Arrestations dans le cadre de mod-chipsLes autorités fédérales américaines ont réalisé une série d’interventions dans 16 états dans le cadre d’une enquête contre la distribution et la vente de mod-chips aux Etats-Unis, nous apprend Ars Technica. 32 mandats ont été exécutés dans le cadre de l’Operation Tangled Web (« web embrouillé » en français) conduite par les services des douanes et d’immigration et par l’industrie du jeu vidéo.

Les personnes privées et les entreprises visées par l’Operation Tangled Web sont accusées de participer à la propagation de ces puces qui permettent de modifier les consoles de jeux vidéo pour y lancer des programmes non autorisés par le fabriquant ou, surtout, de jouer avec des copies des jeux vendus dans le commerce. Ils sont accusés d’avoir importé, distribué, vendu et installé des modchips pour la Playstation 2, la Wii, et les Xbox et Xbox 360.

Même si les puces sont souvent utilisées pour améliorer l’utilisation d’une console, en permettant par exemple de stocker tous ses jeux sur un disque dur (avec un temps de chargement plus rapide que sur DVD) ou d’en faire une station multimédia, les autorités américaines n’ont aucun doute sur la finalité exacte des ces activités. « Les appareils illicites comme ceux qui ont été visés aujourd’hui sont créés avec un seul objectif en tête, celui de détourner les protections du droit d’auteur« , assure ainsi dans un communiqué Julie M. Myers, Secrétaire Adjointe de la Sécurité Intérieure pour l’Immigration et les Douanes ». « Ces crimes coûtent aux entreprises légitimes des milliards de dollars par an et facilitent de multiples autres couches de criminalités, comme la contrebande, le piratage de logiciels et le blanchiment d’argent« . Rien que ça.

L’Association du Logiciel de Loisirs (ESA, Entertainment Software Association) ne dit rien de moins. Dans un communiqué, elle se félicite du succès de l’opération, jugeant que « les initiatives d’exécution de la loi de cette ampleur envoient un message clair à la fois au public et à la communauté pirate, que cette activité illégale ne sera pas tolérée« . Elle estime le préjudice dû au piratage à 3 milliards de dollars par an. Comme toujours, le mode de calcul n’est pas explicité.

Comme en France depuis la loi DADVSI, la loi américaine interdit les dispositifs de contournement des mesures techniques de protection. Les consoles de jeux vidéo sont ainsi protégées par le Digital Millennium Copyright Act (DMCA) de 1998, qui prévoit des condamnations pénales pour ceux qui fournissent les moyens de contourner les DRM et autres systèmes anti-piratage.

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