de la musique libre afin de devenir une grosse entreprise et gagner pleins de sous.
Il n'y a pas de volonté de défendre les artistes chez Jamendo, on les utilise juste pour avoir du contenu.
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500 messages publiés
Demarche intelligente et constructive de nos amis de Dogmazic.
Reste quand même une interrogation de premier ordre :
Mais ils sont ou les artistes ???
Faudrait qu'ils se remuent les fesses , perso j'ai pas envie de défendre des fantomes.
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552 messages publiés
Pffff ... encore un collectif de cocos désabusés ...
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45 messages publiés
Jamendo a au moins le mérite de jeter un pavé dans la mare alors que tout le monde cherche à éviter de faire publiquement le constat qui pourtant crève les yeux: des millions d'?uvres musicales sont DIFFUSÉES chaque jour sur internet par les internautes qui agissent alors comme autant de radios ou télévisions. La politique actuelle tente d'interdire cette pratique car elle remet en cause, non pas le droit d'auteur, mais les circuits de financement traditionnel de la production, mais une autre politique pourrait consister à faire payer chaque internaute pour un droit à la diffusion, au même titre que le restau du coin paye un forfait pour avoir le droit de diffuser autant de musique qu'il souhaite. Mais dans ce cas, l'argent irait aux artistes et pas aux producteurs, c'est là que ça coince.
Jamendo ne propose pas la panacée, mais son action ne peut donc que secouer le cocotier?
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1804 messages publiés
Discuter avec les mecs à qui on doit la taxation astronomique des supports vierges, y compris les disquettes 3.5" et surtout la loi DADVSI, eux qui poussent pour le HADOPI et qui menacent de procès par milliers si cette foutue HADOPI n'était pas adoptée ? Eux qui ont poussé au point que ça a gesticulé au sommet de l'Europe et que le vote du parlement européen a été jeté à la poubelle ? Désolé, mais c'est trop tard. Beaucoup trop tard. C'est hors de question en ce qui me concerne, Entre la SACEM, discuter avec la SACEM qui se serait amendée (je ne sais pas ce qu'il faut fumer pour y croire) et Jamendo, j'ai vite choisi. Peut-être que s'ils s'en prennent plein la gueule ils voudront discuter, mais pour moi c'est niet. Vae victis.
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10 messages publiés
Mais si en tant que compositeur-interprète (musique instrumentale largement improvisée, mais si j'avais besoin de textes j'en serais l'auteur), je ne VEUX pas que ma musique génère le moindre profit ?
Si je veux la mettre à disposition du public gratuitement, sous une licence libre qui autorise tous les usages, sauf son exploitation commerciale, en étant certain qu'elle puisse être diffusée le plus largement possible, mais pas contre la moindre rétribution (pourquoi pas dans des bars ou ailleurs, il suffit qu'un ordinateur soit connecté à la sono et que le maître des lieux se connecte, par exemple, sur Dogmazic) ?

Je compose, diffuse et fais de la scène sous divers pseudos, jamais sous mon vrai nom, souvent au sein de collectifs. Et si je fais de rares apparitions sur des compilations, je m'assure avant que le CD sera vendu à prix coutant (micro-labels donc, ça va de soit...).
Je sais que ce n'est pas le modèle dont rêvent les musiciens "professionnels", mais je vois autour de moi des 10aines d'artistes qui ont la même position.

Pour info, j'ai été professionnel, avec et sans le statut d'intermittent, mais j'ai décidé de m'extraire de ce carcan pour créer en toute liberté, sans la contrainte de la pression économique.
Je bosse donc par ailleurs (toujours dans la musique par contre), ce qui me laisse quand même assez de temps pour composer, jouer live, enregistrer, voire tourner et même faire des résidences de temps en temps...
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Mr Patator est trés fort !
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1 messages publiés
On croit rêver de voir publier sur numerama un article aussi partisan tout droit sorti d'une bande d'intégristes bien connus.

Facile de taper sur Jamendo quand on est un tas d'anarchisants qui n'a jamais rien accompli à part une succession d'assoces 1901 toutes plus miteuses les unes que les autres.
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45 messages publiés
@e_ther: En fait tu réalises le souhait du prézydent actuel, ainsi que des trois derniers ministres de la culture, à savoir être artiste le soir et le week-end, vu que ce n'est pas un "vrai" métier mais un simple hobby.

Bien sûr, c'est ton droit le plus absolu, mais si tu passes par un intermédiaire autre qu'associatif pour faire connaître ton travail, tu ne peux pas t'attendre à ce qu'il ne souhaite pas être rémunéré pour son travail :-)
Inscrit le 18/10/2008
1804 messages publiés
Euh, deniss, le tas d'anarchisants a au moins monté une asso loi 1901 dont le site web a un PR de 6 (et ce, sans budget SEO). Miteux comme ça, je dirais que ça va encore, mais toi, as-tu déjà fait la moitié du quart du dixième de ceux que tu méprises ? Paille, poutre, toussa ? je trouve leur façon de demander à discuter avec la SACEM assez déplorable, mais bon, ce n'est pas une raison pour ne pas reconnaître la valeur de leur boulot.
Inscrit le 18/11/2008
5 messages publiés
Dans la série du miteux, je demande la borne : http://automazic.net/
la plateforme de distribution : http://pragmazic.net/
Et le fait que l'on parle de musique libre en France depuis 2001, c'est miteux ?
Comme si Jamendo n'avait jamais parlé au grand SACHEM, on croit rêver ! Pourquoi ont-il payé pour participer aux assises des pro-HADOPI alors ?
Inscrit le 14/11/2008
6 messages publiés
J'ajouterais bien deux sous à la réflexion développée ici :

il me semble que le débat de "fond" sur la démarche de jamendo porte sur les 50% qu'ils prennent de manière avouée. En effet, leur "stratégie" (ou tout autre terme plus ou moins anglais) est parfaitement légitime, dans la mesure où le schéma économique du libre ne repose plus sur l'exclusivité (avec "monopoles" et autres goulets d'étranglement de la diffusion) mais sur la rémunération de "services" à leur juste valeur, cf le logiciel libre.

Les endroits commerciaux sont parfaitement en droit de diffuser de la musique libre autorisant une utilisation commerciale, et ceci, sans rien payer. Comme ils ne sont pas au courant, ont la flemme, et ont d'autres intérêts, ils préfèrent passer par des intermédiaires qu'ils paient d'une manière ou d'une autre pour sonoriser leur lieu.

Un nouvel intermédiaire vient de surgir sur le marché : jamendo. Il facture un service aux lieux. Afin que ce service ne soit pas trop ridicule, il lui faut un catalogue un peu plus grand que l'ensemble de la musique libre autorisant les utilisations commerciales. Il faut donc que les artistes lèvent cette clause d'une manière ou d'une autre, contre espèces sonnantes et trébuchantes (ha ! les vils ! insert smiley here).

Les artistes pourraient très bien chacun agir indépendamment, démarcher les lieux, signer des contrats au cas par cas... euh... dans le pays des bisounours. Pas le temps, pas les contacts, et le lieu, lui, il veut une radio, des playlists, pas 50 contrats et du taff derrière. Le lieu il veut bien (éventuellement) filer des sioux si ça fait comme avant et que ça coûte moins cher. En particulier, il préfère s'adresser à un seul intermédiaire qui a l'air pro.

Bon. On voit que vaguement des intérêts convergent : les artistes veulent bien lever la clause NC contre des sous, les lieux veulent bien filer (un peu) de sous s'ils ne s'occupent de rien d'autre et que ça ne fait pas de vagues. Jamendo se pause en intermédiaire, et se rémunère sur ce service, car les deux parties ont besoin de cela (les artistes ont besoin de faire une offre collective tout en gérant individuellement leurs droits, les lieux veulent un seul interlocuteur).

Jusqu'ici tout va bien. Le concept, évidemment, n'est pas novateur, mais cela n'importe pas. En effet, le libre n'étant pas exclusif, il n'y a pas 1 ou 2 ou 3 voies, il y en a autant que d'acteurs, et elles peuvent toutes être empruntées simultanément. Tant mieux.

Ce qui serait choquant, à terme, c'est que le "prix" du service de la gestion individuelle et efficace des droits d'auteur converge vers 50% pour l'intermédiaire : là oui rien n'aura changé...

Tant que jamendo sera seul sur le "marché" (n'en déplaise à l'AIMSA, mais on verra comment ça évoluera), ils ont raison de leur point de vue d'entreprise de se gaver.

Ce n'est guère une troisième voie que de vouloir défendre les artistes en prétendant que la levée des clauses NC leur profite au maximum ! C'est le but que tous affichent, mais en se sucrant plus ou moins au passage (et suivant des méthodes différentes de répartition)...

Je ne trouve pas gênant que jamendo enfonce des portes ouvertes, ni même qu'il fasse payer "cher" cela... Ca serait gênant que dans un an encore jamendo soit seul, ou que tous les autres gravitent encore autour de 50% seulement pour les artistes.

Quant aux artistes, heureusement, ils devront perdre du temps à signer 50 contrats différents avec 50 structures (entreprises, assos, et autres) qui proposeront 50 catalogues (semblables) avec 50 services de sonorisation (semblables) à leurs 50 réseaux (différents) pour 50 prix (semblables) en répartissant les bénéfices aux artistes selon des formules semblables (ou pas, pour le coup, et c'est là que ça devient intéressant). Snif. Mais mieux vaut ça qu'un seul interlocuteur (à mon sens)... Dans ce schéma, essayer de convaincre la sacem de jouer un tel rôle parmi d'autres acteurs est très important.

J'dis pas qu'ça va marcher, hein, mais c'qui importe ce sont les artistes, pas d'avoir raison contre les méchants

(désolé pour le post bien trop long et moyennement relu)
[message édité par moukate le 12/02/2009 à 17:40 ]
Inscrit le 14/11/2008
6 messages publiés
edit : ce post n'a plus de raison d'être vu que j'ai édité mon commentaire au-dessus...
[message édité par moukate le 12/02/2009 à 17:41 ]
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3 messages publiés
Salut
ma réaction à cette tribune sur mon blog
http://www.philaxel....nt-pas-copains/

cordialement
Philippe Axel
www.philaxel.com
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1804 messages publiés
@moukafe : très bien le post, et tu as tout à fait raison quand tu dis "Dans ce schéma, essayer de convaincre la sacem de jouer un tel rôle parmi d'autres acteurs est très important. J'dis pas qu'ça va marcher, hein, mais c'qui importe ce sont les artistes, pas d'avoir raison contre les méchants". Le hic, c'est que la SACEM, c'est pas qu'ils sont cons, obtus, etc. etc. (quoique...), mais c'est que structurellement, ils sont tenus par des intérêts qui sont objectivement différents, pour ne pas dire opposés à ceux des utilisateurs et des artistes. Tu ne peux pas les "convaincre" de rectifier une boulette. Tu peux, par contre, imposer un rapport de force pour les *forcer* à changer. Et là-dessus, l'approche de Jamendo, malgré leur participation à toutes les réunions pro-HADOPI, me paraît plus efficace. Pas qu'ils soient gentils ou autre, mais simplement en raison de l'existence leur projet de "sonorisation". En tout cas, chercher à discuter maintenant, c'est pour moi hors de question. On verra bien dans quelques années, une fois qu'ils seront dans une position, disons bien différente. C'est vrai que je peux pas les voir en photo, mais en plus il objectivement dans l'intérêt de tout le monde ou presque d'attendre qu'ils soient plus "disposés" à causer.
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5 messages publiés
Moi je demande simplement et concrètement combien ça va rapporter aux éternels dindons de la farce, les mêmes qui pensent que maman SACEM va tout faire pour eux... À mon avis ça ne fera pas lourd, vu que d'un côté les 50% iront à une vingtaine de personnes en gros, et de l'autre, il faudra diviser ça en 10000. C'est juste une affaire de logique... pyramidale.
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
Bonsoir,

Une précision et une question.

1/ Jamendo dit représenter dix fois moins de répertoire que la Sacem.
Du fait des accords de réciporcité entre sociétés d'auteurs, la Sacem représente en France plus de 15 millions d'oeuvres.
Pensez vous réellement que Jamendo en représente 1,5 million....?

2/ Vous affirmez :
"La répartition des droits par le SACEM à ses sociétaires se fait de manière très inégalitaire, avec des modes de calcul favorisant exagérément quelques centaines d'artistes les plus diffusés dans les mass-media classiques."
Je vous mets au défi de prouver ce que vous avancez qui est absolument faux.
Vous confondez la stupidité de la diffusion et la répartition.
Ce n'est pas la Sacem qui favorise le matraquage de débilités dans les radios ou les télévisions, mais les diffuseurs qui ouvrent (ou vendent) leur temps d'antenne à des "produits" formatés sans intérêt.
Vous estimez que la Sacem est injuste dans sa répartition car elle ne limite pas les gains des "gros" pour les reverser aux "petits", mais dans ce cas là elle ne serait plus une société d'auteurs, mais une mutuelle et ce n'est en aucun cas son rôle.
La justesse de la répartition, ne vous déplaise, c'est qu'une minute d'une chanson de Paul Mac Cartney ou de Monsieur Dupont génèrera, sur la même antenne et à la même heure, les mêmes droits.
Si le premier est mille fois plus diffusé que le second, ce n'est pas de la faute de la Sacem et il touchera bien sûr mille fois plus.
Ah les droits d'auteurs à la tête du client, c'est précisémment ce que vous dénoncez, mais en fait c'est ce que vous prônez à l'envers.

