La Spedidam s’est émue il y a quelques semaines d’une décision du tribunal de Chambéry, qui condamna un internaute au versement de 2000 euros d’amende pour le téléchargement de deux fichiers MP3 seulement. La SCPP, qui défend les majors du disque, a voulu rappeler dans un communiqué qu’en tout 5.600 fichiers ont été en fin de compte découverts sur l’ordinateur du prévenu, et que donc l’amende pénale était d’à peine 36 centimes d’euros par titre, et non 1000 euros comme l’affirmait la Spedidam. Or cette dernière réplique à nouveau aujourd’hui et reprend les termes du jugement, qui porte bien uniquement sur deux fichiers, « définitivement chargé pour l’un, et en cours de téléchargement pour l’autre« .
Mais ce débat at-il encore un sens ? Y a-t-il encore aujourd’hui quelqu’un pour dire que condamner un internaute, même à 36 centimes par titre, a un sens à l’heure où l’on peut consommer autant de titres que l’on souhaite pour un forfait de moins de vingt euros par mois ? A l’heure où le téléchargement gratuit arrive, financé par la publicité ? Plus que le jugement ce sont les plaintes elles-mêmes qui sont anachroniques. Il est temps de passer à autre chose de plus constructif…

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