La Sacem songe à autoriser (un peu) les licences libres pour ses membres

Guillaume Champeau - publié le Mardi 04 Mai 2010 à 15h51 - posté dans Musique Numérique

Numerama a pris connaissance d'un projet de "régime expérimental" que souhaite mettre en place la Sacem, qui permettrait pour la première fois à ses auteurs de diffuser leurs oeuvres sous licences libres. Avec cependant des conditions très restrictives.

C'est en apparence un pas de petit poucet, mais en réalité un pas de géant que les artistes attendent depuis de nombreuses années de la part de la Sacem. La société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique devrait bientôt autoriser ses membres à diffuser leurs chansons sous licences libres, ce qu'elle avait jusqu'à présent toujours refusé. Par principe, un auteur qui devient sociétaire de la Sacem apporte l'intégralité de ses droits sur ses oeuvres passés et futures, et donne mandat à la Sacem de les gérer. Or la Sacem estimait que toute exploitation d'une oeuvre de son catalogue devait être rémunérée selon ses barèmes.

La société de gestion collective considérait que c'était son devoir de protection des intérêts des auteurs de refuser qu'ils placent leurs propres oeuvres sous licences libres. Elle disait vouloir empêcher que des exploitants ne fassent pression sur les artistes pour qu'ils placent leur musique sous licence Creative Commons, de manière à éviter d'avoir à payer des droits sur leur diffusion. L'argument pouvait s'entendre. Mais à force d'être travaillée au corps par la fondation Creative Commons et devant l'inconsistance de ses positions par rapport aux pratiques de ses sociétaires, la Sacem a entamé une série de consultations ces dernières semaines.

Elle a même préparé un texte de travail, qui pourrait bientôt venir compléter les statuts et règlements de la Sacem. Il s'agirait d'un "régime expérimental", dont nous publions ci-après l'intégralité du texte soumis au débat.

En substance, le texte propose d'autoriser les membres de la Sacem à promouvoir gracieusement leurs oeuvres par les licences libres, dans le cadre d'utilisations non commerciales. Les auteurs auraient bien sûr le droit de diffuser leurs propres oeuvres, mais la Sacem autorise aussi explicitement la diffusion sur les blogs et sites web de particuliers, ou même sur les réseaux P2P, d'oeuvres du catalogue de la Sacem publiées sous licence libre. Ce qui est de toute façon consubstantiel aux licences Creative Commons et autres licences Art Libre.

Le texte dit aussi qu'un "site Internet géré par un tiers et consacré à assurer la promotion des oeuvres de l'esprit" aura le droit de diffuser les oeuvres Sacem placées sous licence libre.

Mais il y a des mais.

Le régime n'autorisera pas un site comme Jamendo, par exemple, à exploiter les oeuvres. La Sacem veut en effet exclure toute utilisation commerciale, et en donne une définition qui ratisse très large. Il s'agit de tout service "accessible sur abonnement, ou donnant lieu à des recettes de publicité, de parrainage ou d'échanges sous quelque forme que ce soit, ou sur lequel l'internaute est invité ou a la possibilité de verser une somme d'argent quel qu'en soit le motif ou le bénéficiaire". Même un blog personnel qui diffuse des publicités Google Adsense est exclu du régime, ainsi que tout site gratuit qui sollicite des dons de ses visiteurs.

Dès qu'il y a "recettes directes ou indirectes, sous quelque forme et à quelque titre que ce soit, au profit des personnes ayant procédé à cet échange ou de tout tiers", la licence libre est inapplicable.

De même, les TV, radios, commerces et autres lieux de travail qui diffusent de la musique devront toujours payer des droits à la Sacem, même s'ils diffusent uniquement des oeuvres sous licence libre, dès lors que ces auteurs adhèrent à la Sacem.

