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Sony veut relancer les DRM par l'interopérabilité
Guillaume Champeau -
publié le Jeudi 28 Août 2008 à 07h56 -
posté dans TV Numérique
![]() Incapable d'imposer une solution de DRM propriétaire, Sony change de stratégie. Sa filiale Sony Pictures souhaite enrôler distributeurs et studios de cinéma dans une solution de DRM mutualisée, avec la garantie de l'interopérabilité pour les consommateurs.
Alors que l'industrie du disque commence tout juste à faire son deuil du fantasme du contrôle de l'usage après-vente, l'industrie du cinéma dépense encore des fortunes en recherche, développements et petits fours pour mettre au point des solutions de DRM présentées en fanfare lors de pompeuses réceptions. Sony Pictures s'apprête à son tour à lancer sa solution "Open Market" (marché ouvert), qui doit assurer la continuité des DRM en mettant fin aux problèmes récurrents de l'absence d'interopérabilité entre les services et les appareils. L'Open Market devrait être une série de protocoles et d'outils mis à disposition de tous les industriels, pour faire que leurs services et leurs appareils puissent fonctionner en coeur dans un même environnement transparent pour l'utilisateur. Jusqu'à présent, les services de vidéo à la demande doivent proposer leurs films dans un format qui ne peut être lu que par un certain types d'appareils, qui n'est pas forcémment le même que celui choisi par un fournisseur concurrent. Le consommateur est ainsi contraint de choisir son film ou son prestataire en fonction de son équipement, ce qui freine considérablement le marché. Avec Open Market, Sony Pictures veut changer d'optique, et associer une technologie d'interopérabilité des différents DRM (qui semble basé sur le projet Marlin, qui n'a abouti à rien depuis sa création en 2005) à une gestion des contenus par "domaines". Concrètement, les utilisateurs devront enregistrer chacun de leurs appareils auprès d'un tiers gestionnaire des domaines, et l'utilisation des contenus téléchargés ne sera autorisée qu'à l'intérieur de ce domaine, ou des autres domaines déclarés par l'utilisateur. Un étudiant pourra ainsi déclarer tous les appareils qu'il a dans sa chambre d'étudiant (un premier domaine) et chez ses parents (un second domaine). Il sera aussi possible de partager des équipements entre plusieurs domaines. Par exemple, le colocataire de l'étudiant aura le même téléviseur que lui dans son propre domaine. Dans ce cas, l'étudiant pourra lire un film acheté par son colocataire sur le téléviseur partagé entre les deux domaines, mais il ne pourra pas le lire chez ses parents. Pour accroître les chances de succès de sa solution, Sony Pictures veut rassembler un maximum de partenaires dès le lancement. Du côté des services, Amazon, Target, WalMart, Comcast, MovieLink et CinemaNow seraient déjà partants, tandis que du côté des studios, la Fox, Paramount, Sony, Universal et Time Warner seraient d'accord. Seuls les studios Disney (Pixar, Miramax, Touchstone...), qui sont liés au système fermé d'iTunes par l'intermédiaire de Steve Jobs, manquent à l'appel. Il ne manque qu'un seul partenaire de poids dans l'équation : les consommateurs. Veulent-ils acheter des contenus dont ils ne seront jamais véritablement propriétaires, qu'ils ne pourront jamais prêter à des amis ou les emporter avec eux pour les lire dans des équipements qui ne sont pas enregistrés ? Veulent-ils tout simplement déclarer des équipements dans un "domaine" géré par un tiers, comme on déclarerait la possession d'un arme aux autorités ? Rien n'est moins sûr. Le problème de l'adoption des DRM n'est pas un problème d'interopérabilité. C'est un problème de valeur ajoutée. Il n'y en a aucune. Tant que les contenus piratés offriront une liberté d'usage plus grande que les contenus légaux payants, les contenus piratés l'emporteront. Sur le même sujet
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Commentaires à propos de Sony veut relancer les DRM par l'interopérabilité
![]() ludopower
Le 28 Août 2008 à 08h41
Sont marrants, chez Sony...
Ce que je fais de mes chansons ne les regardent pas. Du moment que j'ai payé, j'en fais ce que je veux et ils ont pas à le savoir. Et si selon eux je n'ai pas le droit de faire ce que je veux du produit que j'ai payé sans avoir à leur rendre (davantage) de comptes, alors je ne les payerai pas. Cet article résume bien la situation. ![]() Guinness
Le 28 Août 2008 à 08h47
et après ils vont s'étonner que personne n'achète et que les gens préfèrent pirater...
m'enfin. je propose la meme chose pour le materiel: le lecteur MP3 ne pourra fonctionner que dans un rayon de 10km autour du lieu d'achat, au dela, il faudra en acheter un autre: augmentation des ventes garantie ![]() Athomic
Le 28 Août 2008 à 08h53
Sans compter les atteintes à la vie privée. Pourquoi SONY ou d'autre devrait-ils savoir avec qui je vis, qui je fréquente, qui sont mes amis ?
