Le premier téléviseur à tube cathodique produit par Sony avait été fabriqué en 1960. Presque 50 ans plus tard, le fabriquant japonais tourne la page du canon à électrons pour se concentrer exclusivement sur les téléviseurs à écran plat de nouvelles générations, dont les ventes continuent à exploser.

C’est à près d’un demi siècle de production que la firme nipponne Sony vient de mettre un terme. Après plus de 40 ans de production, le géant de l’électronique japonais a confirmé cette semaine qu’il allait arrêter totalement la production de téléviseurs CRT à tube cathodique, pour se concentrer exclusivement sur les téléviseurs à écran plat à cristaux liquides (LCD) ou à base de matériaux organiques (OLED).

L’arrêt des chaînes de montage sera effectif « comme prévu à la fin du mois de mars », a prévenu un porte-parole de Sony, qui ne fabrique déjà plus de téléviseurs CRT au Japon depuis 2004. Seulement quelques marchés asiatiques et sud-américains étaient encore livrés à partir d’usines situés à Singapour et en Malaisie. Alors qu’il s’en vendait encore 20 millions en 2000, les téléviseurs CRT de Sony ne se sont écoulés qu’à 2,8 millions d’unités en 2007, avec une chute de 40 % sur un an. Cette année, le fabriquant qui lutte avec Samsung pour gagner la place de numéro un mondial du secteur espère écouler 10 millions de téléviseurs LCD, pour une part de marché mondiale estimée à 20 %.

Dans ce marché ultra-concurrentiel, Sony s’est toutefois associé à ses concurrents pour baisser ses coûts de fabrication. Il a ainsi formé la joint venture S-LCD avec Samsung en 2004 pour fournir des dalles LCD communes aux deux constructeurs, et vient de signer un partenariat avec Sharp pour construire une usine géante de dalles au Japon, qui sera mise en route d’ici mars 2010 au plus tard.

L’écran CRT, ça marchait comment ?

Un téléviseur traditionnel dit CRT (Cathode Ray Tube) est constitué d’un tube en verre sous vide, dans lequel est placé un « canon à électrons » qui émet trois faisceaux d’électrons (rouge, bleu, vert) accélérés par un champ électrique, qui viennent bombarder l’écran. Chaque faisceau est dirigé par un champ magnétique de façon à balayer de bas en haut chacune des lignes de la surface plane bombardée, l’écran, dont les couches fluorescentes rouge, bleu et vert s’éclairent au bombardement. Avec une fréquence de 50 Hz, la totalité de l’écran est ainsi bombardée 50 fois par seconde, ce qui permet d’afficher 50 images par seconde.

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