Après l'affaire Logistep, la Sacem suisse songe à la licence globale
Guillaume Champeau -
publié le Jeudi 09 Septembre 2010 à 10h40 -
posté dans Musique Numérique
La condamnation de Logistep, dont l'activité de traque du piratage a été jugée illicite par la justice suisse, la SUISA s'interroge ouvertement sur la possibilité de légaliser le téléchargement et le partage de la musique, contre rémunération.
Son directeur Vincent Salvadé envisage deux scénarios, en expliquant que les musiciens représentés par la Sacem suisse sont divisés sur l'option à privilégier. "Soit on révise la loi et on permet le contrôle des adresses IP des internautes qui téléchargent illégalement, soit on légalise en trouvant des solutions de rémunération alternatives pour les artistes", explique-t-il. "Il faut que des études soient faites, notamment d'un point de vue économique". La voie de la licence globale, qui légaliserait le partage de fichiers en contrepartie du paiement d'une rémunération indirecte (telle que la taxation des abonnements à Internet), est de plus en plus sérieusement envisagée du côté des auteurs et compositeurs, alors qu'elle reste tabou chez les producteurs. En France, sans le dire ouvertement, la Sacem s'est aussi préparée à cette éventualité dans le cas où l'Hadopi s'avérait faire un flop dans son objectif de lutte contre le piratage et de développement de la consommation légale d'oeuvres culturelles. Elle a déjà commencé depuis plusieurs années à militer en faveur de la taxation des FAI et des moteurs de recherche, sans accepter néanmoins la contrepartie essentielle que serait la légalisation des échanges d'oeuvres musicales. L'idée intermédiaire, privilégiée, serait a minima d'organiser la licence de gestion collective obligatoire proposée par la rapport Zelnik, qui dynamiserait le marché de l'offre légale. D'abord enterrée sous la pression des grandes maisons de disques, le projet a refait surface après la mort de Jiwa, qui a mis au jour les difficultés des start-up sur le marché musical. Emmanuel Hoog a été nommé médiateur sur le sujet, et trois réunions sont prévues au ministère de la Culture les 16 septembre, 30 septembre et 28 octobre. Parallèlement, le Parlement organise la semaine des auditions sur la répartition des droits d'auteur. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Après l'affaire Logistep, la Sacem suisse songe à la licence globale»
bile666, le 09/09/2010 - 14:57 Super idée ... ajoute encore une couche de drm et c'est parfait LOL Faire un itunes gratuit mais développer par des imbéciles payés par le gouvernement qui n'auront qu'un objectif vérouiller, contrôler, comptabiliser. Ton idée est la meilleure façon de limiter le développement des nouvelles technologies en mettant tout à dispo sur un site étatisé. Que se passera-t-il lorsqu'un petit développeur génial mettra à dispo un nouvel outil encore plus génial que l'a été le p2p ?? tu vas te retrouver avec des gens qui passeront par cette solution et plus par la version étatique et bien trop souvent statique. Une statistique ira très bien et arrêter de croire que les petits vont être lésés car mal comptabilisé. Ils ne seront pas plus lésés qu'ils ne le sont déjà par la sacem. N'oubliez pas que la loi est faite par le peuple (notamment en Suisse) et que si le peuple dit : on veut une LG, les artistes d'accord ou pas devront se plier à cette nouvelle réglementation. je crois que tu réponds à mon post, vu que tu cites pas, c'est difficile de savoir. en l'occurrence, une base de donnée n'est pas forcément la base fichier. on dit pas de centraliser tous les mp3 et tous les audiobooks etc etc (et encore, ca pourrait servir pour créer une BNF numérique). on dit juste de signer son oeuvre sur un registre numérique , avec les caractéristiques (hash etc etc) et de mettre à disposition via une URL le fichier pour qu'il soit accessible sur le réseau. après si les ayants droits sont assez fort pour déterminer qui télécharge quoi et comment, ca doit pas être bien dur de déterminer la fréquence de dl unique d'un fichier... rien n'empêche ensuite des partenariats avec des sociétés qui développent des moyens technologiques de diffusion décentralisée comme vuze l'eut fait un temps... le registre est national, centralisé (et encore, ca peut être fait à la manière des DNS), la base fichier est éclatée sur un ensemble de pcs serveurs, que ça soit en p2p ou en DDL (bibliothèques, INA, serveurs des chaines nationales, particuliers, mécènes)... grosso modo, chaque fichier devient une sorte d'uri national et international, relié à un auteur enregistré sur un registre des auteurs détenu par les sociétés de collecte et de redistribution des droits et on comptabilise le dl uri/ip. je pense que c'est carrément jouable Pas sur que ca donne un coup de pied au cul des majors.