![]() ![]() ninjaw
Le 28 Août 2008 à 09h01
Ca ne s'arrange pas chez l'une des pire boites derriere Apple, rappelons que ces tarés ont tenté de faire comme la boite du diable en lancant drm machines mp3 et store tous entierement proprietaires, avec la plus grosse gamelle de ces dernieres années.
![]() ddelenda
Le 28 Août 2008 à 09h05
Ca m'a l'air bien compliqué.
Il faut que je déclare tout mon matos, tous mes domiciles, et mes amis à Sony. Et qu'est ce que ce travail m'apporte, en terme de service? Rien. ![]() Aenor
Le 28 Août 2008 à 09h21
il suffit de creer un grand "domaine" dans lequel tout le monde se met et ... acces a la "culture" pour tous
![]() ![]() Pierre Col
Le 28 Août 2008 à 09h23
Certes, nous sommes tous d'accord limiter l'usage de films "achetés" est un non-sens.
Mais pour ce qui est des film loués - je paie 3 € pour regarder une fois, ou je paie 10 € pour le regarder autant que je veux pendant 2 semaines - cela en a. Il ne faut pas oublier que le marché de la location existe parce que la location a un avantage pour le consommateur : il est moins cher pour moi de louer un film que je ne regarderai qu'une fois que de l'acheter. Et c'est une des grosses différences entre la musique et le cinéma : on peut écouter un morceau de musique des centaines de fois, notamment parce qu'il ne mobilise que nos oreilles et une partie de notre cerveau et on peut faire autre chose en même temps. On ne regarde pas un film plus de quelques fois - quelques pouvant être plusieurs dizaines pour les dessins animés des mômes mais moins de 10 pour les films de cinéma ordinaires - parce qu'un film mobilise 100% de notre "temps de cerveau disponible" :-) Voilà pourquoi des systèmes de contrôle des usages peuvent ne pas être pertinents pour la musique mais le demeurer pour les films, séries TV etc. ![]() Blastm
Le 28 Août 2008 à 09h30
On se pleins des drm, mais quand on vois l'engouement pour les services de téléchargement des xbox360, ps3 et autres wii; malgré les mesures de protections mises en place autour des contenus téléchargeables sur ces machines et les tarifs; faut pas s'étonner de les voir persévérer et rêver d'imposer ce genre de truc sur le reste de l'électronique grand public...
et le pire c'est que sony est pas le plus restrictif dans ce domaine :o ![]() ![]() Kad Redal
Le 28 Août 2008 à 09h33
Aenor > t'inquiète, ils ont prévu de limiter le nombre d'appareils par domaine
![]() pleindeuss
Le 28 Août 2008 à 09h39
ouais ben moi j'achete pas et je loue pas des choses qui demandent accès a mon pc point
windows c'est déjà une belle merde à lui tout seul, alors je vais l'encrapifier un peu plus avec ces cochonneries de drm. déjà qu'on retrouve des clés dans la base de registre pour les films qu'on a vu ! sans parler des autoexecs présents sur les dvds qui viennent coller des dossiers et des merdes dans le document and settings alors je laisse imaginer lorsqu'on utilise wmp + drms pour écouter sa musique... non, définitivement divx mp3 et c'est tout, avec un regcleaner régulièrement avant de basculer sous linux sur ma prochaine config. ![]() ![]() Nioubi
Le 28 Août 2008 à 09h48
Sans compter les atteintes à la vie privée. Pourquoi SONY ou d'autre devrait-ils savoir avec qui je vis, qui je fréquente, qui sont mes amis ? C'est pour mieux te vendre leur produit, mon enfant. Certains appelle ça du marketing, personnellement je trouve que c'est une dérive intrusive à ce niveau. Sony est très fort pour ça. Tiens question au passage : beaucoup de constructeurs incitent à enregistrer les produits achetés sur leur site, qui le fait ? A part filer plein d'infos au marketing du constructeur, ça apporte quoi ? ![]() Milvus
Le 28 Août 2008 à 10h06
Trop compliqué pour Mme Muchu tout ça... Même moi j'ai du relire à deux fois pour comprendre le système. Déjà que les gens ont du mal à brancher leurs appareils ensemble, s'il faut les déclarer maintenant...
