Lettre ouverte à Jean-Louis Murat
L'auteur-compositeur-interprète Jean-Louis Murat accordait cette semaine une interview au journal Le Monde, dans lequel il s'est longuement expliqué sur son rapport au téléchargement sur Internet et au piratage. Il dénonce la "groinfrerie" de ces "gamins qui stockent 10 000 chansons sur l'ordinateur familial, après les avoir piquées sur le Net" et le fait que "chez les artistes, règne l'omerta". Selon Murat, plus aucun artiste n'ose en effet critiquer les internautes uniquement par crainte de représailles virtuelles. "Dès qu'ils dénoncent les pratiques de voyou sur Internet, ils sont attaqués par des petits groupes d'internautes ; ceux-ci s'y mettent à une dizaine, se font un plaisir de mettre la totalité de la discographie de l'impétrant à disposition gratuitement, partout, dernier album compris. Ils sont sans visage". Par ailleurs, "la culture est le fait d'une minorité, d'une élite qui fait des efforts", et sur MySpace "vous allez voir 45 000 nigauds, les 45 000 artistes ratés qui ont ouvert leur page".
Philippe Axel, qui sort cette semaine "La Révolution Musicale" chez Village Mondial, a publié sur son blog une lettre ouverte à Jean-Louis Murat, que nous reproduisons ce matin avec son aimable autorisation :
Cher Monsieur,
Je souhaitais réagir à votre entretien de ce jour dans Le Monde : “La crise du disque est un leurre”. Il me touche car il provient d’un vrai artiste, sincère, honnête, avec une vraie personnalité, un homme cultivé. Je ne suis pas vraiment amateur de vos musiques et de vos textes mais c’est juste que je ne vous connais pas bien, il faudra que j’écoute ce que vous faites avec plus d’attention, car j’aime ceux qui osent exprimer leur sensibilité subjective par les mots et par la musique. Nous avons en commun de vivre dans la campagne, dans un petit hameau, et comme vous, j’écris des chansons. Je suis l’auteur d’un livre à paraître dans quelques jours, et j’y développe une thèse radicalement opposée à la votre. Je voudrais donc reprendre quelques points de vos propos.
 Vous débutez votre entretien en constatant la concentration des maisons de disques où « à chaque rachat ou fermeture d’une maison de disques, des gens brillants sont broyés ». Mais curieusement, vous mettez cette situation sur le compte du téléchargement sur Internet alors que ce processus de concentration date de bien avant l’Internet et qu’il est le même que dans les autres industries soumises aux principes économiques ultralibéraux, c’est-à-dire au capitalisme sauvage, sans régulation par la démocratie et donc, par la loi. Il ne s’agit pas forcément d’être anticapitaliste, il existe une vision sociale-démocrate « alter-capitaliste » qui consiste à souhaiter réguler les effets pervers du marché par un arbitrage démocratique. Je vous renvoie par exemple aux travaux du prix nobel d’économie et ancien conseiller de la maison blanche Joseph E.Stigliz qui parle de “grande désillusion” en parlant de la logique dominante: l’enrichissement de quelques-uns serait en fin de compte, profitable à la collectivité.
Lorsque vous dites que « chaque nuit, dans les hangars de la musique, la moitié du stock est volé », comparant les fichiers numériques musicaux à des voitures et ceux qui les téléchargent à des délinquants voleurs, vous pratiquez la même confusion que les ultralibéraux (que vous dénoncez par ailleurs), entre la culture et les produits dérivés culturels, entre les objets physiques (qui sont des biens rivaux) et les fichiers numériques (qui sont des biens non rivaux). C’est à la fois une confusion philosophique sur le sens du mot “culture”, et une confusion économique, qui a pour but chez ceux qui la pratiquent de mauvaise foi (ce qui n’est pas votre cas) d’évacuer des questions politiques essentielles : l’exception culturelle et la copie privée, par exemple. Il n’existe qu’un seul pays dans le monde qui souhaite la disparition de ces principes. Il le souhaite pour des raisons purement économiques, pour préserver et étendre ce qui constitue son principal apport en devises étrangères : l’industrie de l’entertainment. Sans les quotas de chansons françaises à la radio, par exemple, notre production de chansons francophone serait aujourd’hui quasiment nulle, par le simple produit de ce que l’on appelle la logique « des économies d’échelles ». Il est plus facile d’amortir un disque en langue anglaise qu’un disque en langue française, du fait de la masse de public à laquelle il s’adresse. Si nous laissons la culture uniquement aux effets économiques classiques, vous ne produirez plus de disques, ils seront jugés trop risqués à sortir sur le marché.