Car si les revenus sont répartis proportionnellement aux stats des téléchargements, un petit sera tellement insignifiant qu'il ne gagnera rien du tout. Par ex : si une mégastar a 500'000 téléchargements en 1 mois, et qu'un petit 50... pas besoin d'aller plus loin.. tu comprendras. Les 50 plus gros vont surement accaparer une bonne partie des revenus de la LG sauf si maintenant une part est réservée aux petits. Mais comme tjs les Majors demandent à personne pour faire leur métier, du coup qu'ils se démerdent pour répartir la manne financière octroyée Grand_grunt, le 09/09/2010 - 16:45
ouanelache, le 09/09/2010 - 16:17
Le principe de mise en place de licence globale aurait le grand merite de remettre en cause la distribution actuelle de l'argent dans le milieu de la culture, au lieu de faire perdurer un système dépassé auquel les majors se raccrochent a tout prix.Je ne vois pas en quoi le modèle actuel serait remis en cause, étant donné que: - ce qui est le plus téléchargé est ce qui se vend le plus (autrement dit, les tipiaks suivent les campagnes marketing avec la même fidélité que les clients), - on garderait un système de contrats entre créateurs et ayants-droits, où les ayants-droits toucheraient le magot (aujourd'hui en vendant des licences+support, et avec la licence globale en touchant leur pourcentage). L'industrie culturelle est.. et bien, une industrie, dans laquelle la création d'une oeuvre finale implique qu'une entreprise répartisse les tâches (toi tu fais de la guitare, toi tu mixes le son, toi tu dessines la couverture du CD, toi tu fais une affiche pour dire qu'on vend un CD..), laquelle entreprise est "ayant-droit" de l'oeuvre finale, et répartit l'argent récupéré selon des contrats passés à l'avance avec les personnes ayants contribué à la création. On peut critiquer ce modèle industriel et souhaiter que les artistes chantent dans leur salle de bain ou louent un studio à leurs frais, mais: - le modèle industriel permet des créations qui ne seraient pas possibles autrement (films avec effets spéciaux et figurants, le genre de choses que des individus ne peuvent pas auto-organiser et auto-financer sans organisation qui gère le bazar), - les créations culturelles industrielles sont les plus téléchargées, souhaiter leur disparition au nom du téléchargement est contradictoire. Donc non, avec la licence globale on aurait toujours Vivendi qui dirait "Toi tu chantes et t'auras X% des revenus, toi tu mixes et t'auras Y%, toi tu dessines la pochette et t'auras Z€ forfaitaires.." et qui se chargerait de récupérer les sous de l'autre côté. En fait, la remise en cause du caractère industriel de la culture ne pourrait venir que des consommateurs, qui décideraient de délaisser les oeuvres ainsi produites. C'est pas demain la veille. Ben voyons. Soutiendrais tu la création des tubes faciles actuels, mais qui se prétendent culturels du genre : Ces petites chanteuses de RnB dont les productions sont martelées dans lesquelles les nouveaux directeurs artistiques, sensibles à leurs charmes, font chanter une "pouffe" qui fait "HanHan" à la fin de chaque phrases, sur une musique générée par un ordinateur qui tourne en boucle, sur des paroles pour ados prépubères, et avec des basses à faire péter les tympans des ados qui écoutent cette musique sur leur baladeur. Alors en ce qui concerne la Culture, l'innovation, la prise de risques, explique moi je te prie où tu les situes ? Un système de licence globale ne sera pas la pour repartir les droits également entre chacun des éditeurs / artistes disponibles.
Mais bien de repartir cela en fonction du volume des téléchargements. il est donc évident que ceux qui toucheront le plus seront les "daubes" commerciales. Ce système ne permettra jamais de payer les petits artistes/editeurs, pas connus, plus qu'il ne le sont dans le modèle standard. La faute n'est pas au système mais bien aux consommateurs. Vous écoutez de la merde vous leur donnerez en conséquence plus d'argent qu'aux petit indépendant. Cela dit, je prends mon cas personnel, j'ai découvert des artistes sur le web, si j'aurais pu les télécharger directement depuis une plateforme telle que celle que j'ai décris si petit soit il, ils auraient reçus de l'argent. (Bon j'ai acheté des album et suis aller en concert ensuite, j'ai même achetés des albums que j'avais déjà téléchargés.) Après il serait aussi possible sur le portail adéquat de mette en avant certains contenus, à l'aide des stats, et de faire par exemple un bandeau sur le coté du genre : Nouvellement téléchargés qui afficherais des artistes moins contenus ayant vu une progression dans leur téléchargement. Des propositions, on peut en faire des milliers, et elles seront toujours plus saines qu'un outil payé par le contribuable qui sera inefficace, non respectueux de la vie privée, et répressif. VIDEOCLUB, le 09/09/2010 - 10:47