C'est d'ailleurs ce point qui fait le plus débat chez les ardents défenseurs de la musique libre. Ils redoutent que le régime proposé par la société de gestion collective puisse encourager des artistes à rejoindre la Sacem, alors qu'ils souhaitaient auparavant s'en écarter. Des plateformes comme Jamendo ou Dogmazic ont beaucoup fait ces derniers mois pour convaincre des établissements de diffuser de la musique libre pour éviter de payer des droits à la Sacem. Il était simple pour elles d'expliquer aux artistes qu'ils devaient refuser d'adhérer à la Sacem pour faire la promotion de leurs titres sur Internet. Ils en profitaient alors pour agrandir leur catalogue 100 % sans Sacem qu'ils proposaient aux lieux publics à tarifs beaucoup plus avantageux. Mais avec ce nouveau règlement, la Sacem pourrait brouiller les cartes auprès des auteurs-compositeurs, et reprendre le contrôle sur son marché le plus prolifique.

On notera enfin que "le régime expérimental est sans incidence sur la réalisation de copies privées autorisées par le Code de la Propriété Intellectuelle et la perception de la rémunération pour copie privée y afférente", ce qui implique que les oeuvres sous licences libres ouvrent droit à la taxe pour copie privée. Même s'il n'y a pas, par définition, de préjudice à dédommager. Un beau casse-tête juridique en perspective.

Publié par Guillaume Champeau, le 4 Mai 2010 à 15h51
 
 
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Commentaires à propos de «La Sacem songe à autoriser (un peu) les licences libres pour ses membres»
 

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Tink121975, le 04/05/2010 - 20:14
@kara: Et toi en quelle qualité tu interviens ? vu le nombre de bêtises et surtout de choses fausses racontées par la plupart des "commentateurs" sur ce site, franchement... Moi je suis d'accord avec Soapy : vous me faites rigoler avec votre "gratuité" qui ne sert qu'aux sites P2P et streaming et autres à s'en mettre plein les fouilles avec leurs pubs et même leurs abonnements pour certains. Et ces mecs ne reversent pas un rond aux créateurs ou aux artistes. Mais bon, bien sûr, les vilains, les méchants, c'est la sacem&co pas les gentils sites de partage qui sont de grands altruistes comme chacun sait! la bonne blague! Et après vous nous citez jamendo: bel exemple, ce site qui se vante de reverser royalement la moitié de ses revenus (pas très élevés il est vrai, vu qu'ils vendent de la musique à prix cassé, en plus, bravo pour le soutien à la création et sa valorisation)à ses artistes! LA MOITIE, 50%, et vous passez votre temps à cracher sur la sacem qui que je sache a des frais de gestion de 15 ou 20%, donc qui reverse 80 à 85% des sommes à ses membres ? Mais vous êtes soit vraiment nuls en maths, soit vraiment idiots, soit les deux, ou peut être, de mauvaise foi là encore ? Et j'irai plus loin: les sociétés de gestion elles sont contrôlées, on en entend suffisamment parler en ce moment, et jamendo, qui les contrôle ? qui vérifie leurs comptes ? Franchement quand on est créateur, on veut en vivre, pour moi c'est un métier, et je veux pas des dons, de la mendicité (pourquoi pas aller faire la manche dans le métro comme au bon vieux temps, aussi), je veux que mon travail soit payé à sa juste valeur.
Et modeste avec ça... :rolleyes: Ton boulot, c'est de lâcher des insultes, c'est de chercher à être le plus prétentieux, le plus puant possible, le tout allègrement mélangé dans un pavé informe ? Ca poste deux malheureux commentaires injurieux et ça vient donner des leçons ? La politesse devrait-elle elle aussi donner lieu à rémunération ?
Je suis d'accord avec toi, je suis pour un rapprochement entre Sacem et creative commons et qu'on sorte d'un système qui ne profite qu'aux plateformes libres ou pas. Jamendo n'est pas la solution, ils profitent de la situation comme tu l'a fait remarqué en empochant 50% des revenus de leur programme pro, les autres 50% allant non pas dans la poche d'un mais de tous les artistes participant à ce programme. Dogmazic n'a pas apporté de solution au problème de la rémunération. Ca ne les empêche pas de diffuser le contenu de leurs plateforme dans des lieux public ou privé avec leurs bornes Automazic ( ce sont les mêmes gens derrière ) qui ne rapportent rien aux auteurs. Quand aux Deezer et cie, là encore c'est la plateforme qui gagne de la thune avec du contenu gratuit ou quasi sous forme de revenus publicitaires.