La répartition de la Sacem reproduit fidèlement les absurdités de la diffusion, voilà ce que j'admets très volontiers, faîtes autrement et vous rentreriez dans l'arbitraire, accessoirement tous les contrats internationaux exploseraient.
Par contre, au niveau de son budget culturel, que je vous suggère d'examiner en détail, la Sacem, qui là possède la maîtrise du choix d'aide aux programmations, soutient le jazz, les musiques actuelles ou la musique contemporaine et certainement pas la StarAc ou les productions de Pascal Nègre.

Enfin, puisqu'à chaque fois vous vantez l'ouverture d'esprit de la BUMA (l'équivalent néerlandais de la Sacem), sachez bien que cette société répartit beaucoup via les sondages et que les petits auteurs, tels par exemple les accordéonistes dans des bals, ne voient jamais un sou, les droits sont rajoutés à la masse, c'est à dire aux multinationales qui contrôlent les conseils d'administration de ces sociétés que vous admirez tant.

Merci de me répondre sans m'insulter et donc de m'indiquer avec des exemples précis en quoi la Sacem n'est pas équitable dans ses modes de calcul de sa répartition.

Cordialement.

Laurent Petitgirard
Inscrit le 08/09/2003
4578 messages publiés
1/ Jamendo dit représenter dix fois moins de répertoire que la Sacem.
Du fait des accords de réciporcité entre sociétés d'auteurs, la Sacem représente en France plus de 15 millions d'oeuvres.
Pensez vous réellement que Jamendo en représente 1,5 million....?
Quelle importance ?

2/ Vous affirmez :
"La répartition des droits par le SACEM à ses sociétaires se fait de manière très inégalitaire, avec des modes de calcul favorisant exagérément quelques centaines d'artistes les plus diffusés dans les mass-media classiques."
Je vous mets au défi de prouver ce que vous avancez qui est absolument faux.
Vous confondez la stupidité de la diffusion et la répartition.
Ce n'est pas la Sacem qui favorise le matraquage de débilités dans les radios ou les télévisions, mais les diffuseurs qui ouvrent (ou vendent) leur temps d'antenne à des "produits" formatés sans intérêt.
ça fait plaisir de lire ça

Vous estimez que la Sacem est injuste dans sa répartition car elle ne limite pas les gains des "gros" pour les reverser aux "petits", mais dans ce cas là elle ne serait plus une société d'auteurs, mais une mutuelle et ce n'est en aucun cas son rôle.
Qu'avez-vous contre les mutuelles ? Alors quoi, la SACEM est donc un système qui rétribue mécaniquement en fonction de la diffusion, une machine à fric quoi. Ne peut-elle pas faire plus ? Ne peut-elle pas aller au-delà de cette simple (simpliste ?) répartition et favoriser (encourager) la création naissante en répartissant sur des bases mutualistes, justement ?

La répartition de la Sacem reproduit fidèlement les absurdités de la diffusion, voilà ce que j'admets très volontiers, faîtes autrement et vous rentreriez dans l'arbitraire, accessoirement tous les contrats internationaux exploseraient.
Les mutuelles sont donc arbitraires ? Un esprit d'entraide n'a donc rien à voir avec l'esprit de la SACEM ? Ok !

Enfin, puisqu'à chaque fois vous vantez l'ouverture d'esprit de la BUMA (l'équivalent néerlandais de la Sacem), sachez bien que cette société répartit beaucoup via les sondages et que les petits auteurs, tels par exemple les accordéonistes dans des bals, ne voient jamais un sou, les droits sont rajoutés à la masse, c'est à dire aux multinationales qui contrôlent les conseils d'administration de ces sociétés que vous admirez tant.
Et bien dites nous combien peut toucher en moyenne un accordéoniste de bals grâce à la SACEM ?!

Maintenant quelque chose qui ne traite pas d'argent :
- Pensez-vous que le système de relevé d'IP d'Hadopi est fiable ?
- Si oui, sur quoi vous basez-vous ?
- Si non, pensez-vous alors que mettre aveuglement en danger des personnes innocentes soit un choix acceptable ?
- Pensez-vous qu'une loi qui accuse sans donner la possibilité de prouver son innocence soit conforme à l'idée à l'idée que l'on peut se faire de la justice dans un pays comme la France ?
- Pensez-vous que laissez des chasseurs de têtes écouter les échanges entre les internautes respecte la vie privée ?
- Si oui, pensez-vous que l'on devrait aller plus loin pour réprimer toute intention subversive, comme écouter les conversations téléphoniques, ouvrir le courrier dans les postes, mettre des micros dans les foyers, autre ?
- Quelles sont les limites ?
- D'un manière générale, avez-vous des réserves, non pas sur l'efficacité d'Hadopi, mais sur ces principes de fonctionnement ?

A vous lire...
[message édité par TotoRhino le 12/02/2009 à 00:24 ]
Inscrit le 24/02/2006
5638 messages publiés
L'égalité est elle l'équité.

Depuis longtemps ont connait le fait que les majors achètent du temps d'antenne auprès des radios en leur offrant divers avantages (lots de cadeau à refourger à leur auditeurs, exclusivité pour l'accès aux nouveaux titres.

Vous défendez une égalité complète sans règlementation aucune. Le problème ets que cette égalité à été détournée pour en plus désavantager certains artistes contre d'autres. ne serait il pas temps de limiter les revenus qui peuvent être retirés par un artistes du fait de la diffusion. Les majors cherchant un nouvel équilibre devront alors promouvoir plus d'artistes pour obtenir les même revenus.

Car en l'absence de promotion c'est toute l'avenir d'un disque et de son auteur qui sont mis en jeux.

Résultat, en 2006, moins de 6 % des références vendues accaparaient 90 % du marché. Les radios ont aussi contribué à appauvrir le marché. Un rapport établi en 2006 par l'Observatoire de la musique sur 31 stations, soit 92 % de l'audience, a chiffré ce que tout auditeur, même occasionnel, subodorait probablement : moins de 3 % des titres diffusés occupent les trois quarts du temps d'antenne musicale. Sur les radios jeunes comme NRJ, Skyrock, mais aussi le Mouv', radio publique, c'est encore pire : les 40 titres présumés les plus populaires représentent 60 % des diffusions. Certains passent 15 fois par jour sur la même antenne, 55 fois par jour toutes stations confondues.


A quand de la discrimination positive pour les jeunes artistes. Car tant que vous payerez plus pour toujours plus de matraquage ce cercle vicieux continuera. La règlementation est bien utilisée pour contraindre le marcher malgré les accord internationaux, nos chères radio sont contrainte aujourd'hui à 80% de programmation française en dehors des règles du marcher.
Inscrit le 11/02/2009
4 messages publiés
Cher Monsieur,

loin de moi l'idée de vous manquer de respect en quelque manière, notre tribune n'est-elle pas une invite au dialogue avec votre société d'auteurs ? Bien sûr, je ne puis rien présager de la réaction des membres de ce site que nous remercions au passage d'avoir eu la gentillesse de nous laisser exprimer notre point de vue.

Je vais tâcher de répondre à vos objections, dans la limite de mes connaissances.

Sur votre 1/ je n'ai pas grand chose à dire, sinon, qu'il faudra remplacer les 10% que nous attribuons à tort à jamendo, par 1% qui correspond mieux à la réalité.

Sur votre 2/ il y a tant à dire...
De votre point de vue, les diffuseurs seraient responsables de la mauvaise répartition des droits ? N'avez vous pas le sentiment de vous dédouaner en disant cela ? C'est tout de même ces misérables ritournelles qui vous assurent votre confortable salaire dans cette société d'auteur. Vous avez le courage de dénoncer cet état de fait, c'est tout à votre honneur, mais je parie que vous n'êtes pas majoritaire dans cette vision des choses. Et vogue la galère pour les vrais créateurs...

Vous demandez un preuve que la répartition favorise un nombre microscopique d'artistes surmédiatisés, et vous me donnez l'argument qui prouve ce que nous avançons dans notre tribune... Je ne peux que vous remercier, rhétoriquement parlant bien sûr. Et vous n'êtes aucunement responsables de cet état de fait ? Alors pourquoi suivre aveuglement les délirantes lois que les majors tentent d'imposer depuis des années ?

Qu'avez-vous précisément contre une conception "mutualiste" de la répartition ? C'est justement un problème de fond, l'injustice de la répartition, et c'est pour cela précisément que nous voulons (par le dialogue entendons-nous bien) vous pousser à évoluer !

Vous citez l'égalité de la minute de M. Dupont par rapport à celle de M. Mc Cartney. Soit. Mais vous n'allez pas nous faire croire que vous vous souciez autant de M. Dupont ? Et, au final, on en revient toujours au même cercle vicieux : vous poussez les artistes qui s'inscrivent chez vous à devenir des Mc cartney, car les Dupont ne vous rapportent rien.

Sur les droits d'auteur à la tête du client, je ne vois pas ce que vous voulez dire, je vous prierai de bien vouloir éclairer ma lanterne.

Nous défendons la gestion individuelle des droits d'auteur, et voyons d'un mauvais ?il que des artistes ne soient pas du tout rémunérés, sous prétexte que leur rémunération est trop minime, ou qu'il faille absolument passer par la SACEM pour toucher des droits, etc. Et nous dénonçons aussi que votre société perçoive des sommes pour des artistes qui ne sont pas chez vous, sous prétexte qu'ils sont ignorants de la marche à suivre pour les percevoir "sans vous".

En bref, vous ne donnez pas les arguments qui plaident le mieux en votre faveur. Je ne peux que vous inviter de nouveau à venir débattre demain avec nous. Et surtout, comme nous vous y invitons officiellement par ce texte, à faire en sorte qu'un véritable dialogue s'installe entre tous les acteurs en présence sur cet épineux problème de la répartition, que ne vous en déplaise votre institution n'incarne plus comme elle le devrait.

Bien cordialement,
Eric Aouanès
Inscrit le 11/02/2009
4 messages publiés
Et bien dites nous combien peut toucher en moyenne un accordéoniste de bals grâce à la SACEM ?!


Je pense qu'il y a confusion, à part si l'accordéoniste joue ses propres compos. Les droits d'interprète sont gérés par l'ADAMI, pas par la SACEM. Et ces droits ne sont pas incompatibles avec les licences ouvertes.
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
A Bourgpat
Les pondérations existent, sur les génériques d'émissions radiophoniques par exemple, mais surtout sur ce qui touche aux sondages :
La prise en compte des ventes de disques pour calculer la part de ce qui revient des sommes non répartissables au programme identifié (sonorisation des bars, petits commerces etc...) est plafonnée, les droits acquis par les sociétaires au titre du RAES (régime d'allocation d'entraide) également.
Mais vous n'avez aucun droit de dire à un auteur ou à son éditeurs ; Vous avez vendu 500.000 CD mais on ne vous en paiera que 200.000.
Vous n'aurez pas une chance devant n'importe quelle juridiction.
La discrimination positive dont vous parlez, elle existe au niveau du budget culturel, en amont de la répartition, mais elle ne peut en aucun cas l'être en aval, vous rentrez dans le subjectif complet et au nom du goût de qui et des critères de qui devrait être mis en place votre système ?
Amitiés.

LP
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
A TotoRhino

Mais si, 1% au lieu de 10% entre Sacem et Jamendo c'est significatif car si vous ne proposez que 100 fois moins de répertoire que la Sacem et que vous n'êtes que 20 ou 30% moins "cher", votre offre est en final beaucoup plus chère.

Le répertoire des accordéonistes réparti essentiellement au titre des bals représente environ 8 millions d'euros, ce n'est pas si mal et surtout les rares "gros toucheurs" ne dépassant 100.000 euros de droits /an, ces 8 millions sont répartis à de très nombreux auteurs.

Sur Hadopi, nous aurons (hélas) assez l'occasion d'en parler, permettez moi de rester dans le sujet de la répartition.

Bien à vous.

LP
Inscrit le 24/02/2006
5638 messages publiés
Au niveau des vente de cd, c'est autre chose par contre plafonner les droits pour les diffusions radio serait déjà une bonne chose. Car on sait bien que les ventes dépendent de l'exposition radiophonique d'un titre.

Un coureur qui se dope aura plus de chance au final de finir classé souvent. Tant que les majors auront la possibilité d'organiser le matraquage radiophonique et seront payé en retour de droits pour ce matraquage, la diversité existera dans les plages horaires dépourvues d'auditeurs.
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
A Eric Anouès,

Je n'ai aucun espoir de vous convaincre, mais n'interprétez pas mes arguments dans le sens qui vous arrange.
Je ne dis pas que la répartition favorise un petit nombre d'auteurs surmédiatisés mais qu'elle reflète une diffusion qui agit de la sorte, c'est très différent.
Favoriser les gros ce serait :
1/ Répartir massivement par sondage (cf vos "amis" de la Buma ou de la société anglaise PRS) ce qui a pour effet de réduite les coûts de gestion, mais surtout de favoriser tous les gros répertoires et de faire diminuer drastiquement, voir disparaître les petits.
La Sacem répartit à 83% au programme identifié quand les sociétés anglosaxonnes arrivent péniblement à 50%.
Reconnaissez le tout de même, cette précision très poussée est le meilleur moyen de répartir au plus large.
2/ Donner par passage à chaque chanson un peu plus, ce n'est évidemment pas le cas.

J'affirme en effet que le simple fait d'être membre de la Sacem ne doit pas entraîner un minimum garanti.
A titre personnel, étant compositeur de musique contemporaine, j'aurais tout à gagner à une mutualisation des droits.
mais j'en sais qu'en quelques mois ce serait la fin du droit d'auteur (après tout peut-être votre but caché).
Je me bats pour toujours plus de participation des auteurs à la marche de la Sacem, je milite actuellement pour l'établissement du vote électronique que j'estime indispensable de mettre en place dans un futur proche, mais je ne vais pas, désolé messieurs, travailler à son effondrement par des mesures démagogiques et illégales au niveau du droit français et international.

