Francis Lalanne sortira un CD, un livre et un film sous licence libre

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 30 Octobre 2009 à 17h23 - posté dans Musique Numérique

Présent jeudi soir au Fouquet's en tant que co-auteur de la Bataille Hadopi, Francis Lalanne a annoncé qu'il sortira en début d'année prochaine un disque, un film et un livre sous licence libre. Le premier domino à tomber en France chez les artistes de renommée nationale ?

C'était l'annonce de la soirée, après bien sûr la sortie du livre La Bataille Hadopi au Fouquet's (retrouvez le podcast sur Oxyradio). Co-auteur du livre, et opposant notoire à l'Hadopi, Francis Lalanne a annoncé jeudi soir que son prochain disque sortirait au début de l'année prochaine sous licence libre, avec également un livre et un film.

Selon nos informations, le livre devrait être la très inspirante "Mise en demeure au Président de la République", dont Francis Lalanne a pu retrouver les droits après une rupture d'impression, tandis que le film sera produit par le spécialiste du cinéma d'art libre Kassandre. C'est InLibroVeritas, éditeur de La Baille Hadopi, qui éditera l'ouvrage. Le disque, quant à lui, sera autoproduit par l'artiste.

Toutes ces oeuvres, diffusées sous une ou plusieurs licences libres, pourront être téléchargées gratuitement par les internautes, reproduites et distribuées librement.

"On entend parler énormément du droit d'auteur, moi je voudrais dire un mot sur le devoir de l'auteur. Dans un monde libre, qui a des droits a des devoirs", a commencé Francis Lalanne pour expliquer son initiative. "Je crois que s'il est advenu que l'art soit devenu une entreprise lucrative, c'est que c'était sans doute son destin, mais ça n'a jamais été sa finalité. Dans ce monde normatif, nous sommes parfois contraints de rappeler sa finalité. Je m'en excuse auprès de tous les artistes qui pensent que le but de l'art est de faire de l'argent, je voudrais simplement leur rappeler que le but de l'art n'est pas de produire de l'argent, mais de produire de la conscience".

"Dans la mesure où la finalité de l'art est avant toute chose de produire de la conscience, il est du devoir de l'auteur de ne pas faire obstacle, une obstruction à la libre diffusion de cette conscience. C'est ce qui est à la base de mon engagement pour l'art libre".

"Puisque je suis écrivain, chanteur et depuis peu réalisateur, j'ai décidé d'embrasser la voie de l'art libre en proposant dès janvier un disque, un livre, un film et un spectacle sous licence libre".

"Je désire ainsi répondre à tous ceux qui expliquent que sans argent on ne peut pas créer. Je désire également montrer à tous ceux qui traitent le public de voleurs que ce sont des menteurs, car je suis certain qu'en embrassant la voie de l'art libre, je ne sais pas si je gagnerai plus d'argent que je n'en gagne aujourd'hui, mais je suis certain que je n'en gagnerai pas moins. Moi je viens de la rue, je viens de la manche, je n'étais au sens de la notoriété pas grand chose - puisqu'il paraît que la notoriété c'est une valeur, pour moi c'est une non-valeur, quand je n'étais pas quelqu'un comme on entend aujourd'hui, mon chapeau n'a jamais été vide. Et je ne pense pas qu'en étant devenu ce qu'on appelle aujourd'hui quelqu'un, mon chapeau le soit si je le passe après mon spectacle dans les rangs et que je demande au public de me remercier, et voire de contribuer à mes futures productions".

"Demain, je ne veux plus demander au public d'être mon consommateur, je veux bien lui demander s'il le désire de m'aider à financer ma création, je pense que ça doit être la juste relation entre les artistes, leurs droits et leurs devoirs."

"Un espace de liberté a été proposé aux gens, et cet espace a été proposé comme un espace de liberté. Certains ont l'intention de transformer cet espace de liberté en espace de contrôle. Il faut voir dans chaque crise une opportunité. L'opportunité peut être aujourd'hui de nous prouver à nous même que l'on peut être dans une société sans être esclave du système, de redevenir à l'échelle humaine et planétaire, un peuple, qui décide par le peuple et pour le peuple".

Publié par Guillaume Champeau, le 30 Octobre 2009 à 17h23
 
 
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Commentaires à propos de «Francis Lalanne sortira un CD, un livre et un film sous licence libre»
 

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Un mec bien ce Francis Lalanne, la preuve dans une vidéo datant d'avril 2009 : http://www.agoravox....d_article=22486
momolamol, le 31/10/2009 - 08:54
Grigori, le 30/10/2009 - 20:41
ça moutonne toujours autant par ici ! Le Francis est un malin et il est certainement généreux, mais ca ne l'empêche pas de faire de la daube et d'être un brin démago...

Ce n'est pas parce qu'il y a un consensus qu'il faut en déduire que tu es le seul détenteur de la vérité contre tous les autres cons... Ca peut aussi signifier que tu en es un vrai!


Joliment dis... Je la note ^^

Comme disait ma moman après une bonne fessé (ce que entre nous tu mérite Grigori Efimovitch): "Ne dis pas que c'est pas bon, dis juste que t'aime pas ça".
>>>"Tu crois qu'un artiste débutant pourrait le dire et serait entendu?"
Tu crois qu'un artiste connu pourrait aider un jeune artiste au lieu de surfer, pour lui-même, sur la mode du soi-disant libre ?