ça se serait bien qu'un pays joue le rôle de laboratoire pour enfin prouver que cette idée est une utopie un peu comme le communisme, très beau sur le papier mais inapliquable à cause de la nature humaine, cupide et égoiste. en tout cas moi je ne veux pas d'une box qui comptabiliserait ce que je téléchargerais, je suis très attaché à la protection de ma vie privé Tu n'as pas compris ce que c'est Hadopi, une machine infernale (usine à gaz) qui cache des objectifs bien plus pervers qu'il n'y paraît, tu vas me ressortir les vieux discours du Pro-Hadopi que tu es et le comble tu as peur pour ta vie privée. Tu as sûrement lu les articles de Numerama et de ses confrères, Pcinpact, Zataz, Torrentfreak, laquadrature.net(5 gus dans un garage) le journal du pirate et d'autres. J'ai oublié Clubic.com sûrement ton préféré, donc tu es au courant. Hadopi s'occupera pour l'instant que des réseaux P2P, c'est donc la société privée TMG de Thierry qui fait la surveillance sur les réseaux P2P pour collecter les preuves des méchants pirates 1* en plein téléchargement d'oeuvres soumis aux droits d'auteurs donc la société privée (la milice privée) doit apporter des preuves de la fraction 6* en question et renvoyer par traitement automatiser toutes les informations à l'HADOPI - 4, rue du Texel - 75014 Paris, j'espère qu'à Hadopi prendra la peine de regarder les preuves que la milice privée à envoyer et que le personnel sera bien encadré (la méthode d'orange®) et qu'ils arrêtent de jouer au démineur et au solidaire, chez HADOPI on ne se sait jamais, après vérification des preuves du délit d'infraction Hadopi va demander les identités de l'abonné au FAI 3* et va lui envoyer un premier e-mail d'avertissement, en cas de nouvelle saisie Hadopi dans les six mois renverra un second e-mail d'avertissement avec une lettre en accusé de réception et en cas de nouvelles contestations d'un téléchargement illicite pendant l'année suivante l'envoi de la Lettre Recommandée en AR, Hadopi renvoie une seconde lettre Recommande AR notifiant les faits qui sont susceptibles de poursuites Hadopi décidera de transmettre ou non le dossier au paquet. Le parquet 4* décide s'il veut poursuivre et un magistrat donnera éventuellement Une ordonnance pénale condamnant l'internaute d'une amende 1500€ et la suspension sa connexion Internet jusqu'à un mois et peut-être un procès pour contrefaçon. Sans compter les risques de sécurité informatique la connexion Wifi avec le protocole de cryptage en WEP et WPA PSK sont périmés, prévoir le WPA PSK+CCMP ou de préférence WPA PSK+AES + SSID caché. Relit http://dmca.cs.washi...cse_dmca_tr.pdf A propos des programmes seedfuck et l'extension ipfuck de nouvelles variantes vont apparaître, oui n'arrête pas l'évolution. Hadopi : des téléchargements seront initiés pour contrer Seedfuck Sans compter les erreurs administratives qu'hadopi pourra faire. Donc Videoclub si ce n'est pas une usine à gaz Hadopi c'est quoi ? Je t'invite aussi à lire les deux articles de chez pcinpact.com le confère Numerama compte tenu que tu as peur pour ta vie privée peut-être de tes libertés individuelles, ta liberté expression, car le logiciel de sécurisation n'existera jamais. Voilà le plan diabolique qu'Hadopi, les ayants droits et le gouvernement prépare le blocage des sites Internet et le filtrage DPI. Spyware : l'Hadopi fustige la « désinformation » de SOS-Hadopi Hadopi : comment persuader l’abonné de subir le filtrage par DPI 1* Pirate = des personnes qui partagent Dans ta définition en tant que Pro Hadopi se sont "des Pirates" avec toutes les insultes de Frédéric Lefebvre. PS : je sais pour la justice c'est de la contrefaçon. Finalement ce n'est que des personnes 2* qui partagent leur propre discographie de cd audio qu'ils avaient rippé et reconvertis, leurs propres filmographie DVD acheter ou (louer je sais, c'est dégueulasse) qu'ils avaientt rippé et reconvertis, pareil pour les jeux vidéos, logiciels, etc. ou juste des personnes qui récupèrent des contenus et qu'ils partagent par la suite. 2* (voisin(ne),patron(ne),ton(ta) client(e),le père(la mère(le grand-père(la grand-mère)))de famille, étudiants, vilains adolescents qu'ils portent la croix du condamné, le coupable idéal, c'est l'excuse du vieux politicien) qu'ils soient pauvres ou riches, oui riche j'en ai vu. Je ne parle pas, des sites Warez "Topsites", groupes de Warez, Zero day, film en avant première, divX de promo uniquement pour le personnel autorisé, musique en avant première, déplombage de logiciels etc. par abonnement et par la suite les abonnés de Warez les partagent sur le P2P. voir Zataz pour plus d'explications si ça vous intéresse. Zataz 3* Hadopi : Free n'identifiera pas les adresses IP sans indemnisation 4* Hadopi : très peu d'enquête pour beaucoup de sanctions Hadopi : la pêche aux IP, le péché des relevés 6 * l’IP (le précieux), le nom du FAI, le numéro du port, le protocole utilisé, l’éventuel pseudonyme de l’internaute, des infos sur l’œuvre, nom du client P2P le nom du fichier tel que présent sur le poste de l’internaute et l’horodatage segments des fichiers téléchargées, Hashcode. (Un rappel de mémoire le P2P peut servir pour télécharger des fichiers libres de droits une distribution Linux, des logiciels libres, dLes correctifs pour les jeux vidéos ®, démos de jeux ® de la musique libre en Licence Creative Commons je pense à Jamendo) VIDEOCLUB, le 09/09/2010 - 13:47
dire qu'il ya une sous culture c'est se croire plus intelligent que l'on est Pour prendre un exemple bien percutant, Avatar, c'est comme Space Mountain, ça t'en met plein les mirettes mais ça ne t'apprend strictement rien et ça n'éveille pas grand chose en toi. C'est du DIVERTISSEMENT, point barre ! Je ne vais pas nier que je regarde quelques blockbusters et séries TV américaines pour me prélasser et me vider la tête, mais je ne vais pas nier non plus que ça ne m'apporte strictement rien sur le plan culturel ! Quand je veux m'instruire, je vais au musée, je lis un livre ou une revue intelligente ou je surfe sur un site Web qui me semble pertinent. VIDEOCLUB, le 09/09/2010 - 13:47