Enfin, arrêtez le couplet sur "nos salaires".
Je l'ai déjà écrit et réécrit, les administrateurs auteurs-compositeurs-éditeurs et réalisateur vidéo de la Sacem ne sont pas salariés, ils reçoivent une indemnité qui ne donne lieu à aucune prestation sociale.
Elle est de 2450 euros pour un administrateur, de 4900 pour le président du CA.
Au regard des 35 conseils et 20 réunions techniques chaque année, augmentées pour le président d'une dizaine de réunions à l'étranger et d'une douzaine de réunions de sociétaires en région, sans parler des montagnes de dossiers à ingurgiter, cela ne me semble pas du tout scandaleux, même si je suis conscient que cela peut paraître beaucoup pour certains internautes aux revenus modestes.
A titre personnel, cela me pèse maintenant beaucoup trop, mon mandat s'achèvera en juin, je ne suis pas rééligible au CA pour une période d'une année et ce sera tant mieux, figurez vous que les concerts que je suis obligé de refuser pour cause de présidence sont beaucoup mieux payés.

Enfin défendez la gestion individuelle, c'est très respectable, mais un auteur isolé en face de TF1 ou d'Orange ne pèse rien et cela, vous ne le changerez pas.
Pardon de ne pas venir à votre débat d'aujourd'hui, mon trip "Bayard" seul contre tous est légèrement émoussé.

Cordialement.
LP
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
A Ricodahalvarez
Evidemment je faisais allusion aux accordéonistes dans leur aspect de compositeurs et non pas d'interprètes.
Encore une fois ce répertoire reçoit 8 millions d'euros répartis à de très nombreux compositeurs.
Cordialement.
LP
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
A TotoRhino,

Je viens d'obtenir le détail de la répartition du répertoire du bal:
12591 sociétaires ont touché des droits lors de la dernière répartition de janvier 2009, parmi lesquels 9191 compositeurs, 1349 auteurs et 2051 éditeurs.
A noter que parmi eux 6346 (soit plus de la moitié) sont Sacem.
Et bien figurez vous que ces chiffres sont à l'honneur du service de la répartition.
Amitiés.
LP
Inscrit le 08/09/2003
4578 messages publiés
A TotoRhino,

Je viens d'obtenir le détail de la répartition du répertoire du bal:
12591 sociétaires ont touché des droits lors de la dernière répartition de janvier 2009, parmi lesquels 9191 compositeurs, 1349 auteurs et 2051 éditeurs.
A noter que parmi eux 6346 (soit plus de la moitié) sont Sacem.
Et bien figurez vous que ces chiffres sont à l'honneur du service de la répartition.
Amitiés.
LP

C'est plutôt bien tout ça
Mais un jour, il faudra parler des choses qui fâchent, comme Hadopi par exemple...
Inscrit le 14/06/2007
566 messages publiés
Non monsieur, vous n'êtes pas Bayard et vous êtes toujours écouté, que ceci soit dit.
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
Inscrit le 25/10/2005
28 messages publiés
"Enfin défendez la gestion individuelle, c'est très respectable, mais un auteur isolé en face de TF1 ou d'Orange ne pèse rien et cela, vous ne le changerez pas."

??? Et la ... justice ? la loi ?
c'est moins fort que TF1 ? (j'avais un doute, mais je persiste à penser que TF1 ne peut pas faire se qu'elle veux avec MES droits, de musicien)
Je vais relire l'article premier du code la propriété intellectuelle... j'ai un doute.
Inscrit le 06/02/2009
3 messages publiés
comprenez ce que l'on vous dit ! Il ne s'agit pas de prétendre que sans gestion collective le droit d'auteur ne s'applique pas, mais simplement de constater qu'en face de certains exploitants l'effectivité du droit est de facto remise en cause.
Inscrit le 25/10/2005
28 messages publiés
"en face de certains exploitants l'effectivité du droit est de facto remise en cause" ha mince... Dura lex sed lex c'est que pour les pauvres individus, c'est l'idée ?

"constater" ? vous avez des exemples ?
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
Cher tdBt,aucune loi ne pourra empêcher de TF1 de vous boycoter si, en tant que "créateur isolé", vous n'acceptez pas ses conditions.
Il y aura toujours quelqu'un prêt à travailler pour moins, un autre pour encore moins, un troisième pour moins que rien.
Tf1 sans Sacem pourrait effectivement vous imposer ses tarifs ou bien effectivement vous resterez libre de ne pas être diffusé.

Il y a un autre excellent exemple : le jeu vidéo.
Les producteurs de jeux vidéos exigent que leurs musiques ne soient pas déposées à la Sacem et donc que les compositeurs ne soient pas "Sacem".
Résultat c'est du Buy Out, une somme une fois pour toute quel que soit le succès du jeux, même si la musique y est pour beaucoup et les sommes perçues par les compositeurs sont très faibles au regard des gains très importants de ces maisons de production.
Il n'y a aucun système parfait, mais la gestion collective pour défendre les intérêts des auteurs me semble encore la moins mauvaise solution.
Et je vous rappelle enfin que vous pouvez parfaitement ne confier à la Sacem qu'une partie de vos droits, le spectacle vivant mais pas Internet, les média audiovisuels mais pas les CD, par exemple.
Cordialement.
LP
Inscrit le 25/10/2005
28 messages publiés
pardon, méprise de ma part, j'ai cru comprendre que concernant la rétribution de l'auteur, le droit ne me permettais pas de réclamer à TF1, quiproquo donc. Oui TF1 peux me boycotter et ne pas me faire gagner d'argent. Je souhaite d'ailleurs qu'elle continue.

"Et je vous rappelle enfin que vous pouvez parfaitement ne confier à la Sacem qu'une partie de vos droits, le spectacle vivant mais pas Internet, les média audiovisuels mais pas les CD, par exemple."
Vous voulez dire que je peux publier mes compositions en Creative Commons sur internet et les protéger à la sacem pour les medias audiovisuels ? Parceque c'est le fond de la question. Je crois savoir que la sacem exige des auteurs l'apport de leur droit de diffusion et reproduction sur la totalité de leur oeuvres, ou alors les choses ont bien changées.
Inscrit le 01/12/2008
5 messages publiés
Monsieur Petitgirard

Quant à la justesse de la répartition à la sacem, il me semble que vous omettez de préciser que, si les diffusions identifiées font l'objet d'une redistribution nominative, il y a également une large part de droits perçus "non attribuables individuellement" (toutes les redevances forfaitaires, par exemple, les taxes pour copie privée ce que vous percevez au titre des "auteurs inconnus"), qui sont eux partagés? entre le "top 50" (ou top 10, ou 37, je sais plus ?) des sociétaires? comme principe égalitaire, on a vu mieux.
Dites moi si je me trompe, j'en serais ravie !

Question : qu'entendez vous par "A noter que parmi eux 6346 (soit plus de la moitié) sont Sacem." ?Redistriburiez vous des droits à des artistes non sociétaires ??? Ou alors, ces non-sociétaires sont membres de sociétés collectives avec lesquelles vous avez des accords, c'est ça ? euh? pourquoi le préciser alors ?

Sinon, en ce qui me concerne, ma plus grande réticence envers la sacem tient au fait que la gestion "de toute l'?uvre passée, présente et future" de l'artiste me prive de ma liberté d'offrir certains de mes morceaux quand je veux.


Quand au poids d'un artiste isolé face à TF1 ou Orange, il est à peu près le même que le poids d'un artiste isolé face à la Sacem?

@moukafe:
Oui, les 50% de retenue de droit de jamendo puent l'arnaque. Néanmoins, les comparer avec les retenues de la sacem, ça tient hélas pas la route : la sacem ne fait que gérer les droits de ses sociétaires, tandis que jamendo s'est d'abord donné une fonction de représentation et de promotion de son catalogue. Ces 50% correspondent donc aux frais de gestion des droits à la rétribution d'un service commercial. C'est hélas imparable.
Attention : je ne défends pas Jamendo, loin de là !!! Je suis farouchement opposée à cette société qui exploite à des fins privées un outil créé dans une philosophie de partage (les CC), reproduit et nourrit un modèle commercial contre lequel les CC ont été créées à la base, et tend à vampiriser toute tentative d'approche différente.
Le souci, c'est pas que jamendo prenne 2 ou 50% sur les ventes de son catalogue, c'est juste qu'elle vende un catalogue artistique sur un marché où ses impératifs de rentabilité l'amènent déjà à reproduire la mécanique de mise en avant de produits formatés. et commeils sont à la fois diffuseurs, promoteurs et gérants des droits, y'a plus très loin avant qu'ils nous fabriquent le johnny et la zazie du libre.
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
Vous ne pouvez pas dire à la Sacem je vous donne ma 1ère symphonie mais pas la seconde.
Vous pouvez dire je vous donne l'intégralité de mon catalogue pour tel domaine et pas pour un autre....
Enfin on verra bien, tout peut évoluer !
Inscrit le 01/12/2008
5 messages publiés
arg la gestion des caractères sur ce site !
Lire : "aux frais de gestion des droits -plus- à la rétribution d'un service" et trois petits points ou "oe" à la place de la plupart des points d'interrogation dans les phrases non interrogatives. Je sais, c'est fastidieux, mais je vois pas comment éditer mon précédent post pour corriger.
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
Chère pola.k

La Sacem répartit à 83% au programme identifié (ce pourcentage la place, dans ce domaine, en tête des sociétés d?auteurs dans le monde).
Ceci induit que les17% restant doivent l?être par des techniques de sondages ou d?analogie.
C?est ainsi que les droits pour les musiques de sonorisation des commerces (bars, magasins etc..) sont gérées via le « Catalogue des musiques de sonorisation » :
Toute ?uvre dont on aura vendu 500 CD ou téléchargement dans l'année y rentre pour 10 ans, ce CMS en permanence contient 800.000 ?uvres qui se renouvellent.
Pour chaque ?uvre on considère en fin d'année les droits générés en radio ou en spectacle vivant.
On choisit la somme la plus élevée des deux et on la transforme en points (exemple 200 euros = 200 points).
On fait le total des points des 100.000 ?uvres du catalogue qui auront généré des droits, on divise la somme à répartir par le nombre de points et on obtient la valeur du point.
Il n'y a plus ensuite qu'à calculer la part de chaque ?uvre.
Ce n'est certes pas parfait, laisse sur le côté les ?uvres non exploitées en disque, mais reflète tout de même assez bien le répertoire utilisé dans les lieux publics.
On est loin du simple Top 50 dont vous parlez.

En ce qui concerne la Copie Privée Sonore, la Sacem retient comme assiette de répartition :
18% qui viennent abonder les droits des programmes diffusés dans les principales radios.
82% répartis proportionnellement aux ventes de CD et aux téléchargements constatés sur le dernier trimestre.
Chaque ?uvre reproduite (CD) ou téléchargée va recevoir une part de copie privée correspondante au nombre de fois où elle a été reproduite ou téléchargée.
Une grille de réduction s?applique à partir de 100.000 reproductions pour diminuer l?écart entre les ?uvres les moins et les plus exploitées.

Que cela fasse plaisir ou non, toutes les études démontrent que la copie reflète exactement la débilité de la diffusion, les daubes les plus achetées sont aussi les plus copiées?.. Au moins la limite de 100.000 diminue l?impact des stratégies de certaines Majors.

Concernant les auteurs du répertoire du bal, si j?ai indiqué que 6346 (soit plus de la moitié) sont Sacem, c?est que l?autre moitié sont en effet des auteurs étrangers (essentiellement anglosaxons) dont les ?uvres ont été interprétées dans ce cadre.
En effet ces non-sociétaires sont membres de sociétés collectives avec lesquelles la Sacem a des accords.
J?ai donné cette précision pour que l?on ne s?imagine pas non plus que tout l?argent récolté va aux auteurs français, mais la plus grande part leur revient cependant très nettement car ils ont souvent un catalogue spécifique très large.

Je comprends que vous souhaitiez offrir un morceau « quand vous le voulez », mais faire apport de ses droits à la Sacem permet aussi d?éviter de les brader « quand on ne le veut pas »?

Enfin vous parlez d?un artiste isolé face à la Sacem, mais il a au moins la possibilité de s?investir dans la vie de la société, de se présenter à ses élections et de contester sa gestion, ce que vous ne pouvez pas faire avec TF1.

Les règles de répartition de la Sacem par exemple, si souvent contestées ici, sont téléchargeables sur le portail sacem.fr par n?importe lequel des 130.000 sociétaires s?étant donné la peine de s?identifier sur le site.
Encore faut-il en faire la démarche.
Sur les plus de 60.000 membres qui reçoivent des droits, seuls 12.000 se sont inscrits et ainsi s?informer au plus près, télécharger leurs feuillets, vérifier leur catalogue etc?.
Souvent ceux qui critiquent ferait bien de commencer par aller prendre les informations là où elles les attendent.

Merci en tout cas pour vos questions pertinentes et bon travail, car si nous parlons ici beaucoup de droits et d?argent, notre métier commence par la sueur et la remise en question permanente.

Bien amicalement.