Je pense qu'un des messages de Lalanne est (mais je me trompe p-e):
"Quand j'étais débuttant, j'ai du galérer parce que je n'avais pas de notoriété, et cela est dû au fonctionnement de l'industrie musicale. J'ai envie de tester un autre modèle dans lequel les choses marcheront p-e différemment".
P-e qu'il se trompe, mais p-e que finalement, dans le modèle de Lalanne, les jeunes artistes n'auront même plus besoin d'un parrain qui leur file de l'argent pour arriver à survivre. Donc, j'ai l'impression que dans la tête de Lalanne, il ne "surfe pas sur la mode du soi-disant libre", mais il aide concrétement des jeunes artistes à emerger.

(contrairement à ce que disent certains, je pense qu'Enter n'est pas totalement inutile au débat, car il a déjà engendré des pistes de réflexions interessantes, contrairement à certains (dont VIDEOCLUB).
Dommage cependant qu'il fasse souvent preuve de mauvaise foi, en "oubliant" qu'on lui a déjà expliqué que certains de ses arguments de base ne tiennent pas la route selon nous, ou en "oubliant" de répondre aux questions qui remettent en cause la cohérence de son discours)
M'enfin sérieusement... arrêtez, là... Francis Lalanne... ce mec est capable de décrédibiliser n'importe quoi ^^

Non, en fait franchement j'applaudis, ça m'embête juste un peu que ça tombe sur un mec que j'ai toujours traité de chèvre. Bravo Francis, tu m'as eu sur ce coup, je ferme ma bouche bien bas.
Enter et Videoclub toujours aussi rageux.
pauvres types.
enter, le 30/10/2009 - 17:37
C'est facile de faire cela quand on a déjà un pactole qui tombe tous les mois pour ses précédents albums, quand on est gérant d'entreprise et directeur de collection dans une maison d'éditions

Lui il vient de la rue (attention, il va nous faire pleurer), mais ça fait quand même un sacré paquet d'années qu'il fréquente plus les palaces que les hôtels miteux ...

Au fait Lalanne, plutôt que t'autoproduire en licence libre, pourquoi est-ce que tu ne permets pas à un jeune artiste de produire en libre ?
Tu causes, tu causes, mais que sais-tu de la contribution de Lalanne à aider ou produire des artistes inconnus ? Tu m'as l'air bien énervé, là, limite frustré, et c'est une attaque totalement gratuite contre Lalanne (contrairement à nombreuses de tes remarques dans les commentaires) : ça sonne très populiste, comme argument (version poujado-FN, j'entend).

Sinon, concernant la prose et les arguments de Monsieur Francis Lalanne : tout simplement ÉNORME !
à quand Hervé Villard !
non je plaisante, c'est très chouette, mais bon, y'a des dizaines de milliers de guss qui publient sous licences libres depuis la dernière décennie. Donc Lalanne, oui, ça fait 10001 on va dire.
Je plussoie avec Dana, même si je respecte le discours de Lalanne, il n'a rien de nouveau, et nous sommes nombreux à le mettre en pratique depuis des années. Loin de moi l'idée de le taxer d'opportuniste (la diffusion libre n'a rien d'un Eledorado), mais ce n'est pas pour moi une véritable révolution. Tout au plus on peut y voir un léger changement de mentalité, car on voit que la diffusion libre commence à toucher une génération d'artistes auparavant peu concernée. Mais sinon, rien de spectaculaire, des artistes extrêmement talentueux ont emprunté cette voie bien avant lui, et continue à la suivre malgré les obstacles qu'ils rencontrent.

