31 cinéastes derrière la loi Création et Internet
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 09 Juillet 2008 à 10h51 -
posté dans Société 2.0
![]() Nous avons un cas de conscience à Numerama. Depuis 2004, nous défendons la mise en place d'une licence légale (ou "globale") pour l'industrie musicale, qui permettrait à tous les internautes de télécharger toute la musique qu'ils souhaitent, en échange du paiement d'une taxe forfaitaire versée aux FAI. Un tel modèle nous semble parfaitement adapté à financer la musique, dont les coûts de production sont extrêment faibles. En revanche, nous n'avons jamais cru à ce modèle pour financer le cinéma. Le moindre film coûte aujourd'hui plusieurs millions d'euros à produire, et il n'y a pas de "cinéma libre" qui puisse offrir une alternative réelle en cas de disparition de l'industrie cinématographique. Mais nous n'avons jamais cru, non plus, à la menace d'une disparition de l'industrie du cinéma - alors que nous croyons très possible la mort de l'industrie du disque.
Tout en ayant conscience qu'il faut assurer un modèle économique stable à l'industrie du cinéma, nous ne voyons pas dans ces indicateurs la source de l'urgence à faire passer une mauvaise loi pour résoudre un faux problème. 31 cinéastes signent dans le Monde une tribune adressée à l'encontre de ceux qui, comme Numerama, combattent la loi Hadopi "Création et Internet". "Nous ne sommes pas prêts à sacrifier à la mode de la gratuité de la culture, qui reste une escroquerie intellectuelle",écrivent-ils. Comme si le refus de la loi Hadopi était motivé par la volonté d'installer la gratuité totale de l'accès au cinéma en toutes circonstances... Les auteurs de la tribune rappellent que "la vitalité et le dynamisme de notre création ont un prix que notre pays a toujours su défendre en adaptant notamment le financement de la création et la rémunération des auteurs aux évolutions technologiques". C'est vrai. Mais justement, la loi Hadopi n'apporte aucune (aucune, zéro, nada, niente...) piste de financement et de rémunération de la création. Elle fait uniquement le pari qu'en accentuant la répression contre les internautes, les ventes remontront naturellement. Comme si entre le piratage et la consommation marchande n'existait pas une troisième voie : ne pas regarder les films et ne pas les acheter. "Les efforts demandés aux internautes dans ce projet de loi et notamment la nécessité de faire preuve de vigilance dans l'utilisation de leur abonnement Internet ne constituent pas un prix exorbitant. Au contraire, ils reposent sur une pédagogie active qui s'impose comme une alternative crédible aux peines fortes aujourd'hui encourues (3 ans de prison et 300 000 euros d'amendes)", continuent les cinéastes. Ils s'offusquent, contre ceux qui jugent la loi "liberticide". "Est-il liberticide de soutenir un texte qui se propose de substituer aux peines de prison actuellement prévues des messages d'avertissement et éventuellement une suspension d'abonnement aux internautes qui téléchargent illégalement nos oeuvres ?" Oui, c'est liberticide. Nous l'affirmons haut et fort, sans trembler, droits dans nos bottes, menton levé et yeux grands ouverts, pointés dans les leurs. Parce que justement, la loi ne vise pas ceux qui "téléchargent illégalement nos oeuvres", mais les titulaires des abonnements à internet qui ont été utilisés pour télécharger illégalement. Or s'ils veulent se protéger, ces abonnés devront mettre en place chez eux des filtres dont on ne sait pour le moment rien, si ce n'est que pour être réellement efficaces, ils devront ratisser large, en interdisant par exemple le P2P dans son ensemble, sans différencier les contenus effectivement téléchargés. Mais le problème n'est pas la liberté, c'est le respect des règles de la démocratie et la république. Quel est l'Etat qui sanctionne ses citoyens sans leur donner la moindre chance de se défendre ? Les procédures