LP
Inscrit le 06/02/2009
3 messages publiés
à Tdbt

Pour ajouter un autre exemple dans un domaine bien diférent de la musique, je prendrai le mien parce que c'est celui que je connais le mieux (bien que l'exemple des jeux vidéos me soit également familier).
En tant qu'illustrateur indépendant, je me vois proposer des contrats de cession de droits léonins (rémunération forfataire dérisoire, quand ce n'est pas une forme de gratuité imposée..). Contre cela, je ne peux rien, sauf à être mis au banc de la profession. Ce n'est pas dire qu'une action en justice ne me permettrait pas d'obtenir la révision du montant de la rémunération voire une annulation de la cession. Mais, outre que cela me couterait fort cher, cela me stigmatiserait en début de carrière comme un "vilain petit canard" à éviter... Au passage je n'ai rien contre le principe des licences libres, je pense même que c'est un bon système pour normaliser les pratiques en vigueur dans le domaine des publications scientifique par exemple. Par contre, je suis plus dubitatif, quand je constate que certains clients commencent à évoquer ce genre de licence dans le cadre de relations professionelles, car l'objectif est alors, ni plus, ni moins, d'imposer la gratuité.
Voilà pourquoi, j'envie parfois le secteur de la musique qui possède une gestion collective bien développée, avec des sociétés d'auteurs qui peuvent négocier en position de force avec les exploitants.
Inscrit le 25/10/2005
28 messages publiés
@ colombier : je suis graphiste je n'ai jamais eu ce probleme, peut-être faut-il aiguiser un peu les contrats que vous utilisez, ou refuser les contrats abusifs et continuer sempiternellement à faire de la pédagogie auprès de nos pairs, afin qu'une fois pour toute on ne puisse plus nous sortir cette phrase magique "y'en a 300 comme toi qui peuvent me faire le boulot pour une bouchée de pain". Accepter cette logique c'est laisser des graphistes généralement médiocres, qui pensent qu'il se feront un nom comme cela, s'emparer de "marchés" qui étaient encore récemment rentables. Cela dis on peux pleurer sur le sort des graphistes, musiciens, illustrateurs, peintres, il se trouve que c'est une réalité dans TOUT les secteurs d'activités, du plombier à la secrétaire, je n'ai pas de solutions, mais je constate qu'on (les "artistes") est logés à la même enseigne que tout le monde.
Pour ce qui est de votre approche des licences libres, deux mots. Les publications scientifiques n'ont pas attendus les licences libres pour se développer selon le principe d'ouverture, ce n'est que très récemment que certains scientifiques se sont mis à développer leur travaux de façon fermée en utilisant les brevets, tout simplement parceque ceux qui paient leur travaux sont des privés avec un objectif profit, la science ouverte existe depuis longtemps, existe encore, et si les licences libres peuvent comme vous dites "normaliser" ce serait un plus, mais pas une nécessité.
Ensuite pour ce qui est des professionnels je ne vois pas bien en quoi elles amènerais à la gratuité, un exemple serait interessant. Bon par exemple écrans.fr (désolé numérama c'est la concurrence) utilise très souvent des photos en CreativeCommons pour illustrer ses articles, un photographe dépose ces photos en CC, libération les utilise en respectant la licence ou si elle est trop restrictive demande une autorisation à l'auteur, à lui de décider ce qu'il veux faire, refuser, accepter gratuitement, tenter de monnayer l'utilisation. Cette situation m'arrive régulièrement avec ma musique que des gens veulent utliser pour de la vidéo, j'utilise une licence "CC by sa" c'est à dire une des plus ouverte, des vidéastes amateurs me demande des autorisations la plupart du temps je leur donne, récemment j'ai découvert ma musique sur un DVD mentionnant un copyright strict (violant ma licence) alors même que je n'ai donné aucune autorisation, des recommandés sont partis pour expliquer le probleme et réclamer une compensation en échange d'un cession en bonne et due forme des droits sur ces musiques, croyez-moi ils ont été terrifiés par la perspective d'une action en justice et nous sommes en train de trouver une solution amiable. S'il m'avaient demandé une autorisation j'aurais refusé au égard au sujet de leur dvd que je méprise.
Une fois de plus la question est "vivre de sa musique" est-ce une nécessité, un aboutissement ? Vu comment est produite la musique ces temps-ci (c'est à dire produite pour les oreilles du moment et jettée illico) je pense qu'un compositeur à tout interet de se dégager du marché s'il veut sa liberté (comme évoqué dans le post de phil axel).
J'ajoute que ce qui m'énerve c'est de discuter de tout cela dans les commentaires d'un site d'information, de ne jamais voir ces débats sur des forums qu'il soient jamendiens, dogmazien, boxonnien ou autre. La stygmatisation empèche une vraie discussion comme celle-ci qui est fort interessante et fait participer des acteurs majeurs comme Mr Petitgirard que je remercie une fois de plus de prendre le temps de discuter et réagir en ligne, cependant je déplore qu'effectivement ce soit la seule personne de la Sacem qui prennent la peine de le faire.

Par ailleurs je rebondis sur un de ses arguments : Si la sacem réparti principalement au programme identifié, ce dont vous êtes à juste titre fier, quelle est alors la raison de ne pas accepter un gestion "par titre" des auteurs/compositeurs ? Leur permettre de protéger certains titres chez vous et d'en laisser d'autres en licence ouverte ?
Inscrit le 08/11/2008
3327 messages publiés
Faut-il rappeler un principe fondamental ? Chacun est libre de décider de la manière dont il commercialise un produit qu'il a créé.

Si certains veulent donner leurs produits, c'est leur choix.
Si certains veulent vendre leurs produits, c'est leur choix.

Mon choix de consommateur, c'est d'accepter ou non ces conditions.

Vous voulez faire changer les choses ? Concentrez-vous sur la musique gratuite ou low-cost et laissez tomber les téléchargements illégaux. Tant que vous vous amuserez à vous échanger les tubes de la Star'Ac ou d'Obispo, vous serez complices des majors.

C'est marrant, mais je parie que vous allez me jurer que jamais, au grand jamais, vous n'êtes des adeptes des daubes commerciales. Chez Numerama, il n'y a que des mélomanes avertis.

Alors, juste un truc : arrêtez de piller les oeuvres de vos artistes. Moi quand j'aime un chanteur, une chanteuse ou un groupe, ma manière de le remercier, c'est de lui filer du fric.
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
A tdBt,
En reprenant l'exemple TF1, la Sacem peut s'engager à fournir à TF1 une autorisation globale de diffusion, à l'exception éventuellement de quelques auteurs en licence libre ou qui ne lui auront pas donné ce répertoire, mais comment voulez vous négocier un contrat général avec une société à laquelle vous seriez obligé d'indiquer que vous ne représentez qu'une partie des titres de chaque compositeur....
Réfléchissez, c'est simplement ingérable, moins au niveau technique (encore que bonjour l'explosion des frais de gestion) qu'au niveau des contrats généraux passés avec les diffuseurs.
Une précision,, si nous avons déjà vu des auteurs ne pas confier à la Sacem la gestion de leurs droits Internet, nous n'en n'avons jamais vu réserver l'audiovisuel, car ils savent pertinemment que seule une société avec une structure très large peut contrôler les diffusions de centaines de diffuseurs et obtenir des conditions financières significatives.
Vous regrettez que je sois le seul "Sacem" à venir, moi aussi, mais quitte à n'en avoir qu'un seul, autant que ce soit le président du CA, c'est à dire un créateur élu par ses pairs.
Cordialement.
Laurent Petitgirard
Inscrit le 05/04/2006
10 messages publiés
@Monsieur Petitgerard
"Et je vous rappelle enfin que vous pouvez parfaitement ne confier à la Sacem qu'une partie de vos droits, le spectacle vivant mais pas Internet, les média audiovisuels mais pas les CD, par exemple."
Je pense que cela est une fausse bonne idée :
C'est le cas, isolé pour le moment, d'un groupe de chanson qui a 'réservé ses droits internet'. Cela ne peut qu'affaiblir vos auteurs. En effet, très rapidement, les diffuseurs vont faire pression sur les Auteur / Compositeurs pour qu'ils réservent leur droit Internet et de cette façon pourront 'tester des titres', et ne plus prendre aucun risque en imposant cette démarche à leurs artistes.
(le pavé de texte est trop court pour que j'argumente en détail)
Inscrit le 13/02/2009
2 messages publiés
Bonjour Mr Petitgirard.
J'aurai aimé qu'un point soit éclairci ci une bonne fois pour toute?
Lorsque vous dites que l'on peut par exemple, se reserver les droit internet, en laissant gerer les droit "audiovisuels" par la Sacem, pourquoi pas.
Je pourrai donc, par exemple, diffuser mes oeuvre en CC sur internet, et que celles passant à la tv ou en radio sous "sacem", est-ce bien cela? Si oui, est-ce legalement possible..il me semble que non..
Alors si vous pouviez donner une explication clair et se sujet flou, merci .

Il me semble tout à fait possible pour un auteur en gestion individuelle de gerer ces diffusion dans un "grand media"... Cela n'est pas forcement simple..mais fesable si l'on s'en donne la peine, et je parle en connaissance de cause. Ensuite, cela serait largement simplifié si les sociétés de gestions individuelles etaient plus clair sur ce que paye réellement les diffuseur: "les droit de passer de la musique"..."le droit de passer de la musique des artistes sacem ou associés" etc..
Et également en remettant en question les "forfait",qui vous l'imaginez surement, ne favorise en aucuns cas, et meme défavoriser la compréhensions d'un media lorsque des ayant droit en gestion individuelles viennent réclamer leur dues .

Nous avoir des réponses claire et je vous remercie par ailleurs d'avoir pris le temps de nous répondre ici.
Inscrit le 05/04/2006
10 messages publiés
@Monsieur Petitgerard
voici par ailleurs un extrait de lettre sans réponse que j'ai fait parvenir à l'administration générale de la sacem il y a plusieurs mois. (ce n'est que mon point de vue, entre vos positions et ceux qui militent pour la gestion individuelle)

J?ai choisi de mettre ma musique sous licence libre Creative Commons 2.0 France BY-SA-NC ; j?autorise en conséquence mes auditeurs à télécharger librement et gratuitement, et à diffuser eux-mêmes ma musique si l?utilisation qu?ils en font n?est pas commerciale. J?encourage cette pratique, non pas dans un unique but promotionnel, ou dans une course effrénée à la diffusion, mais parce qu?elle répond au plus près à mon discours artistique et à mes attentes d?amateur de musique (j?aime pouvoir écouter un artiste avant d?acheter son album ou d?aller le voir sur scène).


Lors de ma discussion avec votre service juridique, j?ai compris que la SACEM, dans ses statuts, faisait la différence entre un usage « privé » et un usage « public » de la musique. De mon côté, la licence que j?ai choisie différencie l? « utilisation commerciale » de l? « utilisation non commerciale ». Pourrions-nous y trouver un point d?entente ?

J?ai lu l?histoire du groupe Petit Homme, qui a eu l?autorisation de la SACEM de réserver l?usage Internet, c'est-à-dire de ne pas être rétribué sur leurs diffusions Internet via la SACEM, mais de gérer eux-mêmes individuellement leurs droits. Malheureusement, cette disposition ne peut répondre à mes attentes : en effet, je souhaiterais bénéficier de la redistribution de la SACEM pour toucher des droits sur l?exploitation commerciale de ma musique sur des sites tels que Myspace, Deezer ? Droits qu?il m?est impossible de gérer seul : il me semble que ce n?est pas le travail d?un auteur, et gérés individuellement, les droits perçus deviendraient très vites inéquitables dans l?état actuelle du système économique et du marché. J?estime et approuve l?intervention d?une société d?auteur de gestion collective indispensable pour une juste répartition aujourd?hui (et cela peu changer dans des temps futurs). Actuellement, ma musique n?est pas diffusée sur Myspace parce qu?alors notamment je leur fournirais un contenu artistique sans être rémunéré sur leurs gains publicitaires.

Par contre, pour toute utilisation publique où il n?y a pas d?argent mis en jeu (pas de recettes publicitaires ou autres), je voudrai permettre une diffusion libre et gratuite, que ce soit sur le web, les ondes, la télévision (par exemple une télé associative) ?. J?ai d?ailleurs noté que vous pouviez être amené à titre ponctuel à autoriser cette démarche lorsque les manifestations étaient organisées par des associations à but non lucratif.
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28 messages publiés
Mr Petitgirard,

je dois faire une méprise dans les termes, "la Sacem peut s'engager à fournir à TF1 une autorisation globale de diffusion" on parle bien là des 17% de recettes dites "non-identifiés" ? si c'est le cas alors donner la possibilité aux auteurs sociétaires de ne pas adhérer/faire parti de ces autorisations générales de la sacem, puisque les 83% de "programmes identifiés" permettrons tout de même une retribution. Ce que je ne comprends pas c'est si ces autorisation générales concernent La totalité du catalogue de la sacem, la totalité des titres d'un certains nombres d'artistes, ou une grande liste de titres issus du catalogue de la sacem.
Ensuite les frais pour gérer une, certes énorme, base de données de titres, je crois que la technologie est au point de ce coté, il ne serais pas compliqué ni très cher de mettre en place de bons outils collaboratifs et de gestion de base de donnée, par exemple, c'est un exemple , avec des logiciels libres particulièrement pointus dans ce domaine.
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
A tdBt
Vous confonez en effet.
Les grandes chaînes télé et des principales radios sont réparties à 100% au programme identifié, à la seconde près.
Si certaines oeuvres ne sont pas identifiées ( il y en a de moins en moins grâce à l'informatisue), leurs droits sont réservés jusqu'à ce que l'on puisse en identifier les ayant droits.
Les sociétaires ont en permanence la possibilité de consulter la liste des oeuvres en attente d'identification.