On verra sur la durée s'il tient la route.
Francis Lalanne nous dit que le but de l'art est de produire de la conscience.J'aimerais savoir de quelle conscience il parle....vaste sujet la conscience.Quand Mozart ou Bach composaient je ne pense pas qu'ils avaient ce genre de considération ,ils écrivaient de la musique un point c'est tout et si Mozart avait eu des droits d'auteur il aurait peut-être eu une sépulture correcte..Quant à la loi Hadopi elle n'est surement pas parfaite et demande des aménagements mais il faut réguler le piratage et surtout protéger les jeunes artistes.Tout le monde est content de toucher des droits via la Sacem et aujourd'hui Francis Lalanne vous pouvez avoir cette démarche parce que vous avez touché des droits d'auteur ce qui vous a permis de devenir indépendant.Quant à la finalité de l'art qui doit produire de la conscience.....jolie phrase je redis quelle conscience? En tous cas pour moi un bel opéra de Mozart joué par de grands musiciens m'enchante( sans doute ma conscience doit s'élever à cette écoute...) et il faut quand même de l'argent pour produire tout cela le chapeau n'est pas suffisant...
«Il y a fort longtemps, Aragon a écrit: «Ce qu'il faut de souffrance pour la moindre chanson, ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare», et Georges Brassens l'a chanté.
A-t-on la moindre idée du temps, de la sueur et des larmes nécessaires à la composition d'une mélodie et à l'écriture d'un texte valables? Écriture et composition ne sont d'ailleurs pas toujours effectuées par la même personne et pas forcément non plus par le chanteur, mais par des artistes de l'ombre qui n'ont que leurs droits d'auteur pour vivre et sans lesquels les chanteurs-interprètes n'existeraient pas. A-t-on la moindre idée de tout le travail qu'il faut ensuite mener à bien et des sommes considérables qu'il faut investir pour qu'un disque - et une chanson - existent? Il faut d'abord trouver un bon réalisateur (c'est cher) qui, à son tour, va engager de bons musiciens (c'est cher aussi), lesquels vont être enregistrés dans un studio dont la location est fort onéreuse, par un ingénieur du son, pas donné non plus. Sans parler de l'assistant qui en plus d'aider l'ingénieur en chef pour toutes les tâches subalternes, doit, de temps à autre, aller au ravitaillement pour les musiciens et les chanteurs qui n'ont pas d'heure ni pour se nourrir ni pour récupérer. Les 35 heures ne peuvent pas exister dans l'activité artistique, la seule où l'on n'ait aucune sécurité de l'emploi et où l'on travaille, parfois jour et nuit, en sachant que cela peut être à fonds perdus: si ça ne marche pas on ne touche rien. Une fois l'enregistrement terminé, on va devoir le graver dans un atelier de gravure avec un autre type d'ingénieur du son. Pensez-vous que ce soit gratuit? Pensez-vous que le matériel technique sophistiqué nécessaire à l'enregistrement et à la gravure soit gratuit? Puis la maison de disques va devoir payer un photographe et un graphiste pour la confection de la pochette - du boîtier - du futur disque. Mais elle salarie aussi un ou des directeurs artistiques pour aider les artistes dans leur travail et leurs contacts, un ou des producteurs exécutifs pour organiser les séances d'enregistrement, des attachés de presse pour aller dans les divers médias vanter leur artiste et essayer de le «placer».
La maison de disques a également en charge les déplacements promotionnels - taxis, trains ou avions, hôtels, restaurants -, etc. Comment peut-on occulter tous les multiples acteurs professionnels nécessaires à l'accomplissement et à l'aboutissement d'un travail aussi particulier et difficile? Sur dix disques financés, tous ne vont évidemment pas se vendre.
C'est celui qui marchera qui permettra d'amortir les pertes financières occasionnées par les autres. Merci Johnny Hallyday, Francis Cabrel, Jean-Jacques Goldmann, etc. L'industrie discographique qui génère beaucoup d'emplois est sinistrée depuis une dizaine d'années: son chiffre d'affaires a diminué de 50% et les licenciements sont massifs. Beaucoup de studios d'enregistrement ont dû mettre la clé sous la porte et il n'y a plus beaucoup de studios à Paris. Qui pâtit le plus de cette situation?
D'abord les petits labels indépendants qui ne vont pas tarder à sauter; les artistes qui ne vendent pas assez, beaucoup plus nombreux que ceux qui vendent, car, petites ou grandes, les sociétés discographiques n'ont plus les moyens financiers de renouveler leur contrat; les artistes débutants qui ont de plus en plus de mal à être engagés; et bien sûr, les auteurs et les compositeurs de l'ombre qui ne vivent que de leurs droits d'auteur qui ont fondu comme neige au soleil à cause du piratage. La situation de l'industrie cinématographique qui génère encore plus d'emplois et requiert des financements bien plus importants est de plus en plus critique pour les mêmes raisons.
n tant qu'ex-PDG des Fnac, Denis Olivennes - qui dirige actuellement le «Nouvel Obs» - , a très bien compris le problème et Nicolas Sarkozy qui est davantage un pragmatique qu'un idéologue à ?illères, a eu l'intelligence de suivre son avis éclairé.
Ceux qui sont conscients des énormes dommages induits par le piratage, savent que la loi Hadopi n'est pas parfaite, et Nicolas Sarkozy le sait aussi, mais c'est beaucoup mieux que rien. Depuis qu'une loi équivalente à la loi Hadopi a été votée en Suède, le téléchargement illégal a diminué de 60%. Des personnalités de gauche qui ne se contentent pas de la surface des choses, telles que Bertrand Tavernier ou Alain Corneau, soutiennent cette loi.
La licence globale préconisée par le parti socialiste et le Modem revient à payer quelques euros à l'entrée d'un grand magasin pour avoir le droit de s'accaparer tout ce qui s'y trouve, et la répartition financière qui s'ensuivrait léserait d'abord les gagne-petit. Que ceux que la gratuité ne choque pas, commencent par montrer l'exemple en renonçant à toute rétribution pour le travail qu'ils font. C'est exactement ce qu'ils exigent implicitement des artistes. Savez-ils que certains d'entre eux rament pendant quinze ans avant d'avoir un succès? Que le succès peut arriver une fois et ne plus jamais revenir? Que certains rament toute leur vie? Et on trouve normal de leur supprimer les clopinettes avec lesquelles ils ont tant de mal à vivre!
C'est renversant que la gauche ne fasse plus qu'une politique politicienne, tellement éloignée des réalités basiques, en particulier de ceux qui, pour cause de feu sacré, ont choisi l'activité professionnelle la plus aléatoire qui soit sur le plan financier.»
oh pu°ain je crois que j'ai pleuré là tellement c'est beau.

