C’était évidemment le jeu que tout le monde attendait de voir, et, avec GTA VI, le jeu le plus attendu de cette fin d’année. Après sa première annonce en juin, The Legend of Zelda: Ocarina of Time s’est enfin montré plus longuement durant ce Direct consacré à l’anniversaire de la licence et en a profité pour dévoiler sa date de sortie, calée au 5 novembre 2026, quelques jours après le lancement d’une Switch 2 collector. Le jeu sera vendu au prix de 59,99 € sur l’eShop (le prix de la version physique reste à confirmer, mais devrait être de 69,99 €).
Et, la première chose qui frappe, c’est évidemment le rendu visuel. On savait que Nintendo préparait un remake d’Ocarina of Time, mais le constructeur avait jusqu’ici soigneusement gardé le niveau de cette refonte dans le flou. Après ce premier aperçu, difficile de parler d’un simple lifting, comme on pouvait le redouter. Hyrule a été entièrement refaite, de ses brins d’herbes à ses nuages, pour profiter de la puissance de la Switch 2. La plaine d’Hyrule gagne en taille et pourra s’explorer librement, les environnements sont beaucoup plus détaillés et les personnages bénéficient d’une modélisation nettement plus travaillée et de voix doublées en VF. En un mot, c’est plus beau, et celà fait honneur à nos souvenirs.
L’ensemble reste toutefois fidèle à la direction artistique du jeu original, avec la volonté évidente de retrouver le charme et les ambiances qui ont marqué toute une génération de joueuses et de joueurs. Mais cette fidélité a aussi son revers : en cherchant à préserver l’identité visuelle d’Ocarina of Time, Nintendo aboutit à une direction artistique assez déroutante, dont il est encore difficile de mesurer pleinement le charme à travers ces seules images. Nintendo évite par ailleurs le piège de la facilité en reprenant la direction artisitique de Breath of the Wild.
Un gameplay modernisé sans trahir l’original
L’autre grosse interrogation concernait évidemment le gameplay. Car si Ocarina of Time reste encore aujourd’hui une référence du jeu d’action-aventure en 3D, certaines de ses mécaniques ont forcément vieilli. Nintendo semble avoir choisi de conserver la structure et les grands principes du jeu tout en modernisant certains contrôles, comme le sautou l’ajout d’un dash, et en offrant une caméra libre. Une complémentarité poussée avec l’application Zelda Notes est également de la partie.

Les déplacements de Link sont bien plus fluides, la caméra semble moins contraignante et les combats profitent d’une réactivité qui devrait rendre l’ensemble beaucoup plus agréable à jouer en 2026. Le fameux système de ciblage reste évidemment au cœur des affrontements : difficile d’imaginer Nintendo toucher à ce qui a posé les bases d’une immense partie des jeux d’action en 3D. Mais, au vu de ces premières images de gameplay, l’évidence saute aux yeux : 25 ans après sa sortie, le jeu n’a rien perdu de ce qui faisait sa singularité.
Pour autant, aussi rassurantes soient ces premières images, elle soulèvent presque autant de questions qu’elles n’apportent de réponses. On aimerait notamment savoir jusqu’où Nintendo compte pousser la refonte des donjons, de certains environnements et des quêtes secondaires. Le jeu pourrait également profiter de cette nouvelle version pour enrichir certains passages, développer davantage ses personnages secondaires en ajoutant beaucoup de dialogues, ou proposer de nouvelles activités dans Hyrule.

Depuis sa sortie en 1998, Ocarina of Time a déjà eu droit à plusieurs versions, notamment avec Ocarina of Time 3D sur Nintendo 3DS. Cette fois, Nintendo semble vouloir changer d’échelle avec une véritable relecture du classique pour la Switch 2. Et forcément, les attentes sont énormes, le plus gros défi de ce remake étant d’améliorer Ocarina of Time sans transformer le jeu en autre chose. Les fans espèrent retrouver la magie de l’original, mais le nouveau public est en droit d’attendre un jeu de 2026.
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