Sony Ericsson lance aujourd’hui dans les pays nordiques une plateforme de contenus en ligne rassemblant l’ensemble des types de contenus téléchargeables pour ses téléphones mobiles : musique, jeux vidéo, sonneries, fonds d’écran, et thèmes. La plateforme, baptisée PlayNow Arena, sera lancée dans d’autres pays européens dans le courant de l’année et sera disponible partout en 2009.

Pour le moment réservée aux Danemark, Finlande, Norvège et Suède, PlayNow Arena propose 1 million de chansons sans DRM tirées des catalogues de Sony BMG, Warner Music Group, et EMI. La major française Universal Music est la seule absente, mais sans doute pas pour longtemps. Sony Ericsson ambitionne en effet de faire monter son catalogue à 5 millions de titres, ce qu’elle ne pourra faire qu’avec l’aide de l’ensemble des acteurs.

PlayNow Arena est ainsi la première plateforme mobile majeure à proposer une offre sans mesure de protection contre la copie, ce qui était assez inattendu sur ce marché plus facilement contrôlé que le marché du téléchargement sur PC. Mais la leçon a été apprise. Simplicité de contrôle ou pas, les DRM seront toujours un frein plus qu’un encouragement à la consommation, quel que soit le support.

« Si nous ne travaillons pas ensemble pour trouver des manières de lever les obstacles aux téléchargements légaux, alors, cette industrie du point de vue numérique va mourir« , prévient sans détours Martin Blomkvist, le responsable des acquisitions de contenus de Sony Ericsson.

Restera un obstacle à lever : celui du prix. PlayNow Arena pratique le tarif universel de 99 centimes d’euros par titre (en fait 9 couronnes suédoises, environ 0,97 euros), qui n’a pas bougé depuis qu’Apple l’a fixé avec iTunes en 2003. Or beaucoup de consommateurs jugent qu’à l’ère du numérique, ce prix est exagéré. Mais Blomkvist assure que Sony Ericsson ne réalise déjà qu’un bénéfice très maigre sur le prix actuel. La plateforme se rattrapera sur les ventes de jeux vidéo ou de thèmes, beaucoup plus rentables.

« Si nous n’avions fait que la musique, nous ne l’aurions pas fait« , indique Blomkvist. « De la façon dont c’est fait aujourd’hui, très peu de gens, à part l’industrie du disque, deviennent riches grâce à la musique numérique. En règle générale, la musique aujourd’hui ne génère pas beaucoup de revenus pour nous« .

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