Le MP3 va-t-il tuer l'album ?
Cédric L. -
publié le Vendredi 30 Mai 2008 à 12h32 -
posté dans Musique Numérique
![]() Le modèle de vente au titre imposé par iTunes fait craindre aux maisons de disque la fin de l'album. Quelles conséquences pour la création musicale ? A l'heure du MP3 la notion d'album est sans cesse remise en cause. Avec le CD, les maisons de disque vendaient un ensemble de titres, ou des singles préalablement choisis pour mieux promouvoir cet ensemble. Mais depuis toujours Apple, qui fait la pluie et le beau temps concernant la musique numérique, refuse aux labels le luxe de proposer des packaging de titres. Cela a même poussé certains artistes, comme Jay-Z, à quitter la plateforme, refusant de voir dépecer son travail en une série de titres isolés. D'abord vu comme un avantage offert aux consommateurs - pouvoir obtenir le morceau qu'ils veulent sans acheter l'album complet - la consommation au titre a fini par inquiéter les maisons de disque. "Je vais me faire descendre par les bloggeurs en disant ça mais je pense que le problème avec l'iPod, c'est son modèle de single" a expliqué Howard Stringer, le PDG de Sony (qui n'a pas l'air de craindre les foudres de notre cher Vendangeur Masqué sur le forum ;-). "Conserver la qualité de la musique et le travail des directeurs artistiques est impératif. La disparition de l'album est une chose qui m'inquiète, mais peut être me fais-je vieux." De nombreux artistes considèrent en effet que l'album n'est pas qu'une simple compilation de titres, mais un travail dont la cohérence ne se juge qu'à l'aune du travail complet. Et si le directeur artistique perd de son intérêt, c'est justement parce que son rôle est de transformer les titres d'un groupe en un véritable projet global. Alors, les artistes doivent-ils suivre l'exemple de Manu Chao, qui compte proposer des cartes postales sonores au lieu de sortir des albums ? Doivent-ils reconsidérer leur rapport avec la musique enregistrée, ou considérer cette nouvelle donne comme une simple libertée offerte au consommateur ne méritant pas d'influencer leur travail ? Car, projet ou non, on s'est déjà tous retrouvé face à un album dont l'on apprécie un ou deux titres mais pas l'ensemble, nous exposant ainsi à un choix manichéen : acheter l'album ou passer son chemin. Avec le MP3, ces considérations ont disparues. Comme le passage du vinyle au CD a pu changer les mentalisations du format standard d'album des artistes, quelle sera l'impact du MP3 sur la création ? Entraînera-t-il les artistes à abandonner l'expérimentation au profit d'une production uniquement faite de "tubes" potentiellement transformables en sonneries pour potable ? Changera-t-il la durée standard d'un album voire même faire totalement disparaître cette notion ? Comment envisager le studio si ce n'est que pour enregistrer un titre ? De nombreuses questions restent encore en suspens. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Le MP3 va-t-il tuer l'album ?»
Dans cette histoire, j'ai l'impression qu'il y a une erreur à ne pas faire : c'est de tomber dans l'admiration béate face à l'artiste créateur tout puissant. Même si un album a été conçu comme un tout répondant à un concept-précis, une oeuvre entière, etc... c'est le droit de l'auditeur de n'en préférer que certains titres en particulier. On peut trouver cela discutable moralement ou esthétiquement, mais c'est comme ça...