et ton argumentaire sur le moyen age est vraiment tirer par les cheveux combien de personne pouvait profiter de cette culture à cette époque vraiment Néanmoins, à notre époque où l'accès à la culture est quand même beaucoup plus simple, combien de personnes profitent vraiment de cette diffusion et daignent mettre les pieds dans un musée ou ouvrir un bouquin ? VIDEOCLUB, le 09/09/2010 - 13:47
MDR;vraiment n'importe quoi tu moment que ça mousse, tu n'as vraiment pas fait de progres @kob --> +1 Il est évident que l'argument insinuant que la licence globale ne favoriserait que les seuls "gros" est un peu facile. Parce qu'au bout du compte, sur le plan qualitatif, ce ne serait pas pire qu'avec le système actuel de vente unitaire. Seul le consommateur pourra changer cet état de fait, mais je suis d'accord qu'une mise en avant d'artistes "émergents" l'incitera probablement à découvrir qu'il existe tout un monde au-delà des "valeurs sûres" (je déteste cette expression) qui ne demande qu'à sortir d'un relatif anonymat... Et qu'on en finisse avec ce putain d'effet de mode qui consiste à écouter une "bombe" pour être dans le vent... CounterFragger, le 09/09/2010 - 19:09
Et qu'on en finisse avec ce putain d'effet de mode qui consiste à écouter une "bombe" pour être dans le vent... C'est vrai quoi, alors que ce sont les directeurs artistiques des Majors qui la sautent et non pas ceux qui écoutent sa musique ou visionnent ses clips ... Pourtant, on ne peux pas nier que certaines de ces "bombes" sont jolies et désirables ! bile666, le 09/09/2010 - 14:57
N'oubliez pas que la loi est faite par le peuple (notamment en Suisse) et que si le peuple dit : on veut une LG, les artistes d'accord ou pas devront se plier à cette nouvelle réglementation. Tu te présentes quand aux élections présidentielles Françaises Natasha, le 09/09/2010 - 18:00
Ben voyons. Soutiendrais tu la création des tubes faciles actuels, mais qui se prétendent culturels du genre : Ces petites chanteuses de RnB dont les productions sont martelées dans lesquelles les nouveaux directeurs artistiques, sensibles à leurs charmes, font chanter une "pouffe" qui fait "HanHan" à la fin de chaque phrases, sur une musique générée par un ordinateur qui tourne en boucle, sur des paroles pour ados prépubères, et avec des basses à faire péter les tympans des ados qui écoutent cette musique sur leur baladeur. Alors en ce qui concerne la Culture, l'innovation, la prise de risques, explique moi je te prie où tu les situes ? Ben c'est démocratique, non? Si t'as un million de personnes qui écoutent une chanson, et 100 personnes qui écoutent l'autre, je trouve normal que les auteurs de la première chanson soient mieux rétribués. Si le public a des goûts de chiotte, le problème n'est pas la façon dont la création est rémunérée, mais les goûts du public. Au passage, je suis totalement contre le système actuel de subventionnement de la "culture", qui consiste à filer de l'argent public (le tien, le mien) à des auteurs dont les création n'intéressent pratiquement personne. Sinon, c'est un peu facile: je n'ai qu'à chanter faux dans ma salle de bain, enregistrer ça sur un vieux magnéto, et hop, j'appelle ça de la "culture". Ça n'intéresse presque personne? Ben justement, c'est le signe que ce que je fais est de bonne qualité, élitiste et tout. Comment peut-on se permettre de juger "Cet artiste n'est pas connu car il fait des trucs nazes, cet autre artiste n'est pas connu car il fait de la culture difficile d'accès"? C'est totalement subjectif. Non, si les gens téléchargent ou achètent par million des copies de Avatar, c'est normal qu'on paie bien les gens qui ont fait ce film (je ne l'ai pas vu, donc je ne porterai pas de jugement de valeur dessus). Si tu fais un film qui n'intéresse que tes potes, on ne va pas faire contribuer la France entière pour que tu puisses en faire un deuxième: fais la quête parmi tes potes. Vous semblez vous imaginer que la licence globale va résoudre par magie l'indigence culturelle des masses, et la paupérisation des artistes novateurs. Alors il faudra m'expliquer comment: - Vous comptez interdire le fait que des artistes, par contrat, se lient avec une entreprise, et échangent leurs droits patrimoniaux contre un financement, sur accord des deux parties. C'est ce qui se fait dans la quasi-totalité des cas, et ce sont les oeuvres produites dans ce contexte qui connaissent le succès. - Vous comptez rémunérer les oeuvres, non en fonction de leur succès, mais en fonction d'une "qualité" purement subjective. Faut avoir des amis au ministère de la culture? Actuellement, ça marche un peu comme ça: trois feuilles de salades posées sur un parpaing en béton, un ami qui bosse au ministère, et hop, je suis "un artiste abstrait contemporain", subventions, exposition, vernissage, argent public dans la poche. Je vois les artistes décider de confier leurs oeuvres à des multinationales. Je vois les clients n'accorder son intérêt qu'à ce qui sort de ces multinationales. Je vois les tipiaks suivre le mouvement. Et là, d'un coup, hop, grâce à la "licence globale", les gens vont par magie s'intéresser aux artistes indépendants, les artistes vont tout à coup cesser d'attendre le contrat avec une major comme s'ils attendaient le Saint-Graal, ne plus vouloir passer à la TV de Bouygues et préférer se faire une place sur Jamendo? Grand_grunt, le 09/09/2010 - 20:48 Natasha, le 09/09/2010 - 18:00