Les 17% auxquels vous faites allusion sont les sommes récoltées auprès de diffuseurs qui ne fournissent pas de programmes ou bien dont l'analyse des programmes coûterait plus cher que la somme perçue.
Un coiffeur ne va pas faire la liste de ce qu'il a diffusé (d'autant que c'est parfois une radio, parfois des CD etc...) et si une radio associative paye 1.000 euros de droits annuels, l'analyse de ses 50.000 ou 60.000 heures de programme coûterait trente ou cinquante fois plus...
Ces droits sont réparties suivant les modes que j'ai détaillé plus haut.
Quand à l'informatique Sacem pour la gestion des données, rassurez vous, elle est pointue de chez pointue...
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
A Sam,
La fragmentation des apports fait partie des directives européennes sur le droit d'auteur, nous n'avons pas à le discuter, cela s'impose à tous.
Gardez vous bien d'espérer toucher des droits sur Deezer ou sur MySpace.
Ce n'est pas parceque, pour ne pas laisser des zones de non droit, la Sacem a signé avec ces deux plateformes que les sommes qui en seront issues seront répartissable.
La publicité ne fonctionne que très moyennement sur Internet car il n'y a pas de captation de l'attention de l'internaute.
Deezer avec 2 millions d'internautes fréquentant le site chaque mois et une moyenne de 50 titres streamés/internaute (soit plus d'un milliard de titres par an) ne génère que 2 ou 3 millions d'euros / an de publicité.
Le contrat Sacem est proportionnel au chiffre d'affaire de cette société.
Lorsque la Sacem aura perçu 200 ou 250.000 euros sur une année, la belle affaire.
Sur 2008 nous serions de mémoire à 0,0007 euro par titre....
La Sacem a tout de même voulu faire un geste significatif et essayer de répartir les titres les plus écoutés.
le record du premier semestre 2008 est un titre de rapp américain qui a été streamé 240.000 fois et dont les 24 (!!!) ayant-droits vont glorieusement se partager 145 euros.
Cela, cher ami, c'est du au fait qu'aucun modèle économique ne peut lutter contre la gratuité sans arriver pour autant à la dévalorisation des oeuvres.
Sur MySpace, la somme à répartir sera du même ordre, nous sommes dans le domaine du symbole, pas dans celui de la rémunération.

Enfin lorsque vous parlez de la possibilité d'offrir vos oeuvres, pensez vous réellement que si vous en aviez le choix via les statuts Sacem, certains organisateurs n'en profiteraient pas pour l'exiger même quand vous ne le souhaitez pas ?

Amitiés.

LP
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
A Tsunami,
Je ne suis pas suffisament spécialiste des Creative Communs, mais il me semble que le problème de ce système, c'est que vous ne pouvez pas faire machine arrière.
Je tâcherai d'avoir la réponse précise, comprenez que du fait de mes fonctions, une erreur se propagerait rapidement....
Sur les droits versés par les grands medias, les informations sont disponibles pour les membres de la Sacem, les modes de répartitions pour l'ensemble de tous les secteurs de la répartition sont détaillés dans une brochure de 48 pages que j'ai sous les yeux en vous parlant et qui est téléchargeable sur le portail, ainsi que le rapport d'activité complet, pour tou sociétaire s'étant donné la peine de s'inscrire, ce qui prend une minute.
Vous savez, on reproche le manque de transparence à cette société, mais vous n'imaginez pas le nombre de documents accessibles que les auteurs ne se donnent même pas la peine de consulter.
Cordialement.

LP
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
A Sam,
Non cher Sam, il n'y a pas d'autorisation gratuite pour des associations à but non lucratif car nous constatons qu'EDF ne fait pas cadeau de l'électrécité, que le gtransporteur de piano est payé ainsi que l'accordeur, que les coca-cola sont payants et qu'il n'y a aucune raison que seuls les créateurs ne soient pas rémunérés.
Par contre, dans le cas de grandes causes, la Sacem, après avoir perçu, fait souvent un don d'un montant équivalent, pour que ce soit l'ensemble de la communauté des auteurs qui soit solidaire et pas seulement ceux joués dans cette manifestation.
Enfin, il y a la fête de la musique et le téléton qui sont exonérés.
Cordialement.

LP
Inscrit le 05/04/2006
10 messages publiés
@Monsieur Petitgerard
Vous dites :
"La fragmentation des apports fait partie des directives européennes sur le droit d'auteur, nous n'avons pas à le discuter, cela s'impose à tous."
Cela signifie t'il que vous êtes personnellement contre cette fragmentation mais que vous vous devez d'appliquer le directives européennes ?
Etes-vous donc d'accord avec moi lorsque je dis que 'réserver ses droits internet, c'est affaiblir les auteurs'.

Concernant les droits sur Deezer et autres plateformes, c'est de votre mission de récolter des droits et de fixer les barèmes que vous considerez juste : augmentez les pourcentage suir leur chiffre d'affaire ; de manière générale, les site web n'ont pas les frais de fonctionnement de l'industrie lourde. D'autant plus, que si vous anticipiez pour une fois avant que les diffusions web de la musique (et surtout celle indépendante) n'explose, cela aiderait les auteurs. Ce serait une manière de lutter contre la gratuité ; contrairement à une pratique que vous encouragez en proposant de 'réserver les droits internet'.

Je vous rejoins sur le côté symbole qui est important, surtout dans une période musicale populaire très appauvrie (et dont la SACEM redistribue des droits à certains de ces dangers culturels).

"Enfin lorsque vous parlez de la possibilité d'offrir vos oeuvres, pensez vous réellement que si vous en aviez le choix via les statuts Sacem, certains organisateurs n'en profiteraient pas pour l'exiger même quand vous ne le souhaitez pas ?".
Si justement, et c'est pour cela que je fais une distinction entre 'commercial' et 'non commercial'. Il faut empécher les utilisation commerciale de la musique sans rémunération, parce que cela
- nuit à ceux qui aujourd'hui vivent par ces revenus,
- dévalorise, dans le système de valeur qui est celui des diffuseur, les auteurs.
Et justement, trouvons des solutions réelles pour lutter contre cela. Autrement dit, il en faut pas encourager des pratique du type 'réserver les droits internet', ce que vous avez écrit dans votre commentaire précédent, et que vos services administratifs m'ont encouragé à faire par téléphone (et que j'ai refusé).
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
Cher Sam,
Sur les droits fragmentés, c'est la loi, on peut toujours discuter mais c'est ainsi.
Il est évident que plus une société dispose d'un large spectre de droits et mieux elle est à même de négocier.
On critique l'apport de droits obligatoire à la Sacem, mais prenons le cas de la SACD où il n'y a que délivrance d'un mandat pour le théâtre, par exemple :
Pour donner l'autorisation de jouer la Voix Humaine de Cocteau, la SACD devra s'assurer de l'accord de l'ayant-droit ou héritier (en l'occurence Pierre Bergé) et s'il a décidé de bloquer la pièce pendant deux ans pour faire un coup médiatique avec une vedette de son choix, il pourra interdire (ce qu'il a fait dans le passé, d'où l'exemple) à qui que ce soit de jouer ce qui fait pourtant partie du patrimoine national.
Alors que vous pouvez parfaitement décider de programmer demain un récital consacré à Maurice Ravel si vous êtes un pianiste capable de le jouer, sans avoir à demander aucune autorisation préalable à la Sacem (dans la mesure où vous respectez la partition, bien sûr), car la Sacem détient les droits.
L'organisateur aura simplement à acquitter les droits sur la recette (8,8% si le programme entier est protégé, au prorata s'il y a du domaine public).

Augmentez le barême sur Deezer, dites vous, mais on ne peut pas non plus rançonner ces entreprises.
Le problème réside dans la faiblesse de leurs revenus, pas dans le taux Sacem.
Si Deezer était payant à 3 euros par mois (l'abonnement au Monde électronique en coûte 6), alors les deux millions d'internautes (s'ils acceptaient de payer)représenteraient 72 millions / an.
Mais tant que le système veut que l'internaute doit avoir tout gratuit, ce type de site sera très limité en recettes.
Deezer doit aussi payer les producteurs, son équipe, sa maintenance et quand bien même notre pourcentage serait double, voir triple, cela ne changerait rien au problème.
Par contre si, comme dans mon exemple, Deezer générait 35 fois plus d'argent, alors, sans être mirifique, la répartition commencerait à être tangible.
Ou alors, on refuse de signer avec Deezer et l'on apparait comme des dinosaures qui vivent dans un autre siècle et s'opposent à la démocratisation de la musique....

Votre distinction "commercial" et "non commercial" est discutable.
Toutes les mairies de France voudraient ne pas payer le droit d'auteur sous prétexte que leur spectacle est gratuit, alors qu'elles payent beaucoup d'autres frais.
L'oeuvre est immatérielle, on trouve normal de payer la location du piano (ou la sono), son transport, l'accordeur, voir le pianiste (ou le DJ) et anormal de payer pour le travail de celui sans lequel rien ne se passerait, je ne serai jamais d'accord.

Sur ce, je retourne travailler sur mon opéra...

Amitiés.

LP
Inscrit le 05/04/2006
10 messages publiés
@LP
"Sur les droits fragmentés, c'est la loi, on peut toujours discuter mais c'est ainsi."
Trivialement, si la loi est mal faite, on la discute, on en soumet une autre, non ?
Heureusement que les lois ne sont pas immuables, et que l'on ne peut pas se cacher derrière cet argument.

Je maintiens qu'augmenter le barème n'est pas une hérésie : Deezer, Jiwa et consorts ne sont pas des industries lourdes et les frais quelles ont ne sont pas insupportables, d'autant plus qu'elles ont des entrées d'argent souvent autres que les pub vue leur notoriété, comme par exemple les artistes porposés en première page sur deezer, ou c'est la maison de disque qui paye.

Vous faites l'amalgame Gratuit = Non commercial. Pour vous donner un exemple, le service Deezer est gratuit, mais il est commercial. A l'opposé, le site Dogmazic est gratuit ET non commercial.

Vous dites "L'oeuvre est immatérielle". C'est étonnant cette affirmation pour quelqu'un qui écrit des opéra sur du papier à musique (à moins que le papier soit devenu immatériel ! ).
Pour moi, l'une des clefs de la réponse se situe dans une acceptation commune de ce qui est commerce et ce qui n'en est pas, et dans la mise en place de gardes fous contre la gratuité et ceux à qui elle profite. Les licences libres avec clause NC ont la bonne idée de poser le problème, contrairement à des mauvaises réponses du type 'réserver les droits internet'.
Inscrit le 01/12/2008
5 messages publiés
@ Laurent Petitgirarg,

En ce qui concerne la fragmentation des droits, il me semble que cette option peut soulever quelques problèmes : je reprends l'exemple du groupe petit homme dont parle sam : inscrit à la sacem, le groupe a "réservé ses droits internet", et a choisi pour la diffusion internet de présenter ses oevres sous licence CC (apparemment une licence CC by nc na, la plus restricitve, donc).
Il me semble pourtant que les licences CC sont incompatibles avec une inscription sacem, du fait même de la différence fondamentale de contrat : à la sacem, c'est l'artiste qui s'inscrit pour toute son oeuvre, avec la possibilité de se réserver des domaines de gestion, tandis que les CC sont un contrat qui régit les droits d'une oeuvre, quel que soit le média utilisé.
Ainsi, sur jamendo, on peut voir à côté de l'album de petit homme ce décryptage des autorisations données par la licence : "Vous pouvez copier, distribuer et communiquer cet album au public tant que vous citez le nom de l'artiste, vous n'en effectuez aucune utilisation commerciale, vous n'effectuez aucune modification, adaptation ou travail dérivé." ... sans aucune restriction quant au media de distribution ou de communication.
Que se passe t-il si quelqu'un, en toute bonne foi (puisque la licence CC présentée le lui autorise), grave des CD pour les distribuer à ses amis ? Diffuse l'album dans un festival dédié à la musique musique libre (et donc déclare de même en toute bonne foi à la sacem qu'elle ne diffuse pas d'artistes de son catalogue ? - Je précise que sur le site jamnedo, il n'y a aucun moyen de voir que l'artiste est également à la sacem.)
merci de votre réponse
Inscrit le 13/02/2009
7 messages publiés
Monsieur Petigirard, (désolé d'avance pour la longueur du message).

La gestion individuelle permet en outre aux artistes de ce défendre légalement sur tout problème lié aux droits d'auteurs qui pourraient subvenir, quand bien même leurs adversaire seraient des majors de l'industrie des loisirs numériques, comme ceux que vous citez.

Par ailleurs, le fait de pouvoir produire des contrats spécifiques permettant tel ou tel aménagement financier entre l'auteur et les tiers (producteurs/diffuseurs/editeurs) offre une souplesse extrême aux auteurs/créateurs et leur permet donc de gérer au plus prêt le devenir de leur oeuvres.

Maintenant, il me semble que les sociétés de collectes et de répartition on tout à fait leur rôle à jouer vis à vis d'auteurs/créateurs qui ne souhaitent pas supporter par eux-même la gestion de leurs droits (malgré qu'il reste toujours possible pour les uns et les autres de faire appel à un conseil juridique externe).

Par contre il m'est insupportable de lire, ou d'entendre des pseudos "vérités" assénées à longueur d'années du style:

- Si tu ne vas pas à la Sacem tes oeuvres ne seront pas protégées.
- Si tu ne vas pas à la Sacem tu n'auras jamais de revenus (pour les artistes qui souhaitent une commercialisation de leurs oeuvres bien entendu)
- Si tu ne vas pas à la Sacem tu n'est pas considéré comme un artiste professionnel.
- Si tu diffuses sous licences ouvertes, on te volera ta musique ou tu ne gagnera jamais rien.