Et il ne faut pas oublier que le format album n'est apparu que dans les années 50, avec le vynil 33 tours qui avait une contenance suffisante pour y mettre une dizaine de chansons. Et bien souvent, ces premiers albums contenaient énormément de reprises qui faisaient office de remplissage. Seuls quelques rares artistes comme Sinatra (avec l'album In The Wee Small Hours) puis les Beatles considéraient les albums comme des entités à part entière... Ce point de vue s'est généralisé dans la seconde moitié des années 60, mais on aurait tort de croire qu'un album doit automatiquement être une entité indivisible. D'ailleurs, je pense que ce point de vue a été mauvais pour la musique à partir de l'apparition du CD : le temps disponible pour un album est passé de 40min à 80min et beaucoup d'artistes se sont sentis obligés (par leur maison de disque notamment) de sortir des albums de presque 80min, quitte à faire du remplissage... Or désormais, l'avantage du numérique, c'est que l'artiste peut désormais présenter une oeuvre au format qui lui convient (un single de 3min ou même de 15min, un EP de 20min, un album d'une heure ou un quadruple album de 3h comme le Ghosts de NIN) sans aucune contrainte technique due au support. Une fois qu'il a fait ce choix qui redevient alors un choix purement artistique, c'est au public de décider de la façon dont il veut apprécier l'oeuvre. Et si les artistes veulent que le public appréhendent leurs albums dans leur globalité, c'est à eux de faire en sorte que leurs albums le méritent. Ca a toujours été le principe de l'art : l'artiste propose, le public juge... EDIT : Pour rebondir sur ce que dit Plunk, c'est vrai qu'un album de Tool, c'est fait pour être écouter en entier. Mais j'ai aucun scrupule à n'écouter que Vicarious ou Schism pour me réveiller le matin avant de partir de chez moi... Sur l'usage de l'oeuvre, Victor Hugo écrivait ceci :
avant la publication, l’auteur a un droit incontestable et illimité. Mais dès que l’œuvre est publiée, l’auteur n’en est plus le maître. C’est alors l’autre personnage qui s’en empare. Appelez-le du nom que vous voudrez : esprit humain, domaine public, société. C’est ce personnage-là qui dit : “je suis là, je prends cette œuvre, j’en fais ce que je crois devoir en faire, moi, esprit humain ; Je la possède, elle est à moi désormais” L'oeuvre existe parce qu'elle a un public. Si l'album en tant qu'oeuvre à part entière ne trouve pas le sien, pourquoi l'artiste tenterait de l'imposer à un public qui n'en veut pas ? la première contribution (galactica) est très intéressante et rejoint parfaitement ce que je pense
l'analogie entre une période de peintre et un artiste musical peut être faite sans problème des périodes sont totalement réussie ou sont tout juste acceptable par un ou deux titres ou toiles le fan de l'un ou de l'autre prendra tout ce qu'il trouve certes mais ne mettra en jeux de l'argent que pour un original qu'il faut absolument avoir dans son salon (bon, la on peu quitter la peinture... vu les tarifs ) que pour un album qui l'a fait vraiment vibrer.... le titre au coup par coup bof ca peut exister certains artistes on fait fort une ou dux fois mais sans plus d'autres ont chutté ou tout simplement évolués vers des créations qui l'ont éloignées de ses fans originels je pense particulièrement à bowie dont j'ai tout et n'importe quoi mais pour qui je n'achèterai que trois ou quatres albums pour remplacer les originaux détruit l reste étant de la copie sans état d'âme car bien que fan y a pas écrit pigeon sur mon front et pour être franc ca me ferai de la place dans ma discothèque si certains sauto-détruisaient 'farfa', le 01/01/1970 - 01:00 "...Mozart ne sortait pas d'album et ce n'était pas l'apocalypse pour autant. La musique peut très bien vivre sans album..." @Galactica Face à une telle utilisation de l'histoire comme expérience sur laquelle on peut s'appuyer les yeux fermer, je pense qu'il est bon de rappeler que Mozart n'a jamais vendu un titre sur itunes non plus. et bien..techniquement, je viens de vérifier et...mozart est dispo sur i-tunes...comme quoi ^^' Quoi qu'il en soit, je ne voit pas pour qu'elles raison certains s'ingénient à sacraliser quelque chose qui n'est rien d'autres qu'un standard industriel... La musique existait bien avant et continuera bien après ce type de standardisation.... Il est à noter que RIEN n'empêche, avec le numérique, un artiste de faire encore une suite d'œuvres cohérente... C'est une formidable libération pour la musique elle même car c'est à chacun désormais de composer ses propres collections de la manière qui lui semblent le plus appropriée... le fan de l'un ou de l'autre prendra tout ce qu'il trouve certes mais ne mettra en jeux de l'argent que pour un original qu'il faut absolument avoir dans son salon (bon, la on peu quitter la peinture... vu les tarifs ) que pour un album qui l'a fait vraiment vibrer....
