WiFi : la protection WPA cassée en 15 minutes
Guillaume Champeau -
publié le Vendredi 07 Novembre 2008 à 11h08 -
posté dans High-Tech
![]() Deux chercheurs ont réussi à casser la protection WPA qui équipe aujourd'hui une majorité des routeurs et des appareils Wi-Fi du marché. Se basant sur une faille du protocole et quelques astuces mathématiques, ils affirment qu'il est possible de craquer la protection en moins d'un quart d'heure.
Les chercheurs Erik Tews et Martin Beck ont trouvé une faille sur la clé TKIP (Temporal Key Integrity Protocol) utilisée dans le protocole WPA, qui permet de lire les données transitant entre un routeur et un ordinateur, et même de les modifier. Ils n'auraient pas réussi cependant à casser les clés de protection qui servent à envoyer des données de l'ordinateur vers le routeur. Pour la première fois, l'attaque n'utilise pas de méthode de "force brute", qui consiste à tester un maximum de clés en un minimum de temps jusqu'à tomber sur la bonne. Ils ont d'abord trouvé le moyen de se faire envoyer de larges paquets de données par un routeur Wifi en WPA, qui leur donne une base de déchiffrage. Ils appliquent ensuite sur ces données quelques tours de passe-passe mathématique, qui finissent par ouvrir le coffre. L'attaque doit rappeler au législateur qu'aucune protection quelle qu'elle soit ne peut garantir la sécurité des données sur un ordinateur ou sur un réseau. La loi Création et Internet, qui veut faire supporter de fait aux abonnés une obligation de résultat dans la protection de leur accès à Internet, est en cela redoutable. S'il n'est pas possible techniquement de prouver que l'on a fait l'objet d'une attaque, cette obligation de sécurisation doit être refusée puisqu'elle est incompatible avec les droits de la défense. Une partie du code utilisé pour l'attaque a déjà été ajoutée au logiciel open-source Aircrack-ng, que n'importe quel internaute peut utiliser avec quelques connaissances techniques. Selon Tews et Beck, l'attaque n'est pas efficace sur les protections de type WPA2, qui ajoutent un niveau de sécurité supplémentaire. Mais ces protections sont très coûteuses en ressources et en batterie pour les équipements mobiles, sont encore loin d'être généralisées sur les équipements Wi-Fi, et seront probablement à leur tour craquées lorsqu'elles auront atteint un niveau d'adoption massif. à lire aussi
Prix indiqués avec livraison
198
Commentaires à propos de «WiFi : la protection WPA cassée en 15 minutes»
>AC/DC
La licence globale, voila une idée qu'elle est bonne. Faire payer par tous la consommation de musique de quelques uns. On remarque d'abord que les tenants de la licence globale sont en complet désaccord avec ceux qui expliquent que le téléchargement illégal n'a rien à voir avec les baisses de revenus des maisons de disques. En effet, eux expliquent que la légalisation du téléchargement illégal passe par le paiement d'une compensation aux maisons de disques. Ensuite, ces supporters de la licence globale sont exactement dans le même état d'esprit que ceux qui ont fait adopter des taxes sur les DVD, des clés USB ou des disques durs externes. Que l'usager se serve de son matériel (de sa connexion Internet) pour stocker (télécharger) de la musique, peu importe : il paye. Voila donc Internet comme un supermarché de la musique : à partir du moment où tu es entré dans le supermarché, tu payes un péage. Après ça, que tu ressortes avec ton caddie vide, à moitié plein ou rempli jusqu'à la gueule, on ne te demande plus rien. Le lobby des gros téléchargeurs était bien organisé : arriver à faire payer par les autres ce qu'ils ne pouvaient pas s'offrir. Super idée, les gars, bien tenté !!! Mais juste une question, pourquoi se limiter à la musique sur Internet. Je veux une licence globale sur les entrées de musée, sur les places de cinéma, sur les concerts, sur les pièces de théâtre, sur les permis de chasse, sur les inscriptions aux clubs de sport, ... Que tout le monde paye pour que je puisse aller au musée, gratuitement, quant je veux et autant de fois que je veux. Je veux que tout la culture et tous les loisirs, quelque qu'ils soient et sous quelque forme qu'ils soient soient pris en charge par l'ensemble de la communauté. Et quand tout le monde payera pour tout le monde, on s'apercevra que c'est un jeu à somme nulle, c'est-à-dire qu'il vaut mieux que chacun paye pour son propre loisir. @Numémé
"Donnez-moi l'extrait de la loi qui explique ça" >La loi, le texte c'est joli, mais seule la pratique compte. Albanel donne elle-même, 10 000 courriels, 3.000 recommandés et 1.000 suspensions chaque jour doivent êtres exécutés/envoyés. Aussi indépendante que soit la haute autorité, comment 3 membres de conseil peuvent exécuter 14 000 procédures contradictoires par jour? Il ne se baseront que sur la seule "preuve" de l'IP. Les moyens techniques d'aujourd'hui démontrent que beaucoup trop de réseaux sont en WEP, et qu'ils peuvent être crackés en 10 minutes par des....collégiens. (aircrack est simple d'usage à 14 ans...c'est du vécu) Je comprends les propos de Numémé.