Et autres contres-vérités permanentes soigneusement distillées, qui ne sont pas forcément et uniquement le fait des organes de communication de la sacem, mais plutôt des idées répandues et reprises comme l'opposition permanente amateur/professionnel qui va jusqu'à l'avant projet de loi sur la régulation du spectacle amateur.

C'est en ce sens que je ne comprend pas, pourquoi n'existe-t-il pas aujourd'hui (depuis le temps...) un dialogue constructif et collaboratif entre les sociétés de gestions collectives, les institutions culturelles de ce tout petit pays ridicule, (au regard de la dimension de l'internet), et les acteurs qui font la promotion des licences ouvertes (comme peuvent l'être l'association musique libre), et bien entendu, le législateur.

Parce que plutôt que d'opposer systématiquement les modes de gestion, il serait grand temps d'arrêter cet autisme permanent ou ce dialogue de sourds, et enfin de se mettre autour d'une table, de réfléchir au meilleur moyen d'informer à la fois les artistes et les publics (parce qu'ils ne sont pas que des cibles marketing et des consommateurs) des différentes formes de droits d'auteurs existants (gestion individuelle, gestion collective, copyright), des problématiques que cela pose suivant les juridictions.

Parce qu'on ne peut sérieusement et objectivement reprocher à un mélomane de télécharger un titre protégé et le traiter de "pirate", si dans le même temps il lui est impossible de savoir si tel ou tel titre est libre, sacem, copyright, c'est une absurdité, et on est en train d'écrire la loi en s'appuyant sur cette absdurdité.

Et entendons-nous bien , je ne dit pas ici que toutes ces plateformes de diffusion sont forcément conscientes (ça dépend desquelles et de leurs petits intérets) du mélange de catalogues parce que pour partie elles n'ont aucun moyen de vérifier tous les droits, et surtout qu'il est impossible à ce jour de vérifier correctement et professionnellement si les auteurs appartiennent à la SACEM en dehors de l'utilisation fastidieuse du CATEL.

Et comment se fait-il que vous laissiez tranquillement vos sociétaires mettre leurs oeuvres dans des catalogues dont il est parfaitement et clairement indiqués à l'inscription qu'ils excluent les oeuvres dont les auteurs ont opté pour la gestion collective???
Certains de vos collègues éditeurs, trouvent peut-être cela très intéressant dans l'optique d'une pénalisation des internautes, une sorte de piège à retardement, amener de l'eau au moulin général qui veut que le libre soit un foutoir permanent.
Mais cela ne dédouane en aucun cas votre société de gestion de sa responsabilité d'information auprès de ses sociétaires.

Il ne me semble donc pas du tout normal que cette base ne soit pas ouverte à une utilisation conjointe et organisée des différents acteurs afin de préserver vos sociétaire et avant tout de bien délimiter pour le mélomane ce qui relève des licences ouvertes (et donc ce qui relève de l'autorisation de reproduction mécanique des oeuvres concédée par l'auteur) de ce qui relève de la gestion collective ou des accords avec d'autres sociétés de gestion.

Parce qu'on ne peut pas non plus faire croire à des jeunes (ou des vieux) artistes qu'il existe un seul mode de rémunération "universel" incarné par la sainte répartition des droits d'auteurs. (et à contrario que les licences ouvertes constituent une réponse universelles aux problématiques économiques diverses des auteurs...)

Parce qu'on ne peut pas leurs faire croire non plus que d'échanger la mise à disposition gratuite de leurs oeuvres pour le public contre le négoce d'espaces publicitaire pour financer les opérateurs de ces plateformes est le seul et unique modèle économique possible, il en existe fort heureusement bien d'autres à inventer et nombres d'entre-nous oeuvrent tous les jours dans ce sens.

Parce qu'on ne peut pas leur faire croire que tout le monde sera millionnaire du moment qu'il poste un titre sur le net et qu'ils ont de la "visibilité" ou à l'inverse du moment qu'il se tape 4 heures de queue pour une audition bidon lors d'un casting d'un radio-crochet télévisé.

Parce qu'on ne peut pas considérer les licences ouvertes uniquement comme un "tremplin" vers l'industrie, ou un ramassis de "musiciens du dimanche", faire valoir des" vrais" artistes, ceux qui vendent des disques et qui sont à la sacem.

Tout ceci est un vaste marché de dupes et vous le savez bien.

Parce qu'il doit être possible de faire évoluer les mentalités collectives sur la définition même de ce qu'est un artiste ou un créateur dans notre société ( est-ce uniquement un vendeur de disques affilié à l'industrie? ou à l'inverse toute personne qui a une activité créatrice?)

Parce que les cultures dites "libres" sont un formidable viviers de création et que l'industrie est incapable pour des raisons structurelles bien compréhensibles de faire autre chose que du formatage et de la revente de back-catalogue à l'infini (pour les plus importantes j'entends).

Parce qu'enfin, il me semble que l'avenir des cultures alternatives (vrais indépendants ,libres ou non) passe(entre autres) par l'emploi des licences ouvertes afin de créer un vrai espace culturel complémentaire et alternatif à l'industrie et que la ligne de fracture se situe bien à ce niveau et pas ailleurs.

Et tout ceci est de l'entière responsabilité à la fois des acteurs institutionnels, des acteurs du libres, de la sacem entre autres.

Mais on ne peut pas rester sur les même lignes de front entre l'autisme "hadopesque", la fausse guéguerre sacem/libre, la sourde indifférence du législateur à l'endroit des cultures libres, l'industrie qui ne sait plus à quel député ou ministre se vouer pour préserver son "pré carré" et le libre qui n'en finit plus de se diviser en autant d'entités que de personnes qui ont des idées (intérêts) différentes.

Cette responsabilité, votre organisation et vous en portez une partie, monsieur Petitgirard, de part vos fonctions et le collectif libre accès, l'association musique libre, la société peermajor (opérateur Jamendo) et biens d'autres en porte une autre partie.

Il est donc temps d'arrêter ce vaste cirque et de devenir un peu plus sérieux sur le sujet.

Quand à la question de l'ouverture des sociétés de gestion collective aux artistes ayant opté pour la gestion individuelle cela me semble un contre-sens, chacun peut et doit trouver sa place dans le champ législatif du droit d'auteur, il ne faut pas confondre espérance de rémunération et champ législatif (CPI).

C'est de la responsabilité des auteur de savoir ce qu'ils veulent faire de leurs oeuvres et de faire un choix en toute conscience.
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
A Sam, nous parlons d'une directive européenne, pas d'une loi française.
Avec en plus une commission européenne sous l'influence et le lobbying total des grands opérateurs de téléphonie mobile et de Majors.
Alors, Cher Sam, c'est une forteresse imprenable.
regardez l'Etat français qui n'arrive pas à faire baisser la TVA sur la musique bien sûr, mais aussi sur la restauration (domaine autrement plus musclé que la musique !).
Vous pensez que les auteurs passeront là où un état ne passe pas; vous n'imaginez pas l'arrogance, la suffisance, l'ignorance, l'incompétence de ces fonctionnaires européens qui rendent tout ingérable en vous expliquant que c'est "pour votre bien".
Avec en plus une lutte d'influence féroce entre la commission de la concurrence et celle du marché intérieur.

Concernant Deezer, vous êtes décidemment têtu.
La Sacem aurait 30% de Deezer au lieu de 8%, cela ne changerait pratiquement rien, le revenu par titre resterait infime.
Il n'y aura pas de modèle viable sur Internet tant que les fournisseur d'accès d'un côté et les internautes de l'autre ne participeront pas UN PEU.
Les licences libres lâchent un titre dans la nature, c'est une option, mais elle semble en effet difficilement compatible avec la gestion collective.

Chère Pola.K, en effet il y a contradiction car la licence libre ne permet pas la même étanchéité que la gestion collective.
J'irai à la pêche aux réponses au service Sacem concerné car franchement, ces situations sont très spécifiques et mes fonctions me demandent une vision très large.
A très vite.

LP
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
Cher Christophe,

Je serai plus court que vous, étant moins virtuose de la problématique des licences libres que vous.
Tout d'abord j'affirme ici haut et fort qu'il n'y a aucune stratégie de la Sacem, en terme de communication, pour faire croire que c'est là le seul moyen de protéger une oeuvre (c'est possible au SNAC, voir en s'envoyant à soi même une lettre recommandée) et l'idée qu'il faut y être pour obtenir un "statut officiel" de compositeur me fait sourir.
Ce qui est par contre évident, c'est que très peu de créateurs qui souhaitent vivre intégralement de leurs oeuvres, sans être interprètes ou sans avoir d'autres sources de revenus, peuvent se permettre de tout gérer sous licence libre, à moins d'avoir un domaine d'intervention très restreint.
Nous avons surtout constaté l'adhésion de groupes qui, après avoir commencé en CC, du fait du succès, souhaitaient bénéficier des avantages de la gestion collective.

Je viens de recevoir les chiffres que j'avais demandés pour alimenter le débat.
Le nombre des dossiers d'admission régularisés a été de 6471 en 2006, 5514 en 2007 et 4850 en 2008.

Le nombre des démissions enregistrées sur la même période a été de 14 en 2006, 31 en 2007 et 19 en 2008
Les transferts (complets ou partiels) c'est-à-dire les départs de membres vers des sociétés d'auteurs étrangères ont été de 89 en 2006 et 90 en 2007. je n'ai pas encore le chiffre de 2008.

Vous voyez que ceux qui annoncent régulièrement la fin de la Sacem devraient être un peu plus prudent.

Je suis d'accord avec vous en ce qui concerne la nécessité d'un dialogue sur ce sujet, mais comprenez aussi que la prudence des sociétés d'auteurs s'explique par le fait que les diffuseurs sont à l'affût de tout ce qui leur permettra d'exiger des baisses de taux.

Je suis pour ma part prêt à initier un dialogue entre des interlocuteurs posés et réfléchis comme j'en ai rencontré ici et nos services juridiques et techniques.
Je dois aussi vous avouer qu'il y a souvent tant de passion et de fureur que le dialogue n'est pas toujours aisé.

Cordialement.

LP
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
Chère Pola.k

Il n'y a eu que 3 réserves pour Internet des droits apportés à la Sacem en 2008 et ce sont les 3 membres du groupe que vous mentionnez.
Du seul fait que le groupe Petit homme a fait la réserve de ses droits Internet en adhérant à la SACEM, cela signifie bien qu'ils ont lu et étudié les statuts, et que donc, s'ils n'ont pas réservé d'autres droits prévus à l'article 34, c'est parcequ'ils voulaient en toute connaissance de cause en confier la gestion à la SACEM.
Leur apport à la SACEM pour les autres catégories est donc bien valable, et opposable aux diffuseurs qui se prévaudraient de la mention figurant sur Jamendo.
Le groupe devrait d'ailleurs faire préciser cette mention.

A ma connaissance, il n'y a pas encore eu conflit, mais les services de la Sacem estiment qu'ils seraient fondés à faire valoir leur contrat dans l'un des cas que vous exposez.

Cette histoire me rappelle celle de la grande romancière Colette, à propos du livret de "L'enfant et les sortilèges" qu'elle avait écrit pour Maurice Ravel.
Un matin, elle est allé signer, moyennant une grosse avance, avec son éditeur littéraire.
L'après-midi du même jour, elle a signé, moyennant une autre grosse avance, avec les Editions Durand (éditeur musical de Ravel, modestement le mien aussi...).
Le soir elle a envoyé une lettre commune aux deux éditeurs commençant ainsi : "Je crois que j'ai fait une grosse bêtise"....

Evidemment les deux éditeurs se sont arrangés et Colette a gardé ses deux belles avances.

Bonne soirée.

LP
Inscrit le 01/12/2008
5 messages publiés
@ laurent petitgirard

:-) jolie histoire.
Hélas, petit homme, c'est pas encore colette, et je crains qu'en cas de conflit, ils n'aient pas le même poids...
D'ailleurs, c'est plutôt leurs auditeurs online qui, de bonne foi, sont susceptibles de "mal utiliser" leurs titres.
Comme vous le dites, ils devraient préciser la mention sacem, mais également savoir qu'ils ne peuvent pas choisir ultérieurement de licence CC, quelle qu'elle soit, pour la diffusion sur internet.

Peut-on envisager, dans les cas de réserve de droit, une information/alerte à ce sujet à la sacem, ou pensez-vous que ça n'est pas du ressort de votre organisme ?

J'imagine que c'est peu important pour vous, mais depuis la possibilité de réserve de droits, la rumeur de la "compatibilité sacem/cc" est vivace sur Jamendo, cautionnée par les administrateurs du site, malgré les alertes que nous avons pu faire à ce sujet.

Il ne peut s'agir effectivement que de cas marginaux, mais si un conflit survenait, c'est l'utilisateur qui en ferait les frais...


Bonne soirée à vous. Ou bon p'tit dej, je sais pas.
pola
Inscrit le 01/12/2008
5 messages publiés
@ laurent petitgirard, 2

? je lis votre discussion avec christophe? vous dites "j'affirme ici haut et fort qu'il n'y a aucune stratégie de la Sacem, en terme de communication, pour faire croire que c'est là le seul moyen de protéger une oeuvre"

et pourtant, sur le portail de la sacem, la rubrique "pourquoi devenir membre de la sacem ?" commence par :

"Pourquoi protéger ma création musicale ?
La protection de votre création musicale vous permet de percevoir des droits d'auteur mais aussi d'éviter que votre musique ou vos textes soient utilisés sans votre accord.