je pense aussi que la différence de prix entre une peinture et un mp3 tient surtout du fait que la peinture est forcément un original unique, tandis que le mp3 n'est qu'une copie qui peut être démultipliée et revendus à l'infini ^^' Il est bien évident que dans ces conditions, le prix ne peut être le même. Quoi qu'il en soit, dans la logique même du collectionneur (que ce soit de peinture ou de musique) il ne m'apparait aucune différence fondamentale. Au fond, c'est le même processus. pour la personne qui va à chaque fois cherche à constituer l'ensemble le plus cohérent possible à ses yeux et suivant ses propres principes.mais reagisez aussi sur la qualité du format...
le MP3 est la pire merde que l'on puisse nous vendre !!!! ou alors ce n'est plus la peine d'investir sur du materiel hifi..... ( c'est vrai qu'avec un Idaube, c'est vachement hifi ....) 'pa6fou', le 01/01/1970 - 01:00 le MP3 est la pire merde que l'on puisse nous vendre !!!!c'est pour ça qu'on n'achète pas lol 'Galactica', le 01/01/1970 - 01:00 'farfa', le 01/01/1970 - 01:00 "...Mozart ne sortait pas d'album et ce n'était pas l'apocalypse pour autant. La musique peut très bien vivre sans album..." @Galactica Face à une telle utilisation de l'histoire comme expérience sur laquelle on peut s'appuyer les yeux fermer, je pense qu'il est bon de rappeler que Mozart n'a jamais vendu un titre sur itunes non plus. et bien..techniquement, je viens de vérifier et...mozart est dispo sur i-tunes...comme quoi ^^' Ca tombe bien : va à la FNAC et tu trouveras aussi des albums de Mozart. Si on sacralise l'album, c'est tout simplement parce que des artistes ont fait le choix de faire une oeuvre de 60 minutes et non pas 20 oeuvres de 3 minutes. C'est peut-être un choix lié à un standard industriel, mais ça n'empêche. Le peintre aussi ne fait que respecter un standard industriel (la peinture utilisée, la toile), n'empêche qu'entre une toile originale plein format et une reproduction sur une demi-page de magazine, j'ai fait mon choix. Idem avec le cinoche : on peut très bien faire un court métrage, on est pas obligé de faire des films de 2h. N'empêche que si tu te regardes les minutes 45 à 60 du Parrain II, puis les 10 premières minutes de Star Wars, puis les 20 dernières minutes du premier Indiana Jones, puis les minutes 55 à 80 de Titanic, ben excuse moi, mais tu passes à côté de quelque chose. Dans cette perspective, le single, c'est juste la bande annonce, c'est un teaser et rien de plus. C'est sympa, tu vois même un ou deux gags de Bienvenue chez les Ch'tis, mais tu pourras pas approcher l'oeuvre d'art avec juste des extraits. Note que je n'ai rien contre les bande-annonces hein. Mais qu'on ne vienne pas me dire que c'est pareil de s'enfiler 2h de bandes annonces en tout genre ou de s'enfiler un Grand Film de 2h. Après, évidemment, tu as aussi des auteurs qui sur un DVD préfèrent te mettre 12 courts-métrages qu'un long métrage. C'est pareil pour le CD : il y a des albums qui ne sont pas fait pour être un tout cohérent. Mais un ensemble de chansons indépendantes. N'empêche qu'écouter une chanson de Sigur R鏀, de Pink Floyd ou de Tools, ou même de certains albums de Radiohead, c'est pas apprécier une oeuvre d'art : c'est écouter un teaser. Le consommateur a certes le droit de préférer le teaser à l'oeuvre d'art. Mais, avis perso, je trouve ça dommage, et je serais un de ces artiste, je me sentirais un peu vexé, et j'aurais un peu beaucoup l'impression d'avoir un public de beaufs. On ne m'enlèvera pas de l'idée que pour bon nombre d'artistes la plupart des chansons de leur albums ne sont que du remplissage.