Effectivement, les offres de téléchargement légal se multiplient. En ce qui concerne la musique ça devient à peu près correct, notamment grâce aux sites comme Deezer qui bousculent les acquis de cette industrie. Mais pour le cinéma, aucune offre légale ne peut concurrencer l'instantanéité offerte par les réseaux P2P. Tant que la chronologie des médias ne sera pas battue en brèche, le téléchargement continuera de prospérer. Non pas en raison de sa gratuité, mais tout simplement parce qu'il répond à une demande des consommateurs. Reste enfin le cas des séries, animées ou non. Elles représentent une part croissante des téléchargements. Leur succès repose sur la fidélité des fans. Et ces derniers n'ont pas envie d'attendre plusieurs mois pour une version française entrecoupée de pub. Même si certains sites proposent des vost très rapidement après la sortie US, ça ne concerne qu'une poignée de séries. Un constat encore aggravé pour l'animation japonaise qui fait un énorme carton sur le net. Dans ce cas particulier, il n'y a tout simplement aucune alternative au P2P. Sauf à attendre une hypothétique sortie en DVD, quelques années après la diffusion au Japon. Tout ça pour dire que ton argument selon lequel la lutte doit précéder l'instauration d'une offre légale esst dénué de fondement. C'est d'ailleurs en se fondant sur cette théorie que l'industrie culturelle multiplie les échecs dans sa lutte. Mieux : la gratuité n'est pas la principale motiviation de tous les P2Pistes. Beaucoup sont simplement à la recherche d'une offre pléthorique et facilement accessible. Des éléments que les professionnels ne comprennent toujours pas. emule n'est pas un service attractif. Pas plus que Bitorrent ou DDL. Battre ces logiciels sur le terrain de l'accessibilité et de la disponibilité n'est pas un travail sorcier, notamment au regard des moyens dont disposent les industriels. Les obstacles légaux (essentiellement contractuels) à la mise en place de supers services ne sont pas insurmontables. Il suffit en définitif que les ayants droit tombent d'accord et signent un foutu partenariat. rien de sorcier sur le terrain légal. Mais cela remet en cause les fondement de la distribution exclusive sur laquelle le modèle économique repose depuis des décennies. Pour conclure, la lutte contre le piratage a du sens. Elle est même souhaitable car aucune activité économique ne peut reposer sur la seule gratuité. Mais la lutte a pour corolaire la mise en place d'offres RELLEMENT attractives, qui prennent en compte les attentes exprimés par les consommateurs. Ce dont nous sommes encore loin. Pour conclure sur la loi hadopi et son mécanisme de sanction. Attendez le vote. Attendez les premières coupures. rapidement, les médias se feront l'écho de situation déplorable : "ce père de famille qui a perdu son emploi à la suite de la crise d'octobre 2008 est désormais privé d'accès à Internet. Pourquoi, son fils de 14 ans, qui n'a pas les moyens d'acheter des disques, comme ses copains de classe, a téléchargé le dernier album de britney spears. Son père avait essayé de sensibiliser son fils après deux lettres d'avertissement. Mais comme tous les parents, il n'est pas en mesure de le surveiller 24h24..." Attendez quelques mois, et ces articles fleuriront dans les médias. Ce qui suscitera l'indignation du public, et par conséquent, une réforme de cette piètre loi. La messe est déjà dite. @ numémé > ce soir ça tombe bien je vais justement faire mes courses à Carrouf...je vais remplir mon caddy plein la gueule et je vais leur filer en sortant 40 euros...bah quoi c'est la licence globale, il est où le problème ?