L’”omerta” que vous dénoncez de la part des artistes sur ce qui se passe sur Internet, je la vois pour ma part non pas du côté de ceux qui pensent comme vous que les internautes les volent, et qui se sont largement exprimés lors de l’adoption de la loi Dadvsi encouragés par leurs maisons de disques, mais plutôt de la part de ceux qui sont coinçés par leurs contrats d’éditions qui ne leur rapportent rien, et qui ont peur de s’exprimer, peur de diffuser leur musique sur Internet pour exister, exclus qu’ils sont des médias traditionnels. Ils ont tout simplement peur de retourner dans l’anonymat et donc, à l’amateurisme, qui est le lot de la majorité des artistes qui n’ont pas eu la chance de rencontrer, comme vous, un jour, un Eddy Barclay transformant des citrouilles en carrosses.
J’attire aussi votre attention au passage, sur le fait que « le monde de délation » que vous décrivez sur Internet, est bien celui que nous préparent les faucons de la propriété intellectuelle qui ont déjà réussi à faire voter une loi qui menace les droits de l’homme, simplement pour conserver un vieux système de distribution qui n’est plus compatible avec la révolution numérique. Si le CD ne se vend plus, Monsieur Murat, c’est une crise industrielle, pas une crise culturelle, car vous le soulignez vous-même, jamais la musique n’a été aussi écoutée et partagée, ce qui est son but premier.
D’autres industries, comme la photographie argentique, ont déjà subi de profondes transformations sans aller pleurer auprès du gouvernement et faire des procès à leurs propres clients potentiels. Nous proposons depuis plusieurs mois, avec certains de mes amis, des solutions industrielles concrètes qui curieusement, n’intéressent personne dans cette industrie, comme par exemple, retravailler sur un nouvel objet. Comme le CD a remplacé le Vinyl (pas forcément avantageusement pour les artistes d’ailleurs), il s’agit aujourd’hui de rempacer le CD par autre chose.
Je respecte et je comprends votre gène face à cette abondance, à cette accumulation d’œuvres sur les disques durs qui ne profitent pas à la production d’œuvres nouvelles, et c’est vrai que le consommateur se moque des questions de financement des œuvres culturelles, je vous l’accorde. Moi-même, je ne pratique pas le P2P car j’ai un problème de conscience à le faire à l’heure où il ne fait que détruire, parcequ’aucun nouveau transfert de ressource n’est en place. Il est un fait que les internautes consomment aujourd’hui de nouveaux produits et services interactifs et que tout cela profite bien à des investisseurs qui ne produisent rien en matière de culture, alors que les maisons de disques le font. Il s’agit là d’un problème qui n’est pas nouveau dans le droit d’auteur, le monde de l’édition et de la diffusion.
Beaumarchais a dû se battre pour faire payer des droits d’auteurs aux directeurs de théâtres parisiens, c’est ce qui a déclenché la création de la SACD. Les auteurs de livres ont dû se battre contre l’édition américaine qui s’est construite sur l’exploitation gratuite des best-sellers anglais sur lesquels ils ne payaient pas de droits, il a fallu attendre 1891 pour que Twain, Poe ou Dickens parviennent à leurs fins. Les auteurs et scénaristes d’Hollywood ont dû se fédérer pour résister aussi à leur exploitation, et le combat n’est toujours pas terminé de nos jours. Une grève des scenaristes américains le prouve encore la semaine dernière, qui considèrent ne pas être rémunérés correctement pour leurs travaux sur les séries télés . Ces mêmes séries télés, qui, en passant, se vendent en masse en DVD alors qu’elles sont visibles gratuitement à la télévision… De nouveaux acteurs, de nouveaux industriels marchands de matériels informatiques, de nouveaux diffuseurs de contenus par la toile, profitent actuellement à hauteur de milliards de dollars des échanges libres sur Internet sans que cela ne profite aux auteurs. On voit donc qu’à chaque fois, des industries profitent des auteurs (mais aussi des éditeurs et des producteurs) qui doivent combattre pour obtenir par la loi, de nouveaux transferts de ressources. Il me semble que c’est ce combat là que vous devriez mener, les auteurs ayant toujours par ailleurs souhaité la diffusion la plus large possible des œuvres dans le cadre non lucratif.