Je faisais juste remarquer qu'on ne pouvait rien dire sur Dogmazic sans voir rappliquer un de leur cerbère pour nous plonger aussitôt dans leur guéguerre de plateforme les opposant à Jamendo, c'est tout.
Et moi, j'interviens en tant qu'auteur qui voit d'un très bon oeil cette ouverture de la Sacem vers le libre.
Hmm... voyons voir, on peut me dire où est passé le pognon des droits d'exploitations des artistes juifs affiliés à la SACEM pendant l'occupation ? Non ? Diantre, quel surprise !!! :o

On peut me dire ou va le pognon des droit d'exploitation du Boléro de Ravel par la Sacem jusqu'en 2017 ? Là oui, je sais, via des sociétés écran basé dans des paradis fiscaux qui profitent à un ancien dirigeant de la Sacem (Jean-Jacques Lemoine) devenu citoyen monégasque.

Bref,la Sacem,c'est d'la balle.

Et je ne parle même pas de quelques détails fort pratique pour certains secteurs de la créations.
@counterfragger: bah, les mecs qui viennent donner des leçons purement sur la forme ("pavé informe", "commentaire injurieux" -je pense que la définition exacte de l'injure n'est pas tout à fait celle là, mais je ne voudrais pas avoir l'air de "donner des leçons", hein!-)et qui n'ont rien à dire sur le fonds des propos ("prétentieux" pour toi = écrire ce qui est vrai, sur jamendo notamment ? et donner un point de vue alternatif au tien, probablement?), franchement, on ne peut pas dire que cela fasse avancer le débat de manière intelligente -ni avancer tout court d'ailleurs.

Bref,conuterfragger, la liberté d'expression, ça vaut pour toi et pas pour les autres, c'est ça ? Quand on partage tes opinions tout va bien, sinon, attention, la police des pavés bien alignés du forum et de la pensée unique vient te taper sur les doigts!

Je ne donne pas de leçons, je me contente de mettre en avant quelques faits avérés qui me paraissent bien souvent "oubliés" dans ces forums (la gratuité, ça profite bien à des tas de gens, tu en fais probablement partie d'ailleurs à voir ton agressivité, hélas pas aux créateurs et aux artistes).

(NB: j'espère que mon pavé bien aéré aura l'heur de convenir à tes exigences esthétiques pointues !)

Sur les polémiques qui n'ont rien à voir avec la choucroute, c'est toujours bien pratique aussi pour éviter les questions (la meilleure défense c'est l'attaque, hein, darkcallisto? Un ami de jamendo je suppose...)
Argh... Même Numerama se mélange les pinceaux et joue le jeu de la SACEM qui veut associer "libre" à "Non commercial seulement".

Une licence libre, par définition, interdit d'interdire l'utilisation commerciale!
A la lecture du texte, la SACEM n'a aucune intention d'autoriser des licences libres, seulement les licences CC qui ont une mention -NC (et donc non libres).

Il est dommage de vous voir faire le mélange entre libre en -NC...
Zenitram > il sert à quoi le "un peu" entre parenthèses dans le titre ? ;)
Tink121975, le 04/05/2010 - 22:14
la meilleure défense c'est l'attaque, hein, darkcallisto? Un ami de jamendo je suppose...

Si cela permet de flatter ton égo why not ? En attendant, ce n'est surement pas moi qui est épinglé par la cour des comptes pour des "problèmes" de compatibilité et aussi d'adaptabilité au XXIéme siècle dans d'autre domaines,mais c'est pas grave,ce bon contribuable docile que nous sommes continuera a payer la mission de service publique de la sacem,dans l'opacité la plus totale,bisounours powered. \o/

Quand a mon ami,il répond au doux nom d'Itunes,tu connais ?,une modeste plateforme de vente de musique qui a innover sur un truc que les majors ne se sont même pas donner la peine de prendre a bras le corps a l'époque : la vente de musique en ligne.
C'est juste un message corporatiste à l'attention des artistes
encore assez crédules pour croire en leur bonne parole.

