Nous pourrions consacrer tous les jours des articles au mouvement des Creative Commons (nous le ferons d’ailleurs de plus en plus). Aujourd’hui c’est du côté de Bordeaux que la licence copyleft est exploitée par une WebTV avant-gardiste.

Nous l’avons souvent dit, les Creative Commons sont aux arts ce que le GNU est aux logiciels. Là où Linux s’oppose à Windows, la musique sous copyleft s’oppose aux tubes NRJ. Mais les œuvres sous Creative Commons ont une force immense que n’ont pas les logiciels libres tels que Linux : elles ne nécessitent aucun effort d’adaptation de la part du public.

Installez Linux à votre oncle Bernard (même les distributions les plus conviviales comme Mandrake ou Fedora), et il sera perdu. « Où est mon Freecell ?« , « et mon Outlook Express ?« . « Et le jeu du petit, tu peux l’installer ?« . Découragé, il faudra rapidement lui remettre Windows et toutes les applications propriétaires dont il a l’habitude.

Les œuvres, elles, ont la particularité formidable d’être toutes « stand-alone ». On peut écouter l’album de Godon qui est sous Creative Commons même si l’on est habitué aux Céline Dion, Ricky Martins et autres Pop Stars. On peut s’être drogué aux bestsellers de Stephen King et pour autant se plonger sans mal dans le dernier livre de Florent Latrive.

C’est parce que les Creative Commons s’appliquent sur des œuvres librement accessibles qu’elles peuvent être facilement partagées.

Et ces licences de diffusion peuvent s’appliquer à toutes sortes d’œuvres. Nous parlions récemment de la bière, et c’est cette fois sur une télévision par Internet (webTV) que la licence s’applique. Girondeweb.com diffuse ainsi sous Creative Commons tous les reportages vidéo qu’elle réalise dans la région bordelaise. A ne pas manquer, la série de trois reportages (1, 2, 3) sur la fête 100% musique libre organisée par musique-libre.org. « Des rencontres très instructives qui, si vous êtes compositeurs, vous démontreront qu’on est pas obligé de déposer ses titres à la sacem et d’attendre que votre démo sorte du placard des radios (qui bossent avec les majors), tandis que vous êtes interdits de diffuser vos œuvres sur le net !« , résume la webTV.

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