Car je suis choqué, enfin, par le fait que vous traitiez de « chanteurs ratés », tous ceux qui n’ont pas eu la chance comme vous, d’avoir trouvé les moyens financiers de leurs ambitions musicales et qui trouvent avec Internet, les moyens non seulement de publier à compte d’auteur à moindre coût, mais aussi les moyens de rencontrer d’autres musiciens, de se former, et d’utiliser des outils de création nouveaux qui rendent plus abordables les démarches artistiques. Ainsi, la création musicale elle-même est étroitement liée, aujourd’hui, aux échanges libres de fichiers sur Internet. Non, Monsieur, nous n’avons pas forcément tous, les moyens de “tout sacrifier” comme vous dites, d’abandonner nos emplois, nos familles, nos enfants, d’acheter des instruments de musique, de sonorisation, de payer des musiciens et de partir seul sur les routes la guitare dans le dos satisfaire notre égo. Nous le faisons quand nous signons avec un éditeur, un tourneur ou une maison de disque. Le sélectionneur de l’équipe de France de musique, aujourd’hui, est le patron d’Adidas, il ne sélectionne que sur des critères économiques qui n’ont rien à voir avec la valeur artistique. Demain peut être, le public sélectionnera lui-même, ou les artistes eux-mêmes par des procédés démocratiques sur la toile.
Je vous invite donc à lire mon travail avec la même attention et le même intérêt que j’ai lu votre intervention. Et je vous souhaite bonne chance pour la suite de votre carrière.
Commentaires à propos de Lettre ouverte à Jean-Louis Murat
Le 21 Novembre 2007 à 14h01
Bein maintenant vu ce qu'il dit il ne faut plus du tout qu'il soit sur les réseaux  , comme ça il ne pourra pas dire qu'on achète pas ses disques a cause du téléchargement :o.
Le 21 Novembre 2007 à 14h13
'TAkfa', le 01/01/1970 - 01:00 Il dit que les artistes ne peuvent pas s' exprimer librement au sujet d' internet alors que meme un sac à vin comme lui peut donner son avis de nanti dans un journal à grand tirage comme Le Monde.
FAUT PAS DIRE DE MAL DES SACS A VINS, BORDEL !
Chaque société a les artistes qu'elle mérite, on a du faire une méga grosse connerie pour avoir droit à "Gai-Luron" !
Le 21 Novembre 2007 à 14h37
'Actaruss', le 01/01/1970 - 01:00 Qui ? Jean-Louis Murat ? Connais pas...
Et pas envie de le connaître après avoir lu ça.
Le 21 Novembre 2007 à 16h04
Avez-vous vraiment lu l'interview de Murat en détail, avec intelligence, avant de vous lancer dans cette fatwa ridicule ?
Son intervention est un coup de gueule, excessif et à bien des égards énervant, mais dans l'ensemble assez juste.
Ce type vit pour et par la musique, il est normal qu'il soit un rien remonté de voir son gagne-pain menacé par le piratage et la politique ultra-capitaliste des maisons de disques. C'est plutot sain, dans un milieu (la musique) ou tout le monde (à part Trent Reznor peut-être) ferme sa gueule et marche droit qu'il ouvre la sienne.
