Microsoft a annoncé qu'il a aussi suspendu la mise à jour de la future version de son navigateur web, Edge. Une décision qui n'est pas directement de son fait, mais qui tient compte des circonstances.

C’est l’inconvénient lorsque l’on dépend d’un tiers : si ce dernier fait face à des imprévus, ceux-ci se répercutent mécaniquement sur les autres. C’est typiquement la situation dans laquelle se trouve Microsoft avec son navigateur web, Edge, car celui-ci repose sur les fondations techniques de Chromium, un navigateur web libre. Sauf que celui-ci a décidé de se mettre en pause à cause de l’épidémie de coronavirus.

Le 18 mars, sur le blog de Chromium, l’équipe technique a annoncé le gel de la sortie de la version 81. Parallèlement, la même notification a été envoyée par Google, puisque Chrome se base sur le navigateur libre. Deux jours plus tard, c’est Microsoft qui a dû se fendre d’une déclaration signalant qu’il n’y aura plus dans l’immédiat de mise à jour d’Edge, en dehors des correctifs de sécurité.

Chromium
Plusieurs navigateurs web dépendent du développement de Chromium, un navigateur libre.

Et les autres navigateurs ?

La situation risque de contrarier l’écosystème au-delà de Google et Microsoft, puisque nombreux sont les navigateurs à compter sur Chromium, comme Vivaldi, Brave et Opera. Pour l’heure, aucun d’entre eux n’a annoncé quoi que ce soit de la sorte, ni sur un blog de l’entreprise ni sur les réseaux sociaux. Là encore, si une pause survient, cela ne se fera sans doute pas au détriment de la sécurité.

Et concernant Firefox, alors ? Le fait est que le navigateur web de Mozilla ne se repose pas sur les mêmes fondations : il utilise ses propres outils et n’est donc pas concerné par les décisions relatives à Chromium. Aucune annonce de pause n’est pour l’instant à l’ordre du jour : la dernière version, numérotée 74, est de toute façon sortie le 10 mars et la prochaine n’arrivera que quelques semaines.

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