Jamendo trouve son repreneur et évite la faillite (MAJ)
Guillaume Champeau -
publié le Lundi 12 Avril 2010 à 11h40 -
posté dans Musique Numérique
![]() Mise à jour : Le service de musique libre Jamendo a finalement trouvé son sauveur. La société MusicMatic a racheté l'ensemble des parts que détenait le fonds d'investissement Mangrove Capital, et augmentera le capital de Jamendo. Spécialiste de la diffusion de flux musicaux dans les réseaux de points de vente (Saint-Maclou, Eram, Camaïeu, Pizza Hut, Intersport...), MusicMatic devrait ainsi utiliser le fonds de musique libre de Jamendo pour amoindrir ses frais de licence d'exploitation, via la diffusion d'artistes membres de Jamendo Pro. Désormais, Jamendo sera dirigé par Alexandre Saboundjian, directeur de MusicMatic. Laurent Kratz, l'ancien directeur de Jamendo, conserve un poste d'administrateur. Article du 7 janvier 2010 - Peut-on gagner de l'argent avec de la musique libre ? C'est le pari un peu fou qu'a tenté la société luxembourgeoise Jamendo, qui n'a pas lésiné sur les moyens pendant plusieurs années. En tout, une quinzaine de salariés travaillent à rentabiliser la diffusion de milliers de chansons que les internautes peuvent télécharger et partager gratuitement. Ou plutôt y "travaillaient", si l'on en croit l'information de nos confrères d'Electron Libre qui indiquent que "Laurent Kratz, PDG de la start-up basée au Luxembourg, a dû procéder au licenciement de la quinzaine de salariés que comptait encore la structure et cherche actuellement un repreneur". En manque de liquidités, la société aurait échoué fin décembre à lever une nouvelle fois des fonds auprès de OTC Asset Management et Mangrove Capital, son investisseur historique. L'information est confirmée par Amélie Roelants, chargée des relations avec la communauté Jamendo, qui indique cependant sur les forums du site que la société a "de bonnes touches" avec d'éventuels repreneurs. "En tout cas nous mettons tout en oeuvre pour que les choses se passent au mieux pour que vous, les communautés d'artistes et d'utilisateurs, continuent à bénéficier de la plateforme", rassure Amélie. La publicité ne rapportant pas assez, Jamendo s'était lancé depuis de nombreux mois dans une activité proche d'une société de gestion collective alternative à la Sacem, spécialisée dans les musiques libres. Dans ce cadre, Jamendo a par exemple récemment signé un accord avec Deezer qui rémunère l'écoute des chansons, les sommes collectées étant ensuite réparties au pro rata des écoutes. Quel que soit le dynamisme de Jamendo et son inventivité, la nouvelle de son échec commercial n'est cependant pas une surprise. Déjà en 2007, lorsque la société avait annoncé son premier tour de table, nous avions douté de sa capacité à viabiliser un modèle économique, et constaté les premiers signes d'un essouflement. Ce qui ne remet en cause que l'opportunité d'un "business" de la musique sur Internet, et pas la création-même de la musique qui reste pour l'essentiel l'oeuvre de passionnés qui n'en font pas leur métier. Même s'il est le site qui l'a sans aucun doute le plus démocratisée, Jamendo est aussi contesté au sein-même de la "communauté de la musique libre". En début d'année, le collectif Libre Accès avait à cet égard publié dans nos colonnes une tribune au titre explicite : " Ni SACEM, Ni Jamendo ! ". à lire aussi
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Commentaires à propos de «Jamendo trouve son repreneur et évite la faillite (MAJ)»
àa va bien les girouettes du libre, je préfère payer un peu pour de la zik à usage professionnel, ou alors qu'un contrat vraiment libre apparaisse, et non du creative common à la con.
Pourtant, selon le droit, toute diffusion sous licence libre ne permet pas de retours en arrière. Il y a quelque cas où les artistes se sont permit de le faire, seulement dès l'instant où ils ont diffusés leurs musiques sous une licence libre, ils ne pourront pas s'opposer à ce que cette musique continue d'être échangée. Enfin, je me souviens qu'à une époque, ratiatum était partenaire de jamendo. Le libre ne pèse pas bien lourd face aux requins du droit d'auteur. Non pas que ça me fasse plaisir, mais je doute fort qu'un artiste ne soit contraint au retour en arrière si le studio/label le lui demande.Quitte à prendre le risque d'un procès, procès que je ne me sens pas de mener de l'autre coté du miroir. Donc au final, le libre, aidé par la menace de procédure longue et couteuse, même dans son bon droit, revient dans l'escarcelle des studios, via les labels indépendants.