"Déconnez pas, on ne peut pas commencer à perdre des poules aux oeufs d'or, qui va payer nos salaires sinon ?
Allez, trouvez nous de quoi les rassurer ces moutons, pendant que on continue à tondre leur laine.
Faites en sorte que ça passe bien, que ça ne nous coûte rien,
et surtout qu'ils n'y voient que du feu."

Mêêêê non, nous les artistes on va commencer à penser par nous même,
les outils informatique, on commence à maîtriser,
et vos conneries, on commence à en avoir marre...

"y'à pas de mêêêê qui tienne ! on détient l'industrie de la production de vos oeuvres,
les industries de la propagande, pardon promotion ainsi que celle de la distribution,
vous ne vous passerez pas de nous, on vous tient."

Mêêêê, entre ne rien toucher à cause de votre méthode de calcul
de nos revenus, et nous auto produire/diffuser, le choix
va être vite fait.
+1 pour le commentaire de Gnommy
Il ne sert à rien de s'inscrire à la sacem sauf si on est boosté par un industriel du secteur, avec à la clé une campagne de promo de ouf et des passages média de masse... Pour tout le reste on touche que dalle, exemple vécu avec des centaines de passage radio locales et un beau zéro euro à la fin... Ce n'est pas un système pour les petits, tout simplement, il faut se débrouiller tous seuls
Hmm...

Cette license "sans frais" couvrirait donc, je cite, "la diffusion sous quelque forme que ce soit, par voie de représentation, d'exécution publique ou de reproduction, d'une oeuvre du répertoire de la SACEM par son ou ses créateurs"...

Même si l'on ne peut que saluer l'ouverture aux creative commons des statuts de la SACEM, j'ai peur que cet aspect ne serve d'argument à pas mal d'employeurs (organisateurs de spectacles,...) pour squeezer les droits des auteurs-compositeurs-interprètes, qui sont bien plus souvent des artistes indés qui peinent déjà à boucler leur fin de mois et non des stars surmédiatisées, majorisées et Hadopi-friendly.
LIBRE et SACEM, deux mots que je n'arrive pas à associer...

Le but de la sacem est sans doute de finir par faire payer une taxe même aux boutiques qui ne diffuseraient que de la Musique Libre.
Bonjour à tous,

Juste une petite réaction aux propos tenus à l'endroit de l'association Musique Libre et de la plateforme Dogmazic pleine de "cerberes"...

Dans le cas présent il s'agit avant tout de ne pas confondre "droit d'auteur" et "espérance de rémunération".

Ce sont deux choses complètement différentes, même si en l'espèce un grand nombres de lobbies ont volontairement influencés le législateur dans un ses de "verouillage du marché" lors des discussions dadvsi et hadopi.
Mais dans l'absolut, cela n'a rien à voir.

Donc un "point de vue" de l'intérieur:
1- La plateforme dogmazic.net n'a jamais eu pour objectif premier de "rémunérer" les auteurs.
Mais si l'on regarde les "objets" de l'association "musique libre!" tout simplement, on comprend mieux "à quoi ça sert".
Si on adhère à l'association, on comprend encore mieux...

2- Il est du point de vue de certains d'entre-nous bien trop tôt pour voir se développer des modèles économiques importants (hormis des petites niches) autour des cultures libres, pour la bonne et simple raison que la grande majorité des publics ne savent même pas que cela existe.
Donc, à vouloir en permanence "brûler des étapes" on fini par faire du grand n'importe quoi, et c'est ce qu'il semble s'organiser actuellement.