prévues par la loi sont fictives et mensongères lorsque dans les faits, il sera strictement impossible d'apporter la moindre preuve matérielle de sa bonne foi. On ne peut pas tout faire, tout vouloir ou tout demander au nom de la défense de la création, des auteurs, ou des artistes. L'Art n'est pas à ce point sacré qu'il serait au dessus des valeurs fondamentales d'une société démocratique. Et même, quand bien même l'industrie cinématographique venait à mourir, ce que nous ne croyons et ne souhaitons pas, serait-ce à ce point un drame pour l'humanité tout entière ? Il nous semble qu'elle a très bien vécu sans le cinéma jusqu'au milieu du 19ème siècle, et il nous semble qu'elle doit être capable de vivre à nouveau sans si jamais un tel scénario improbable venait à se produire. à lire aussi
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Commentaires à propos de «31 cinéastes derrière la loi Création et Internet»
"Au contraire, ils reposent sur une pédagogie active qui s'impose comme une alternative crédible aux peines fortes aujourd'hui encourues (3 ans de prison et 300 000 euros d'amendes)"
la loi hadopi rajoute une peine administrative et rien n'empèche un ayant droit de porter plainte contre un internaute et dans ce cas c'est toujours 3 ans de prison et 300 000€ d'amende ikariya, le 01/01/1970 - 01:00 A quoi sert le cinema ? avec un petit c, pas le Cinéma avec un grand C... ...Y'aura évidemment toujours des nostalgiques du lieu, de l'ambiance (si tant est qu'il y en ait encore une) mais ils deviendront de toute façon minoritaire avec la généralisation des équipements.Là aussi, on peut dire que le cinéma n'a pas vraiment innové ces derniers temps. En plus, le mauvais goût est présent partout : De nous faire des annonces à la con contre le piratage ne les gêne pas, tout comme coller des bandes annonce de films violents à la scéance d'un film pour enfants. Je ne parle même pas du prix... moi j'aime bien aller au cinoche. même 2x10 € (je sais pas ou vous allez à ce tarif) pour passer une heure avec sa copine dans une salle avec tous les inconveniants des endroits publics c'est mieux qu'enfermé chez soi avec la même fille. Peut-être parce que je suis trop pauvre pour avoir un écran avec une diagonale d'un mètre.
Pour les 20€, c'est uniquement le film qu'on va voir: vous vous souviendrez toujours plus longtemps de l'évènement aller au cinoche qu'aller devant l'écran full hd du salon. Les gens ne vont pas au restaurant parce qu'on y mange beaucoup mieux ou moins cher ou pour la vaisselle. Après c'est petit de dire "on pirate parce que la qualité est merdique". Si les critiques sont mauvaises, allez voir les films holiwoodiens au moins vous trouverez un format lisse et qui vide le cerveau, avec une qualité minimum garantie (le maximum aussi :-). Sinon j'apprécie la subtilité de la pensée énoncée dans l'article. Je regrette que ça manque de maturité: on remarque qu'il y a une volonté de se démarquer d'une démarche radicale mais comme la pensée n'est pas abouti et assumée jusqu'au bout, le rédacteur s'arrête juste avant de dire qu'il tombe d'accord avec la position radicale "hadopi cay leu mal". "L'Art n'est pas à ce point sacré qu'il serait au dessus des valeurs fondamentales d'une société démocratique." Le sacré étymologiquement ce pour quoi on fait un sacrifice. Faut des stimulations pour faire tourner l'intelligence et dire les sentiments: l'art est aussi là pour ça, l'intelligence n'est pas un droit mais un devoir de chacun. Et là je dis non, on peut pas être satisfait de perdre une forme d'art majeure. Ce que je souhaite c'est une situation intermédiaire ou par exemple le fait d'aller au cinema donne droit de télécharger (ou rend tolerable d'avoir téléchargé) le film à la maison. Tiquet de cinéma faisant fois? Et pour le coup 10€ la place c'est pas cher du tout. Kad, le 01/01/1970 - 01:00 Et même, quand bien même l'industrie cinématographique