Radiohead offre son nouveau titre en téléchargement sur Mininova

Guillaume Champeau - publié le Lundi 17 Août 2009 à 18h41 - posté dans Musique Numérique

Dans les années 1930, les maisons de disques avaient d'abord combattu la radio avant de les utiliser comme moyen de promotion. Refusant désormais de produire des albums, le groupe britannique Radiohead utilise aujourd'hui Mininova pour diffuser gratuitement son dernier "single", These are my twisted words. Mais sans maison de disques.

Radiohead l'a annoncé la semaine dernière. Le groupe anglais, qui s'était fait remarquer en proposant aux internautes de donner la somme qu'ils souhaitaient pour télécharger leur dernière production, a annoncé qu'ils arrêtaient de produire des albums. "Aucun de nous ne veut recommencer ce cirque créatif qu'est un album. C'est devenu une véritable corvée", a expliqué au magazine The Believer le leader du groupe, Thom Yorke. A la place, Radiohead veut distiller ses morceaux au coup par coup, sur Internet, sans s'imposer de rythme de sortie.

Un choix on ne peut plus logique à l'ère numérique, mais qui devrait aussi pousser à une réflexion artistique. Si les groupes ne produisent plus d'albums, comment assurer une cohérence artistique à un chapelet de chansons qui ne sont pas liées dans un même ensemble ? C'est une nouvelle ère musicale qui s'ouvre, et il faudra de nombreuses années avant de distinguer un début de réponse. Mais il y a déjà bien longtemps que le format album ne répondait plus à la moindre logique artistique dans l'industrie du disque...

En attendant, Radiohead commence sa nouvelle vie. Après avoir sorti début août une chanson en hommage au dernier et désormais défunt survivant britannique de la première guerre mondiale, Harry Patch (dont les bénéfices doivent être reversés à la Royal British Legion), Radiohead propose aujourd'hui de télécharger gratuitement "These are my twisted words", leur dernière chanson.

Ils l'offrent sur leur boutique Waste, et proposent eux-mêmes un lien vers le site de liens BitTorrent Mininova.org. De quoi agacer un peu plus la maison de disques EMI, que le groupe a quitté en 2004, et qui combat Mininova pour tenter de contrôler la distribution des oeuvres sur Internet...

Publié par Guillaume Champeau, le 17 Août 2009 à 18h41
 
 
27
Commentaires à propos de «Radiohead offre son nouveau titre en téléchargement sur Mininova»
 

1
2
"Aucun de nous ne veut recommencer ce cirque créatif qu'est un album. C'est devenu une véritable corvée"

Les pauvre choux ! et une reconversion en boulangerie ou plomberie , non ?
Le site est peut-être temporairement indisponible ou surchargé. Le site est peut-être temporairement indisponible ou surchargé. Le site est peut-être temporairement indisponible ou surchargé ...

Les internautes ayant craché leur bile dans ce site sur ce groupe en les traitant d'opportunistes peuvent faire leurs excuses publiques ici.
... Babayaga, tu t'y connais en boulangerie ou en plomberie, ou même en musique ?
Jean_R, le 18/08/2009 - 11:14
Les internautes ayant craché leur bile dans ce site sur ce groupe en les traitant d'opportunistes peuvent faire leurs excuses publiques ici.

Qui parle d'opportunisme ? Juste du Marketing !
Jean-R fait allusion au lynchage en règle paru en 2007 dans ces colonnes lors de la sortie d'In Rainbow. On les taxaient d'opportunistes mercantiles. Ce n'est pas à nous mais le temps qui pourra juger de leur bonne foi.
Très bonne initiative, si on aime la musique on aime la faire découvrir c'est logique
l'aurait il fait avant ?? non... vive le p2p so....

1
2
Télécharger
Little Setup Builder
Développement - Créez vos propres installeurs
 
Fresh UI
Optimisation - Configurer les outils cachés de Windows
 
ClockGen
Optimisation - Petit logiciel d'overclocking
 
Floola
Communication - Gestion de l'iPod ou de mobiles Motorola
 
Glest
Stratégie - Jeu open-source à la Warcraft
 
Août 2009
 
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
27 28 29 30 31 1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31 1 2 3 4 5 6
Matoumba
EntrepreNantes
Numerama est un site du réseau PressTIC