'Numémé', le 01/01/1970 - 01:00 bla bla bla.........>une loi ne peut souffrir d’aucun à peu prés, le législateur est la pour éviter que les lois justement ne fassent pas d’erreurs
Bienvenue dans un monde parfait. Tu me diras où tu habites, dans quel pays avec des internautes parfaits, des dirigeants parfaits, des lois parfaites, ... >pas sur une enquête bâclée ou seule une ip est donnée en pâture par des sagouins qui n’y connaissent strictement rien. La loi n'est pas encore votée, les décrets d'application ne sont pas encore parus, les commissions ne sont pas nommées, les modalités de désignation des personnels d'enquête ne sont pas encore indiquées, et toi tu sais déjà que l'enquête est bâclée et qu'elle sera uniquement basée sur l'adresse IP et que les gens sont incompétents. Ouahou, je ne savais pas que Nostradamus était de retour. Et après tu viens nous parler de présomption d'innocence alors que tu condamnes par avance les agissements coupables d'organismes qui n'existent même pas encore. C'est encore mieux que Sarko et la présomption de délinquance chez les enfants de 3 ans. Avec toi, on en serait à la présomption de délinquance pour des enfants dont les parents ne sont même pas encore rencontrés @pnmen > ton discours sonne juste et est constructif...tu pointes parfaitement les carences des différents acteurs.
Je pense que les industries culturelles feraient bien de s'en inspirer >Tu peux rentrer dans un théâtre, au cinéma sans billet ?
Ah non, pas actuellement. Mais c'est ça l'esprit de la licence globale : chaque abonnement haut débit à Internet donne lieu au prélèvement d'une taxe permettant de télécharger en toute légalité toute la musique que l'on veut, même si on ne veut pas en télécharger. Donc, ce n'est plus : si je télécharge 10 morceaux, je paye 10 morceaux , c'est je paye un forfait que je télécharge ou pas. Je dis donc, et je ne vois pas ce qu'il y a de choquant, c'est que puisque les partisans de la licence globale veulent que nous payons tous une dîme aux maisons de disque, pourquoi se limiter à la musique ? Accès à la musique illimité puisque payé par tout le monde, mais aussi accès aux musées, aux théâtres, aux concerts illimités puisque payés par tous. Supprimons les billets puisqu'il faut supprimer l'achat de la musique. 'Numémé', le 01/01/1970 - 01:00 >Non. La loi dit que la contestation permet une procédure contradictoire dans laquelle l'internaute peut prouver qu'il n'est pas le responsable. On est bien en contradictoire, puisque les deux points de vue sont donnés, mais la charge de la preuve change de côté. Des sources. Donnez-moi l'extrait de la loi qui explique ça. S'il vous plaît, je dois être particulièrement bête, mais je n'ai rien vu dans la loi qui dit ce que vous avancez. Alors s'il vous plaît, citez moi l'extrait. Les sources les voici donc : Compte rendu des débats au sénat. Trois amendements (55, 77 et 107) avaient été déposés pour rendre le recours de l'abonné suspensif. De base, "Le projet de loi dispose qu’un décret fixe les conditions dans lesquelles les sanctions peuvent faire l’objet d’un sursis à exécution." (Catherine Morin-Desailly). De fait, la loi ne rend aucunement le recours de l'abonné suspensif, et un décret ultérieure (qui décidera à quelle condition le recours sera suspensif - il y a de fortes chances que ce décret ne voit jamais le jour, ou statue que le recours ne sera jamais suspensif hors cas très particuliers, comme par exemple lorsque le recours provient d'une entreprise). Les amendements 55 et 77 ont été retirés après le discours de la ministre et du rapporteur, le 107 maintenu et rejeté. Quelques morceaux choisis des débats : "Si le recours de l’abonné était suspensif, on pourrait se poser de nouveau la question de la vertu pédagogique de la procédure engagée." (Michel Thollière, rapporteur) "Je me permettrai de rappeler aux auteurs de ces trois amendements que, s’il y a un recours, cela signifie qu’à ce moment ce n’est plus la HADOPI qui est concernée, mais le juge. Du coup, il n’y a plus la même facilité de négociation et de transaction qu’avec la HADOPI. Il me semble donc que la voie choisie est beaucoup plus respectueuse de l’abonné, en tout cas plus protectrice pour lui que peut l’être un recours devant le juge. Telle est la raison pour laquelle la commission a émis un avis défavorable sur ces trois amendements." (Michel Thollière) Mais quelle hypocrisie franchement ! "Il nous paraîtrait très dommageable pour le bon fonctionnement du dispositif