venait à mourir, ce que nous ne croyons et ne souhaitons pas, serait-ce à ce point un drame pour l'humanité tout entière ? Il nous semble qu'elle a très bien vécu sans le cinéma jusqu'au milieu du 19ème siècle, et il nous semble qu'elle doit être capable de vivre à nouveau sans si jamais un tel scénario improbable venait à se produire.Oui, la disparition de la création musicale et cinématographique serait dramatique pour une minorité d'imbéciles comme moi. Pour la majorité de la population elle ne le sera pas. Un bon match de foot, les pieds sur la table avec un pack de 6 bières , c'est largement suffisant pour satisfaire 95% de la terre en effet. Cependant, faites attention mon cher Numérama, car cela pourrait aussi signifier VOTRE disparition. Depuis le nouveau look de Numérama (je me suis absenté quelques mois), le site a pris une allure nouvelle . Une vraie machine à fric. Faut vraiment fouiller pour trouver "l'article" au milieu de la pub d'Orange, et de Panasonic 80% de la page est tapissée de publicité destinée à vendre.... du hardware audio et video. Hardware que vous pourrez remplir de contenu après avoir bien suivi les conseils et les explications fournies par Numé sur le forum p2p et autres Bittorrent anonymes. Bref on vous explique d'un coté qu'il ne faut pas payer pour votre contenu (et on vous explique comment) , pour que d'un autre coté on puisse vous vendre le lecteur XWZ 675 , testé par les soins de la redaction, sur lequel Numérama touchera sa commission. Avec l'argent que vous aurez économisé sur le contenu, le XWZ 675 c'est une affaire ! Bref le modéle économique de Numérama est parfait, chapeau bas Par contre, faites quand même attention.... Votre modèle économique ne fonctionne justement que s'il y a du contenu. Et si le modèle de société , que vous nous décrivez arrive (et je crois qu'il arrivera, car la disparition de la création musicale et cinématographique ne gène qu'une minorité), eh bien vos revenus s'écroulent ! Bein oui, s'il n'y a plus grand chose à mettre dans le XWZ 675, personne ne l'achètera. Plus de pub, plus de commission. Donc plus de raison d'exister pour Numérama. Bref, Numérama assasine les Majors (avec raison d'ailleurs), pour mieux prendre leur place. Avant , les artistes bossaient pour rien afin de financer Universal, maintenant ils bosseront pour rien afin de financer Numérama et cie. Encore une fois bravo ! L'introduction en bourse de Numérama c'est pour quand ? Avida>> Encore une fois, il n'y aura pas de disparition de la création.
C'est un besoin fondamental de l'être humain, donc il continuera. Maintenant, le modèle économique changera, et il est plus que probable que tout ce qui coûte cher à l'heure actuelle (les blockbusters, le "Star System") devienne un produit d'appel pour d'autres produits/services (FAI, etc). C'est juste une évolution économique, rien de plus, comme le passage de la diligence au moteur à explosion. gene69, le 01/01/1970 - 01:00 Ce que je souhaite c'est une situation intermédiaire ou par exemple le fait d'aller au cinema donne droit de télécharger (ou rend tolerable d'avoir téléchargé) le film à la maison. Tiquet de cinéma faisant fois? Et pour le coup 10€ la place c'est pas cher du tout.Pour l'instant il faudrait deja faire passer le fait que d'avoir acheté le dvd donne droit gratuitement à la copie numérique pour ses appareils nomade car il est sensé être interdit et difficile d'encoder son film seul. Et pour les cinéma, le soucis vient pour les petits films. Pour auditions, je l'ai vus en salle sur un écran qui était digne d'un écran de home cinéma avec Huit spectateurs au début et quatre à la fin. C'est amusant dans certains multiplex de voir la qualité des salles secondaires qui vous donne réellement envie de voir les films sur un home cinéma. je tiens juste a préciser que je ne parle pas de la mort du Cinéma, celui avec un grand C, car en tant qu'art il survivra toujours.