Ah non c'est juste que j'ai mal aux yeux à cause d'un infâme pavé, excuse..
nan sérieusement c'est magnifique, c'est toi qui écrit les textes pour Pascal Nègre et confrères ?



Sinon la surmultiplication des "artistes" et des moyens d'écoutes de musique, ils y pensent tes collègues là ou bien ça les a même pas effleuré.
Non parce que c'est bizarre mais ces dernières années il y a eu une explosion du nombre d'artistes, qu'ils soient "visibles" ou "invisibles", tout comme le nombre de films au cinéma d'ailleurs et chacun voudrait qu'on achète toujours autant chez eux.


Je sais pas mais perso j'ai pas vu une explosion du nombre de boulanger par ex.
Nan parce que imaginons, chez moi un 2ièm boulanger s'installe, ben le premier y'a des chances qu'il perde des clients, les gens ne vont pas manger 2 fois plus de pains alors que y'a 2 fois plus de boulanger, oui c'est étrange hein.

Ben la musique c'est à peu près pareil, s'il y a 2 fois plus d'artistes on va pas acheter 2 fois plus de disques, c'est juste que ces artistes vont gagner 2 fois moins.
La maison de disque elle si elle produit les 2 artistes, elle va gagner à peu près autant on va dire, sauf qu'elle aura du débourser 2 fois plus au préalable, normal elle aura du payer pour 2 au lieu d'un seul. Ou alors elle se démerde pour payer moins cher chacun des 2 et gratter des rond partout où elle peut. Et au final t'a droit à un magnifique "olala, ces pauvres artistes, ils gagnent plus rien"



On veut absolument nous faire croire que le piratage sur internet est la seule raison de "l'effondrement" des maisons de disque, évidemment que c'est une des raisons, mais il y a aussi le fait qu'avec internet on a pu découvrir d'autres artistes, d'autres intermédiaires, d'autres moyens de consommations etc.
Et eux le premier moyen qu'ils ont trouvé pour contrer le fait qu'on allait voir ailleurs ça a été de produire de plus en plus d'artistes pensant que ça allait nous suffire pour que l'on reste chez eux.. vraiment pas l'idée du siècle.
Un mot, non deux mots : BRAVO L'ARTISTE !

chapeau bas Monsieur Lalanne, chapeau !!!
d&b, le 01/11/2009 - 11:17
oh pu°ain je crois que j'ai pleuré là tellement c'est beau.

Ah non c'est juste que j'ai mal aux yeux à cause d'un infâme pavé, excuse..
nan sérieusement c'est magnifique, c'est toi qui écrit les textes pour Pascal Nègre et confrères ?



Sinon la surmultiplication des "artistes" et des moyens d'écoutes de musique, ils y pensent tes collègues là ou bien ça les a même pas effleuré.
Non parce que c'est bizarre mais ces dernières années il y a eu une explosion du nombre d'artistes, qu'ils soient "visibles" ou "invisibles", tout comme le nombre de films au cinéma d'ailleurs et chacun voudrait qu'on achète toujours autant chez eux.


Je sais pas mais perso j'ai pas vu une explosion du nombre de boulanger par ex.
Nan parce que imaginons, chez moi un 2ièm boulanger s'installe, ben le premier y'a des chances qu'il perde des clients, les gens ne vont pas manger 2 fois plus de pains alors que y'a 2 fois plus de boulanger, oui c'est étrange hein.

Ben la musique c'est à peu près pareil, s'il y a 2 fois plus d'artistes on va pas acheter 2 fois plus de disques, c'est juste que ces artistes vont gagner 2 fois moins.
La maison de disque elle si elle produit les 2 artistes, elle va gagner à peu près autant on va dire, sauf qu'elle aura du débourser 2 fois plus au préalable, normal elle aura du payer pour 2 au lieu d'un seul. Ou alors elle se démerde pour payer moins cher chacun des 2 et gratter des rond partout où elle peut. Et au final t'a droit à un magnifique "olala, ces pauvres artistes, ils gagnent plus rien"



On veut absolument nous faire croire que le piratage sur internet est la seule raison de "l'effondrement" des maisons de disque, évidemment que c'est une des raisons, mais il y a aussi le fait qu'avec internet on a pu découvrir d'autres artistes, d'autres intermédiaires, d'autres moyens de consommations etc.
Et eux le premier moyen qu'ils ont trouvé pour contrer le fait qu'on allait voir ailleurs ça a été de produire de plus en plus d'artistes pensant que ça allait nous suffire pour que l'on reste chez eux.. vraiment pas l'idée du siècle.

Je plussoie ! :bienvu:
A entendre certains, les artistes il faudrait les arroser de thunes, leur tenir tendrement la main quand ils composent, venir les border le soir et leur chanter une berceuse...

Tu crois quoi ? Que la majorité des artistes attend après les 3 miettes que vont leur filer les majors ? Nan, ils bossent à côté, et ils produisent du son quand ils ont la thunes, ou quand les maisons de disques daignent se rappeler qu'ils existent. Et c'était comme ça bien avant le piratage.