3- Le projet de bornes "automazic" est fait avant tout pour faire connaitre ces cultures auprès du plus large public possible (voir point 2) et donc de permettre en dehors d'internet, au delà de la fracture numérique de proposer des champs cultures alternatifs à l'industrie des loisirs numériques, ce qui , on peut l'espérer permettra éventuellement par la suite l'éclosion des conditions nécessaire à la valorisation économique pour certains qui auront la chance de rencontrer un public, mais comme pour le "non libre", pas pour tout le monde...
Je vous invite d'ailleurs à consulter les statistiques de la Sacem ou du snep sur le sujet.
Donc le temps est plus à la valorisation des champs culturels alternatifs qu'à la valorisation économique "forcée" autour de modèles "échange pub contre contenu gratuit" qui ne servent pas à grand chose au final.
Et c'est bien sur ce point que nous sommes sur des voies différentes que nombres d'autres plateformes, acteurs, politiques, institutions, organes de presse...
4- Concernant ce projet Sacem-CC, l'association Musique Libre va publier cette semaine ou au plus tard début semaine prochaine, un texte collaboratif exposant une argumentation contradictoire et plurielle à l'attention du directoire de la Sacem.

Les choses n'étant pas aussi "simples" et "innocentes" qu'il n'y parait dans cette affaire notamment quand on regarde, par exemple, au niveau mondial les enjeux entre la gestion collective et la gestion individuelle.
Chacun d'ailleurs reste libre de choisir le mode de gestion qui lui convient le mieux et l'association musique libre, à ma connaissance n'a jamais tenté de "convaincre" qui que ce soit.
Par ailleurs, et compte tenu des "usages" très répandus de nombres de sociétaires de la sacem qui publient leurs oeuvres sur internet (grande hypocrisie ambiante)sans jamais être juridiquement inquiétés, l'argument consistant à dire "si tu fais du libre" tu peux publier sur internet contrairement à la sacem" ne tient pas debout statistiquement et historiquement parlant.
Enfin ,les licences libres/ouvertes ne sont pas des objets jetables à utilisation "promotionnelles" mais portent en elles-même une certaine vision du droit d'auteur et par extension un certaine alternative aux industries des loisirs numériques.

Bien à vous tous.
Dès qu'il y a "recettes directes ou indirectes, sous quelque forme et à quelque titre que ce soit, au profit des personnes ayant procédé à cet échange ou de tout tiers", la licence libre est inapplicable.

Si je comprend bien, au final, cette licence libre ne sera applicable que pour quelques cas particuliers exotiques, voire même jamais.

Le gars qui va mettre en ligne un morceau avec cette licence sur son site, il paye un hébergement (que ce soit en mutualisé ou dédié) --> recette indirecte sous quelque forme et à quelque titre que ce soit, et au profit d'un tiers. Licence pas applicable.

Il utilise une plateforme gratuite d'hébergement (blog, forum, etc...) --> présence de pubs, recette indirecte. Licence pas applicable.

En poussant meme a l'extreme, quel que soit le mode de diffusion, ca passe par les tuyaux des FAI, dont il faut payer l'abonnement --> toujours recette indirecte sous quelque forme et à quelque titre que ce soit, et au profit d'un tiers. Licence toujours pas applicable.

bref pour faire simple, c'est applicable quand ?

Il y avait le point Godwin, il y a maintenant le point Dogmazic. Ecrire ce mot dans la même phrase que Jamendo et c'est direct l'agression par l'un des ses cerbères.
Qu'est-ce que ce eisse sait ou pas de ce texte ou de ce que les CC ou la Sacem ont l'intention de faire ?
En quelle qualité intervient-ils dans ce forum ?
Quelqu'un comprend ?

N'importe quoi. Il te suffirait d'aller voir sur Dogmazic pour constater que ce "eisse" est membre de l'équipe de Dogmazic. Il est donc plutôt bien placé pour parler de Dogmazic. C'est d'ailleurs là que le texte de la SACEM a fuité en premier lieu.
Moi-même, sans être adhérent de l'asso Musique Libre, je participe depuis longtemps aux débats sur Dogmazic, j'y diffuse ma musique, et je peux confirmer que l'amalgame fait ici entre Dogmazic et Jamendo Pro est mensonger. Contrairement à l'entreprise luxembourgeoise, Dogmazic n'a jamais tenté de faire du dumping contre la SACEM auprès des commerces. Je cite : "Des plateformes comme Jamendo ou Dogmazic ont beaucoup fait ces derniers mois pour convaincre des établissements de diffuser de la musique libre pour éviter de payer des droits à la Sacem". Cette phrase est un mensonge grossier. Jamais Dogmazic n'a fait quoi que ce soit pour convaincre qui que ce soit de ne pas payer de droits à la SACEM. A ma connaissance, le but de Dogmazic, contrairement à Jamendo, n'est pas de vendre de la musique au rabais. Sinon, je n'y laisserais pas ma musique.