de conférer un caractère systématiquement suspensif aux recours exercés devant les juridictions judiciaires." (Christine Albanel, ministre de la culture) "Nous pensons en effet qu’un tel choix serait de nature à ralentir et alourdir la procédure suivie devant la Haute autorité, dont il faut rappeler qu’elle sera précédée de multiples avertissements et qu’elle répondra à toutes les exigences du principe du contradictoire et du respect du droit à la défense. Je crois d’ailleurs qu’un recours suspensif pourrait encourager tous les contrevenants à engager systématiquement un recours." (Christine Albanel) "Oui, madame la présidente, je le maintiens [l'amendement 107]. Je pense en effet que, d’une part, le recours doit impérativement faire partie des droits de la défense, et que, d’autre part, il peut être un moyen d’aller encore plus loin dans la négociation." (Mme Alima Boumediene-Thiery) Au moins une personne qui se soucie des droits de la défense. Au passage, notons l'amendement 120 déposé par Mme Alima Boumediene-Thiery, "Aucune personne ayant fait l'objet d'une sanction prévue à l'article L. 331-35 ne peut être poursuivie devant l'autorité judiciaire pour les mêmes faits.", qui lui-même a été rejeté. Notons d'ailleurs la justification apportée par Christine Albanel pour être défavorable à cet amendement : Ici intervient un autre problème : on ne peut priver des ayants droit de l’accès au juge, qui est un droit constitutionnel. Par ailleurs, on peut tout à fait être poursuivi deux fois si la qualification juridique des faits est différente, ce qui, en l’espèce, est bien le cas, puisque d’un côté on l’est sur la base du délit de contrefaçon, et de l’autre sur celle du manquement à l’obligation de surveillance.
On ne peut priver les ayant-droits de l'accès au juge, mais par contre ce n'est pas un problème d'en priver les citoyens, bien que ce soit un droit constitutionnel comme elle le rappelle. Et elle rappelle également que la qualification juridique des faits est différentes, et qu'HADOPI ne sanctionne pas le piratage (et donc retire toute justification au fait de suspendre la connexion pour non sécurisation de la ligne avec pour seule "preuve" un relevé de l'IP associée sur les réseaux P2P). 'Numémé', le 01/01/1970 - 01:00 >La présence de votre adresse ip sur les réseaux "de piratage" suffit pour hadopi. Même chose. Montrez-moi l'extrait de la loi qui dit "présence d'une IP sur un p2p = avertissement". Je rappellerai ici qu'il n'est en aucune façon possible que HADOPI étudie la légitimité des preuves, que ce soit au niveau de l'avertissement par courrier électronique (10000 par jour), de l'avertissement par recommandé (3000 par jour) ou de la suspension (1000 par jour), puisqu'elle n'est composée que de 3 magistrats, et que dans le cas d'une étude des dossiers uniquement au stade de la suspension, cela correspond à seulement 1mn15s par dossier, en considérant que chaque magistrat gère ses dossiers, plutôt que les dossiers soient gérés par le collège des trois magistrats. 'Numémé', le 01/01/1970 - 01:00 >Si votre ip est générée aléatoirement, vous ne pourrez pas prouver un piratage. Parce qu'en plus d'avoir été générée aléatoirement dans un track, elle a été inscrite dans les logs de mon FAI ? 'Numémé', le 01/01/1970 - 01:00 >Il a vu la police débarquer chez lui, dans le cadre d'une enquête concernant la pédophilie. Oui. Et alors ? Moi je connais un mec qui est resté en garde à vue parce que le témoin d'une agression a cru le reconnaître. Qui a dit que la police ne devait pas enquêter ? Et si l'adresse IP de ton copain avait été valide, tu penses qu'il aurait été condamné sans que la police fouille son disque dur à la recherche de photos pédophiles ? Oui, ça arrive à tout le monde d'être injustement soupçonné. Et alors ? Il faudrait que la justice n'intervienne que lorsque les faits sont avérés ? C'est une question de bon sens : 1) on soupçonne 2) on enquête 3) on confirme ou on infirme et il arrive qu'il y ait des innocent qui soient soupçonnés. C'est comme le tribunal : certains trouvent intolérables qu'il y ait des gens qui soient injustement mis en examen, puis acquittés. Mais s'il n'y avait que des coupables qui arrivent devant un tribunal, les tribunaux ne serviraient plus à rien. 'Numémé', le 01/01/1970 - 01:00 Donc, vous êtes en train d'expliquer que parce qu'il est éventuellement possible que cette loi entraîne des erreurs, il ne faut pas faire de loi. A ce compte-là, foutez toutes les lois de tous les pays du monde à la poubelle.Au passage, en recherchant le compte-rendu des débats, je suis retombé sur le Compte rendu de la table ronde organisée par la commission des Affaires culturelles le 1er février 2006. M. Nicolas Folmer, artiste de jazz