C'est vrai qu'être artiste c'est pas facile, c'est pas pour les chochottes, faut s'en prendre plein la gueule, mais voila, ça fait partie du processus, et ceux qui tiennent pas le coup ben ciao. Sélection naturelle, comme pour tous les autres. Et on laisse la place à la relève, et si la relève est pourrie, on attend la suivante, c'est comme ça et c'est très bien. àa motive à donner le meilleur de soi-même, et quand on vit pour (et pour certains, de) la musique, c'est exactement ce qu'on se doit de lui offrir. Faire moins serait une hérésie.

La musique n'est pas un métier comme les autres, c'est une vocation. Et en tant que telle, le temps et les efforts qu'on y investit ne sauraient être quantifiés, et encore moins économisés.

Et mention spéciale pour l'assistant qui va chercher les sandwichs, il m'a bien fait rigoler lui.
mambodecalco, le 01/11/2009 - 09:44
«Il y a fort longtemps, Aragon a écrit: «Ce qu'il faut de souffrance pour la moindre chanson, ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare», et Georges Brassens l'a chanté.
A-t-on la moindre idée du temps, de la sueur et des larmes nécessaires à la composition d'une mélodie et à l'écriture d'un texte valables? Écriture et composition ne sont d'ailleurs pas toujours effectuées par la même personne et pas forcément non plus par le chanteur, mais par des artistes de l'ombre qui n'ont que leurs droits d'auteur pour vivre et sans lesquels les chanteurs-interprètes n'existeraient pas. A-t-on la moindre idée de tout le travail qu'il faut ensuite mener à bien et des sommes considérables qu'il faut investir pour qu'un disque - et une chanson - existent? Il faut d'abord trouver un bon réalisateur (c'est cher) qui, à son tour, va engager de bons musiciens (c'est cher aussi), lesquels vont être enregistrés dans un studio dont la location est fort onéreuse, par un ingénieur du son, pas donné non plus. Sans parler de l'assistant qui en plus d'aider l'ingénieur en chef pour toutes les tâches subalternes, doit, de temps à autre, aller au ravitaillement pour les musiciens et les chanteurs qui n'ont pas d'heure ni pour se nourrir ni pour récupérer. Les 35 heures ne peuvent pas exister dans l'activité artistique, la seule où l'on n'ait aucune sécurité de l'emploi et où l'on travaille, parfois jour et nuit, en sachant que cela peut être à fonds perdus: si ça ne marche pas on ne touche rien. Une fois l'enregistrement terminé, on va devoir le graver dans un atelier de gravure avec un autre type d'ingénieur du son. Pensez-vous que ce soit gratuit? Pensez-vous que le matériel technique sophistiqué nécessaire à l'enregistrement et à la gravure soit gratuit? Puis la maison de disques va devoir payer un photographe et un graphiste pour la confection de la pochette - du boîtier - du futur disque. Mais elle salarie aussi un ou des directeurs artistiques pour aider les artistes dans leur travail et leurs contacts, un ou des producteurs exécutifs pour organiser les séances d'enregistrement, des attachés de presse pour aller dans les divers médias vanter leur artiste et essayer de le «placer».
La maison de disques a également en charge les déplacements promotionnels - taxis, trains ou avions, hôtels, restaurants -, etc. Comment peut-on occulter tous les multiples acteurs professionnels nécessaires à l'accomplissement et à l'aboutissement d'un travail aussi particulier et difficile? Sur dix disques financés, tous ne vont évidemment pas se vendre.
C'est celui qui marchera qui permettra d'amortir les pertes financières occasionnées par les autres. Merci Johnny Hallyday, Francis Cabrel, Jean-Jacques Goldmann, etc. L'industrie discographique qui génère beaucoup d'emplois est sinistrée depuis une dizaine d'années: son chiffre d'affaires a diminué de 50% et les licenciements sont massifs. Beaucoup de studios d'enregistrement ont dû mettre la clé sous la porte et il n'y a plus beaucoup de studios à Paris. Qui pâtit le plus de cette situation?
D'abord les petits labels indépendants qui ne vont pas tarder à sauter; les artistes qui ne vendent pas assez, beaucoup plus nombreux que ceux qui vendent, car, petites ou grandes, les sociétés discographiques n'ont plus les moyens financiers de renouveler leur contrat; les artistes débutants qui ont de plus en plus de mal à être engagés; et bien sûr, les auteurs et les compositeurs de l'ombre qui ne vivent que de leurs droits d'auteur qui ont fondu comme neige au soleil à cause du piratage. La situation de l'industrie cinématographique qui génère encore plus d'emplois et requiert des financements bien plus importants est de plus en plus critique pour les mêmes raisons.
n tant qu'ex-PDG des Fnac, Denis Olivennes - qui dirige actuellement le «Nouvel Obs» - , a très bien compris le problème et Nicolas Sarkozy qui est davantage un pragmatique qu'un idéologue à ?illères, a eu l'intelligence de suivre son avis éclairé.
Ceux qui sont conscients des énormes dommages induits par le piratage, savent que la loi Hadopi n'est pas parfaite, et Nicolas Sarkozy le sait aussi, mais c'est beaucoup mieux que rien. Depuis qu'une loi équivalente à la loi Hadopi a été votée en Suède, le téléchargement illégal a diminué de 60%. Des personnalités de gauche qui ne se contentent pas de la surface des choses, telles que Bertrand Tavernier ou Alain Corneau, soutiennent cette loi.
La licence globale préconisée par le parti socialiste et le Modem revient à payer quelques euros à l'entrée d'un grand magasin pour avoir le droit de s'accaparer tout ce qui s'y trouve, et la répartition financière qui s'ensuivrait léserait d'abord les gagne-petit. Que ceux que la gratuité ne choque pas, commencent par montrer l'exemple en renonçant à toute rétribution pour le travail qu'ils font. C'est exactement ce qu'ils exigent implicitement des artistes. Savez-ils que certains d'entre eux rament pendant quinze ans avant d'avoir un succès? Que le succès peut arriver une fois et ne plus jamais revenir? Que certains rament toute leur vie? Et on trouve normal de leur supprimer les clopinettes avec lesquelles ils ont tant de mal à vivre!
C'est renversant que la gauche ne fasse plus qu'une politique politicienne, tellement éloignée des réalités basiques, en particulier de ceux qui, pour cause de feu sacré, ont choisi l'activité professionnelle la plus aléatoire qui soit sur le plan financier.»