Ben voyons. Soutiendrais tu la création des tubes faciles actuels, mais qui se prétendent culturels du genre : Ces petites chanteuses de RnB dont les productions sont martelées dans lesquelles les nouveaux directeurs artistiques, sensibles à leurs charmes, font chanter une "pouffe" qui fait "HanHan" à la fin de chaque phrases, sur une musique générée par un ordinateur qui tourne en boucle, sur des paroles pour ados prépubères, et avec des basses à faire péter les tympans des ados qui écoutent cette musique sur leur baladeur. Alors en ce qui concerne la Culture, l'innovation, la prise de risques, explique moi je te prie où tu les situes ? Ben c'est démocratique, non? Si t'as un million de personnes qui écoutent une chanson, et 100 personnes qui écoutent l'autre, je trouve normal que les auteurs de la première chanson soient mieux rétribués. Si le public a des goûts de chiotte, le problème n'est pas la façon dont la création est rémunérée, mais les goûts du public. Au passage, je suis totalement contre le système actuel de subventionnement de la "culture", qui consiste à filer de l'argent public (le tien, le mien) à des auteurs dont les création n'intéressent pratiquement personne. Sinon, c'est un peu facile: je n'ai qu'à chanter faux dans ma salle de bain, enregistrer ça sur un vieux magnéto, et hop, j'appelle ça de la "culture". Ça n'intéresse presque personne? Ben justement, c'est le signe que ce que je fais est de bonne qualité, élitiste et tout. Comment peut-on se permettre de juger "Cet artiste n'est pas connu car il fait des trucs nazes, cet autre artiste n'est pas connu car il fait de la culture difficile d'accès"? C'est totalement subjectif. Non, si les gens téléchargent ou achètent par million des copies de Avatar, c'est normal qu'on paie bien les gens qui ont fait ce film (je ne l'ai pas vu, donc je ne porterai pas de jugement de valeur dessus). Si tu fais un film qui n'intéresse que tes potes, on ne va pas faire contribuer la France entière pour que tu puisses en faire un deuxième: fais la quête parmi tes potes. Vous semblez vous imaginer que la licence globale va résoudre par magie l'indigence culturelle des masses, et la paupérisation des artistes novateurs. Alors il faudra m'expliquer comment: - Vous comptez interdire le fait que des artistes, par contrat, se lient avec une entreprise, et échangent leurs droits patrimoniaux contre un financement, sur accord des deux parties. C'est ce qui se fait dans la quasi-totalité des cas, et ce sont les oeuvres produites dans ce contexte qui connaissent le succès. - Vous comptez rémunérer les oeuvres, non en fonction de leur succès, mais en fonction d'une "qualité" purement subjective. Faut avoir des amis au ministère de la culture? Actuellement, ça marche un peu comme ça: trois feuilles de salades posées sur un parpaing en béton, un ami qui bosse au ministère, et hop, je suis "un artiste abstrait contemporain", subventions, exposition, vernissage, argent public dans la poche. Je vois les artistes décider de confier leurs oeuvres à des multinationales. Je vois les clients n'accorder son intérêt qu'à ce qui sort de ces multinationales. Je vois les tipiaks suivre le mouvement. Et là, d'un coup, hop, grâce à la "licence globale", les gens vont par magie s'intéresser aux artistes indépendants, les artistes vont tout à coup cesser d'attendre le contrat avec une major comme s'ils attendaient le Saint-Graal, ne plus vouloir passer à la TV de Bouygues et préférer se faire une place sur Jamendo? Ce n'est pas le but de la licence globale. Je suis d'accord pour le "ca a plus de succes, donc ca merite d'etre paye plus" (meme si je trouve personnellement que pas mal de ces trucs a succes sont tout pourris) Mais!! Ce que la licence globale peut apporter, c'est un changement de fonctionnement par rapport a maintenant, ou les majors ont de tres/trop grands pouvoirs sur les artistes. je redonne le meme exemple de Eminem qui a du faire un proces a une major pour pouvoir toucher une part sur les ventes electroniques. La licence globale est une reponse possible a une situation ou les echanges de fichiers sont devenus extremement courants, et a une epoque ou les majors sont depassees et n'ont pas su s'adapter. Ce n'est peut etre pas la meileure solution du monde, mais pour le verifier il faudrait qu'une vraie etude tres large, et des experimentations soient lancees. Et ceci objectivement, pas du Terra Nova..... Grand_grunt, le 09/09/2010 - 20:48
Faut avoir des amis au ministère de la culture? Actuellement, ça marche un peu comme ça: trois feuilles de salades posées sur un parpaing en béton, un ami qui bosse au ministère, et hop, je suis "un artiste abstrait contemporain", subventions, exposition, vernissage, argent public dans la poche. Grand_grunt, le 09/09/2010 - 20:48