Ce qu'il souhaite vous faire comprendre, c'est que le piratage fait baisser les ventes de disques (et franchement, ne me dites pas le contraire en me citant je ne sais quel étude américaine, regardez ce qui se passe dans votre entourage et ayez l'honneteté de reconnaitre ça !), le revenu des maisons de disques et des artistes . Les majors en profitent pour manger les petits labels, virer les artistes peu rentables et réduire leurs couts pour conserver leurs marges. Oui, le phénomène existait avant l'avènement du P2P, mais il a pris une tout autre ampleur depuis. Parce que le P2P, c'est quand même un sacré bon alibi ! Moi, je trouve ça vraiment couillu de sa part d'évoquer ce sujet, de parler des "médiocres" à la tête des maisons de disques.
Lorsque Murat s'attaque à internet et aux petits collectionneurs de mp3s, il n'a pas tout à fait tort non plus. On pourrait bavasser des heures sur le fait que télécharger n'est pas voler (puisque c'est de l'immatériel). En attendant, si ces petits collectionneurs pouvaient voler aussi facilement des disques à la FNAC avec quasi zéro risque, il ne se poserait pas de questions de conscience, ils le feraient. Avec l'anonymat que procure le net, c'est tellement fastoche...
Quand aux musiciens ratés qu'il évoque, là aussi, même si le ton peut paraitre violent, il n'a pas tout à fait tort. Et ironiquement, la réponse de ce Monsieur PhilAxel est un étonnante illustration de son propos. Vous avez écouté ses compos sur son blog ? Je comprends pourquoi ce type n'a pas percé dans la musique, c'est tellement navrant... Du coup, il a fait pleins de choses, tout (ce dont il parle dans sa bio) et n'importe quoi (ce dont il ne parle pas), et s'érige comme ça, d'un claquement de doigt, comme l'ultime penseur, le grand gourou sauveur de l'industrie du disque (qui n'a jamais voulu publier ses oeuvres je présume) et se permet se balancer une réponse de moraliste à deux balles à Murat qui doit s'en tamponner le coquillard dans sa ferme auvergnate.
Et comble du comble, pourquoi Monsieur PhilAxel a-t-il consigné toutes ses grandes et bonnes réflexions sur l'avenir du partage de la culture dans un bête livre vendu 20€90 dans les plus traditionnels circuits de distribution ? Un p'tit PDF gratos, Phil, allez, ce serait quand même plus raccord, non ?

Le 21 Novembre 2007 à 17h14
Je sais même pas qui c'est
Le 21 Novembre 2007 à 17h47
La médiocrité de la musique elle-même est déjà une grande cause de la baisse des ventes de CD.
La vente d'anciens albums d'"artistes" morts ou vivants au même prix qu'un "artiste" en lancement ne m'incite pas à acheter ces "artistes".
Que son gagne-pain se réduise de quelques euros, il n'est pas sans le sou, miséreux, ni SDF, donc il peut encore payer ses factures à la fin du mois, non ?
On dit à tout le monde que le gâteau ne grossit plus depuis quelques années, et il veut avoir la même part avec plus de personnes se partageant le même gâteau.
De plus, le gâteau aura du mal à grossir, vu que les gens ont d'autres priorités et payent d'autres biens culturels ainsi que des abonnements qui n'existaient pas il y a de cela 10-15 ans.
Les marketeux ont remplacé les passionnés de musique à la tête des maisons depuis déjà pas mal de temps, non ? Cela date pas d'il y a 5-10 ans, mais un peu plus.
Ces passionnés aimaient peut-être plus la musique que l'argent.
J'aime beaucoup les DVD et j'en ai pas mal.J'achète les films que j'ai aimé en salles et donc je n'ai pas l'impression de gaspiller le peu d'argent que j'ai.
Par contre, il est impossible de savoir avant achat si l'album d'un artiste peut me plaire, vu que cela fonctionne totalement différement et il faut d'abord acheter avant de savoir si l'album entier peut plaire.
Qui est Murat pour décider qui est bon, mauvais, râté ou pas ? Je n'aime pas sa musique, est-ce pour autant un râté à mes yeux, non.Sa musique m'indiffère totalement.Chacun son public.