C'est dommage, il semblerait que Nicolas Folmer ne soit pas allé plus loin en portant réellement ces contrats à la presse (à moins que la presse n'ait décidé de ne pas s'en saisir, du haut de leur "indépendance" ?). Et visiblement cela n'a découlé sur aucune action en justice, comme quoi la justice n'est pas la même pour tout le monde... J'interviens, pour ma part, avec plusieurs casquettes. Je suis membre de la SPEDIDAM en tant qu'artiste-interprète. Je suis membre de l'ADAMI car je suis soliste. Je suis également membre de la SACEM puisque j'écris la musique que j'enregistre. Enfin, je suis souvent co-producteur, comme beaucoup d'artistes, des oeuvres que j'enregistre. J'ai donc une vision un peu globale de la situation. Depuis dix ans, les échanges « peer to peer » sont en croissance et, quelle que soit la casquette que je mette, je ne perçois absolument rien sur ces échanges. Il faut savoir que, l'an dernier, 0,025 % des échangeurs illégaux a été appréhendé, soit environ une personne sur 40 000. Le système répressif en place ne fonctionne pas très bien et, quand bien même ces personnes sont appréhendées, elles paient une amende pénale. Les ayants droit ne touchent donc rien non plus. Je ne crois pas vraiment à ce système répressif et la licence globale résoudrait le préjudice que nous subissons et que la répression ne résout pas. Ceci n'empêche pas le public d'acheter des oeuvres sur Internet. L'achat sur un site payant est sécurisé. Il est plus rapide. L'oeuvre est de meilleure qualité. L'utilisateur est certain de ne pas télécharger autre chose que le produit désiré et dispose d'un ensemble d'informations sur l'enregistrement - pochette, musiciens ayant joué, lieu de l'enregistrement, etc. Ces éléments ne sont pas disponibles dans un téléchargement gratuit. Un sondage Médiamétrie, commandé par le ministère de la culture, en juin 2005, est très intéressant. 75 % des internautes déclarent être favorables à payer la licence globale. 75 % d'entre eux, également, signalent que cette pratique ne changera pas leurs habitudes de consommation et d'achats de DVD ou de CD. Par ailleurs, concernant l'accès à la culture, je suis également responsable pédagogique du Conservatoire national de Toulon Provence Méditerranée. Je suis donc en relation avec un public relativement large, souvent assez jeune. Ces jeunes sont très forts en informatique. Les systèmes de protection sont, d'après moi, tout aussi inefficaces puisqu'ils sont « crackés » six mois après leur apparition. D'ailleurs, même le système DRM n'est pas au point. J'ai acheté un disque protégé et n'ai rencontré aucune difficulté à le faire fonctionner sur mon ordinateur et travailler dessus. De plus, le public qui fait la démarche de fréquenter le conservatoire, donc d'avoir une activité culturelle, connaît la musique bénéficiant de la promotion importante des majors et est parfaitement inculte sur 80 % de la production culturelle de notre pays. Celle-ci est réalisée par des producteurs indépendants, que je pense également représenter et qui n'ont pas les moyens d'accéder à la télévision. Internet permet donc au public de télécharger une oeuvre d'un artiste qu'il ne connaît pas et, s'il est satisfait, il ira peut-être acheter le disque ou assister à un concert. Il est également très important de savoir que ces droits seront partiellement reversés au spectacle vivant. Qu'est-ce qu'un artiste sans son public ? Précédemment, M. Rogard a évoqué une « sainte alliance ». Effectivement, cette alliance est sacro-sainte car le meilleur artiste qui soit n'est absolument rien du tout sans public. Pour le cinéma, la situation est certainement différente, mais, actuellement, très peu d'artistes vivent de la vente de leurs disques. La plupart d'entre eux vivent de leurs concerts. Je tiens à dire une dernière chose, en tant qu'artiste-interprète, à l'attention des maisons de disque et pour que le public le sache. Lorsqu'un soliste ou un artiste-interprète entre en studio, la première chose que lui demande une « major » est de céder ses droits de répartition équitable. Je tiens à la disposition de qui voudra des contrats de suspension de droits. Il s'agit d'un chantage au travail en violation de la loi Lang de 1985. M. Hervé Rony Je