Ben c'est démocratique, non? Si t'as un million de personnes qui écoutent une chanson, et 100 personnes qui écoutent l'autre, je trouve normal que les auteurs de la première chanson soient mieux rétribués. Si le public a des goûts de chiotte, le problème n'est pas la façon dont la création est rémunérée, mais les goûts du public. Au fait, comment on sais ce que les gens écoutent ? Puisqu'ils n'achètent plus de CD, soit-disant ? D'ou proviennent les chiffres sur ce que "un million de gens écoutent" ? * Du nombre de passage en radio ? (Ce qui expliquerais pkoi les radios sont rachetées par les maisons-mère des majors), * De sondages sur 1000 personnes au téléphone extrapolées sur 50M de francais ? * Du budget marketing dépensé par les majors ? * Des émissions de TV complètement niaises passees 5 soirs par semaine à 20h30 ? * Des ventes de gros des CD vers les disquaires (Et dans ce cas, les retours sont-ils comptabilisés) ? Il y a une différence entre "écouter le dernier tube à la mode" , et "être prêt à PAYER (*même* 0.01c) pour ce tube: Effectivement, en pratique aujourd'hui ça coute 0 de coller ce "tube" qu'on n'écoutera plus à la fin de la semaine dans son ipod. Si il fallait payer pour , y compris sur i-thune (à moins que ca soit le compte i-thune de papa) , ben juste... les gens écouteraient moins de musique. C tout. Peut-etre qu'on écouterais autre chose, je sais pas. Mais l'habitude de payer *a l'unité* a été perdu, et je trouve que c'est un progrès. D'autre part je suis contre ton idée de paiement strictement proportional au succès: Ca encourage ce qu'on a vu dans les années 80: Des chanteurs qui sortent 1 ou 2 tubes à grand succès, touchent un max & vivent ensuite en rentiers. Pour la répartition par LG je verrais bien une courbe gaussienne de répartition, avec des seuils: Au début faible, pour éviter les arnaques comme tu les décrit, passé un certain niveau d'écoute, des revenus plus importants, en particulier pour financer des tournées & concerts , mais passé un certain niveau (par chanson, hein), les revenus par répartition baissent a nouveau (ou n'augmentent plus), pour éviter de "camper" sur 5 tube et s'arrêter là (incitation à la poursuite de la création). Quant au problème de la répartition, on en a déjà bcp parlé. Déjà, QUE veux-t-on mesurer : * Les download, * Ou les écoutes ? => Pour les download je vois bien les FAI placer chez eux un tracker torrent, tout simplement. Les artistes peuvent, à loisir (avec un outil exprès) s'y référencer, les gens les d/l. L'avantage d'avoir ça par FAI, c'est que le traffic restant intra-FAI en majorité, ça coute rien aux FAI, la CNIL garantissant la non-exploitation des données de logs. Ensuite, si les tags MP3 sont bien fait, que c'est 100% gratuit, et que c'est + rapide, ya pas de raisons que les gens n'y aillent pas (vu qu'ils payent la LG de tt facon). L'inconvénient c'est que ca reflète ce que les gens D/L, pas ce qu'ils écoutent: Je peux D/L un truc et le partager à toute un école, ca comptera pour 1 D/L. En même temps, c'est fait comme ça actuellement (vente de disques) et tout le monde s'en contente. => Pour mesurer les écoutes, là c'est plus lourd: Autant sur un PC, on peux imaginer un plugin type "LastFM" qui remonte les stats (et sur ce coup-là je suis assez d'accord avec VIDEOCLUB, j'aime pas non plus le coté intrusif dans la vie privée d'une centralisation de ces données), autant sur les ipod/mp3/autoradios/.... c'est pas possible. Donc il y aurais forcément un biais introduit. D'autant que ça n'empêcherais pas de "monter" un artiste en le passant en boucle a la maison pendant qu'on va bosser. => Les sondages: On demande aux gens, que ce soit par internet ou par tel, ..... Ca j'aime pas trop parceque c'est trop facile de cibler une popupation de référence, d'extrapoler 1000 réponses pour 50M millions de personnes, et que ca nécéssite une action volontaire des gens. (En plus des mecs comme moi qui répondent par principe n'importe quoi sur les sondages). Perso, j'était pour un relevé d' écoute (la 2), mais finallement le relevé au download me parait largement plus simple à mettre en place malgré ses biais. De toute facon c'est déjà comme ca que ca marche avec le comtpe des ventes. Ensuite , Grunt, il ne faut pas se tromper d'objectif: Le but d'une LG est de dépénaliser le download, & justement de mettre sur un pied d'égalité en terme de distribution les gros & les petits, pour qu'on puisse tout écouter, les petits inconnus aussi bien que les gros (*) Si l'on compte , en plus, élever le niveau culturel des gens en évitant que ce qui sorte des maisons de disques soient des reprises ou des variation sur le même thème comme actuellement, c'est louable, mais la LG suffira pas. (D'autant plus que élever le niveau culturel & éducatif de la population va très clairement contre les objectifs de ce gouvernement) Mais, à mon avis le + gros pb de tout ça, c'est l'international: Plein des gens (en france, mais surtout ailleurs) sont opposé à la LG par principe, voire par politique:il est HORS de QUESTION de mutualiser QUELQUES COàT que ce soit avec son voisin, quelque soit le sujet. C'est par exemple la mentalité ricaine, avec les affrontements sur la sécurité sociale: C'est le même raisonnement, en vachement plus grave que la LG. Quant à ceux qui disent que "la santé & l'éducation c'est autrement + important que le divertissement", bah je suis juste pas d'accord: Pour des enfants & des ados, la musique (et les valeurs véhiculées) sont aussi très très importantes, ca fait partie de l'apprentissage. La mono-culture communautaire, c'est aussi une source de conflits & d'incomprehension entre les gens (dans les quartiers, les écoles, les groupes,...) (*) Par exemple, sur la page de torrent si je D/L "La rue Ketanou" j'aimerais aussi avoir une pub à coté qui marque "Susceptible de vous intéresser aussi: { La liste des pettis groupes avec un style musical approchant }. " D'un clic, on pourrais 1) les écouter via un mini-player par ex , et 2) les downloader. obcd, le 10/09/2010 - 09:30