La boucle est bouclée, merci au revoir besoin de rien, et ceux qui utilisent la musique libre avec l'accord de l'auteur finissent tjs par l'avoir dans le cul si l'artiste monte en grade. Jamendo tombe comme tombent tous les artistes du libre. A croire que la musique n'est rééllement libre que lorsqu'elle vient d'un groupe consacré par des majors, puis affranchi sur le web, à la radiohead ou NiN. Pour le pégu du coin, se fier à la " libre disposition " de sa musique est un leurre puisqu'au fonde tout artiste (ou presque) sommeille l'envie de se faire du pognon à l'ancienne, cad sur le systeme de la rareté, du support physique, et au final le systeme des royalties sur lequel il crachait hier encore. Tant que cette contracdiction n'aura pas été résolue chez libre artiste, par un contrat moral, un acte de foi écrit, bref un engagement contractuel à ne pas changer d'avis aux premieres sirenes venues, personne ne croire à sa sincérité. Ce que beaucoup n'ont pas compris c'est que la Liberté à un coût qu'il faut accepter de payer si l'on veut garder cette Liberté.
La musique Libre ne peut fonctionner que grâce aux dons, même modestes. De toute évidence, il y a encore du boulot pour entrer cela dans la tête des gens qui aspirent à la liberté... Après faut voir si on aime la music qu'il propose ... pour ma part j'ai un peu regarder, et manifestement ma petite playlist ne contient rien ...
Pourtant, selon le droit, toute diffusion sous licence libre ne permet pas de retours en arrière.
Bien au contraire : en droit français, aucune licence n'a le droit de s'opposer au droit d'un artiste de retirer sa musique de la circulation. C'est pour ça que les Creative Commons US ne sont pas utilisées en France, car elles sont incompatibles avec le droit français... De même, le "libre de droit" est un concept qui est illégal en droit français. En France, le droit d'auteur est incessible. Le droit moral l'est tout autant. L'auteur ne peut que céder un droit d'exploitation, et ce droit doit obligatoirement être limité (géographiquement, dans le temps et dans l'usage). Les CC US sont incompatibles avec le droit moral. HellFuret, le 07/01/2010 - 07:57 Après faut voir si on aime la music qu'il propose ... pour ma part j'ai un peu regarder, et manifestement ma petite playlist ne contient rien ...moi j'ai binary minds et vate... c tout... Il y a eu aussi une pétition contre les abus de Jamendo
Sur le forum Numérama http://www.numerama....ves-de-jamendo/ Sur le blog Jamendouille http://jamendouille.free.fr/blog/ C'est triste pour les 15 salariés licenciés, mais cela laissera peut être la place à d'autres initiatives vraiment en décalage et ne choisissant pas les mêmes armes (économiques)que ceux que nous souhaitons remettre en question. Les CC US sont incompatibles avec le droit moral.
C'est pas pour cela qu'il existe des licences creative common par pays, genre même en france ? HellFuret, le 07/01/2010 - 07:57 Après faut voir si on aime la music qu'il propose ... pour ma part j'ai un peu regarder, et manifestement ma petite playlist ne contient rien ...Pour ma part quelques tres bons albums mais noyé dans une masse de moins bon (pour rester poli pour certains). Mais bon apres chacun ses gouts, et donc je pense que ca peut plaire a tous, ce qu'on trouve sur Jamendo. "Ce qui ne remet en cause que l'opportunité d'un "business" de la musique sur Internet, et pas la création-même de la musique qui reste pour l'essentiel l'oeuvre de passionnés qui n'en font pas leur métier."
C'est quoi cette phrase ?? des qui/que en veux tu en voila, j'airien pigé ..héhé Normal. Jamendo n'aurait d'û compter qu'un seul employé au maximum.
