La prochaine élection présidentielle en Iran sera suivie avec attention par la communauté internationale, alors que le pays est suspecté de mener secrètement un programme nucléaire à visée militaire. Dans le pays, les médias et Internet vont subir une surveillance et une censure accrues. En effet, les autorités du pays ne veulent revivre les évènements de 2009.

Après deux mandats consécutifs à la tête de l'Iran, Mahmoud Ahmadinejad ne peut plus se représenter à l'élection présidentielle. L'actuel président vit donc ses dernières semaines de pouvoir, puisque le prochain scrutin aura lieu le 13 juin. Plusieurs candidats ont manifesté leur souhait de briguer la présidence. Car avec le retrait d'Ahmadinejad, cette nouvelle élection pourrait réserver quelques surprises.

Et des surprises, les hautes sphères iraniennes n'en veulent justement pas. Pas question pour elles de revivre les évènements de 2009, lorsque Mahmoud Ahmadinejad a été officiellement réélu pour un second mandat face à Hossein Moussavi. À l'époque, d'importantes manifestations avaient vu le jour pour contester la régularité du scrutin, grâce notamment à Twitter, qui a facilité l'organisation de la protestation.

Dans ces conditions, il n'est absolument pas surprenant de voir le niveau de la censure s'accroitre en Iran. L'ONG Reporters Sans Frontières signale ainsi que "plusieurs net-citoyens et responsables de médias ont été convoqués par le ministère des renseignements dans le but de leur fournir les lignes de conduite et les interdits à respecter". La couverture médiatique de l'élection sera sous haute surveillance.

"Le responsable de la section des médias du ministère a fait comprendre aux directeurs de journaux que les médias n’auront pas le droit de publier des critiques sur le déroulement de l’élection. Les gardiens de la révolution et le ministère des renseignements veilleront donc au bon comportement des médias et n’accepteront aucun écart", poursuit RSF.

Si les médias iraniens seront tenus fermement en laisse pour éviter la réédition des troubles de 2009, nul doute que le pouvoir en place va également durcir fortement la censure et la surveillance du réseau des réseaux. D'ici un mois et demi, les entraves à la liberté d'expression vont se multiplier sur le net iranien et l'accès à certains sites devrait être suspendu. C'est déjà le cas pour les VPN.

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