D'ailleurs ces fameuses chansons bouche-trou sont belles et bien oubliées (à commencer par eux-même qui ne les rechanteront plus jamais) Il y a bien sûr des exceptions... La comparaison avec un film me parait hasardeuse car il me semble qu'un scénario est prévu pour se dérouler sur 1 h 30 et qu'il peut être problématique de découper un film en plages d'un quart d'heure et de se les repasser dans le désordre (sauf pour certains films sans queue ni tête). Et même dans le cas du cinéma, il existe des scènes d'anthologie qui se suffisent à elle-même et que l'on peut avoir envie de revoir sorties de leur contexte. Même si on aime The Wall des Pink Floyd, qui forme un tout cohérent, on peut sans problème écouter Another brick in the wall sans se refaire tout l'album. Si on sacralise l'album, c'est tout simplement parce que des artistes ont fait le choix de faire une oeuvre de 60 minutes et non pas 20 oeuvres de 3 minutes. C'est peut-être un choix lié à un standard industriel, mais ça n'empêche. Le peintre aussi ne fait que respecter un standard industriel (la peinture utilisée, la toile), n'empêche qu'entre une toile originale plein format et une reproduction sur une demi-page de magazine, j'ai fait mon choix. Idem avec le cinoche : on peut très bien faire un court métrage, on est pas obligé de faire des films de 2h. N'empêche que si tu te regardes les minutes 45 à 60 du Parrain II, puis les 10 premières minutes de Star Wars, puis les 20 dernières minutes du premier Indiana Jones, puis les minutes 55 à 80 de Titanic, ben excuse moi, mais tu passes à côté de quelque chose.
Dans cette perspective, le single, c'est juste la bande annonce, c'est un teaser et rien de plus. C'est sympa, tu vois même un ou deux gags de Bienvenue chez les Ch'tis, mais tu pourras pas approcher l'oeuvre d'art avec juste des extraits. je suis pas d'accord. On compare des choses qui ne sont pas comparable. la comparaison oeuvre originale et repro, je ne vois pas le rapport déjà. Et ensuite, le chanteur/groupe etc...a fait une série de chanson de 3mn (standard industriel, diffusion radio etc...) on parle PAS d'une chanson de 60 mn qu'on découpe....là, effectivement sa n'aurait pas grand sens XD D'une part, un peintre peut très bien faire une expo avec une seule 線vre énorme ou une 線vre peut se constituer de dizaine de petit tableau etc... Mais, plus généralement, comme un album, une expo se constitue de plusieurs 線vres autour d'une même problématique...comme un album donc chaque partie peut et doit pouvoir s'apprécier seule ou "en groupe". Il est certes dommage de ne pas avoir vu la totalité des 線vres rassemblé pour telle expo, mais si c'est effectivement de l'art, chaque 線vre peut et SE DOIT de pouvoir s'apprécier seule. C'est d'ailleurs ce qui arrive dans les collections permanente de n'importe quel musée au monde... Il n'y aucune règle et aucun standard, surtout quand cela repose sur une norme industrielle débile qui ne repose sur rien de concret et qui n'a aucune justification réelle. De plus, dans le cas de la quasi totalité des albums, il n'y a pas vraiment de justification (autre que les classiques standard de commercialisation de l'industrie) A vrai dire, je crois que je ne vois qu'un seul exemple qui constitue un vrai choix d'ensemble cohérent appliqué au cd et qui se compare à une oeuvre aux chanson interdépendante,l'ensemble constituant une histoire, c'est celui là:http://www.lalalala.org/heroineaubain.html mais cela fait figure d'exception, comme je le disait plus haut, dans le cd il n'y a jamais de justification réelle du nombre de morceau, de leur durée ou de leur "assemblage" Je vais reprendre l'exemple de la flute enchantée. Il ne faut pas oublier que la FE est un spectacle est que, en théorie on est censé s"y déplacer et il est un peu bête de partir avant la fin du spectacle dans ce cas. Cependant, le fait de pouvoir en disposer aujourd'hui en dehors des moments de spectacle live, de manière enregistrée, est juste un détail qui permet une meilleur diffusion et connaissance de l'線vre elle même auprès d'un plus large public. Et il faut arrêter aussi avec la compilation anarchique de quelques minutes de films différents, il n'y aucun rapport. On parle de chanson complète par d'écouter quelques secondes de chanson empiler n'importe comment...-_- D'ailleurs il me semble qu'en spectacle les musiciens n'en ont que faire des albums de provenance de leurs titres pour la chronologie de celui-ci. Sauf bien entendu musique classique et cas particuliers.
