La SACEM norvégienne empêche un groupe de diffuser sa propre musique
Julien L. -
publié le Samedi 21 Novembre 2009 à 15h44 -
posté dans Société 2.0
![]() Un groupe de musique norvégien a souhaité mettre en ligne un album sur The Pirate Bay. Or, il s'avère que les membres de la formation musicale sont liées à TONO, une société dédiée à la gestion des droits d'auteurs. Et selon le contrat entre les deux parties, TONO a le droit d'empêcher le groupe de diffuser sa musique à sa guise...
En ce qui concerne la France par exemple, la SACEM a toujours refusé d'accorder à ses membres le droit de placer une partie de leurs oeuvres sous une licence plus souple, comme les licences Creative Commons ou Art Libre. Forcément, on imagine mal la société de gestion être favorable à des modes de distribution permettant aux internautes d'échanger librement des oeuvres culturelles sans avoir à verser le moindre centime. Surtout lorsque celle-ci ponctionne un certain pourcentage sur les droits collectés. Dès lors, il n'est guère étonnant de voir les ayants-droits lutter contre la culture libre. En Norvège, une histoire rapportée par Peter Sunde illustre une nouvelle fois à quel point ces organisations peuvent se montrer psychorigides. Un groupe local, qui a récemment sorti un album sous son propre label, a décidé de le mettre sur The Pirate Bay. Forcément, lorsque l'on sait que le peer-to-peer est un puissant vecteur d'exposition pour une oeuvre culturelle, on comprend qu'un groupe utilise cette technologie pour gagner en notoriété. Manque de chance pour les membres du groupe, ils sont liés par contrat à TONO, une société norvégienne spécialisée dans la gestion des droits d'auteurs. Et comme un malheur n'arrive jamais seule, la SACEM norvégienne est engagée dans une bataille pour obtenir le blocage de The Pirate Bay en Norvège. Et puisque le groupe de musique s'en est remis à TONO pour faire respecter ses droits d'auteur, la société norvégienne estime manifestement pouvoir empêcher la mise en ligne de l'album sur des sites comme The Pirate Bay. "Le contrat gérant les droits chez TONO signifie que nous pouvons interdire aux membres de TONO de publier eux-mêmes du contenu sur certains sites commerciaux" explique Ballade.no, un site norvégien. En d'autres termes, TONO se place dans une logique d'opposition frontale avec les membres groupe, alors même que la société est censée être là pour protéger et servir leurs intérêts. Cela n'est pas sans rappeler l'histoire de cet artiste écossais, Edwyn Collins, qui avait tenté sans succès de publier sa musique sur son profil MySpace, alors même que son contrat avec Warner Music avait expiré depuis une quinzaine d'années. Or, en découvrant cette diffusion apparemment illicite, la major a opté pour la radicalité : elle a immédiatement contacté MySpace pour demander au réseau social de retirer les titres incriminés. à lire aussi
Prix indiqués avec livraison
29
Commentaires à propos de «La SACEM norvégienne empêche un groupe de diffuser sa propre musique»
Répondre
![]()
SNakeGuN
le 22/11/2009 à 15:27
C'est pas grave, on le diffusera pour eux sous TPB leur album. Et fuck les TONO
LA sacem française permet desormais au nouveau membre de publier leur musique sur leur site internet mais ca numerama evidemment il oublie d'en parler...
Comme c'est généreux merci mon bon Sire de laisser les artistes faire ce qu'ils veulent de leurs ?uvres. Pour une fois, Enter n'a pas tort. On se doit de respecter un contrat et de renvoyer l'ascenseur, si c'est dans le contrat.
Le groupe n'avait qu'à pas signer avec Tono un contrat qui les scelle, comme les nouveaux membres de la SACEM qui ne doivent rien à la SACEM. Bah ils l'ont signé ce contrat, s'ils l'avaient trouvé abusif, fallait pas signer !!
Je percois parfaitement la contradiction avec le role de cette société, mais c'est contractuel... enter, le 21/11/2009 - 19:26 >>>"En d'autres termes, TONO se place dans une logique d'opposition frontale avec les membres groupe, alors même que la société est censée être là pour protéger et servir leurs intérêts." Les contrats sont également là pour que tout le monde y gagne. Imaginez la situation : la société investit dans le groupe, les soutient financièrement tant qu'ils ne sont pas rentables, leur loue des salles, leur organise des concerts, assure leur promotion, les fait connaître, ... C'est pas du mécénat : c'est aussi pour gagner de l'argent ensuite. Investir c'est accepter de perdre au départ pour gagner ensuite. Et quand le groupe devient célèbre, ils disent à la société : "allez vous faire voir et merci pour tout. Maintenant que vous avez payé, nous on ne vous renvoie pas l'ascenseur". Je ne sais pas comment ça c'est passé dans ce cas précis. Aucun d'entre nous non plus. Mais avant de plaindre les gentils choupinous du groupe aux prises avec les méchants requins capitalistes, il serait bon de savoir les termes du contrat qui a été signé, de connaître les droits et les obligations de chacun qui ont été déclarés dans ces contrats et de connaître les arguments des uns et des autres. enter, le 23/11/2009 - 12:58
>>>"Elle n'a donc a priori rien investi du tout et n'a donc rien à perdre à laisser ces artistes diffuser librement leurs oeuvres, si ce n'est un manque à gagner." Les informations sont trop parcellaires pour qu'on en tire une quelconque conclusion. De toute façon, dès qu'il y a de l'argent en jeu, personne n'est tout blanc et personne n'est tout noir. Parle pour toi et tes congénères mais évites de dire "Tour le monde" svp.... Ce n'est pas mon cas et même si mon attitude n'est pas majoritaire je ne suis pas tout seul à mon avis à avoir des valeurs qui ne sont pas "le fric et le pognon" Même avec du pognon on peut rester tout blanc, c'est juste une question de volonté
|
A LA UNE
LES + COMMENTÉS
Télécharger
voissa anonymo,
redtube video downloader,
avast,
dvb dream,
ssc service utility,
logiciel alcatel,
logiciel piratage,
ultrasurf,
Accès rapide :
Encoder ou convertir |
Personnalisation |
Diagnostic |
eMule (et mods eMule) |
Photo numérique |
Outils Réseau |
Codecs et plugins |
|