Si Murat peut vivre de sa musique, tant mieux pour lui ,d'autres ne sont pas dans ce cas.Il a décidé d'en faire son métier, sa profession, alors que d'autres souhaitent juste que cela demeure une passion, qu'elle soit rémunératrice(ça fait pas de mal) ou pas, et conservent un métier.
Peut-être que d'autres voudraient pouvoir aussi vivre totalement de la musique.
P.S : Je m'excuse si c'est désordonné.

Le 21 Novembre 2007 à 18h02
S'il y a des gens lèsés par les kékés qui téléchargent par tranche de 100 chansons, c'est à mon avis pas trop JL-Murat
N'empêche que le gars, il vient peut-être de flinguer le seul moyen qu'il a d'être écouté
Le 22 Novembre 2007 à 02h00
de toute façon... un type qui a 10 000 chansons sur son ordi ne les écoute même pas!
il télécharge juste pour accumuler.
quand à savoir s'il aurait acheté ces chansons...
Le 22 Novembre 2007 à 02h32
De toute manière, même une simple réponse à ce monsieur réac' est une perte de temps manifeste. Il se place tellement au dessus de tout ça que, sauf immense surprise, il ne prendra jamais la peine de répondre à aucun mot, fusse-t-il argumenté, appuyé, documenté, pertinent, ou même élogieux.
M. Murat a raison, point.
Et du fond de sa ferme, il vous em... bien profond, petites m.... formatées que vous (nous) êtes (sommes) tous...
Lui qui d'ailleurs s'érige en chantre de l'anti-médiocrité, il se place au même niveau qu'un Schmoll; sans doute trouvera-t-il la comparaison flatteuse
Et peu importe qu'il soit pertinent ou pas dans ses propos, avec lui chacun de ses coups de gueule est archi-convenu, aussi mou que le consensus lui-même. A chaque fois on croit que l'on va passer un bon moment à l'entendre cracher dans la soupe... et puis non, même pas, on s'y attend tellement qu'au moment où ça arrive (vite), l'envie irrésistible de zapper est aussi forte que de zapper 2 secondes de Star A Caca perdues au milieu du Zapping... Lors d'une émission de Trafic où, pour tenter de s'occuper, il balance 2-3 vannes foireuses sur Guillaume Durand, on se prend même à avoir de la sympathie pour l'animateur qui persévère avec abnégation dans son 110m haies, c'est dire...
Mais ça ne me dérangerai pas si sa fronderie n'avait pas pour seul concept: "je tire dans le tas, et à ciao les gars !"
Son sens de la répartie se limite à son seul point de vue, autant dire au néant. Le mépris lui ferait trop plaisir, alors passez plutôt votre chemin.
Pour ma part, ça se soldera comme "dossier à classer sans suite".

Le 22 Novembre 2007 à 10h58
'cristovil', le 01/01/1970 - 01:00 de toute façon... un type qui a 10 000 chansons sur son ordi ne les écoute même pas!
il télécharge juste pour accumuler.
quand à savoir s'il aurait acheté ces chansons...
faux !!! prends le train 2h30 par jour ...
Le 27 Juillet 2009 à 12h32
Je suis depuis de nombreuses années en admiration devant le talent de jean louis murat et il n'a pas tort lorsqu'il sous entend que sa musique est réservée à l'élite.
elle renferme en effet de nombreuses références littéraires
il a également une connaissance musicale énorme et s'il a travaillé avec gérard manset c'est qu'il est loin d'être une merde
alors maintenant tout le monde s'insurge contre lui car il tient des propos qui ne font pas l'unanimité
encore une fois vous vous faîtes avoir vous réagissez comme il l'avait pensé
murat est fort murat est bon murat est à part il est extraordinaire et ne peut être comparé à personne
des hommes comme lui avec autant d'originalité et d'idée artistique il y en a très peu
essayer vraiment de vos interesser à ce qu'il fait d'un point de vue artistique et vous verrez la différence avec les autres pseudo artistes qui s'adressent à des petites gens comme vous qui ne vont pas chercher plus loin que leur petit bout de nez

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