C'est bien la peuve que si l'album peut être à lui seul un tout qui s'apprécie comme tel, l'artiste peut également être ressenti dans tout son art par l'intermédiaire d'un groupe de chansons prises individuellement. 'Prozac', le 01/01/1970 - 01:00 Idem avec le cinoche : on peut très bien faire un court métrage, on est pas obligé de faire des films de 2h. N'empêche que si tu te regardes les minutes 45 à 60 du Parrain II, puis les 10 premières minutes de Star Wars, puis les 20 dernières minutes du premier Indiana Jones, puis les minutes 55 à 80 de Titanic, ben excuse moi, mais tu passes à côté de quelque chose.Pour l'album audio, il se compare à une saga ciné. Prenons un exemple connu, la saga Star Wars (ou n'importe quelle autre saga...). C'est un tout, mais chaque film peut se voir indépendamment. On risque de ne pas comprendre certains détails, de ne pas apprécier le film parce qu'il commence et finit de façon abrupte, mais ça n'empêche qu'on peut l'isoler du reste. Pour l'album audio et les pistes qu'il contient, c'est un peu la même chose. Je dis "un peu", parce que la quasi-totalité des albums actuels ne sont qu'une succession de pistes qui pourraient très bien être ordonnées différemment, et les albums qui forment un tout cohérent sont devenus l'exception... Mais genre quoi !
Ca fait des années que les albums se vendent et que personne ne manifeste dans les rues pour pouvoir acheter les chansons à l'unité, et là tout de suite ça devient scandaleux pour certain d'acheter un ensemble de pistes. Ben non désolé mais même s'il y a des albums sur lesquels je n'aime pas toutes les chansons, elles font malgré tout partie d'un ensemble qui a été pensé en tant que tel, quand vous achetez un DVD vous achetez tout les chapitres, mêmes ceux contenant des scènes que vous n'aimez pas forcément, alors quoi après le problème des singles on va vendre les chapitres à l'unité ?! C'est débile oui, tout autant que de passer à un mode de consommation unitaire. Opposé depuis toujours aux MP3 "légaux", et encore davantage s'ils menacent la conception d'albums. Les gens ne manifestent pas. (pourquoi faire ?)
C'est encore plus simple : Ils n'en achètent plus. Bientôt on va nous sortir qu'il est impensable d'acheter un film sur DVD sans les bonus à ce rythme. Lord2VK, juste une question, c'est quoi tous les singles qui se sont vendus pendant tant d'années ? C'est bien de la consommation unitaire que je sache, ce n'est pas nouveau. Et si désormais, en faisant de toute piste un single potentiel, certains morceaux ne se suffisent pas eux-mêmes comme tu sembles le croire, c'est bien qu'ils ne doivent pas être si terribles que çà et que çà relève plus du remplissage non ? Si çà n'arrive pas à me faire vibrer en 3 minutes avec une intro et une fin, ce n'est pas accompagné d'autres trucs du même genre qui font en tout 6,9 ou 12 mn que çà va être meilleur... Il faut laisser à l'auditeur le choix de sa façon d'écouter de la musique, que ce soit un album ou un ensemble incomplet de pistes au hasard. De toute façon, je ne comprends pas bien la crainte des défenseurs de l'album : Si l'album est vraiment la forme centrale de l'oeuvre, dans ce cas quelque soit le mode de diffusion il existera toujours. 'polar_bear', le 01/01/1970 - 01:00 Lord2VK, juste une question, c'est quoi tous les singles qui se sont vendus pendant tant d'années ? C'est bien de la consommation unitaire que je sache, ce n'est pas nouveau.Et entre parenthèses, quand on rapporte le prix au titre pour le single contre le prix au titre pour les albums... ben on se dit que commercialement l'artiste (enfin la major) à intérêt à ne faire que des singles Faudrait lacher la grappe aux consommateurs quand même.