Il serait souhaitable que Guillaume Champeau rectifie cette erreur.

Siegfried G, pour le label "In cauda venenum"
-Tink121975 doit faire parie des 3000 sur 110ooo sociétaires, qui ont la chance de toucher des droits d'auteurs à la Sacem ! La Sacem n'est qu'1 caisse enregistreuse ...Les Majors sont responsables du climat délétaire du Show-biz ( dont tu dois faire partie ? ). 97% des médias, achetés par eux,ne diffusent que 1% de la musique. Et pour finir; une minorité parisienne se fait des couilles en or ...alors que la majorité se contente d'expédients et de concerts ...je ne parlerais pas des oeuvres jamais diffusées par les médias et des fichiers en déshérence, dans les tiroirs de la Sacem ! Cette situation favorise les "rentiers" mais pas toujours les créateurs . Je ne parlerais pas, de ces sociétés d'ayants-droits, trop bien payées ...des auteurs qui ne touchent que des nèfles alors que les éditeurs s'en mettent plein les poches ! Trouves-tu normal, que ces droits durent 70 ans ( je ne parle pas des droits voisins en sus ), alors qu'1 brevet tombe dans le domaine public au bout de 20 ans !
Pour les frais de gestion de la Sacem ...certains parlent de 40% .
Parlons de la mendicité : un mendiant, qui chantait avec sa guitare, dans le métro, s'est vu réclamer 150€, par 1 inspecteur de la Sacem !
Je n'ai jamais pu savoir si ces agents-là sont assermentés ou non .

- Le Libre; tu en as une image d'Epinal, pas très objective . Si Jamendo est unopportuniste & nous a déshonoré ...beaucoup d'autres sites sont honêtes; heureusement ! Ceci ne doit pas servir de contre-exemple, pour excuser les malversations de la Sacem et les rémunérations et frais injustifés de ses dirigeants !
Quand la Sacem propse une licence semi-libre, pour ramener les brebis égarées dans le Copyleft ...franchement LOL !
http://www.numerama....es-membres.html
Ceci est une contre-publicité pour le Copyright. Et l'on peut comprendre que beaucoup réflèchissent à 2 fois, avant de s'y inscrire .
Zenitram, le 04/05/2010 - 22:14
Argh... Même Numerama se mélange les pinceaux et joue le jeu de la SACEM qui veut associer "libre" à "Non commercial seulement".
Une licence libre, par définition, interdit d'interdire l'utilisation commerciale!
A la lecture du texte, la SACEM n'a aucune intention d'autoriser des licences libres, seulement les licences CC qui ont une mention -NC (et donc non libres).
Il est dommage de vous voir faire le mélange entre libre en -NC...
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-Très bien vu : il ne faut pas mélanger Torchons et Serviettes !
Hmm... voyons voir, on peut me dire où est passé le pognon des droits d'exploitations des artistes juifs affiliés à la SACEM pendant l'occupation ? Non ? Diantre, quel surprise !!! :o

On peut me dire ou va le pognon des droit d'exploitation du Boléro de Ravel par la Sacem jusqu'en 2017 ? Là oui, je sais, via des sociétés écran basé dans des paradis fiscaux qui profitent à un ancien dirigeant de la Sacem (Jean-Jacques Lemoine) devenu citoyen monégasque.

Bref,la Sacem,c'est d'la balle.

Et je ne parle même pas de quelques détails fort pratique pour certains secteurs de la créations.