Quand on fait dans le gratuit, il faut rentabiliser le tout en automatisant au maximum toutes les tâches avec l'informatique. 15 employés, c'est beaucoup trop. C'est comme Wikipedia, ils commencent à faire chier, c'est à se demander ce qu'ils font de tous leurs millions. hmmm emmerdant pour ceux qui ne jurent que par le libre et le tout partagé, ca...
le modele gratuit/pub ne semble pas etre si parfait que ca, alors? Pourtant, selon le droit, toute diffusion sous licence libre ne permet pas de retours en arrière
Je ne sais pas comment ca marche avec la musique, mais avec les logiciels c'est : si tu sors ton soft 1.0.0 sous GPL, tu as le droit de sortir une version 1.0.1, même identique, sous une autre licence, mais la version 1.0.0 restera sous GPL, c'est à dire qu'il sera toujours légal de la partager. Evidemment, l'idée ne marche pas avec la musique puisqu'un album sort en général dans sa version définitive. non le seul truc que ca prouve, c'est que la distribution de musique, à l'ère du numérique, doit être décentralisée et gratuite.
internet est le média où tout un chacun peut distribuer du contenu et où seul le marketing viral fonctionne. les distributeurs centralisateurs ne peuvent fonctionner car la concentration coûte horriblement cher sur le net (bp et entretien du site, encore plus depuis que la bande d'abrutis congénitaux au pouvoir vient taxer et retaxer et criminaliser tout le monde). les artistes qui fonctionnent sur le web ont un modèle communautaire, souvent amateur qui leur coûte pas un kopeck, les fans se chargeant de la promotion et de la distrib. le succès de nin ou radiohead tient surtout à la promotion/médiatisation qui a été faite autour de leur proposition. après, je pense que pour la découverte de nouveaux talents il est vital que des sites comme jiwa, deezer, lastfm ou encore pandora puissent diffuser à peu de frais des playlists. plutôt que de proposer une énième offre de financement, de soutient, de dégrèvement fiscal, il faudrait rendre la diffusion d'oeuvre à but non lucratif (hors frais d'entretiens et gestion du personnel - façon loi 1901) légal et gratuit. les majors de la distribution sont morts, l'hypermédia internet va remplacer à terme tous les autres moyens de diffusion de l'information, au fur et à mesure que la technologie du contenant s'informatisera et se numérisera. le seul secteur qui pourrait tenir le choc reste celui de l'impression car beaucoup de gens préfèrent lire un livre papier plutôt qu'un livre numérique. donc les canaux de diffusion autonomes se renforcés. plutôt que de criminaliser cela, l'état ferait bien de se tourner vers l'avenir et le faciliter... une vraie évolution serait : - favoriser le développement des hotspots personnels et le partage de bande passante - favoriser les moyens de diffusion de l'information autonome en décriminalisant le partage d'informations de quelque nature qu'elle soit et sous n'importe quel format - supprimer toute forme de taxe dans la société économique, revenir au seul impôt juste : l'impôt sur le revenu - favoriser le transfert technologique et culturel en abandonnant les anciens modèles économiques et en soutenant les nouveaux modèles (libre diffusion des oeuvres, libéralisme culturel et économique, autonomisation des citoyens pour plus de démocratie et de richesse). Après faut voir si on aime la music qu'il propose ... pour ma part j'ai un peu regarder, et manifestement ma petite playlist ne contient rien ...
peut-être cela vient-il du fait que tu n'aies qu'un PEU regardÉ ... Je ne suis pas là pour spammer, mais des artistes comme kapadnoms grace walahala, maya de luna, lonah, silence..et pleins d'autres dans pleins de styles differents...il y a vraiment de quoi se faire plaisir...c'est sûre, ca depend des goûts et du temps passé à fouiner...c'est plus facile quand il y a la pub à la TV qui te dit quoi acheter...mais pour les artistes libres, c'est pas comme ca que ca marche! hmmm emmerdant pour ceux qui ne jurent que par le libre et le tout partagé, ca...
le modele gratuit/pub ne semble pas etre si parfait que ca, alors? Il faut relativiser. Est-ce que ça aurait été plus facile pour une entreprise "à la Jamendo" contenant de la musique proprio et payante ? Peut-on dès lors conclure à un echec de la rentabilité de la musique libre ? j-c, le 07/01/2010 - 11:20
Est-ce que ça aurait été plus facile pour une entreprise "à la Jamendo" contenant de la musique proprio et payante ? Peut-on dès lors conclure à un echec de la rentabilité de la musique libre ?
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àa va bien les girouettes du libre, je préfère payer un peu pour de la zik à usage professionnel, ou alors qu'un contrat vraiment libre apparaisse, et non du creative common à la con.