Personnellement aller dans une salle de cinéma ce n'est plus pour moi un plaisir (cf les différentes raisons que j'ai évoqué), et la pour le coup je crois qu'on sera de plus en plus nombreux dans cette situation. bourgpat, le 01/01/1970 - 01:00 C'est amusant dans certains multiplex de voir la qualité des salles secondaires qui vous donne réellement envie de voir les films sur un home cinéma.gene69, le 01/01/1970 - 01:00 moi j'aime bien aller au cinoche. même 2x10 € (je sais pas ou vous allez à ce tarif) pour passer une heure avec sa copine dans une salle avec tous les inconveniants des endroits publics c'est mieux qu'enfermé chez soi avec la même fille. Peut-être parce que je suis trop pauvre pour avoir un écran avec une diagonale d'un mètre. Pour les 20€, c'est uniquement le film qu'on va voir: vous vous souviendrez toujours plus longtemps de l'évènement aller au cinoche qu'aller devant l'écran full hd du salon. Les gens ne vont pas au restaurant parce qu'on y mange beaucoup mieux ou moins cher ou pour la vaisselle. +1 Ca rejoint plus ou moins mon "combat" pour la "non-disparition" du support physique en ce qui concerne la musique. Je ne me considère pas cinéphile, la disparition des salles de ciné ne me gênerait sûrement pas outre mesure, mais je me doute que beaucoup de passionnés ne le souhaitent absolument pas. Avida > je ne sais pas où tu lis dans l'article que Numerama demande la mort de l'industrie du cinéma et demande à ce qu'elle ne soit pas financée. Il me semble même que toute la première partie dit explicitement le contraire...
Quant à la pub, elle est un mal nécessaire. Si elle ne te plait pas, il y a des sites sans pub ailleurs. yop
@AvidaDo : j'utilise firefox + AdBlock, et n'ai jamais aperçu l'ombre d'une pub sur numerama. Si la publicité peut permettre à ce site de vivre et continuer sa route, alors je dis amen à cette publicité que seule mon ignorance pourrait m'obliger à supporter. En gros, faut pas se plaindre d'avoir des ampoules quand on ne sait pas choisir ses chaussures. Au sujet de ces 31 bouffons dociles, outre l'extrême plaisir que doit leur offrir le savant léchage de botte qu'ils pratiquent à grand coup de langue ignorante et cupide, j'aimerais les entendre s'exprimer ne serait-ce que sur leurs salaires démentiels, obscènes, ainsi que sur ceux des quelques acéphales et autres poules en-minijupées que leur à” combien grand talent nous impose sur les écrans qu'il stérilise. Vouloir qu'une armée de gentils shadock continuent à payer sagemment un ticket hors de prix au nom de ces financements qui leur permettent de faire des daubes sans noms avec des budget colossaux résume bien l'état du cinéma qu'ils se disent défendre. D'autres combats seraient bien plus nobles à mener, et notamment celui sur la distribution des films. Nous n'avons à l'heure actuelle qu'un choix pathétique dans les cinémas français, où sont totalement absentes des oeuvres qui, contrairement aux leurs, en méritent l'appelation. Sur ce point, et bien d'autres, ces navrants petits soldats ne disent mot. Mais ces tacherons nantis, qu'ils soient derrière un caméra ou un micro, vont manger dans leur tronches molles la volonté d'un public qui pense et leurs tergiversations oiseuses comme leurs pathétiques digressions n'y changeront rien. je suis un peu colère, je sais, mais le délire liberticide actuel, qui va bien au-delà des téléchargements, a quand même de quoi rendre dingue. Kad, le 01/01/1970 - 01:00 Avida > je ne sais pas où tu lis dans l'article que Numerama demande la mort de l'industrie du cinéma et demande à ce qu'elle ne soit pas financée. Il me semble même que toute la première partie dit explicitement le contraire...Alors : 1- Je ne sais pas où tu lis dans mon post que je dis que Numérama DEMANDE la mort de l'industrie du cinéma Et si le modèle de société , que vous nous décrivez arrive (et je crois qu'il arrivera, car la disparition de la création musicale et cinématographique ne gène qu'une minorité)
Si tu ne fais même pas la différence entre "décrire" et "demande".... 2- Quant à la pub, elle est un mal nécessaire. Si elle ne te plait pas, il y a des sites sans pub ailleurs.
