Techland offre une suite à son succès commercial Dying Light. La présentation a donné envie.

Sorti à une période où les zombies étaient déclinés à toutes les sauces, Dying Light prenait le pari du monde ouvert apocalyptique dans lequel on se déplaçait avec les techniques du Parkour. D’aucuns auraient pu en parler comme de la version Walking Dead de Mirror’s Edge. Sur le papier, le concept avait tout pour plaire. En réalité, l’expérience se résumait à une somme de quêtes FedEx qui ne prenaient pas le temps de nourrir une narration digne de ce nom.

Pour autant, Dying Light a eu son petit succès. Il faut dire que Techland s’est rapproché au plus près de sa communauté, répondant à ses attentes avec des mises à jour, des extensions et, surtout, deux ans de DLC gratuits — ce n’était pas commun à l’époque. Il n’est donc pas étonnant de voir débarquer un deuxième épisode avec des ambitions bien plus élevées.

Enfin de la place à la narration

D’entrée, Techland annonce la couleur : il veut faire de Dying Light 2 un jeu bac à sable narratif au sein duquel chaque choix aura un impact sur le gameplay, l’histoire et le système de jeu. On nous propose donc une ville dévastée séparée par différentes factions. Et libre au joueur d’en privilégier une plutôt que les autres en fonction des situations qui se présentent à lui. Mais il ne sera pas simplement question de vie ou de mort sur un personnage ou d’un changement esthétique pour les environnements. Dans Dying Light 2, choisir signifiera sacrifier — comme dans la vraie vie. Par exemple, en permettant à un groupe de poser ses quartiers dans un château d’eau, on pourra avoir de l’eau gratuite aux fontaines. Mais elle restera peut-être payante avec une faction rivale. En bref, on gagne d’un côté, on perd de l’autre.

Cette approche du monde ouvert pourra avoir du sens à partir du moment où il sera possible de jouer sur tous les tableaux. Mais il reste à voir comment pourrait se goupiller une intrigue dans toutes ces ramifications. D’ailleurs, Techland est resté très vague quand on lui a demandé le nombre de fins qui seront disponibles dans la version finale. Et on espère que l’histoire ne sera pas finalement diluée dans la multiplicité des choix offerts.

Dying Light 2 // Source : Techland

Bien évidemment, Dying Light 2 ne lésinera pas sur les moyens techniques. Techniquement plus beau et plus solide, il reposera sur un terrain de jeu quatre fois plus grand que Dying Light et ses extensions. En prime, Techland a retravaillé la physique des objets sur lesquels on peut s’accrocher lors des acrobaties plus nombreuses que jamais. Certaines séquences d’escalade devraient d’ailleurs proposer leur lot de sueur froide, surtout quand il conviendra de gérer sa jauge d’endurance au mouvement près pour ne pas chuter et mourir. Sur ce point, le Parkour sera beaucoup mieux intégré.

Du côté des combats, ils s’annoncent toujours aussi viscéraux avec en prime l’opportunité d’utiliser l’environnement pour s’en sortir. Dans la séquence montrée, le héros s’est par exemple servi d’un seau pour le lancer à la tête d’un mini-boss — humain — afin de l’étourdir pour mieux l’éjecter de la tour ensuite. Néanmoins, on veillera à ne pas trop traîner parmi les zombies, que ce soit de jour ou de nuit. Un constant encore plus valable dans les nids, où sommeillent les monstres noctambules — il faudra alors avancer à pas de velours pour ne pas finir dans de beaux draps.

À l’arrivée, on est ressorti assez convaincu de cette première approche de Dying Light 2, sachant que le premier nous avait laissés de marbre au-delà de ses courses-poursuites nocturnes avec des créatures très puissantes et flippantes (c’était rigolo cinq minutes en réalité). Au regard de l’expérience désormais acquise par Techland, on peut penser qu’il s’agira de l’opus de la maturité, celui qui mettra tout le monde d’accord alors que le précédent tâtonnait.

Dying Light 2 // Source : Techland

 

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