Au fait, comment on sais ce que les gens écoutent ? Puisqu'ils n'achètent plus de CD, soit-disant ? D'ou proviennent les chiffres sur ce que "un million de gens écoutent" ? * Du nombre de passage en radio ? (Ce qui expliquerais pkoi les radios sont rachetées par les maisons-mère des majors) * Des émissions de TV complètement niaises passees 5 soirs par semaine à 20h30 ? Il y a une différence entre "écouter le dernier tube à la mode" , et "être prêt à PAYER (*même* 0.01c) pour ce tube: Effectivement, en pratique aujourd'hui ça coute 0 de coller ce "tube" qu'on n'écoutera plus à la fin de la semaine dans son ipod. C'est un discours un peu facile, je résume: - la chanson ne vaut pas la peine de payer 0.01c pour l'écouter, - mais des millions de gens veulent l'écouter, - donc il faut changer la loi et mettre en place des usines à gaz pour que tout le monde ait le droit de la télécharger. Peut-etre qu'on écouterais autre chose, je sais pas. Mais l'habitude de payer *a l'unité* a été perdu, et je trouve que c'est un progrès. D'autre part je suis contre ton idée de paiement strictement proportional au succès: Ca encourage ce qu'on a vu dans les années 80: Des chanteurs qui sortent 1 ou 2 tubes à grand succès, touchent un max & vivent ensuite en rentiers. Stallman avait eu une idée sympa à ce sujet, une rémunération en "racine cubique": 1000 fois plus d'audience => 10 fois plus d'argent. Pour la répartition par LG je verrais bien une courbe gaussienne de répartition, avec des seuils: Au début faible, pour éviter les arnaques comme tu les décrit, passé un certain niveau d'écoute, des revenus plus importants, en particulier pour financer des tournées & concerts , mais passé un certain niveau (par chanson, hein), les revenus par répartition baissent a nouveau (ou n'augmentent plus), pour éviter de "camper" sur 5 tube et s'arrêter là (incitation à la poursuite de la création). Dans un marché un peu plus sain (sans rareté artificielle créée par l'attribution des fréquences radio), il ne serait plus possible de gagner du fric avec une vieille chanson, vu que toutes les personnes intéressées en aurait déjà une copie. Ensuite, si les tags MP3 sont bien fait, que c'est 100% gratuit, et que c'est + rapide, ya pas de raisons que les gens n'y aillent pas (vu qu'ils payent la LG de tt facon). J'ai déjà vu un gars poster sur PirateBay pour se plaindre qu'un album était en FLAC, et demander pourquoi les gens n'utilisent pas systématiquement wma. Ça a l'air de rien, mais vouloir centraliser (étatiser) la culture va forcément nous mener à un merdier qui marche mal, satisfait peu de monde. Regarde le cafouillage de france.fr, imagine maintenant licence-globale.fr en aussi moisi. L'avantage du modèle actuel c'est qu'il laisse la place à l'initiative individuelle.. à condition que les gens fassent preuve d'initiative! On dit aux majors "Changez votre modèle économique". Autrement dit, on leur explique que leur travail va changer radicalement. Je veux bien, mais ça fait un peu "râleur passif" comme attitude, c'est très français. Les artistes ne changent pas d'habitudes (continuent à signer chez le premier qui veut leur presser des CD et les faire passer à la TV), le public non plus, et on rejette sur "les autres" la responsabilité du changement. Ensuite , Grunt, il ne faut pas se tromper d'objectif: Le but d'une LG est de dépénaliser le download, & justement de mettre sur un pied d'égalité en terme de distribution les gros & les petits, pour qu'on puisse tout écouter, les petits inconnus aussi bien que les gros (*) - "Je ne veux pas m'intéresser à des artistes qui ont fait le choix d'autres modes de distribution", - "Je ne veux pas faire le tri et n'acheter que ce qui présente un réel intérêt, autrement dit je veux continuer à DL des Go de musique que j'écouterai une fois parce que c'est le tube de la semaine", - "Je veux télécharger gratuitement tout ce qui me plaît", - "La loi, les majors, les FAI, tout doit changer pour s'adapter à mon attitude, tout le monde doit payer une licence globale, afin que moi je puisse continuer sans faire d'efforts, sans me remettre en cause, et surtout sans avoir l'impression de payer plus." Je dis bien "l'impression de payer plus", car la licence globale ne ferait que "cacher" le prix des oeuvres dans un pot commun forfaitaire. Mais, à mon avis le + gros pb de tout ça, c'est l'international: Plein des gens (en france, mais surtout ailleurs) sont opposé à la LG par principe, voire par politique:il est HORS de QUESTION de mutualiser QUELQUES COàT que ce soit avec son voisin, quelque soit le sujet. C'est par exemple la mentalité ricaine, avec les affrontements sur la sécurité sociale: C'est le même raisonnement, en vachement plus grave que la LG. Quant à ceux qui disent que "la santé & l'éducation c'est autrement + important que le divertissement", bah je suis juste pas d'accord: Pour des enfants & des ados, la musique (et les valeurs véhiculées) sont aussi très très importantes, ca fait partie de l'apprentissage. La mono-culture communautaire, c'est aussi une source de conflits & d'incomprehension entre les gens (dans les quartiers, les écoles, les groupes,...) C'est une des raisons pour lesquelles le téléchargement illégal a du succès: parce que "Avoir vu/écouté tel truc" fait partie de l'image sociale (de même que posséder un iMachin ou porter des Nididas aux pieds). Et cela construit, justement, une "mono-culture