Si, si, j'adore ! Il n'y a rien de plus distrayant que de voir un site dont la raison même d'exister est devenue d'expliquer à tout le monde que les artistes doivent fournir leur contenu quasi-gratuitement afin que Numérama puisse vendre plus de lecteurs mp3 XZY-45, qu'on remplira encore plus vite avec des contenus obtenus grâce à Numé, et ainsi de suite... Et très distrayant de voir Numé donner là dessus des leçons de morale et d'intégrité à la planète entière (on me rétorquera que c'est ce que je suis en train de faire aussi, enfin moi ce n'est pas à la planète entière.. ) La pub est un mal nécessaire ? Surement, mais alors Numérama doit avoir beaucoup, beaucoup, mais alors vraiment des frais ENORMES pour avoir besoin de tapisser plus de 80% du site de pubs (et que des gros annonceurs) ... Même les plus gros journaux et blog du pays (voire du monde ) n'en mettent pas autant, de Libé jusqu'au Figaro, de Wired jusqu'a Ars Technica... Mais bon, je veux bien croire que Numérama a bien plus de frais que tout ces journaux là. Ceci dit il n'y a pas de honte à être un vrai site marchand, par contre il fallait mettre "vendre le (hardware) numérique" plutot que "réfléchir le numérique" comme bannière. Allez, je vais aller chercher le popcorn...en attendant de voir Numérama au CAC-40 josephparis, le 01/01/1970 - 01:00 Voici donc le droit de réponse du "cinéma libre" : http://www.ralamax.n....php?article840 merci, et en plus, je bookmarque ! merci Ralamax ! Numerama est un commerce,à la limite de l'escroquerie.
Faire croire que l'industrie du disque ne souffre pas, que seules les grosses majors sont concernées... Mais regarde dans ton bled. Où est le disquaire? Ah! En faillite, tiens donc... Maintenant Numérama nous sert la même soupe démago pour le cinéma. Regarde à nouveau dans ton bled, et cherche le Vidéo-club. Quoi! Fermé depuis peu... Et le cinéma? Fermé lui aussi. Il faut maintenant aller à la grande ville. Mais ça n'a aucun rapport... La cote boursière de Numerama? Excellente, merci pour eux! Pour les videoclubs, de toute façon à terme ils sont mort et cela grace au progrès technique qui s'appelle VOD qui permet de louer sa vidéo sans bouger le cul de sa chaise.
De plus une Bonne partie des locations étaient sur les porno et tu en trouve plus discrètement sur le net et ont investis depuis longtemps le terrain de la VOD. Le seul interêt des videoclubs était qu'il était plus facile de ripper un dvd que de cracker le drm du film qui de toute façon allait sortir deux mois plus tard sur les plateformes de VOD. Hissého, le 01/01/1970 - 01:00 Numerama est un commerce,à la limite de l'escroquerie. Faire croire que l'industrie du disque ne souffre pas, que seules les grosses majors sont concernées... Mais regarde dans ton bled. Où est le disquaire? Ah! En faillite, tiens donc... Maintenant Numérama nous sert la même soupe démago pour le cinéma. Regarde à nouveau dans ton bled, et cherche le Vidéo-club. Quoi! Fermé depuis peu... Et le cinéma? Fermé lui aussi. Il faut maintenant aller à la grande ville. Mais ça n'a aucun rapport... La cote boursière de Numerama? Excellente, merci pour eux! Le disquaire va bien. il sous-loue un rayon dans Auchan. merci pour lui.
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Sinon, effectivement allez au cinéma c'est devenu un luxe, et la justification technique (cf grand ecran / son multicanaux) tend réelement a s'amoindrir. Le dernier film que j'ai été voir m'a couté pas loin de 10€ (grande Salle de l'UGC normandie) mais le point n'était pas fait (je vous dit pas le mal de crane apres la projo) et le son comme souvent trop fort, c'est vrai qu'à ce compte là on est mieux chez soi. Mais chez soi il faut attendre que le film soit dispo à la location ou à l'achat, et c'est dur d'attendre... ? Bah non en fait car on oublie vite, donc on attend plus donc on ne voit pas le film et on garde ses sous pour acheter du petrole et du miam ! Et puis un jour il passe sur un télé en clair et ça va très bien comme ça !