La candidate UMP à la mairie de Paris a dû supprimer un épisode de sa websérie de campagne "Vivement Demain", qui exploitait sans autorisation une chanson d'Anaïs.

Comme beaucoup d'internautes qui le ressentent comme un concept archaïque, les têtes d'affiches UMP ont décidément du mal à se faire au principe de l'autorisation préalable en matière de droits d'auteur. Alors qu'à Levallois-Perret Isabelle Balkany avait fait la promotion active d'un clip de soutien au maire sortant Patrick Balkany qui violait les droits patrimoniaux et les droits moraux de Jean-Jacques Goldman, c'est cette fois la campagne de Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) qui se retrouve handicapée par un manque de diligence dans le respect des droits exclusifs.

Comme le raconte Le Monde, la candidate UMP à la mairie de Paris a dû faire retirer d'urgence l'intégralité de sa websérie Vivement Demain, pour que certaines musiques utilisées dans les épisodes soient retirées. La production n'aurait pas pensé à demander l'autorisation des ayants droits avant d'exploiter différentes chansons comme le Over the Rainbow de Israel "IZ" Kamakawiwo'ole, Blizzard de Fauve, ou encore Mon Coeur, Mon amour, d'Anais.

Cette dernière chanson aurait été particulièrement exploitée dans l'épisode 4 de la websérie. Cet épisode n'a pas été remis en ligne et ne le sera probablement jamais.

"Après avoir évoqué un problème technique chez l'hébergeur, Dailymotion, pour expliquer le retrait des séquences, l'équipe de campagne de Mme Kosciusko-Morizet a reconnu qu'il existait bien un problème de droit d'auteur avec la websérie", raconte Le Monde.

Lorsqu'elle était au Gouvernement de Nicolas Sarkozy, NKM avait été soigneusement tenue à l'écart de la loi Hadopi, comme Fleur Pellerin l'est actuellement du débat sur la fusion entre l'Hadopi et le CSA. Mais elle avait néanmoins montré une réelle volonté de lutter contre l'exploitation non autorisée des oeuvres.

"Le problème c'est qu'il y a quelque chose d'indolore au téléchargement. Il faut trouver de nouveaux vecteurs, des incitations pour faire passer le message que [le téléchargement illégal] ça fait mal. L'outil peut nous couper de certaines réalités. La réalité c'est la façon dont ça déstructure, dont ça appauvrit, dont finalement ça peut tuer la création".

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