Marchera pas... ![]() ![]() le chat maigre
Le 28 Août 2008 à 11h10
qu est ce Royal Dutch-Shell Group, le petrolier vient faire la dedans? c'est bien la coquille jaune que je vois là?.. .. ..
:/ ![]() single_dot
Le 28 Août 2008 à 11h24
Cela veut dire, en gros, qu'à partir du moment où vous acheterez Sony ou tout autre marque collusive de ce système de merde, vous serez tenu de renoncer à certaines choses non négligeables :
- votre droit à l'anonymat quant à vos habitudes de consommation : j'aimais pas déjà le principe des enquêtes conso mais là c'est le bouquet. Si on souhaite disposer de la liberté d'user de ce qu'on a acheté, il faut passer par la douane et déclarer tout ce qu'on acquiert. - Et dans le cas d'un produit d'occasion? Vous recherchez l'ancien proprio et vous lui demandez ses codes d'accès pour réenregistrer l'appareil à votre nom? Pratique votre trouvaille Sony : forcer à acheter neuf et au plein tarif. - Quand bien même on ait les moyen de se payer la panoplie complète, cette dernière est restrictive dans la marge imposée par Sony et les entreprises associées. Non seulement on nous impose un mode, mais aussi l'objet même cette consommation. Mais en fait ça ne m'étonne plus : c'est à l'image du contrôle toujours plus accru que le haut du panier veut exercer à l'égard de la société. Et en toute logique, ça génère encore plus de piratage, et fraudes en tout genre. ![]() ![]() TotoRhino
Le 28 Août 2008 à 11h38
Avec Open Market, Sony Pictures veut changer d'optique, et associer une technologie d'interopérabilité des différents DRM (qui semble basé sur le projet Marlin, qui n'a abouti à rien depuis sa création en 2005) à une gestion des contenus par "domaines". Concrètement, les utilisateurs devront enregistrer chacun de leurs appareils auprès d'un tiers gestionnaire des domaines, et l'utilisation des contenus téléchargés ne sera autorisée qu'à l'intérieur de ce domaine, ou des autres domaines déclarés par l'utilisateur. Un étudiant pourra ainsi déclarer tous les appareils qu'il a dans sa chambre d'étudiant (un premier domaine) et chez ses parents (un second domaine). Il sera aussi possible de partager des équipements entre plusieurs domaines. Par exemple, le colocataire de l'étudiant aura le même téléviseur que lui dans son propre domaine. Dans ce cas, l'étudiant pourra lire un film acheté par son colocataire sur le téléviseur partagé entre les deux domaines, mais il ne pourra pas le lire chez ses parents. Heu, quoi ? Heu comment Et dire que des gens sont payés pour nous pondre un truc pareil... ![]() ![]() ShinlaZe
Le 28 Août 2008 à 11h54
Quant ils auront compris qu'à l'heure actuelle si il y à tant de piratage c'est que c'est plus pratique et simple d'avoir un film pirate que d'en acheter un, mais surtout que les gens n'aiment pas qu'on les prenne pour des voleurs :
si tu achètes un film on te surveille, alors qu'en le prenant en version "pirate" tu en dispose librement, cela devrait être l'inverse, mais bon je ne dois pas avoir leur intelligence supérieure, je ne peut pas comprendre ... ![]() scott512
Le 28 Août 2008 à 12h57
COmbien d'argent encore gaspillé dans ces projets de daube, et qu'ils ne viennent pas pleurer leur "manque à gagner" après...
![]() seaslave
Le 01 Septembre 2008 à 09h16
l'intéret ici est encore le même: contrôler le marché pour contrôler le contenu.
si tout le monde utilise cette solution, pour pouvoir diffuser du contenu, un producteur X se verra obligé, s'il veut vendre, de passer par cette solution. alors se pose évidemment un problème: rien n'empêche les gestionnaires de ce système de refuser un contenu qu'ils n'aiment pas, et de diffuser uniquement ce qui les arrange, ou ce qui leur rapporte le plus. rien n'empêchera donc monsieur M, que je ne connais pas et dont je me contrefout, de décider un jour que je n'ai pas le droit de mater le film F sur ma télé T. bref, du contrôle, du contrôle. ces mecs veulent tout contrôler, depuis l'idée même de l'oeuvre jusqu'à son exploitation post-vente, histoire de ramasser le plus de pognon possible à tous les échelons. et rien ne les empêchera de faire payer le fait de mater son films sur la télé de son pote. tu veux mater ton film ailleurs que sur ta télé déclarée? ben tu payes. "tu passes mater un film à la maison? oublie pas ton porte-monnaie" ah, que je ris...^^ ![]() |
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