La capsule Dragon qui ramène Sophie Adenot doit amerrir dans le Pacifique, au large de la Californie, ce jeudi 8 octobre vers 17h34, heure de Paris. L’astronaute française rentre après près de huit mois à bord de la Station spatiale internationale.

Un océan, mais trois zones d’amerrissage possibles. SpaceX a publié dans la journée du 7 octobre une carte montrant où doit plonger la capsule Crew Dragon, qui accueille notamment Sophie Adenot. La Française, qui a quitté la Station spatiale internationale (ISS) le même jour, doit rentrer sur Terre en fin d’après-midi, le 8 octobre.

Les trois options se situent au large de la Californie : le Crew Dragon peut retomber au large de Los Angeles, de San Diego, plus au sud, ou d’Oceanside, une ville située entre les deux. À bord, Sophie Adenot voyage avec les Américains Jessica Meir (commandante de la mission) et Jack Hathaway (pilote), et le cosmonaute russe Andreï Fediaïev.

Source : SpaceX
Les zones estimées. // Source : SpaceX

Pourquoi n’avait-on pas une vue plus claire de l’endroit où va finir Crew-12, au moment de la parution de ce visuel ? Parce que le point exact dépend de la météo. D’après Spectrum News 13, la Nasa surveillait les conditions sur plusieurs sites de récupération au large de la côte californienne. La Nasa avait d’ailleurs déjà repoussé le départ de l’ISS, d’abord prévu au plus tôt le 5 octobre, à cause de la météo et de l’état de la mer au large de la Californie.

Mais avant de toucher la surface de l’eau, il va déjà falloir passer l’étape la plus dynamique du retour : la traversée de l’atmosphère. Comme l’a rappelé l’Agence spatiale européenne, la capsule de SpaceX va devoir encaisser une très vive montée en température au niveau de son bouclier thermique : on parle de 1 600 °C, voire davantage.

Pourquoi le Pacifique au lieu du golfe du Mexique ?

On pourrait aussi se demander pourquoi SpaceX vise l’océan Pacifique. Le fait est que depuis le printemps 2025, la société SpaceX récupère toutes ses capsules Dragon dans le Pacifique. En cause, le trunk (le « coffre »), un cylindre fixé sous la capsule qui porte notamment les panneaux solaires. Jusqu’en 2025, la capsule le larguait encore en orbite, avant la manœuvre de freinage qui lance son retour. Le trunk retombait alors seul, des semaines voire des mois plus tard, à un endroit impossible à prévoir.

En effet, certains de ses morceaux peuvent survivre à la traversée, malgré la température extrême. Avec une arrivée côté Pacifique, ces débris tombent dans l’océan, loin des zones habitées. Or, par le passé, on a déjà retrouvé des débris sur la terre ferme, et cela à quelques reprises.

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