Encore un qui n'as jamais foutu les mains sur un piano ou accorder une guitare. Tu parles de droits d'auteur , demande au mec de Massillia Sound Systeme si ils en vivent de leur droit d'auteur. Tu seras bien surpris de leur reponse.Ce que tu fais c'est de la désinformation de haut niveau , très peu d'artistes vivent des royalties et surtout pas les jeunes. Tu n'as jamais foutu les pieds dans un studio , toutes les majors ont leur propre studio amorti depuis mathusalem , a savoir que la production c'est 10 fois moins cher qu'il ya 10 ans , de plus en plus d'artistes s'autoproduisent. Ton histoire de "graver le CD d'une certaine facon par un autre sondier" m'a fait mourir de rire , evidement tu parles de masterring ce qui n'as rien a voir avec le procédé de gravure .
Tout ce que tu es en train de mettre en valeur éxistent de plus en plus chez les particulier , il n'y a plus que le mixage et certaines prise qui se font en studio.Le probleme c'est que tu viens faire la morale sur un sujet que tu ne connais de nullepart.


Evidement le piratage est la cause de tout leurs problemes , jamais l'industrie ne s'est remise en question , jamais ils ne se sont dit que leur buisness model n'as pas été remis a jour depuis 50 ans , jamais ils ne se sont dit que les gens n'allaient pas racheter une énieme fois l'album de johny après l'avoir eu en vinyl puis K7 audio puiis CD non jamais ils ne sont se sont dit que d'autres loisirs existaient et qu'un CD a 20 euros se vendraient bien moins qu'un CD a 10 euros.

Tu nous sort un exemple sur la riposte graduée en suede , tu devrais venir un peu plus souvent ici pour savoir les magouilles qu'il y a eu rien qu'en prenant l'exemple du proces de pirate bay.Preuve que tu viens raconter encore une fois n'importe quoi.

Ce que tu ne comprend pas c'est qu'il faut changer de model économique , avec un financement déplacé la licence globale n'est qu'une esquisse , la publicité peut financé la création deezer est un des exemple , il y'a d'autres services aux US qui fait la meme choses avec les series en streaming , le visionage est gratuit mais il y'a de la pub avant et pendant la vision de l'episode. Plutot que de jouer la carte de la repression , ils se sont adaptés. Le probleme de ce systeme c'est qu'une partie du showbizz (type DA qui torche le cul de son artiste préféré et qui prend des cours d'anglais en salle de reunion) n'aura plus lieu a etre rénumérer , parceque ce model finace les créatifs et pas les requins qui avaient prix le soin de s'accaparer une bonne partie du gateau tellement celui ci est bon.