Comment protéger ma création musicale ?
En France, c'est en adhérant à la Sacem que les auteurs et les compositeurs protègent leurs ?uvres, dès lors qu'elles sont :
* soit enregistrées sur disques, vidéos ou supports multimédias,
* soit interprétées en concert,
* soit diffusées par les radios ou télévisions."

je saisis mal la nuance sémantique qui pourrait faire croire à un lecteur moyen que la sacem n'est pas seule habilité en france à protèger pas les oeuvres, et même, n'a pas pour objet de les protéger mais d'en gérer les droits, et que la déclaration sacem n'est qu'un moyen parmi d'autres de prouver l'antériorité de la création.

certes, ce n'est sans doute pas de la stratégie, mais ce type de formulation que je trouve abusive est récurrent.
j'ai même entendu catherine kerr-vignale l'an dernier sur france inter (téléphone sonne du 29 janvier 2008) rétorquer à un auditeur qui lui donnait ses raison de ne pas adhérer à la sacem : "ah oui mais si vous ne voulez pas que vos oeuvres soient protégées, c'est votre problème"

j'accepterais plus volontiers de lire sans sursauter même un truc du genre "la sacem est un des moyens les plus efficaces pour protéger vos oeuvres".

cette fois, c'est quasi-sûr, bon p'tit dej.
pola
Inscrit le 11/02/2009
4 messages publiés
Monsieur Petitgirard,

pardonnez mon absence momentanée de cette fort intéressante discussion, les assises auxquelles vous ne voulûtes pas participer ne m'ont pas permis d'y contribuer plus. (Vous n'y auriez pas incarné Bayard, la SACEM était bien représentée).

Vous disiez dans un message précédent renoncer à chercher à me convaincre, hé bien vous vous trompez sur ce point ! Je n'attends, nous n'attendons de votre part que ce que vous n'avez cessé d'affirmer fort patiemment (et brillamment) dans les reponses que vous adressez au public d'internautes que notre tribune a interpelé : de la transparence. Votre honnêteté intellectuelle vous vaut le respect de tous vos interlocuteurs, vous le constatez sans doute, vous qui avez débuté ici en demandant que l'on ne vous insulte pas :-)

Notre tribune, je vous le concède, était quelque peu "polémique", et peut-être même "caricaturale" ou imprécise sur certains aspects.

Mais il est parfois salutaire de provoquer, quand le but n'est autre que de rechercher un vrai dialogue sur des questions brulantes, et si confuses pour une grande majorité d'entre nous !

Un petit rappel, notre association a toujours eu dans son objet :

"Militer pour la gestion individuelle des droits d?auteur auprès des sociétés civiles, organisateurs de spectacle, labels
Inscrit le 11/02/2009
4 messages publiés
Messsage tronqué... je réessaie...

Monsieur Petitgirard,

pardonnez mon absence momentanée de cette fort intéressante discussion, les assises auxquelles vous ne voulûtes pas participer ne m'ont pas permis d'y contribuer plus. (Vous n'y auriez pas incarné Bayard, la SACEM était bien représentée).

Vous disiez dans un message précédent renoncer à chercher à me convaincre, hé bien vous vous trompez sur ce point ! Je n'attends, nous n'attendons de votre part que ce que vous n'avez cessé d'affirmer fort patiemment (et brillamment) dans les reponses que vous adressez au public d'internautes que notre tribune a interpelé : de la transparence. Votre honnêteté intellectuelle vous vaut le respect de tous vos interlocuteurs, vous le constatez sans doute, vous qui avez débuté ici en demandant que l'on ne vous insulte pas :-)

Notre tribune, je vous le concède, était quelque peu "polémique", et peut-être même "caricaturale" ou imprécise sur certains aspects.

Mais il est parfois salutaire de provoquer, quand le but n'est autre que de rechercher un vrai dialogue sur des questions brulantes, et si confuses pour une grande majorité d'entre nous !

Un petit rappel, notre association a toujours eu dans son objet :

"Militer pour la gestion individuelle des droits d?auteur auprès des sociétés civiles, organisateurs de spectacle, labels
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
Chère pola.k

Bravo, touché, vous avez tout à fait raison pour le Portail, j'avoue ne pas avoir été vérifier cela.
Je vais faire modifier cette formulation pour qu'elle ne puisse pas prêter à confusion, la Sacem n'est pas le seul moyen de protéger une oeuvre, elle est par contre la mieux placé pour détecter les antériorités. (Sur ce point, dès ma première élection comme président du CA, j'avais lancé une numérisation de notre dictionnaire musical, qui comprend près d'un million d'oeuvres, transcrites sous une forme chiffrée qui permet de déceler très vite les similitudes thématiques).

Je pense comme vous qu'il ne faut pas attendre l'arrivée d'un conflit qui viendrait en plus d'utilisateurs de bonne foi, n'ayant pas pris conscience du problème.
Même si stratégiquement cette ambiguïté a arrangé tout le monde, la question de fond sur la compatibilité CC-Sacem pour des auteurs ayant réservé leurs droits Internet et utilisant pour cela les licences libres reste non résolue.
je vais demander à nos services de détailler la position de la Sacem et nous l'examinerons en conseil d'administration.

Amitiés.

LP
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
A Ricodahalvarez,

Je ne doute pas un instant de votre désir de faire avancer la discussion et les textes de loi dans une direction utile et profitable à tous.
Je n'ai pas souhaité participer à ce débat pour une autre raison :
Je ne veux pas monopoliser la parole des élus du CA Sacem, il est indispensable que d'autres sociétaires s'investissent, d'autant que beaucoup ont le talent et la connaissance des dossiers nécessaires pour le faire.
Je ne suis en plus pas du tout un spécialiste de la variété ou des musiques actuelles, alors que ce sont les domaines qui principalement sont au coeur du sujet.
Quittant mes fonctions en juin prochain, j'ai donc estimé judicieux de faire venir un éditeur qui sera encore en fonction dans le prochain exercice, en l'occurence Bruno Lion, excellent administrateur et de plus Président du FCM (Fondpour la Création Musicale).

Enfin je salue ce débat qui se place strictement au niveau des idées, des faits et des évolutions possibles, sans jamais tomber dans la caricature ou l'apostrophe.
A très vite, donc.

Cordialement.

LP
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
A pola.k

La bonne formule me semble devoir être :
En France c'est LE PLUS SOUVENT en adhérant à la Sacem........
Ce qui aura l'avantage d'être vrai et non exclusif.

Bon samedi.

LP
Inscrit le 05/04/2006
2 messages publiés
Bonjour à tous, bravo pour à LP (acronyme sont vous vous êtes vous mêmes affublé) pour la clarté et la patiente de chacune de vos réponses. Et merci aux anarchistes du libre d'avoir pris le temps de poser de justes et parfois récurrentes questions.
Cela éclaircit pas mal de fausses idées répandues un peu trop souvent.

Ma question ouverte à laquelle je n'ai pas encore trouvé de réponse est celle ci. Ayant mis 3 précédentes oeuvres sous licence CC et désirant pour ma prochaine réalisation confier ma gestion de droits à la SACEM, comment vont être considérés d'un point de vue légal mes précédents "mp3" libres de diffusions privées ? Si je venais à reprendre une de ces chansons (ie: réarrangement et réenregistrement) et que je la déclare à la SACEM comment sera va-t-il intercéder avec sa précédente diffusion ?
merci d'avance si jamais vous avez l'une et l'autre partie connaissance de quelques éléments de réponse.

tbls
Inscrit le 05/04/2006
2 messages publiés
edit: le mot "anarchiste" était un clin d'oeil à l'appellation qu'on vous prête parfois. Que cela ne soit pas mal interprêté.
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
Cher tbis,

Je vais poser la question à qui de droit lundi pour être certain de ne pas répondre à côté.
Je vous tiens au courant.
pardon de ne pas affirmer tout de suite ce qui me semble être la réponse, mes responsabilités me contraignent à la prudence.

Bien à vous.

LP
Inscrit le 03/02/2009
5 messages publiés
Je souhaitais apporter un point de vue personnel, et apporter quelques précisions à cet article, auquel j?ai contribué.

Tout d?abord et contrairement à ce qui a été dit beaucoup de membres de Libre Accès collaborent avec Jamendo, comme le groupe Lonah.

Libre Accès n?a rien contre JAMENDO, l?objet social de l?association précisant notamment de favoriser la réussite des entreprises faisant le choix de soutenir des artistes autorisant la libre diffusion de leurs ?uvres.

A titre personnel, j?utilise même souvent le site de JAMENDO que j?apprécie.
Lors d?un événement récent à Paris organisé par JAMENDO, Sylvain Zimmer m?avait encouragé à exprimer publiquement mes doutes sur ce projet de concurrencer la SACEM ?
Je dois dire que la présentation m?avait profondément choqué : (Je restitue ce que j?en ai compris) il était dit que JAMENDO garantissait en quelques sortes de la musique librement téléchargeable, et c?était ce service qu?elle souhaitait se faire rémunérer.
L?exemple avait été donné, de démarcher des grands groupes comme les gérants des hypermarchés (ACCORD, LECLERC ...)
En gros JAMENDO vendait de la musique comme on vend des patates non estampillés SACEM.
Cette présentation m?avait profondément choqué, j?ai eu le sentiment que l?on pouvait exploiter « la production » des artistes comme du lait.

De là quelques précisions :

1. La SACEM est une société d?auteurs, de compositeurs et éditeurs de musique, géré par un Conseil d?Administration élu en assemblée générale. Les administrateurs de la SACEM sont élus pour défendre les droits des auteurs, ils ne touchent pas d?argent sur les bénéfices gérés par la SACEM. Pour être membre de la SACEM, il faut adhérer en tant qu?auteur au statut.
Le Conseil d?Administration est régulièrement renouvelé. Chaque adhérent s?il le souhaite peut participer à l?assemblée générale et suivre la gestion des comptes et questionner les administrateurs sur les décisions prises. Malgré toutes les imperfections de la SACEM, on doit lui reconnaître : un fonctionnement démocratique, la volonté au moins pour les six auteurs et six compositeurs élus de défendre les intérêts des auteurs.
Il y a bien des points sur lesquels je ne suis pas en accord avec M. PETITGIRARD, mais je lui reconnais d?être un amateur d?Art et d?avoir un profond respect pour les auteurs et les artistes.
La SACEM n?a pas pour objet de défendre les intérêts de ses administrateurs ni de ses investisseurs.

2. JAMENDO, c?est une entreprise innovante avec des actionnaires qui ont des parts dans la société. (je pense les statuts de l?entreprise ne sont pas sur le site de JAMENDO). Les auteurs et artistes interprètes ne sont pas représentés, ils n?ont aucun droit de vote, ni de regard.
JAMENDO fonctionne grâces au soutien financier d?un de ses administrateurs MANGROVE qui a investi dans cette société. JAMENDO doit être rentable, c?est du pur bizness.

CQFD / Il y a donc un détail conséquent pour les auteurs en terme éthique : La SACEM ne peut être acheté par aucune Entreprise. JAMENDO peut comme toute société être un jour acheté par GOOGLE ou MICROSOFT.

3. Les auteurs et artistes interprètes faisant le choix de la libre diffusion de leurs ?uvres ne peuvent adhérer à la SACEM qui ne donne pas la possibilité aux auteurs de choisir les ?uvres qu?ils souhaitent mettrent en LAL ou en CC etc.
Il y a donc une grande partie des auteurs qui ne peuvent bénéficier des avantages qu?offre la SACEM. N?étant pas adhérent, ils ne peuvent voter au sein de la SACEM pour un administrateur qui les représenterait, et de fait changer le fonctionnement de la SACEM en assemblée générale.

4. Y a-t-il un intérêt dans l?avenir pour la rémunération des auteurs à un affaiblissement de la SACEM ? S?il elle était concurrencé par des entreprises privés qui garantirait à différents niveaux leurs revenus ? En quelques sortes une « libéralisation » « du marché de la musique », ou chaque auteur pourrait utiliser des licences à option pour contracter avec autant d?entreprises privés qui se présenteraient à lui ?

Personnellement je ne le pense pas, cela serait à mon avis une grande fragilisation de la rémunération des auteurs autorisant ou non la copie de leurs ?uvres, mais le débat reste ouvert.

5. Qui représente et défend les auteurs autorisant la libre diffusion de leurs ?uvres : Personne. Il n?existe pas d? équivalent de la SACEM dans la « culture libre » et la SACEM ne les reconnais pas. Par ailleurs les lois que soutient et encourage la SACEM vis à vis d?Internet est en totale contradiction avec les idées de auteurs autorisant la libre diffusion de leurs ?uvres. Il y a bien un autre modèle économique a inventé :
- Ira t?il vers une libéralisation totale du marché de la culture avec un affaiblissement de la protection des auteurs ? je ne le souhaite pas.
- La SACEM va t?elle évoluée et reconnaître les auteurs autorisant la libre diffusion de leurs ?uvres ? Cela changerait à terme certainement certains membres du Conseil d?Administration. Je pense que cela serait souhaitable.
- Y-aura t?il un équivalent de la SACEM, pour les auteurs autorisant la libre diffusion de leurs ?uvres ? Cette troisième piste semble à explorer, pour défendre les intérêts des auteurs dans un monde ou la libéralisation et la marchandisation de la culture risque de prendre des proportions inimaginables.
Espérons malgré tout qu?un dialogue puisse se créer entre les auteurs de la SACEM et ceux autorisant la libre diffusion de leurs ?uvres.