Dans la France occupée, la Sacem n'a peut-être pas été un exemple, mais à relire mes livres d'histoires et pas uniquement "Main basse sur la musique", je crois qu'un grand nombre de Français ne l'ont pas été. Tu sais sans doute de quel coté tu aurais été toi, non ?

Pour le Boléro, oui l'histoire est glauque. Cela s'appelle l'appât du gain, et c'est valable a peu près partout. Y'a des gens honnêtes, d'autres pas, dans la musique, dans l'administration ou dans le privé. Y'a des gens qui donnent des enveloppes pour obtenir un marché, d'autres qui prennent des commissions pour des ventes d'armes, des gigolos qui séduisent les milliardaires.

Faut-il détruire un système entier pour le 1% qui triche ? Non, je ne le crois absolument pas.
Al29300, le 05/05/2010 - 15:03
- Le Libre; tu en as une image d'Epinal, pas très objective . Si Jamendo est unopportuniste & nous a déshonoré ...beaucoup d'autres sites sont honêtes; heureusement ! Ceci ne doit pas servir de contre-exemple, pour excuser les malversations de la Sacem et les rémunérations et frais injustifés de ses dirigeants !
Quand la Sacem propse une licence semi-libre, pour ramener les brebis égarées dans le Copyleft ...franchement LOL !
http://www.numerama....
Ceci est une contre-publicité pour le Copyright. Et l'on peut comprendre que beaucoup réflèchissent à 2 fois, avant de s'y inscrire .

Tu recommandes de ne pas utiliser les contre-exemples pour desservir ton propos. Alors que c'est exactement ce que tu fais concernant les auteurs-compositeurs et leur système de rémunération.

Je ne cautionne pas les salaires exorbitants et de très nombreux sociétaires ont fait passer le mot. En revanche, le système fonctionne équitablement pour la quasi majorité des auteurs.

Comme cela a été dit, la Sacem, en résumant, est une caisse enregistreuse. Elle n'est que le reflet de la diffusion. Tu es diffusé, tu gagnes ta vie. L'objectif d'un créateur, à quelques rares exceptions près, est de vivre de ses créations, creative commons ou gestion collective. Faut pas se tromper de cible. Ce n'est pas la SACEM qui est responsable de ce que les gens écoutent. Ce sont les maisons de disques, les télés, les radios, les DJs, la presse et internet.

Ou alors après, faut nationaliser la musique. Et là, c'est une poignée de gens qui décideront de qui a le droit de vivre de la musique ou pas. L'expérience a été tentée à l'est, ça n'a visiblement pas marché.
LionelPayet, le 16/07/2011 - 12:17


Comme cela a été dit, la Sacem, en résumant, est une caisse enregistreuse. Elle n'est que le reflet de la diffusion. Tu es diffusé, tu gagnes ta vie. L'objectif d'un créateur, à quelques rares exceptions près, est de vivre de ses créations, creative commons ou gestion collective. Faut pas se tromper de cible. Ce n'est pas la SACEM qui est responsable de ce que les gens écoutent. Ce sont les maisons de disques, les télés, les radios, les DJs, la presse et internet.

Ou alors après, faut nationaliser la musique. Et là, c'est une poignée de gens qui décideront de qui a le droit de vivre de la musique ou pas. L'expérience a été tentée à l'est, ça n'a visiblement pas marché.


Sauf que les maisons de disques qui déterminent ce qui doit passer à la TV ou à la radio, sont membres de la SACEM en tant qu' EDITEURS de Musique.

Il serait temps que la SACEM si elle veut être crédible dans sa défense des Auteurs Compositeurs se sépare de ces Editeurs qui ternissent l'image des auteurs et compositeurs.

Une contribution créative, n'a rien à voir avec la nationalisation de la musique, qui est actuellement entre les mains de 4 Sociétés Industrielles, qui n'ont rien à voir avec la Culture au sens noble du terme.

Il est dommage que la SACEM, que tu soutiens défende cet état de fait, à moins qu'elle n'en tire elle aussi un certain bénéfice, ce qui n'est pas ni sa vocation, ni son rôle premier et n'a rien à voir avec la défense des auteurs et compositeurs de musique ...

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