je te laisse avec tes idée toutes faites.
mambodecalco, le 01/11/2009 - 09:44
«Il y a fort longtemps, Aragon a écrit: «Ce qu'il faut de souffrance pour la moindre chanson, ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare», et Georges Brassens l'a chanté.
A-t-on la moindre idée du temps, de la sueur et des larmes nécessaires à la composition d'une mélodie et à l'écriture d'un texte valables? Écriture et composition ne sont d'ailleurs pas toujours effectuées par la même personne et pas forcément non plus par le chanteur, mais par des artistes de l'ombre qui n'ont que leurs droits d'auteur pour vivre et sans lesquels les chanteurs-interprètes n'existeraient pas. A-t-on la moindre idée de tout le travail qu'il faut ensuite mener à bien et des sommes considérables qu'il faut investir pour qu'un disque - et une chanson - existent? Il faut d'abord trouver un bon réalisateur (c'est cher) qui, à son tour, va engager de bons musiciens (c'est cher aussi), lesquels vont être enregistrés dans un studio dont la location est fort onéreuse, par un ingénieur du son, pas donné non plus. Sans parler de l'assistant qui en plus d'aider l'ingénieur en chef pour toutes les tâches subalternes, doit, de temps à autre, aller au ravitaillement pour les musiciens et les chanteurs qui n'ont pas d'heure ni pour se nourrir ni pour récupérer. Les 35 heures ne peuvent pas exister dans l'activité artistique, la seule où l'on n'ait aucune sécurité de l'emploi et où l'on travaille, parfois jour et nuit, en sachant que cela peut être à fonds perdus: si ça ne marche pas on ne touche rien. Une fois l'enregistrement terminé, on va devoir le graver dans un atelier de gravure avec un autre type d'ingénieur du son. Pensez-vous que ce soit gratuit? Pensez-vous que le matériel technique sophistiqué nécessaire à l'enregistrement et à la gravure soit gratuit? Puis la maison de disques va devoir payer un photographe et un graphiste pour la confection de la pochette - du boîtier - du futur disque. Mais elle salarie aussi un ou des directeurs artistiques pour aider les artistes dans leur travail et leurs contacts, un ou des producteurs exécutifs pour organiser les séances d'enregistrement, des attachés de presse pour aller dans les divers médias vanter leur artiste et essayer de le «placer».
La maison de disques a également en charge les déplacements promotionnels - taxis, trains ou avions, hôtels, restaurants -, etc. Comment peut-on occulter tous les multiples acteurs professionnels nécessaires à l'accomplissement et à l'aboutissement d'un travail aussi particulier et difficile? Sur dix disques financés, tous ne vont évidemment pas se vendre.
C'est celui qui marchera qui permettra d'amortir les pertes financières occasionnées par les autres. Merci Johnny Hallyday, Francis Cabrel, Jean-Jacques Goldmann, etc. L'industrie discographique qui génère beaucoup d'emplois est sinistrée depuis une dizaine d'années: son chiffre d'affaires a diminué de 50% et les licenciements sont massifs. Beaucoup de studios d'enregistrement ont dû mettre la clé sous la porte et il n'y a plus beaucoup de studios à Paris. Qui pâtit le plus de cette situation?
D'abord les petits labels indépendants qui ne vont pas tarder à sauter; les artistes qui ne vendent pas assez, beaucoup plus nombreux que ceux qui vendent, car, petites ou grandes, les sociétés discographiques n'ont plus les moyens financiers de renouveler leur contrat; les artistes débutants qui ont de plus en plus de mal à être engagés; et bien sûr, les auteurs et les compositeurs de l'ombre qui ne vivent que de leurs droits d'auteur qui ont fondu comme neige au soleil à cause du piratage. La situation de l'industrie cinématographique qui génère encore plus d'emplois et requiert des financements bien plus importants est de plus en plus critique pour les mêmes raisons.
n tant qu'ex-PDG des Fnac, Denis Olivennes - qui dirige actuellement le «Nouvel Obs» - , a très bien compris le problème et Nicolas Sarkozy qui est davantage un pragmatique qu'un idéologue à ?illères, a eu l'intelligence de suivre son avis éclairé.
Ceux qui sont conscients des énormes dommages induits par le piratage, savent que la loi Hadopi n'est pas parfaite, et Nicolas Sarkozy le sait aussi, mais c'est beaucoup mieux que rien. Depuis qu'une loi équivalente à la loi Hadopi a été votée en Suède, le téléchargement illégal a diminué de 60%. Des personnalités de gauche qui ne se contentent pas de la surface des choses, telles que Bertrand Tavernier ou Alain Corneau, soutiennent cette loi.
La licence globale préconisée par le parti socialiste et le Modem revient à payer quelques euros à l'entrée d'un grand magasin pour avoir le droit de s'accaparer tout ce qui s'y trouve, et la répartition financière qui s'ensuivrait léserait d'abord les gagne-petit. Que ceux que la gratuité ne choque pas, commencent par montrer l'exemple en renonçant à toute rétribution pour le travail qu'ils font. C'est exactement ce qu'ils exigent implicitement des artistes. Savez-ils que certains d'entre eux rament pendant quinze ans avant d'avoir un succès? Que le succès peut arriver une fois et ne plus jamais revenir? Que certains rament toute leur vie? Et on trouve normal de leur supprimer les clopinettes avec lesquelles ils ont tant de mal à vivre!
C'est renversant que la gauche ne fasse plus qu'une politique politicienne, tellement éloignée des réalités basiques, en particulier de ceux qui, pour cause de feu sacré, ont choisi l'activité professionnelle la plus aléatoire qui soit sur le plan financier.»


Encore un qui n'as jamais foutu les mains sur un piano ou accorder une guitare. Tu parles de droits d'auteur , demande au mec de Massillia Sound Systeme si ils en vivent de leur droit d'auteur. Tu seras bien surpris de leur reponse.Ce que tu fais c'est de la désinformation de haut niveau , très peu d'artistes vivent des royalties et surtout pas les jeunes. Tu n'as jamais foutu les pieds dans un studio , toutes les majors ont leur propre studio amorti depuis mathusalem , a savoir que la production c'est 10 fois moins cher qu'il ya 10 ans , de plus en plus d'artistes s'autoproduisent. Ton histoire de "graver le CD d'une certaine facon par un autre sondier" m'a fait mourir de rire , evidement tu parles de masterring ce qui n'as rien a voir avec le procédé de gravure .
Tout ce que tu es en train de mettre en valeur éxistent de plus en plus chez les particulier , il n'y a plus que le mixage et certaines prise qui se font en studio.Le probleme c'est que tu viens faire la morale sur un sujet que tu ne connais de nullepart.