Ce texte (ainsi que ces fautes multiples de grammaire et d?orthographe) n?engage que moi.
Jérémie Nestel
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
A Jérémie,

Votre analyse détaillée est très cohérente et merci de rappeler qu'on ne peut pas comparer une société civile d'auteurs et d'éditeurs à une société commerciale, aussi innovante soit-elle.
Un changement de l'actionnaire principal peut, du jour au lendemain, changer radicalement la politique d'une société commerciale.

En ce qui concerne la démocratie à la Sacem, il est bon de signaler que les administrateurs sont élus pour 3 années, suivies d'une année de "sommeil" obligatoire pendant laquelle ils ne sont pas rééligibles.
Ceci permet une méilleure rotation des membres du Conseil.
Le système est identique à la SACD, mais pas dans les sociétés gérant les droits voisins des artistes interprètes, Adami, Spedidam, ce qui fait que certains artites sont membres de ces CA sans interruption depuis plus de 20 ans...

Le dialogue sur le sujet des licences libres est indispensable, ne serait-ce que pour que la situation sorte du flou.
Mais comprenez que si la Sacem semble être souvent une vieille dame bien lente à faire évoluer, c'est qu'elle est en point de mire et qu'elle ne peut pas prendre les mêmes risques qu'un particulier.
La moindre jusirprudence peut avoir des conséquences très importantes.
En fait la Sacem est condamnée à la prudence, ce qui ne veut pas dire l'immobilisme, je vous l'accorde.

Enfin, Cher Jérémie, j'espère être bien plus qu'un amateur d'art, à savoir avant tout un compositeur de musique.

Très amicalement.

Laurent Petitgirard
Inscrit le 03/02/2009
5 messages publiés
A M. Petitgirard

Je n'ai pas précisé que vous étiez compositeur car dans mon esprit ça allait de soi.

Mes excuses, je voulais juste préciser que l'Art était pour vous comme moi quelque chose d'essentiel.

Jérémie
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
Cher Jérémie, voilà bien définitivement un point capital qui nous réunit!

Laurent
Inscrit le 05/04/2006
10 messages publiés
@LP et autres pour ouverture de la discussion

Merci Jérémie pour avoir très bien résumé la situation d'ensemble.
Ce qui m'intéresse au regard de cette synthèse, c'est de trouver des solutions pratiques.

1. Aujourd'hui, on doit plus encore diversifier ses sources de revenus (notamment sur Internet où les modes changent très vite). Pour reprendre le fait que Deezer n'est pas une industrie avec d'énorme frais de fonctionnement en machine outils ..., le barème pourrait sûrement être augmenté, et bien entendu cela n'est pas la solution, mais il ne faut pas renier des revenus parce que ceux ci seraient trop faible
2. les licences libres (avec une clause non commerciale) permettent de poser le problème de la diffusion sur les réseaux numériques, et de prévenir de mauvais usages qui nuiraient aux auteurs/compositeurs. Pourquoi ceux qui mettent leur musique sur myspace ne sont pas rémunérés ? et partant du monde numérique, nous pourrions étendre ces usages dans le monde physique (sans l?opposer).
3. des questions et une idée (une fausse bonne idée ?) :
a. les droits de diffusions ont-ils augmentés ces dernières années ?
b. le nombre de sociétaire est t?il en constante évolution ?
c. pourquoi ne pas faire des barèmes de répartition dégressifs avec la diffusion : ce qui permettrait de mettre dans le fond de soutien plus d'argent ? Un titre qui est déjà passé 15000 fois a déjà rapporté beaucoup à son auteur et son compositeur, non ? Il ne s'agit pas de "niveler par le bas" ou redistribuer à tout le monde la même part de gâteau, mais garantir la diversité de notre culture, en équilibrant la balance, au regard des point a et b précédents.
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
Cher Sam,

1/ Une société récente comme Deezer a des frais importants pour se développer et doit s'adresser à de très nombreux producteurs et Majors.
N'oubliez pas que, suite à la décision de 2005 de la Commission Européenne qui a été saluée par beaucoup d'internautes qui en ignoraient les conséquences,comme une défaite des sociétés d'auteurs, les Majors de l'Edition ont retiré leurs droits de beaucoup de sociétés d'auteurs.
la Sacem est toujours apte à signer des contrats pour son propre répertoire, mais par exemple elle ne représente plus EMI international pour Internet.
Universal international est certes maintenant représenté par la Sacem, mais est traité via des accords séparés.
Warner a établi un autre système de contrat dans lequel toutes les sociétés peuvent intervenir.
Bref c'est la jungle, le bordel intégral créé par ces incapables fonctionnaires de la CE qui ont créé un boulevard pour les Majors et surtout rendu le Net quasiment ingérable.

Des sociétés comme Deezer sont rançonnées par les Majors producteurs de disques avec qui elles doivent traiter en premier, se retrouvent obligées de signer des dizaines de contrats, d'avoir des services juridiques très lourds et très coûteux et pour finir de payer des sommes très importantes aux FAI.
Monter beaucoup le taux sera simplement impossible et de toute façon, percevoir 400.000 euros au lieu de 250.000 ne changerait pas grand chose au regard d'un milliard de streams....

2/ Pourquoi ne pas être payé lorsque vous déposez votre musique sur MySpace ?
Et bien parcequ'avec les dizaines de milliers de vidéo déposées par jour, voir par heure, en donnant simplement 10 euros à chaque vidéo, le budget entier de MySpace n'y suffirait pas.
Cher Sam, la gratuité a ses limites.
Les internautes veulent trop souvent être à la fois des consommateurs qui s'affranchissent de payer et des auteurs protégés dans leur petit domaine de création.
Si MySpace coûtait 10 euros/mois, tout le monde serait payé, mais via la pub, cela ne marche pas.
On est pas dans le cadre des grandes radios ou télévisions dans lesquelles la publicité représente un énorme budget.

3/
a)Oui les droits de diffusion ont augmenté dans la mesure où ils sont calculés sur un pourcentage du chiffre d'affaire des diffuseurs.
La progression depuis 20 ans est très nette, évidemment stoppée, voir en baisse sur France Télévisions dont les recettes publicitaires, suite à l'annonce présidentielle de janvier 2008, ont fortement chuté.
A noter que la compensation de 150 millions d'euros, attribuée au titre de 2008 à France Télévision, l'a été sous forme de dotation à capital et donc non soumise au doit d'auteur.
C'est un scandale, nous nous battons pour les récupérer (6,3 millions dont 3,3 pour la Sacem), le ministère de la culture est d'accord, mais il reste la chère commission européenne....

B) Oui le nombre des sociétaires est en constante évolution, environ 5.000 de plus par an, certaines années un peu plus, d'autres un peu moins, mais le nombre de sociétaires Sacem augmente très régulièrement, nous passons le cap des 130.000 sociétaires, dont environ 15.000 étrangers.

c) c'est une vraie question.
D'après la loi, le droit d'auteur est proportionnel.
Le barême dégressif est déjà utilisé pour les génériques ultra répétitifs et pour corriger des effets de masse sur la copie privée.
Après il faudrait réfléchir :
Si un titre est passé régulièrement sur des très longues périodes, c'est qu'il est devenu un standard et je ne vois pas à quel titre et sous quel argument juridique on pourrait appliquer une dégressivité.
Par contre, si un titre passe énormément, sur une courte période, parceque son producteur a fait de l'achat d'antenne, alors se pose en effet un vrai problème, le droit d'auteur étant alors grâce à un accord commercial.
J'ai demandé au service juridique de l'examiner, mais je ne suis pas du tout certain du résultat.
Si vous me demandez ce que j'en pense à titre personnel et bien oui, je serais favorable à une dégressivité qui revaloriserait du coup les autres musiques diffusées sur la même antenne.
Mais ce n'est plus le Pdt du CA qui vous parle à cet instant et je ne suis pas du tout certain de pouvoir faire valoir ces arguments au regard des risques juridiques qu'ils risquent de poser.

Cordialement.

LP
Inscrit le 18/02/2009
7 messages publiés
Bonjour à tous,
Je crois que nous pouvons être chacun consterné de cela.
Désolé de se renvoi, pour info, ennuyeux.

"Bonjour eisse,
http://www.jamen-bip!-....com
Depuis longtemps vous écoutez sur jamen-bip!-... la musique que vous aimez et nous vous remercions de votre fidélité !
http://www.jamen-bip!-....com/radios
Vous pouvez désormais devenir l'Ambassadeur de jamen-bip!-... en aidant les artistes à se faire diffuser dans votre bar ou resto ou commerce préféré grâce à nos radios pro;, sans interruption et sans blabla.
jamen-bip-... est la solution la plus simple et la plus économique pour diffuser de la musique sans payer la SACEM.
Une belle promo et aussi une nouvelle source de revenus pour les artistes de jamen-bip-... !
Les commerçants économisent ainsi plus de 50% sur leur facture SACEM et les artistes sont heureux d'être diffusés et rémunérés.
http://pro.jamen-bip-....com
Pour plus d'infos, c'est par ici !
Vous serez bien entendu récompensé ! Chaque Ambassadeur recevra un pack jamen-bip!-...; dès que nous recevrons la confirmation du commerçant. Ce pack comprend des T-Shirts, clé USB et autocollants jamen-bip!-....
Il suffira à votre ami commerçant de nous indiquer ce code de parrainage personnel pour que nous sachions qu'il vient de votre part : eisse."

Eisse
Alias Didier Guillon-cottard ; co-auteur de la tribune en question.
Inscrit le 02/03/2005
4753 messages publiés
ça fait un moment que je préviens que JAMENDO c'est un attrappe couillons.......mais comme le Libre de leur côté font dans l'excès inverse : 1 partout la balle au centre et vive l'AIMSA qui va passer les 300 diffuseurs tous métiers confondus sur toute la France!
[message édité par djjeffouille le 24/02/2009 à 00:28 ]
Inscrit le 02/03/2005
4753 messages publiés
Tiens...ça faisait un moment qu'on avait pas vu Laurent Petigirard faire son Lobbying à la frédéric Lefebvre ici.....c'est bon signe...ils commencent à baliser à la Sacem et à comprendre qu'ils se font déborder de tous les côtés et cette fois légalement

Sinon je rappelle que la solution pour que la répartition soit juste et l'égalité des chances de diffusion réelle existe puisque je l'ai.... (à mettre en place via le gouvernement et avec la Sacem ou sa remplaçante) et je l'ai proposée sommairement à Laurent Petigiriard (avant que je comprenne que la sacem n'est décidément pas un interlocuteur valable)......qui ne veut,bien sur, pas en entendre parler car diviser un gateau même monumental en 100 au lieu de 2 ça ne l'intéresse pas .....

Par conséquent on va marcher dans le gâteau

Et c'est pas quand on aura les 2 pieds dedans qu'on pourra se demander combien de part il faut faire .....

En fait le seul interlocuteur possible maintenant c'est Sarkozy en personne ...........mais comme il n'est pas viable non plus et que pour lui, négocier c'est forcément faire semblant d'écouter avant "d'enfiler" son interlocuteur ça attendra 2012

Sarkozy a quand même une excuse.......écouter Didier barbelivien ça abime bien les oreilles quand même et ça facilite pas l'écoute :

http://www.emedialibre.com/?p=242

(Barbelivien qui doit être au passage un bon "client" sacem....)
[message édité par djjeffouille le 24/02/2009 à 00:30 ]
Inscrit le 03/09/2008
5 messages publiés
Bonjour,

J'arrive un peu apres la bataille.

Ayant droit et membre du groupe Petit Homme, j'aurais aimé quand même que la SACEM réponde à nos nombreuses demandes (dont 3 mails envoyé a Mr Petigirard). Notre inscription à l'époque avait été clair : être SACEM tout en continuant à distribuer notre musique sur internet comme nous le faisions. La moindre des choses de la part de la SACEM aurait été de regarder comment nos morceaux entaient protégés(car ils étaient CC bien avant SACEM). Mais bon quand on voit que des juristes SACEM ont mis 10 mois à nous faire un contrat... je me demande bien comment nous, musiciens, pouvions tout comprendre (surtout qu'on nous a rien expliqué sur ce point )

Dit qu'on a signé en connaissance de cause serait surestimé les connaissances juridiques des artistes mais aussi de la SACEM qui nous à fait signé 3 contrats différents.

Voila . Donc Mr Petigirard, vous devez avoir mon adresse mail alors n'hésitez pas à répondre a mes questions (vous avez répondu la premiere fois pour me dire qu'un de vos collaborateurs allait me contacter ... j'attend toujours... )

Merci
Frederic
Inscrit le 03/09/2008
5 messages publiés
Bonjour,

J'arrive un peu apres la bataille.

Ayant droit et membre du groupe Petit Homme, j'aurais aimé quand même que la SACEM réponde à nos nombreuses demandes (dont 3 mails envoyé a Mr Petigirard). Notre inscription à l'époque avait été clair : être SACEM tout en continuant à distribuer notre musique sur internet comme nous le faisions. La moindre des choses de la part de la SACEM aurait été de regarder comment nos morceaux entaient protégés(car ils étaient CC bien avant SACEM). Mais bon quand on voit que des juristes SACEM ont mis 10 mois à nous faire un contrat... je me demande bien comment nous, musiciens, pouvions tout comprendre (surtout qu'on nous a rien expliqué sur ce point )

Dit qu'on a signé en connaissance de cause serait surestimé les connaissances juridiques des artistes mais aussi de la SACEM qui nous à fait signé 3 contrats différents.

Voila . Donc Mr Petigirard, vous devez avoir mon adresse mail alors n'hésitez pas à répondre a mes questions (vous avez répondu la premiere fois pour me dire qu'un de vos collaborateurs allait me contacter ... j'attend toujours... )

Merci
Frederic
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