communautaire" très exclusive: je n'ai pas vu Avatar, je passe pour un blaireau. Parce qu'il faut l'avoir vu, ou avoir vu Inception, ou au moins un épisode de Lost, mais si tu n'as rien vu de tout ça t'es exclu. Quand bien même tu construirais ta propre culture en puisant dans des oeuvres moins connues, en ayant une passion, en étant fan de jazz ou de flamenco. Autrement dit, dans la "liste des choses contrefaites", je mets les oeuvres audiovisuelles dans la même catégorie que les vêtements de marque, et pas dans la catégorie des médicaments. En partant du constat que, avec la même somme qu'une licence globale décente (quelques dizaines d'€ par mois), il est possible de se construire une culture, mais une culture personnelle, qui ne consiste pas à "avoir vu tout ce qui est connu" mais plutôt "s'enrichir intellectuellement en dirigeant ses choix". Finalement, une licence globale ressemblerait à un impôt en faveur des multinationales qui font un maximum de pub pour nous faire bouffer leur divertissement, et c'est pour cela que je suis contre. Ils ont payé des effets spéciaux pour remplacer le scénario, ils ont payé des marketeux pour remplacer l'absence d'intérêt, faut qu'ils rentrent dans leurs frais. Tu veux voir leur truc pour faire comme le voisin? Ben paie de ta poche, ne me demande pas de payer: moi, je ne fais pas comme le voisin. (*) Par exemple, sur la page de torrent si je D/L "La rue Ketanou" j'aimerais aussi avoir une pub à coté qui marque "Susceptible de vous intéresser aussi: { La liste des pettis groupes avec un style musical approchant }. " Avant de les en blâmer, je pose une question: seraient-ils aussi connus si, en faisant la même musique, ils n'étaient pas chez Universal? Mon impression est que non. Et c'est là le premier problème qu'il faut résoudre, en se bougeant le cul à l'échelle individuelle, pas en rejetant sur les majors, les législateurs, tout le travail et en réclamant une licence globale pour ne surtout pas se remettre en cause personnellement. test000000, le 11/09/2010 - 06:27
PS : Non à la licence globale, et non à tout. Ayons l'esprit darwinien, laissons les choses évoluées naturellement, à leur rythme, sans imposer quoique ce soit par la loi et laissons les tribunaux trancher au cas par cas.
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Je ne vois pas en quoi le modèle actuel serait remis en cause, étant donné que:
- ce qui est le plus téléchargé est ce qui se vend le plus (autrement dit, les tipiaks suivent les campagnes marketing avec la même fidélité que les clients),
- on garderait un système de contrats entre créateurs et ayants-droits, où les ayants-droits toucheraient le magot (aujourd'hui en vendant des licences+support, et avec la licence globale en touchant leur pourcentage).
L'industrie culturelle est.. et bien, une industrie, dans laquelle la création d'une oeuvre finale implique qu'une entreprise répartisse les tâches (toi tu fais de la guitare, toi tu mixes le son, toi tu dessines la couverture du CD, toi tu fais une affiche pour dire qu'on vend un CD..), laquelle entreprise est "ayant-droit" de l'oeuvre finale, et répartit l'argent récupéré selon des contrats passés à l'avance avec les personnes ayants contribué à la création.
On peut critiquer ce modèle industriel et souhaiter que les artistes chantent dans leur salle de bain ou louent un studio à leurs frais, mais:
- le modèle industriel permet des créations qui ne seraient pas possibles autrement (films avec effets spéciaux et figurants, le genre de choses que des individus ne peuvent pas auto-organiser et auto-financer sans organisation qui gère le bazar),
- les créations culturelles industrielles sont les plus téléchargées, souhaiter leur disparition au nom du téléchargement est contradictoire.
Donc non, avec la licence globale on aurait toujours Vivendi qui dirait "Toi tu chantes et t'auras X% des revenus, toi tu mixes et t'auras Y%, toi tu dessines la pochette et t'auras Z€ forfaitaires.." et qui se chargerait de récupérer les sous de l'autre côté.
En fait, la remise en cause du caractère industriel de la culture ne pourrait venir que des consommateurs, qui décideraient de délaisser les oeuvres ainsi produites. C'est pas demain la veille.
Je ne dis pas que ce serait immédiat, ni forcement qu'on arriverait au meilleur système du monde, mais cela demanderait une étude assez poussée sur la redistribution des droits, et c'est ca qui serait bénéfique.
Actuellement, un des arguments phare des Pro-hadopi est : "c'est pour aider les auteurs et la cuture", alors que les anti-Hadopi rétorquent que cela aide surtout les ayants droits. Une étude réellement approfondie et objective sur ce sujet permettrait de pondérer ces 2 "arguments", et d'y voir plus clair. Ou au moins de mettre un peu plus le nez dedans aux députes qui votent pour Haodpi (oui, je suis anti-Hadopi)
Le cote "c'est ce qui se vend le plus qui rapporte le plus" est evident. Le cote "je suis une major, je touche la majorite des gains et l'auteur un petit pourcentage" est beaucoup moins normal.
CF http://www.pcinpact....que-licence.htm
les majors font ce qu'elles peuvent pour garder le plus de droits possibles sur tout ce qui passe. c'est ca qui n'est pas normal. Et c'est ce systeme la que Hadopi continuerait a encourager.
Toutes les etudes qui aideront a clarifier ce systeme majors/ayantdroits/auteurs/restedelachaine seront les bienvenues, et pourront aider a ameliorer ce systeme.