Evidement le piratage est la cause de tout leurs problemes , jamais l'industrie ne s'est remise en question , jamais ils ne se sont dit que leur buisness model n'as pas été remis a jour depuis 50 ans , jamais ils ne se sont dit que les gens n'allaient pas racheter une énieme fois l'album de johny après l'avoir eu en vinyl puis K7 audio puiis CD non jamais ils ne sont se sont dit que d'autres loisirs existaient et qu'un CD a 20 euros se vendraient bien moins qu'un CD a 10 euros.

Tu nous sort un exemple sur la riposte graduée en suede , tu devrais venir un peu plus souvent ici pour savoir les magouilles qu'il y a eu rien qu'en prenant l'exemple du proces de pirate bay.Preuve que tu viens raconter encore une fois n'importe quoi.

Ce que tu ne comprend pas c'est qu'il faut changer de model économique , avec un financement déplacé la licence globale n'est qu'une esquisse , la publicité peut financé la création deezer est un des exemple , il y'a d'autres services aux US qui fait la meme choses avec les series en streaming , le visionage est gratuit mais il y'a de la pub avant et pendant la vision de l'episode. Plutot que de jouer la carte de la repression , ils se sont adaptés. Le probleme de ce systeme c'est qu'une partie du showbizz (type DA qui torche le cul de son artiste préféré et qui prend des cours d'anglais en salle de reunion) n'aura plus lieu a etre rénumérer , parceque ce model finace les créatifs et pas les requins qui avaient prix le soin de s'accaparer une bonne partie du gateau tellement celui ci est bon.

je te laisse avec tes idée toutes faites.

J'attends de voir, moi, si dans 10 ans, 20 ans, un modèle financé entièrement par de la pub permettra d'écouter de la musique de qualité...

Au passage, je suis d'accord avec la démarche de Lalanne (pour lui ca ne change rien dans l'absolu -because frilosité des majors- et cela lui permettra de diffuser plus facilement sa musique, ce qui lui permettra de gagner plus dans les concerts), simplement, j'ai bien peur que le modèle qu'on nous propose ne permettra pas d'échapper aux "requins" qui spolieraient le travail des gentils créatifs de musique... je ne crois d'ailleurs pas au talent "inné" des musiciens, il y a du travail, du temps et de l'argent derrière, et cela ne peut pas être vraiment quantifiable...

De toute façon, aujourd'hui, ce qui rapporte le plus (en termes de droit d'auteur) sont les passages radios et télés des morceaux. La vente de CD est déjà du passé par rapport au plus gros du gâteau...et pour reprendre les arguments de mon voisin du dessus, le modèle économique, basé sur la publicité, des sites de streaming est encore incertain (il n'y a qu'à voir le cas du site bakchich)...bref à terme je pense qu'il y aura une forme de concentration des sites pour l'écoute en ligne, que le modèle tende vers le financement exclusif par la pub, la licence globale, ou la statut quo actuel (avec répression du piratage)...

A terme, j'ai bien peur qu'on ait une sorte de robinet à musique du style NRJ et compagnie, avec un matraquage accru des tubes du moment...et un financement de la musique encore plus commercial qu'aujourd'hui..

Mais heureusement, il y aura toujours les critiques, les blogs, le bouche à oreille, et le développement d'un réseau où les internautes auront ) coeur de participer au financement des artistes qu'ils aiment...on peut toujours espérer.
@mambodecalco :

STOP A LA MANIPULATION !

Les chiffres parlent d'eux mêmes...
Les seuls sous-secteurs musicaux qui ont vu leur chiffre d'affaire (pas le RN, ne pas confondre) décroitre c'est les disquaires (dématérialisation bien compréhensible dans ce monde "numérique") et les majors... sinon tout les autres sous-secteurs musicaux sont en hausse continue, d'ailleurs l'ensemble du secteur se porte bien.

Pourquoi les majors perdent de l'argent ?! tout le monde le répète, car ils produisent peu, font beaucoup de marketing surtout et très peu de produits ont une réelle plus value artistique (les artistes cités par tes soins font plus des albums-rente que des vraies recherches artistiques)...

Alors à côté, beaucoup s'auto-produise et s'auto-diffuse via internet, sans licence, car il veulent avant tout partager pour se faire connaitre et ramener du monde à d'éventuels concerts (ce qui fait vraiment le métier d'un chanteur ou d'un groupe donc sa pitance)... Bref les Majors se battent contre le vent sans voir que les "jeunes pousses" sont mieux armées pour les temps à venir... Plus vite les mammouths disparaîtront, plus tôt internet sera libre et le droit de la communauté primera enfin sur celui-ci de quelques nantis !
Lalanne a raison.
Une démonstration concrète:
http://www.musicthin...en-if-free.html
Etant un fan inconditionnel du chanteur Renaud, je suis pret à acheter son futur album en un prix raisonnable en lui versant directement sur son site, et non pour enrichir les majors qui se sont bien bourrer les poches pendant des années en prostituant leurs vedettes.

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