suis désolé de vous interrompre. Vous ne pouvez pas dire une chose pareille devant autant de représentants politiques. Ce n'est pas vrai. M. Bruno Ory-Lavollée L'ADAMI enverra des exemplaires de contrat appuyant ce que dit M. Folmer aux sénateurs. M. Hervé Rony Je suis tenu de contester ces propos qui sont beaucoup trop faciles. M. Nicolas Folmer Je tiens ces contrats à la disposition de la presse. Ce que subissent les artistes-interprètes est un chantage au travail. Vous ne voulez pas céder vos droits. Vous ne faites pas la séance et c'est terminé ! Quand les majors prétendent défendre les artistes et la création, c'est faux. Leur démarche est commerciale. Vous défendez votre business, c'est très bien. Mais cet argument ne prend pas avec les artistes-interprètes et solistes que je représente. M. Jacques Valade Mesdames et messieurs, nous vous demandons de respecter un peu d'ordre. Sinon, nous n'allons pas nous entendre, ce qui serait dommage car tout ce qui est exprimé est très intéressant. 'Numémé', le 01/01/1970 - 01:00 On remarque d'abord que les tenants de la licence globale sont en complet désaccord avec ceux qui expliquent que le téléchargement illégal n'a rien à voir avec les baisses de revenus des maisons de disques. En effet, eux expliquent que la légalisation du téléchargement illégal passe par le paiement d'une compensation aux maisons de disques.De plus, en la situation actuelle, les études montrent que le téléchargement illégal a un effet statistiquement nul sur les ventes. Toutefois, il est probable que la mise en place d'une licence globale aurait un léger effet négatif sur les ventes, d'où l'intérêt, en plus d'améliorer la rémunération des artistes, à commencer par les petits, que cette licence globale soit payante (avec un montant faible pour cette licence, on arrive très facilement à des rémunérations supérieures pour les artistes que les seules ventes de musique légales à l'heure actuelle). D'ailleurs aucun partisan de la licence globale ne dit que la légalisation du téléchargement passe par le paiement d'une compensation aux artistes (encore une fois). La légalisation sans compensation est tout à fait envisageable (en particulier au vu des études statistiques indépendantes). C'est simplement pour le public et les défenseurs de la licence globale d'apporter une rémunération supplémentaire aux artistes, de les accompagner dans un nouveau modèle économique, et de permettre aux petits artistes d'obtenir enfin une rémunération qui jusqu'ici leur est refusée par la SACEM et le reste de l'industrie, quand bien même ils génèrent des profits pour certains. 'Numémé', le 01/01/1970 - 01:00 Ouahou, je ne savais pas que Nostradamus était de retour.TiensNostradamus tu lis et tu reviens nous voir. AC/DC : Tu payes ton abonnement internet au nombre de kilo-octets téléchargés ou au nombre de pages vues ?
Ha ben non, tu payes une somme fixe, un "péage", un "forfait", une "licence" et tu te gaves plus ou moins, comme tu veux. Oui non parce que pour info, une licence globale, ça peut être optionnel. Quant au fait que le forfait saylemal, dites-le à Iliad, ils seront ravis d'apprendre que selon vous, ils sont forcément sur la paille parce que ça rapporte pas assez. Pourtant leur économie est en croissance, celle des maisons de disque se casse la gueule : cherche l'erreur dans ton raisonnement... Quant à HADOPI ça me fait marrer parce que dans ma résidence, je capte 5 réseaux protégés en WEP. Avec Aircrack-ptw, j'en ai pour un quart d'heure par réseau pour me gaver de p2p à leurs frais. Et avant que les flics se fassent chier à lancer une triangulation pour m'attraper pour un "préjudice" de pacotille, j'aurais déjà déménagé, et eux auront déjà vu leur connexion suspendue puisque l'amendement visant à rendre la contestation suspensive a été rejetée par le Sénat (hé oui). >pnmen