Si pour l'artiste, c'est l'album qui compte, pourquoi est-ce qu'il le divise en plusieurs pistes ? Si la cohérence c'est de tout écouter, alors y'a qu'une seule piste sur le CD. Ah ouais, mais c'est moins commercial tout de suite... et on se demande bien pourquoi .... 'Lord2VK', le 01/01/1970 - 01:00 Mais genre quoi ! Ca fait des années que les albums se vendent et que personne ne manifeste dans les rues pour pouvoir acheter les chansons à l'unité, et là tout de suite ça devient scandaleux pour certain d'acheter un ensemble de pistes. Ben non désolé mais même s'il y a des albums sur lesquels je n'aime pas toutes les chansons, elles font malgré tout partie d'un ensemble qui a été pensé en tant que tel, quand vous achetez un DVD vous achetez tout les chapitres, mêmes ceux contenant des scènes que vous n'aimez pas forcément, alors quoi après le problème des singles on va vendre les chapitres à l'unité ?! C'est débile oui, tout autant que de passer à un mode de consommation unitaire. Opposé depuis toujours aux MP3 "légaux", et encore davantage s'ils menacent la conception d'albums. Avec les mp3s légaux, la conception d'album n'est pas menacée, uniquement remise en cause, mais dans le bon sens du terme, c'est-à-dire qu'à partir du moment où la notion d'album n'est plus soumise aux contraintes techniques du support. D'ailleurs, à une époque, on ne parlait pas vraiment d'albums, mais de LPs pour Long Playing parce que la musique était gravée sur un vynil 33t qui permettait plus de musique que le 45t ou le 78t. De même, bizarrement à partir des années 90, quand le vynil a commencé vraiment à péricliter, la taille des albums est passée d'environ 35-40min à environ 1h. Tout simplement parce que le CD permettaient, de par sa longueur, de publier des titres qui ne seraient sans doute pas sortis sur un vynil... Pleurer sur la disparition de l'album, c'est surtout pleurer sur la disparition des oeuvres au format 40min-1h. Ca n'arrivera pas tant que des artistes considéreront que c'est le format qui leur convient. Et ta comparaison entre musique d'un côté et livres et DVDs de l'autre ne tient pas la route pour plusieurs raisons : déjà quand tu dis "après le problème des singles on va vendre les chapitres à l'unité", j'ai envie de te répondre que ça s'est beaucoup fait au XIXe siècle, ça s'appelait des feuilletons et c'est ainsi que les Trois Mousquetaires ont été originalement publiés. Seulement, ce mode de publication est passé de mode... Ensuite, l'obstacle principal qui fait que le public n'est pas prêt à acheter des films ou des livres "au chapitre", c'est que depuis toujours c'est un livre ou un film qui forment l'線vre en elle-même. Alors que dans la musique, à la base, l'線ve c'est la chanson et ce n'est que dans les années 60 que certains artistes ont décidé de faire des albums qui soient des 線vres cohérentes. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle même sur ces 線vres cohérentes, même lorsqu'il n'y a pas de coupures entre les chansons, il y a toujours eu séparation des pistes et ces pistes avaient chacune un titre. D'ailleurs, le mot "album" évoque plus la collection de chansons que l'線vre cohérente. j'aime bien cette comparaison avec la littérature.
par contre ce n'est pas le bon échelon. la comparaison d'une chanson avec un chapitre est fausse, le chapitre est plutôt équivalent à une strophe. Par contre une chanson peut tout a fait être comparée à une nouvelle. Elle se suffit à elle même, mais peut tout a fait s'intégrer dans recueil complet, et même être une pièce maitresse d'une oeuvre plus complexe. Mais elle sera toujours compréhensible seul. un exemple. Asimov à écrit des centaines de nouvelles,regroupées dans plusieurs dizaines de recueils. Il complètent ses livres qui se compte en dizaines. Pour comprendre son histoire, il est mieux de tous lire. Mais une nouvelle peut être lue seule sans problème. Là preuve certaines ont été tournée en film (I Robot, l'homme bicentenaire, ect)sans pour antant que ces histoire semble incompréhensible. ensuite, sur les milliers d'album sortant chaque année, combien sont réellement des oeuvres cohérente qui nécéssite l'écoute compète pour apprécier? AMHA cela doit se compter sur une ou deux mains.... Justifier la vente d'album pour cela, est se foutre de la tête des clients. Pour terminer, une fois de plus, les majors et les artistes qui râlent, sont justement ceux qui n'ont jamais écouté leurs publics, et sont surpris que les consommateurs puissent décider librement. vivement la disparition de ces dinosaures pour que la musique revive enfin librement. Pour ce qui est de la publication au chapitre elle existe toujours au japon pour les manga ou les magasines de pré-publications sont sur un autre mode de distribution. Il est normal de les vendre peu cher; tu peut les retrouver laissé de coté dans des gares, dans des restaurants et les lire sans les avoir achetés.
Si les personnes, veulent l'histoire en entier, elle est disponible en recueil pour les séries qui ont fonctionné. Après pour ce qui est de dvd X, la consommation par scène existe depuis un certain temps. Même sur VHS, le père d'un amis; gendarme; indexait sur un papier l'horodatage des scènes qui l'intéressait. C'en est des album comme des films x, les mauvais ne valent pas la peine de les voir comme des 線vres complètes mais comme de scène unitaires. Enfin si la cohérence est si importante comment se fait il que toute la promotion d'un album ne se fait que sur des singles matraqués jusqu'à ce mort s'en suive à la radio sans jamais exposer des albums dans leur durée. Les webradios ainsi se sont fait intimer l'interdiction par la sacem et les détenteurs de droits la possibilité de traiter des albums dans leur intégralité. Quant il s'agit de faire chier les fans, il devient artistique de déblatérer sur un morceau de musique et d'incruster des sms sur le clips diffusés à la télévision.
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Mais considérer qu'un album est uniquement un moyen de faire de la vente liée, ça c'est complètement faux ! C'est peut-être le cas pour certains, c'est peut-être ce que les majors et les directeurs "artistiques" veulent, mais des tonnes de groupes se sont servi du format album pour faire un truc cohérent (cf. l'exemple de Pink Floyd plus haut, ou celui de Tool que je viens de donner). OK, des singles sont parfois extraits de ces albums là aussi, mais dans ce cas là, c'est juste une sorte de règle idiote dictée par la maison de disques (je vois pas trop l'intérêt du single dans ce cas là, perso). Je trouve la comparaison avec le cinéma qu'a faite Prozac assez appropriée.
C'est toujours le problème de la liberté artistique et des contraintes dictées par la maison de disque qui revient. On peut espérer que le web va pouvoir permettre de se libérer de ces contraintes. Mais bon... bien sûr les maisons de disque vont pas laisser leur industrie se péter la gueule comme ça !
Mais au final, c'est juste les envies de l'artiste qui comptent. S'il veut faire un gros truc de 80 minutes (divisé en parties, mais cette division est plus pratique qu'autre chose, au final), ben il le fait ! Et s'il veut faire autrement, il le fait aussi ! Faut juste que les maisons de disque arrêtent de dicter aux artistes leur direction musicale, et là le web est une bonne occasion de s'en libérer...
Bon je me relis et je trouve mon post un peu bordélique, là, mais c'est peut-être que moi...