Enfin une réponse argumentée et qui change des slogans imbéciles du style "loi liberticide". Je note que pour toi, le cas de la musique est à peu prêt réglé. C'est le constat que je fais également : Music on Demand, webradios, vente de musique sans DRM, offres gratuites, offres à des prix tout à fait corrects, il n'y a plus aucune raison de tolérer le téléchargement illégal. Concernant les séries télé : bien sûr que la pression est forte de la part des spectateurs pour avoir au plus vite les séries américaines. Mais il ne faut pas demander l'impossible non plus aux studios. Actuellement, une version pirate d'une série comme Desesperate HouseWives ou Lost est en ligne 12h après sa diffusion aux USA et une version VOST 48h après avec des sous-titres qui sont une injure à la grammaire et à l'orthographe française (sans parler des contresens). Oui, ça va demander d'énormes efforts aux studios pour fournir des VOST dans des délais aussi courts. Et je ne parle même pas des versions doublées qui ne pourront jamais être faite dans des délais pareils. A moins que les studios ne retardent la sortie de chaque épisode de quelques mois, le temps de faire les doublages dans toutes les langues du monde. Tu le dis toi-même, la gratuité ne peut pas être la base d'une activité économique. Mais si d'un côté tu as Desesperate Housewives gratuits avec des sous-titres pourris mais quand même compréhensibles, et d'un autre côté, le même épisode avec les sous-titres officiels mais payants, peut-être que quelques internautes iront vers le payant. Mais je doute que cela soit rentable. Quand un mec a une hémorragie, ça ne sert à rien de lui faire une perf. Il faut d'abord stopper l'hémorragie. Et c'est pour ça que je trouve que cette loi est intéressante, même si on peut discuter de ses modalités. On va commencer à prévenir (avertir) les téléchargeurs : attention, vous n'êtes plus dans l'impunité. Beaucoup vont arrêter ; certains se tourneront vers les offres légales ; d'autres arrêteront tout ; d'autres continueront dans les offres illégales. Après, c'est aux compagnies de profiter de l'occasion et de faire en sorte que ceux qui arrêtent l'illégal aillent vers du légal. La balle est dans leur camp pour trouver des offres intéressantes pour tout le monde. On verra bien si elles réussissent ou pas. Mais on a déjà noté un réel progrès avec leur abandon des DRM en matière de musique. NB : Je ne parle pas du cas de mangas japonais, je ne connais pas le sujet. Prozac, j'ai répondu à pas mal de gens...mais là c'est trop...ce que tu racontes n'a rien à voir avec mon propos et c'est d'une bétise totale. Désolé de le dire de manière brutale.
Pour la peine je vais prendre un prozac,euh non mauvaise idée... >Oui non parce que pour info, une licence globale, ça peut être optionnel.
Ce qui n'était absolument pas l'opinion des tenants de la licence globale, parce tu vas m'expliquer comment tu vas inciter les internautes à payer une licence pour aller sur les p2p alors qu'ils peuvent le faire gratos sans payer cette taxe ? >D'ailleurs aucun partisan de la licence globale ne dit que la légalisation du téléchargement passe par le paiement d'une compensation aux artistes (encore une fois). La légalisation sans compensation est tout à fait envisageable Une licence globale gratuite donc ? Il suffit qu'une seule personne dans le monde achète un CD et le mette à disposition de la Terre entière. >Tiens Nostradamus tu lis et tu reviens nous voir. Intéressant, mais peux-tu nous expliquer de quoi il s'agit ? Qui est Christophe Espern l'auteur de ce texte ou du moins du fichier PDF ? Quel rapport entre ce texte de mai 2008 et le projet de loi voté en octobre 2008 ? A qui est destiné ce texte, dans quel contexte, ... ? Pas d'auteur, pas de pagination, pas de source, on aimerait en savoir un peu plus 'Numémé', le 01/01/1970 - 01:00 Je note que pour toi, le cas de la musique est à peu prêt réglé. C'est le constat que je fais également : Music on Demand, webradios, vente de musique sans DRM, offres gratuites, offres à des prix tout à fait corrects, il n'y a plus aucune raison de tolérer le téléchargement illégal.'Numémé', le 01/01/1970 - 01:00 et une version VOST 48h après avec des sous-titres qui sont une injure à la grammaire et à l'orthographe française (sans parler des contresens).'Numémé', le 01/01/1970 - 01:00 Tu le dis toi-même, la gratuité ne peut pas être la base d'une activité économique. Mais si d'un côté tu as Desesperate Housewives gratuits avec des sous-titres pourris mais quand même compréhensibles, et d'un autre côté, le même épisode avec les sous-titres officiels mais payants, peut-être que quelques internautes iront vers le payant. Mais je doute que cela soit rentable.'Numémé', le 01/01/1970 - 01:00 Quand un mec a une hémorragie, ça ne sert à rien de lui faire une perf. Il faut d'abord stopper l'hémorragie. Et c'est pour ça que je trouve que cette loi est intéressante, même si on peut discuter de ses modalités. On va commencer à prévenir (avertir) les téléchargeurs : attention, vous n'êtes plus dans l'impunité. Beaucoup vont arrêter ; certains se tourneront vers les offres légales ; d'autres arrêteront tout ; d'autres continueront dans les offres illégales.'Numémé', le 01/01/1970 - 01:00 Mais on a déjà noté un réel progrès avec leur abandon des DRM en matière de musique.'Numémé', le 01/01/1970 - 01:00 >Oui non parce que pour info, une licence globale, ça peut être optionnel. Ce qui n'était absolument pas l'opinion des tenants de la licence globale, parce tu vas m'expliquer comment tu vas inciter les internautes à payer une licence pour aller sur les p2p alors qu'ils peuvent le faire gratos sans payer cette taxe ? 'Numémé', le 01/01/1970 - 01:00 Une licence globale gratuite donc ? Il suffit qu'une seule personne dans le monde achète un CD et le mette à disposition de la Terre entière. Au passage, je note que tu n'as toujours pas donné la moindre source pour les points que tu as avancés à propos de la loi, quand bien même tes détracteurs dont je fais partie ont donné des sources. 'Numémé', le 01/01/1970 - 01:00 Mais juste une question, pourquoi se limiter à la musique sur Internet. Je veux une licence globale sur les entrées de musée, sur les places de cinéma, sur les concerts, sur les pièces de théâtre, sur les permis de chasse, sur les inscriptions aux clubs de sport, ... Que tout le monde paye pour que je puisse aller au musée, gratuitement, quant je veux et autant de fois que je veux. Je veux que tout la culture et tous les loisirs, quelque qu'ils soient et sous quelque forme qu'ils soient soient pris en charge par l'ensemble de la communauté.Alors oui, la licence globale pour la musique et la meilleure idée qui soit. Malheureusement, chaque internaute devrait payer sa part. Mais c'est un peu la même chose pour la redevance TV si on réfléchit bien... Pour la comptabilisation donc la rémunération des artistes, il existe des moyens, même sur le P2P, bien que cela reste complexe. Pour info, des abonnements illimités pour la musique (avec DRM malheureusement) existent déjà. 10 € par mois en plus sur un abonnement Internet, je ne crois pas que ça rebuterait grand monde. Concernant le monde du cinéma, c'est plus compliqué, mais tant que la VOD restera proposée à des prix supérieurs au vidéoclub du coin, ça ne pourra jamais marcher... Mais vouloir promouvoir les offres légales en ligne, et promouvoir en même temps la coupure de l'accès Internet des internautes, c'est d'une logique débile et moyenâgeuse qui m'échappe. On insulte les consommateurs sur les DVD et au cinéma, on leur coupe Internet et on voudrait qu'ils se tournent vers les offres légales... en ligne ?!? Internet devient aussi indispensable que la TV, le téléphone ou la Poste. Ne serait-ce que pour la recherche d'emplois, les services administratifs... On ne peut pas interdire l'accès à la Poste ou à la TV gratuite que je sache... @AC/DC --> Tous tes posts se contentent de critiquer gratuitement ou d'insulter mais je ne vois pas beaucoup d'arguments valables... je n'ai pas donné la moindre source ???
C'est vrai, je n'ai donné que le lien vers le texte du projet de loi. Maintenant, j'attends toujours que l'on me dise où il est écrit dans ce texte que l'appel n'est pas suspensif, que c'est à la défense d'apporter la preuve de son innocence, que seule l'adresse IP sera prise en compte et autres allégations gratuites que l'on peut lire ça et là. >Aussi indépendante que soit la haute autorité, comment 3 membres de conseil peuvent exécuter 14 000 procédures contradictoires par jour? Franchement, ça tourne au cauchemar. V Quand un texte est contesté devant le Conseil Constitutionnel, tu crois vraiment que ce sont Debré, Chirac, Giscard et Simone Veil qui se tapent les dizaines de milliers de pages de jurisprudence ? Et la CNIL composée de 17 membres, tu crois vraiment que ce sont eux qui se tapent les 56.000 demandes d'enregistrement et les 4.500 plaintes annuelles ? La notion de collaborateur, c'est quelque chose qui te dit quelque chose ? Mais il n'empêche : qui que ce soit qui est fait le travail effectif, ce sont les membres de la commission qui en sont responsables.
|
A LA UNE
LES + COMMENTÉS
Télécharger
windows live messenger,
dvb dream,
ultrasurf,
avast,
gnutella emule island,
bittorrent emule islande,
msn messenger,
net tv gratuit,
Accès rapide :
Photo numérique |
Outils Réseau |
Codecs et plugins |
Nettoyeurs |
Optimisation |
Navigateur Web |
Capture et enregistrement |
|
La justice intervient bien sur des faits avérés, pas sur une enquête bâclée ou seule une ip est donnée en pâture par des sagouins qui n’y connaissent strictement rien.